Wow, un autre chapitre! C'est parce que vous me laisser de si beaux commentaires et vous me donner envie de vous donner la suite. En plus Mintsauce ma confirmé qu'elle était en train d'écrire le prochain chapitre, je ne pourrais pas être plus heureuse!

Bonne lecture!


Stiles marmonna bassement et roula sur le dos, le bras d'Isaac restant en place autour de sa taille. Ils avaient dormi face à face, mais maintenant Isaac s'était enroulé contre son flanc et Stiles savait par sa respiration et les battements de son cœur qu'il était réveillé. Stiles savaient déjà que les plaies d'Isaac avaient bien guéries, mais il passa quand même le bout des doigts à leurs emplacement, content de voir que la peau était saine et sans traces. Ou en tout cas, n'avait pas de nouvelles cicatrices, si on considérait qu'Isaac avait encore un peu peur et était encore marqué à cause de ce que lui avait fait vivre son père. Ça mettait Stiles en rage de voir les cicatrices, ça l'avait toujours fait.

C'était bizarre de dormir dans la maison d'une autre Meute, d'y être aussi relax, mais il ne s'y attarda pas trop. Il ne voulait pas s'y attarder. Il ne voulait pas penser à ce que ça pouvait vouloir dire qu'il soit aussi détendu. S'il était honnête, il attendait juste que quelque chose vienne tout ruiner.

«Isaac?» demanda-t-il à voix basse. Il savait que si le reste de la Meute de Derek le voulait, ils pouvaient quand même l'entendre. C'était probablement le cas. Les loups-garous avaient tendance à être curieux comme ça et il devait admettre que s'il y avait un loup étranger sur son territoire, lui aussi voudrait entendre.

Il se dit que probablement que la seule raison pourquoi ils restaient tous dans cette maison était à cause de la menace de l'autre Meute. Il savait que Scott et Allison avait leur propre maison. Stiles trouvait ça étrange de penser à une Meute qui n'habitait pas tous ensemble dans une maison de Meute.

«Mmm?» Isaac ne daigna même pas lever la tête du cou de Stiles et pour une quelconque raison cela fit ricaner Stiles silencieusement.

Il ne voulait pas vraiment ruiner le moment de paix qu'ils vivaient présentement, mais il fallait qu'il le sache. Ça le taraudait. «Où est Érica?» demanda-t-il et Isaac fini par relever la tête à sa question, fronçant les sourcils.

«Érica?» répéta-t-il, de toute évidence confus.

«Ouais, tu sais, chevelure blonde et salope,» répliqua Stiles, passant ses doits le long de la colonne vertébrale d'Isaac juste par habitude.

Isaac se mit à rire et roula sur le dos, piégeant la main de Stiles sous lui.

«Ça fait un bon moment qu'elle n'est plus aux alentours,» dit-il, «Juste après que tu sois parti elle a complètement déraillée, elle a commencé à se prendre pour la femelle alpha ou une connerie du genre, alors quand une autre Meute à traverser le territoire et qu'un de leur mâle à semblé intéressé par elle, Derek lui a dit de faire ses bagages et de partir.

Et Stiles ne put s'en empêcher, il se mit à rire. Il balança sa tête dans l'oreiller et il se mit à rire si fort qu'il en pleura. Il rit parce qu'il avait été un idiot, parce qu'Érica avait été une salope et parce qu'au final, aucun d'entre eux n'avait fait parti de la Meute. Pas vraiment. Il rit jusqu'à ce qu'Isaac se mette à le regarder étrangement. Jusqu'à ce qu'il y ait le doux ronronnement du moteur d'une voiture dans l'allée. Jusqu'à ce qu'il entende Derek gronder bassement pour qu'ils se grouillent tous à sortir leurs culs dehors.

Stiles eut l'impression que ça le concernait, même si ça n'était pas le cas.

Il sorti dehors avec rien de plus sur le dos qu'une paire de jeans, se grattant l'estomac et il ne put s'empêcher de sourire. Une Porsche familière était stationnée à l'extérieur et une personne encore plus familière se tenait devant elle. Derek et sa Meute s'était positionnés devant la maison dans une posture défensive. Stiles quant à lui ne fit que sourire et descendit de la véranda pieds nus, se tenant devant Derek d'une façon qui surprit tout le monde sauf une personne.

«Et bien, j'espérais que c'était de toi que parlait Trish,» dit Mason, rendant à Stiles son sourire en s'éloignant de sa voiture sur laquelle il s'était appuyé.

