Note de la traductrice : Merci à Guest pour sa review.

Bonne lecture !


L'OUBLIÉE

Bienvenue en Lothlorien

Disclaimer : voir le chapitre un !

Après un long deuil intérieur, la Communauté se leva et poursuivit sa route. Comme ils couraient vers la Lothlorien, Gimli dit qu'il voulait voir Kheled-Zaram et il voulait que Frodon vienne avec lui. Lothril demanda si elle pourrait venir et Gimli lui dit qu'elle pouvait.

C'était magnifique.

Tous trois rejoignirent la Communauté et ils se remirent à courir. Frodon et Sam, qui avaient été blessés dans la Moria, commencèrent à traîner en arrière. Lothril se souvint d'eux et demanda à Aragorn de s'arrêter. Aragorn s'excusa et soigna leurs blessures tandis que chacun attendait. Lothril savait que cela prendrait du temps, aussi s'allongea-t-elle dans l'herbe pour fixer le ciel. Soudain, elle se souvint de la Lothlorien et du fait qu'on leur banderait les yeux. Malédiction ! Elle ne voulait pas qu'on lui bande les yeux ! Aussi, Lothril se mit à chercher mentalement la Dame Galadriel. Elle la trouva et lui annonça leur venue, puis elle lui demanda si on pouvait laisser Gimli, de la noble lignée de Durïn, pénétrer sur ses terres sans les yeux bandés. Elle lui répondit que oui, et qu'elle allait envoyer un message aux gardes postés aux frontières de son domaine. Oui, Lothril changeait le livre, mais elle désirait plus que tout voir autant de choses qu'il était possible dans cette belle contrée.

Une fois Frodon et Sam soignés, chacun se remit en route. La nuit était tombée quand ils atteignirent enfin les frontières de la Lothlorien.

« La Lothlorien ! La Lothlorien ! Nous sommes arrivés à l'orée de la Forêt d'Or. Quel malheur que ce soit l'hiver ! » s'écria Legolas.

Chacun, excepté Boromir et probablement Gimli, était heureux d'être là. Lothril ne tint pas compte de ce que l'on disait autour d'elle. Elle était trop occupée à regarder autour d'elle et à penser "C'est plus beau qu'un rêve !"

Elle était si absorbée dans ses pensées que Legolas dût doucement prendre son bras pour la faire avancer.

Quand Legolas vit la Nimrodel, ses yeux se firent rêveurs et brillants de joie. C'était presque aussi merveilleux pour lui que pour elle. Bientôt, il commença à chanter la chanson de la jeune fille Nimrodel. Lothril n'avait jamais réalisé combien il pouvait chanter d'une voix à la fois douce et lente ! À la fin, comme dans le livre, il hésita. Il continua en résumant brièvement l'histoire.

Après une certaine conversation, Legolas dit qu'il pouvait essayer de monter dans l'un des arbres mellyrn. Soudain, il a entendu quelqu'un au-dessus de lui crier "Daro!" Lothril se tenait déjà appuyée contre l'arbre avec un sourire. C'était presque amusant !

Legolas parla avec eux pendant un moment puis il dit : « Ils semblent avoir eu quelques nouvelles de notre voyage. Ils m'ont dit de monter avec Frodon et Lothril tandis que les autres attendent en montant la garde au pied de l'arbre. »

Une corde argentée descendit de quelque part au-dessus de leur tête. Legolas grimpa rapidement, puis Lothril, suivie de Frodon et Sam. Le Hobbit n'avait pas l'intention de perdre de vue son maître ! Une fois en haut du flet, Lothril eut un peu le vertige, l'humaine en elle venait de reprendre le dessus pendant un instant. Elle voyait ce qu'aucun Homme de son monde ne verrait jamais !

Quand les deux Hobbits arrivèrent au sommet, ils trouvèrent Legolas et Lothril assis à côté de trois autres elfes. L'elfe Haldir les accueillit et expliqua que la Dame avait eu vent de leur arrivée.

« Nous savons combien vous êtes et à quelle race appartient chaque membre de votre Communauté », dit Haldir.

