Note de la traductrice : Merci à LegolasKili pour sa review.

Bonne lecture !


L'OUBLIÉE

Voyage à travers les montagnes

Disclaimer : Je ne possède rien. C'est la dernière fois je le dis !

Note de l'auteur : Ce chapitre est un peu plus court que ce que j'aurais souhaité. Heureusement le prochain sera plus long :)


Le voyage à travers les montagnes avait été grandement sous-estimé dans les livres. Rien ne pouvait décrire combien cela était désagréable. Tout semblait sombre et déprimant. Les évènements se poursuivaient tels que dans le livre, aussi ne prendrais-je pas la peine de tout vous décrire, mais je puis vous dire qu'un soir, alors que ça n'allait pas trop mal, quelqu'un demanda à Lothril de raconter une histoire de son monde. Elle leur raconta des évènements historiques, des contes de fées, des histoires issues de livres qu'elle avait lus, etc.

Une nuit, Pippin eut l'audace de demander à Lothril si elle était déjà tombée amoureuse. Tout ce qu'elle trouva à faire fut de rire.

« Non, Pippin, je ne suis jamais tombée amoureuse ! Je n'ai pas une âme romantique », rit-elle. « Pourquoi cette question ? Chercherais-tu une petite-amie ? »

« Non ! » rougit Pippin. Tout le monde se mit à rire de lui. « Je me demandais juste si elle l'avait déjà été, et s'il y avait une anecdote amusante derrière tout ça ! » se défendit Pippin.

« Mais bien sûr, Pippin ! » dit Merry avec un grand sourire et un éclat de rire. Cette nuit était la plus gaie qu'ils aient jamais connue. La question ridicule de Pippin avait allégé l'atmosphère.

« C'est dommage, Pippin, parce que je ne m'intéresse à personne pour le moment. Mais tu es un Hobbit si mignon que je pourrais reconsidérer la question ! » le taquina-t-elle.

Pippin rit. « Désolé, Lothril, mais en vérité, tu es trop grande pour moi ! Je veux une petite femme agréable qui ne m'oblige pas à monter sur une chaise pour pouvoir l'embrasser. »

« Je pourrais toujours me pencher à ton niveau ! » répondit-elle pour rire.

« Désolé, mais non ! J'ai promis à ma mère avant que je ne la quitte que je ne m'intéresserais jamais à une femme deux fois plus grande que moi », dit-il pour plaisanter.

« Oh, je comprends », dit-elle avec un air faussement déçu, tout en mettant de façon dramatique le dos de sa main sur son front. Tous les autres éclatèrent de rire. Rien que d'imaginer cette jolie elfe mariée à un petit Hobbit était fort drôle, sans parler de ses fausses supplications.

« En êtes-vous sûr, maître hobbit, je pense que vous formeriez un mignon petit couple ! » ajouta Boromir.

« Oui, Pippin, ce n'est pas tous les jours qu'une demoiselle elfe se jette aux pieds d'un semi-homme. Je reconsidérerais sérieusement la question, à votre place », ajouta Aragorn sur le ton le plus sérieux qu'il pouvait adopter.

« Eh bien, si Pippin ne veut pas d'elle, je suis partant ! » plaisanta Frodon.

« Désolée, Frodon, mais Pippin est le seul hobbit que je pourrais jamais aimer ! » dit-elle avec le meilleur talent d'actrice mélodramatique dont elle disposait. Elle battit des cils pour écraser une larme imaginaire. Elle ne pouvait se retenir plus longtemps, elle commença à se tordre de rire. Elle avait un rire si spécial que tous la regardèrent avant de redoubler d'hilarité.


Lorsque la Communauté atteignit les frontières de Hollin, chacun commença à parler de la route à suivre une fois les frontières franchies. Lothril restait silencieuse. Elle savait ce que leur réserverait le chemin. Elle détestait l'inévitable.