«Ahh, alors elle était à toi,» dit Stiles mettant ses mains dans ses poches arrières et penchant un peu la tête sur le côté.

Ça faisait quelques années qu'il avait vu Mason, et il avait l'air bien. Il était juste un peu plus grand que Stiles et il lui avait toujours rappelé une étrange combinaison de Danny et de Jackson. Il ne savait pas trop pourquoi.

«Ouais, je ne pense pas que tu aie déjà eu l'occasion de rencontrer officiellement Trish,» dit Mason, l'icône même de la relaxation, «Et pour ton information, je ne suis pas fâché après toi pour avoir tué Francis, ça toujours été un idiot.»

Stiles souri, «Qu'est-ce qui te fait penser que je sois désolé de l'avoir fait?»

«Rien du tout,» lui dit Mason, se rapprochant encore un peu, comme s'il y avait une espèce de champ magnétique qui l'attirait vers Stiles, «Cependant, je suis surpris de te trouver à Beacon Hills et j'espère que c'est le moment où tu vas me dire que tu n'as pas trouvé un Compagnon dans la Meute Hale.»

Stiles ne put s'empêcher de rire. «Je suis né ici,» répondit-il, grimaçant, «Et qu'est-ce qui arriverait si j'avais trouvé un Compagnon?»

Mason fit une légère moue, mais il eu l'air complètement sérieux lorsqu'il dit, «Je serais incroyablement jaloux.» Il pencha un peu la tête et renifla, «Sauf que tu portes encore un peu l'odeur de Rory et jugeant ta réaction, je devine que ce n'est pas le cas.»

Il lâcha un petit soupir. «Tu m'as eu,» dit-il, il lécha sa lèvre inférieur et il sourit narquoisement quand les yeux de Mason se dirigèrent instantanément sur sa bouche, «Je suis de retour en ville pour l'anniversaire de mon Père et je suis ici parce que tes chiots ont attaqué un ami à moi.»

«Ouais, bien on essaie de prendre le territoire, Stiles,» lui dit Mason, mais il sembla tout de même un peu désolé. Bien sûr, ses excuses étaient pour le passé et non pas pour le présent. Ça, Stiles le savait.

«C'est ce que j'ai entendu dire,» répondit-il, «J'imagine que ça veut dire que ton frère est en ville.»

Mason tressaillit et ce fut la seule réponse dont Stiles avait besoin.

«Tu sais si tu nous le donnais, tu aurais beaucoup moins de problèmes,» dit Stiles, «Je veux dire, je ne téléphonerais pas Rory et on ne se joindrait pas à cette petite guerre que vous avez ici.»

«Je ne dis pas que ce qu'il a fait était correct, Stiles, mais Charlie est quand même mon frère,» dit Mason et il avait un regard défait, triste. Comme s'il savait qu'une catastrophe allait arrivé peu importe ce qu'il ferait.

C'était le frère de Mason, Charlie, qui avait tué un des membres de la Meute de Stiles, Sam. C'était Charlie qui avait arraché son père à Callum et qui avait laissé Mona sans Compagnon. C'était Charlie qui les avait tous forcé à s'entraîner jusqu'à épuisement, pour qu'ils ne perdent plus jamais l'un des leurs. Mais c'était Mason qui avait pris son frère et s'était enfuit avec lui au lieu de le laisser faire face à son châtiment.

«Je sais,» répondit honnêtement Stiles, parce qu'il pouvait comprendre ça, il comprenait pourquoi Mason et sa Meute s'était enfuit, «Mais il a quand même tué Sam, et nous allons quand même le tuer.»

Mason tressaillit à nouveau. «J'imagine que je ne peux pas te convaincre de rester en dehors de ça?» demanda-t-il, et Stiles savait qu'il ne parlait pas de sa Meute, il parlait juste de Stiles.

«Aww, tu t'inquiète pour ma petite personne?» répondit-il en souriant. Il n'était même pas sarcastique, il était flattée d'une façon un peu tordue, même s'il son inquiétude était inutile. Même s'il allait quand même se battre, peu importe ce que Mason pouvait dire.

«Toujours,» répondit sérieusement Mason, «Je ne veux pas que tu sois blessé.»

«Je peux m'occuper de moi-même.»

«Je sais,» admit-il, «Mais ça me rend malade de penser de devoir donner l'ordre à quelqu'un de te tuer.»

Ce fut Stiles qui fit un pas vers l'avant cette fois-ci, parce qu'en fait, il n'haïssait pas Mason. Ils s'étaient fréquentés pendant un peu plus d'un an, ils avaient été proche, plus proches que Stiles laissait habituellement quelqu'un qui n'était pas de sa Meute l'être. Et tout s'était effondré quand Charlie avait tué Sam pour aucune autre raison que le fait qu'il était complètement cinglé.