« Vraiment ? » demanda Legolas. « Comment ? »

« Quelqu'un dans votre Communauté l'a dit à la Dame Galadriel et elle nous a envoyés en tant que messagers », dit Haldir.

Lothril prit un air particulièrement innocent quand Legolas la regarda.

« Vous ! Mais pourquoi ? » demanda Legolas.

« Je vous le dirai plus tard, et vous me remercierez », répondit Lothril.

À la fin, chacun était dans des flets, les Hobbits dans l'un et tous les autres dans le second. Lothril savait ce qui arriverait avec les Orques et savait que rien ne se produirait, donc elle s'endormit et ne se réveilla qu'au matin.

Le matin, quand chacun fut descendu, Haldir les mena par de nombreux chemins. Cette nuit-là, Lothril dormit avec les yeux ouverts comme une elfe, elle n'avait pas encore décidé si elle dormirait définitivement comme une elfe ou une humaine. Le matin suivant, ils poursuivirent leur route jusqu'au Naith de la Lorien.

Lothril regarda autour d'elle avec étonnement. Elle se laissa tomber au sol et écouta tout autour d'elle. Legolas s'assit près d'elle. Elle ne le vit pas, mais elle le sentit et lui dit : « Cet endroit est splendide. »

« Oui, il l'est », répondit-il tranquillement. Pendant un instant, ils restèrent silencieux, écoutant les bruits doux autour d'eux. Elle percevait un sentiment étrange chez lui, un bon sentiment. Que signifiait-il ? Finalement, leurs rêveries furent interrompues par Haldir qui leur dit qu'il fallait continuer. Legolas se lever et tendit la main à Lothril. Elle l'accepta volontiers et se leva avec son aide. Tandis qu'ils quittaient cet endroit, elle adressa un adieu à ces lieux et se fit la promesse d'y retourner si jamais cela serait possible.

Il faisait nuit sous les arbres quand ils atteignirent finalement Caras Galadhon. Haldir frappa aux portes qui s'ouvrirent en silence. Ils traversèrent de nombreux chemins et montèrent beaucoup d'escaliers vers des endroits élevés jusqu'à ce qu'ils virent une fontaine miroitante. Enfin, ils arrivèrent à l'arbre où le seigneur Celeborn et la Dame Galadriel demeuraient. D'abord arriva Frodon, puis Legolas, suivi de Lothril, Merry, Pippin, Aragorn, Sam, Gimli et Boromir. Ils gravirent une haute, grande et blanche échelle jusqu'à ce qu'ils atteignent le grand talan qui était aussi grand qu'un immense hall.

Le seigneur et la Dame se tenaient là, ils saluèrent chacun d'entre eux. Tandis que Celeborn les interrogeait et qu'Aragorn s'expliquait, Lothril regarda autour d'elle. La Dame Galadriel regarda chaque personne. Quand ce fut le tour de Lothril de se faire silencieusement interroger, elle lui résista et lui dit « non ». Comme Galadriel commençait à douter, Lothril lui répondit. Elle était forcée de répondre avec sincérité, non en disant ce qu'elle croyait vrai ou aurait aimé croire comme tel, et ainsi, Lothril apprit quelque chose qu'elle n'avait jamais compris.

Celeborn leur dit d'aller se reposer et la Communauté commença à s'éloigner. Lothril était la dernière. Quand elle voulut se retourner, elle réalisa qu'elle ne pouvait plus bouger ! Tout devenait sombre ! Elle pouvait sentir son esprit sombrer. Elle voulut crier pour appeler à l'aide, mais tout ce qu'elle put faire se résuma à un murmure.

« Legolas ! » murmura-t-elle, alors que le monde s'assombrissait et qu'elle se sentait perdre connaissance.

Legolas entendit son murmure désespéré et fit rapidement demi-tour. Il la rattrapa juste avant qu'elle tombe au sol. La Dame Galadriel ordonna qu'on lui prépare un lit. La Communauté avait vu Legolas se précipiter, aussitôt le rejoignirent-ils et virent ce qui arrivait à Lothril. Ils se seraient tous précipités près d'elle si Boromir n'avait pas eu la présence d'esprit de dire : « Reculez ! Laissez-la respirer ! » Cependant, Aragorn s'approcha d'elle et de l'elfe toujours très inquiet.