Le jour suivant, ils continuèrent de voyager et Aragorn sembla s'agiter. Il savait que les oiseaux avaient l'habitude de chanter en ces lieux, mais tout était silencieux. Lothril savait pourquoi, mais se contenta de dire : « Nous devons veiller à ne pas faire de bruit. » Et ce fut tout. Legolas la regarda. Elle semblait découragée et déprimée, plus qu'aucun autre. Il lui demanda une ou deux fois ce qui n'allait pas, mais elle répondit simplement qu'il le découvrirait bien assez tôt. Cela n'arrangea pas l'humeur générale de la Communauté.


Enfin, ils arrivèrent à un point où il fallut se décider : le Col de Carahdras ou les Mines de Moria ? Tandis que Gandalf et Aragorn en discutaient, la Communauté s'assit à même le sol. Soudain, Gandalf se tourna vers Lothril et dit : « Qu'en pensez-vous, Lothril ? »

Elle savait ce qui résulterait de ces deux choix. Mince ! Que répondre ? L'hésitation se reflétait sur son visage puis elle répondit lentement :

« Les deux routes se terminent mal. Je ne peux vous dire laquelle choisir. »

Pippin, qui l'avait entendue, se tourna vers Merry et dit : « C'est d'un sinistre ! »

À présent, toute la Communauté se posait la même question : « Que nous arrivera-t-il ? » Lothril le savait. Elle ferma les yeux et poussa un triste soupir.

Si seulement ils savaient… Si elle pouvait leur dire ! Mais elle ne pouvait pas ! Legolas et Gandalf comprenaient son dilemme mieux que les autres.

« Pardonnez-moi, Lothril », dit le vieux magicien. « Je sais que c'est dur pour vous et je n'aurais pas dû vous demander. »

« Vous êtes pardonné », dit-elle avec un sourire forcé. Il lui tourna le dos et s'éloigna. Une larme argentée coula le long de son visage puis atterrit sur son genou. Personne sauf Legolas ne la vit, mais nul à part elle ne sut pourquoi elle avait été versée.

Legolas s'assit à côté d'elle et mit son bras autour de ses épaules. Elle se blottit contre lui et dit doucement : « C'est dur. » Puis elle fixa le vide.

Il fut décidé de prendre le Col de Carahdras, comme disait le livre. La tempête frappa et plutôt que de voir les Hobbits à moitié morts de froid, Lothril dit à Gandalf qu'ils ne pouvaient aller plus loin, aussi firent-ils rapidement demi-tour. Après que Legolas eut une trouvé une route pour échapper à la tempête puis qu'Aragorn et Boromir eurent creusé dans la neige, Lothril resta pour surveiller les Hobbits et l'équipement tandis que Legolas aidait à tirer des choses. Une fois que la Communauté fut sortie de la tempête, Lothril leur dit comment cela s'était passé dans le livre puis déclara : « Souvenez-vous maintenant, si jamais quelqu'un choisit de mettre cet évènement sur papier, que je n'attendais pas ici, mais Legolas si. »

Ce n'était pas la dernière fois qu'elle leur disait une chose de ce genre.

Une fois hors de la montagne, au crépuscule, la Communauté dut décider s'il fallait passer par la Moria. Quand ce fut au tour de Lothril de voter, tout ce qu'elle leur dit fut : « Je suivrai Gandalf, qu'importe la fin. »

Frodon fit un commentaire sur le vent qui hurlait et soudain, Lothril se souvint des Wargs. Ils grimpèrent au sommet d'une colline et établirent le campement. Ils attendirent que les Wargs viennent. Ils vinrent et tout se passa comme dans le livre, sauf que Lothril tua elle-même quelques Wargs. Le matin suivant, Legolas et elle allèrent ramasser leurs flèches et les trouvèrent toutes intactes en haut de la colline, sauf une qui avait perdu sa pointe.