«Tu me manques,» admit Mason quand ils furent assez près pour pouvoir se toucher.

Stiles sourit tristement, «Je sais.» Il aurait pu dire que Mason lui avait manqué aussi, mais il n'était pas complètement sûr que ce soit le cas et il ne voulait rien dire qui serait un mensonge.

Mason rit à sa réponse, mais il n'était pas offensé. «Si Sam n'avait pas été tué, est-ce que tu aurais dit oui?» demanda-t-il, son expression si pleine d'espoir que ça faisait mal au cœur, «Il faut que je te le demande.»

Tout de suite après qu'ils aient découvert que Sam avait été tué, Mason avait déplacé sa Meute dans un autre territoire, mais il avait été voir Stiles et lui avait demandé de devenir son Compagnon, lui avait demandé de venir avec lui. Ce n'était pas la première fois qu'il lui avait fait pas de son désir que cela arrive, mais c'était la première fois qu'il l'avait demandé carrément. C'était la première fois qu'il obligeait Stiles à donner une réponse.

Stiles croisa le regard de Mason et secoua la tête, «Non, je n'aurais pas accepté.»

Et il n'y eu aucun sursaut dans les battements de son cœur lorsqu'il lui répondit. Il ne mentait pas. Il n'aurait jamais accepté la proposition de Mason de devenir Compagnons. Il n'aurait jamais changé de Meute. Jamais, parce que Stiles n'était pas amoureux de Mason. Il ne l'avait jamais été. Il l'aimait bien évidemment, il aimait passer du temps avec lui. Mais Stiles ne lui avait jamais rendu son amour. Il ne pensait pas qu'il en aurait été capable.

«Pourquoi?» lâcha Mason, semblant être incapable de s'empêcher de poser la question. Stiles pouvait sentir sa tristesse et sa douleur comme si elle imprégnait l'air. Ça donnait le goût à Stiles d'avoir la nausée, mais il garda un visage impassible jusqu'à ce qu'il finisse par sourire.

«Ce n'était pas toi qui m'avait dit que j'était émotionnellement handicapé?» demanda-t-il en relevant un sourcil.

Mason renifla, «Je crois que mes mots exacts était que ça ne me dérangeait pas si tu étais émotionnellement handicapé, tant que tu continuais de faire ça avec ta bouche.»

Il se mit à rire, rejetant un peu la tête vers l'arrière. «Ahh, ouais, je me souviens maintenant,» dit-il, sans honte aucune, même s'il pouvait entendre les bruits de surprise derrière lui, «Je dois admettre que ça avait été une bonne journée.»

«On en a eu beaucoup de celles-là.»

Et oui, ils en avaient eues, mais ce n'était pas assez pour faire oublier le passé à Stiles. Ça n'avait pas été assez pour permettre à Stiles d'apprendre à aimer à nouveau.

«Essaie juste de ne pas jouer au héro,» lui dit Mason, commençant à s'éloigner, «Je ne veux vraiment pas te voir mourir Stiles.»

Stiles n'avait pas de réponse à ça, alors il fit la seule chose à laquelle il pouvait penser. Il attrapa la main de Mason alors qu'il se retournait, frappant leur corps ensemble et il écrasa sa bouche contre celle de l'autre loup. Ce n'était pas un baiser féroce, rien entre eux n'avait jamais été vraiment brutal, mais c'était quand même plein d'émotions brutes. L'amour de Mason et la culpabilité de Stiles, leur colère à tout les deux à cause de la façon dont se déroulaient les choses.

Il plongea une main dans sa poche alors que de l'autre il agrippait le derrière de la tête de Mason. Il sourit et s'écarta alors que Mason gémit, pressa le bon chiffre pour la composition rapide sur son téléphone et le pressa contre son oreille alors qu'il reculait. Il regarda le visage de Mason, regarda ses yeux se refocuser alors qui clignait des yeux un peu stupidement.

«A la prochaine Mase,» dit-il, essayant désespérément d'ignorer la vague de choc et de colère qu'il pouvait sentir dans l'air derrière lui. «Hé Rory, toi et les autres avez besoin de vous ramener à Beacon Hills,» dit-il au téléphone quand son Alpha avait répondu, et il ne rata pas la façon dont Mason avait presque sauté dans sa voiture, «Je viens de voir Mason, son frère est en ville.»