Des elfes arrivèrent avec un lit de camp. Aragorn la tint dans une position assise tandis que Legolas lui ôtait la courroie en cuir qui l'empêchait de respirer correctement. Une fois ses armes mises à côté d'elle près du lit, elle y fut installée avec une couverture blanche sur elle. Ils regardèrent son visage, qui était devenu pâle. Elle avait perdu ses couloirs. Legolas posa une main sur son front.

« Elle est aussi brûlante que le feu ! » s'écria-t-il avec désespoir. Elle avait en effet une forte fièvre. Galadriel, qui était une Haute Elfe, avait des connaissances de guérisseuse et ordonna à Aragorn et le reste de la Communauté de descendre se reposer tandis qu'elle s'occuperait d'elle.

« Dame Galadriel, s'il vous plaît, ne me demandez pas de partir ! Je me sens responsable d'elle. Je vous supplie de me laisser à ses côtés ! » implora Legolas.

« Très bien, mais vous seul resterez », répondit la Dame. Elle savait ce qui se passait dans son cœur. Le reste de la Communauté inquiète descendit l'escalier jusqu'au pavillon qui avait été préparé pour eux.

Legolas revint près de Lothril. Il prit sa main. Elle était brûlante. Tout son corps semblait envahi par les flammes. Sa respiration était faible. Durant toute sa longue vie, il n'avait pas eu beaucoup d'expérience sur le sujet de la maladie, mais il savait qu'une telle fièvre et une respiration si faible étaient mauvais signe.

Pendant ce temps, la Communauté broyait du noir.

« Qu'est-ce qui cloche chez elle, Aragorn ? » demanda Sam.

« Je ne sais pas. Je n'ai jamais vu quelqu'un avoir une fièvre si rapide sans aucune raison », répondit gravement Aragorn.

La Communauté s'était attachée à cette étrange jeune fille. Ils se sentaient tous responsables d'elle d'une manière ou d'une autre. Ils la considéraient comme la petite sœur dont ils étaient responsables. Elle le savait, d'une certaine façon. Elle savait qu'ils se faisaient du souci pour elle, mais pas à quel point. La Communauté de l'Anneau était devenue la Communauté des Huit Frères de Lothril.

Legolas resta au sommet de l'arbre avec Lothril. Chaque elfe présent à cet endroit se faisait du souci pour elle. Legolas resta à ses côtés sans trouver le sommeil.

« Lothril ! Lothril ! » lui dit-il doucement. « Vous ne devez pas nous quitter ! Vous ne pouvez pas me laisser ! Vous ne pouvez pas ! » À plusieurs reprises au cours de la nuit, il lui parla doucement. La fièvre ne diminua pas pendant deux jours et demi.

Chaque jour, la Communauté attendit qu'un elfe leur communique des nouvelles. Mais rien ne changea. À la moitié du troisième jour, sa fièvre commença à monter ! Elle avait monté pendant près d'une demi-heure quand elle chuta, ce qui soulagea Legolas pendant seulement un instant. Soudain, sa respiration déjà faible s'arrêta. Sa température baissa et elle devint glacée. Un autre elfe, qui l'avait observée, s'approcha pour lui toucher le front. Legolas serra sa main. Il ne sentait plus le sang couler dans ses veines. Incrédule, il posa l'oreille sur sa poitrine. Il n'entendait rien.

« Elle est morte », dit l'autre elfe.

Legolas resta sous le choc. Non ! Ce n'était pas possible !

« Non ! Non ! » gémit le prince elfe. Les larmes coulèrent le long de son visage. « Ce n'est pas possible ! A Elbereth ! Pourquoi ? Pourquoi ! » dit-il dans un sanglot. Il tenait toujours sa main sans vie dans la sienne. Il tomba à genoux, sa tête tombant doucement vers son corps inanimé. Des larmes cristallines tombèrent sur la couverture de celle qui lui était chère.


Note de l'auteur : Je vous promets d'expliquer pourquoi elle est morte dans le chapitre suivant.

Note de la traductrice : Ne vous inquiétez pas, je ferai tout mon possible pour traduire le prochain chapitre dès que possible, c'est juré !