Ils tracèrent leur chemin à travers les Mines de la Moria. Gimli était heureux d'aller sous la montagne, tandis que Legolas détestait cette idée. Lothril n'était pas ravie non plus, mais pas pour les mêmes raisons.

Quand ils atteignirent la Porte de l'Ouest, Gandalf mentionna l'amitié qui régnait autrefois entre les Nains et les Elfes. Eh bien, Gimli et Legolas commencèrent à défendre leur race respective. Gandalf leur aurait dit d'arrêter de se disputer si Lothril n'était pas intervenue : « C'était la faute de vos deux peuples. Maintenant, s'il vous plaît, comportez-vous en ami s'il n'y a rien d'autre à dire ! » Legolas la regarda avec l'air légèrement blessé. Comment osait-elle dire une telle chose ? Elle devait avoir du sang de nain ! Na…

« Merci, Lothril ! » dit Gandalf. « Aidez-moi à trouver les portes, maintenant. La nuit vient et je ne veux pas traîner dans l'obscurité. »

Comme vous le savez, ils trouvèrent les portes. Gandalf renvoya le poney Bill puis il commença à chercher le mot de passe.

Lothril savait pour le monstre aquatique et décida d'aider la Communauté à l'éviter. Quand Gandalf était perplexe face à l'énigme du mot de passe, aussi décida-t-elle d'accélérer les choses en chuchotant à Gandalf : « C'est absurdement simple, Gandalf. Vous réfléchissez trop. » Gandalf la regarda avec l'air un peu confus, puis un large sourire apparut sur son visage. Il dit mellon et les portes s'ouvrirent. Gandalf dit ce que l'on retrouvait dans le livre puis la Communauté franchit la porte, avant que le monstre aquatique n'arrive.

« Mithrandir, je pense qu'il vaudrait mieux fermer les portes derrière nous », dit sincèrement Lothril.

« Très bien », répondit Gandalf et il ferma les portes. Juste après, ils entendirent un horrible bruit à l'extérieur de la porte. Chacun, dans l'obscurité, regarda Lothril, qui savait qu'ils la regardaient, aussi dit-elle : « Voilà pourquoi il faut toujours fermer les portes derrière soi. »

Gandalf alluma son bâton et ils reprirent la marche. Ils marchèrent et avancèrent dans l'obscurité. Ils s'arrêtèrent à un croisement où s'ouvraient trois chemins pour la nuit. Lothril ne s'inquiétait pas de ce qui se trouvait dans l'obscurité. Cependant, Legolas si.

« Lothril, il y a quelque chose de maléfique qui vit ici », dit-il en elfique.

« Le mal est ici », répondit-elle. « Mais ne vous inquiétez pas pour cette nuit. Rien ne nous arrivera, du moins pas encore. »

Entre-temps, Pippin passait trop de temps près du puits. Soudain, ils entendirent tous le « plouf ». Pippin avoua son geste puis le sinistre boum-boum résonna. Lothril eut un mouvement de recul. Pauvre Mithrandir !

Pippin regarda Lothril et chuchota : « Que va-t-il se passer ? »

Lothril soupira tristement et dit : « Quelque chose de très mal, puis quelque chose de très bien. » Elle fit une pause puis ajouta : « Eh bien, Pippin, finalement votre sottise sera payée. Mais ne refaites jamais une chose comme ça ! » Pippin prit la dernière réplique très à cœur.

Elle ne dormit pas cette nuit-là elle resta allongée sur le sol en silence, attendant le matin. Quelqu'un d'endormi à côté d'elle respirait lourdement. C'était Gimli. Elle regarda son visage et devina de quoi ses rêves parlaient. Elle eut un petit sourire et continua de fixer le plafond. Le matin, ils reprirent la marche et la nuit, ils dormirent dans le hall au plafond élevé. Comme dans le livre, Gimli commença à chanter la chanson de la Moria.

Quand Gandalf expliqua à Sam que la richesse de la Moria était dans le mithril et que Bilbo avait une cotte de maillesen mithril, Lothril jeta un coup d'œil et sourit à Frodon, qui touchait sa cotte de mailles en mithril sous sa tunique.

Le matin, ils trouvèrent le tombeau de Balïn. Lothril regarda les runes sur le couvercle de la tombe de Balïn et réalisa qu'elle pouvait les lire, du moins quelques-unes. Gimli avait utilisé quelques mots pendant leur aventure et Lothril les avait appris. Comme elle fixait les gravures sur les murs, elle apprit leur sens. C'était toujours aussi étrange pour elle. Elle y réfléchirait plus tard, mais depuis ses premiers mois passés en Terre du Milieu, elle changeait et, de par une mystérieuse grâce accordée par les Valars, elle pouvait apprendre une langue rapidement. Elle ne savait toujours pas pourquoi et les autres non plus, mais c'était comme ça et c'était pour cette raison qu'elle apprenait tout aussi rapidement.

Gandalf trouva le livre contenant les chroniques. Tandis qu'il le lisait, Lothril regarda par-dessus son épaule et réalisa qu'elle pouvait en lire un peu. Soudain, ils entendirent du bruit à l'extérieur de la porte.

Ils se préparèrent à l'attaque. Une escarmouche courte s'ensuivit et après que treize furent tués, ils s'enfuirent, comme le disait le livre. Ils se dirigèrent sans s'arrêter dans l'obscurité, Lothril sachant ce qui allait se produire. Elle détestait ses connaissances ! Oui, elle savait que le magicien serait excellent jusqu'à la fin, mais la douleur que tous endureraient entre-temps…

Ils atteignirent le Pont de Khazad-Dûm, la flamme et la fumée étaient partout ! Lothril entendit Legolas crier : « Ai ! Ai ! Un Balrog ! Un Balrog ! »

Lothril tressaillit. Elle savait que le destin de Gandalf approchait. Gandalf ordonna qu'ils fuient tous en traversant le pont, et tous le firent sauf Aragorn et Boromir. Lorsqu'elle avait lu cette partie du livre, elle s'était toujours demandé ce qui permettait à ces deux-là de rester en arrière pour faire face à un adversaire qui était tellement plus grand qu'eux. Maintenant elle savait ! Maintenant qu'elle connaissait Gandalf, elle comprenait, et elle serait revenue en courant elle aussi si Legolas ne l'avait pas saisie et retenue là. Elle savait que l'elfe voulait y aller lui-même et elle savait que si ces trois-là tombaient, quelqu'un devrait mener la Communauté, et ils seraient les meilleurs candidats. Lothril savait ce qui arriverait, mais elle voulait aider ! Que c'était déchirant pour elle !

Elle regarda avec impuissance Gandalf crier : « Fuyez, pauvres fous ! » avant de tomber dans l'abîme.

Lothril murmura doucement : « Namarië, Mithrandir ! Jusqu'à notre prochaine rencontre ! »

Aragorn prit la tête du groupe et chacun s'enfuit des mines, Aragorn tuant un capitaine Orque au passage. Une fois hors de portée des archers des mines, chacun se mit à pleurer. Y compris Lothril, qui savait ce qui était censé se passer. Pippin, qui était près d'elle, se tourna vers elle et demanda en pleurant : « Était-ce ma faute ? »

Lothril l'étreignit et lui dit à travers ses larmes : « Ne crois pas être le seul qu'il faille blâmer ! Seul du bien pourra en découler, maintenant. » Tous entendirent ses mots et en furent fort étonnés, mais tous étaient trop tristes pour y réfléchir. Bien que Pippin n'eût pas vraiment compris ce qu'elle avait dit, d'une certaine manière, cela le fit se sentir un peu mieux et lui redonna même un peu d'espoir.


Note de l'auteur : rappelez-vous s'il vous plaît de mettre une review. Je sais que c'était un chapitre ennuyeux, mais je devais aborder le sujet de la Moria…