Merci à Little-road, PaulinaDragona et Luna Tonks pour leurs reviews. Et merci à Didine22, Azria, LunaTonks06, Tchiific et Marie1410 pour avoir mis ma fic en Alert et Favoris.
L'OUBLIÉE
Pas vraiment importuns
Ils franchirent les frontières de Fangorn à cheval au coucher du soleil. Il faisait bien sombre au moment où ils s'arrêtèrent pour la nuit. Le cheval de Lothril, Leofa, était très fatigué, mais peu disposé de l'admettre. Chacun sauf Gandalf dormit autant qu'il put cette nuit-là. Ils ne dormirent pas plus de quelques heures avant que le magicien ne les réveille et les informe qu'ils devaient continuer. Ils se remirent en selle et regardèrent la lune se coucher dans le ciel de l'Ouest Lothril sourit, se souvenant combien elle aimait cet astre ainsi que le soleil.
Puis le froid avant le lever du soleil survint. Bientôt, cependant, le ciel Oriental devint gris, puis rouge. L'aube vint, brillante et claire, tandis que le vent leur rapportait le parfum de l'herbe. Soudain, Gandalf s'arrêta et leur dit de regarder. Ce qu'ils firent et ils virent les montagnes au sud, ainsi que des prairies et des collines, ce qui leur offrait une scène à couper le souffle.
Bien assez tôt, ils arrivèrent aux portes d'Edoras où beaucoup de grands hommes aux cottes de mailles brillantes apparurent pour les saluer de lances. Un garde leur ordonna dans la langue des Rohirrims de s'arrêta, ce qui ennuya Lothril. Les cinq cavaliers descendirent de selle. Les gardes regardèrent avec étonnement et froideur Aragorn, Legolas, Gandalf et Gimli. Cependant, pour Lothril, ils lui adressèrent un regard à la fois empli de stupéfaction et d'un soupçon de gentillesse. Aucun d'eux n'avait jamais vu une jeune fille elfe auparavant, surtout une aussi belle. Ils continuèrent de reporter leur regard sur elle. Était-elle un fantasme ? Ou l'une des demoiselles elfes dont parlaient les chansons ? Un garde, qui n'était pas l'homme le plus honorable du groupe, commença à fixer Lothril d'une façon que ni elle ni Legolas n'apprécièrent. Elle lui lança un regard qui lui disait d'aller sauter dans la Montagne du Destin, mais il n'y fit pas attention. Quand on les laissa passer, Legolas passa près du garde peu honorable et lui lança un regard si noir qui prédisait sa mort si jamais il osait la regarder ainsi encore une fois. Le garde comprit tout de suite ce regard.
Une fois la porte franchie, ils approchèrent des portes de Meduseld et rencontrèrent davantage de gardes armés d'épées. Quand les cinq s'approchèrent, les gardes tournèrent la poignée de leurs épées ornées de joyaux vers les étrangers.
L'un d'eux dit en Langue Commune : "Je suis l'Huissier de Théoden. Je m'appelle Hama. Je dois vous prier d'abandonner ici vos armes avant d'entrer."
Legolas remit alors entre ses mains son poignard à manche d'argent, son carquois et son arc. "Gardez-les bien, car ils viennent du Bois d'Or, et c'est la Dame de Lothlorien qui me les a donnés."
Le soldat se dépêcha de les mettre contre le mur, comme si ces armes étaient maudites. Lothril mit ses armes à côté de celles de Legolas et dit : "Cela vaut aussi pour mes armes."
Aragorn voulait mettre de côté son épée.
"Aragorn, je vous promets qu'il n'arrivera rien à votre épée", dit Lothril en elfique.
"Pourtant…" dit Aragorn.
"Posez-la, Aragorn, et dites-leur que s'ils la touchent, ils mourront."
"En combien de mots ?"
"Autant que vous pouvez en placer. Tournez cela de la manière qui vous semble la plus élégante", dit-elle en essayant de ne pas sourire.
Ainsi, le passage du livre fut esquivé et le discours élégant d'Aragorn fut prononcé. Gandalf posa Glamdring de son plein gré, mais pas son bâton. Il finit par les convaincre qu'il s'agissait d'un bâton lui permettant de tenir debout à cause de son âge.
Les gardes soulevèrent les lourds panneaux et ouvrirent les portes vers l'intérieur. On entendit les charnières gronder lourdement. Il faisait sombre et chaud à l'intérieur, ce qui créait un grand contraste avec l'extérieur où il faisait clair et où l'air était froid. La salle était longue et large, emplie d'ombres et de demi-jour. De puissants piliers soutenaient la haute voûte. Mais, par endroits, de brillants rais de soleil tombaient des fenêtres à l'est sous les profondes avancées. De fines mèches de fumée bleu pâle étaient visibles dans la lumière du soleil. Les yeux de Lothril et de Legolas s'ajustèrent rapidement et une fois cela fait, tous deux virent que le sol était dallé de pierres de multiples couleurs et que des runes ramifiées et d'étranges emblèmes s'entrelaçaient sous leurs pieds. Très intéressant et ancien, autant que cela pouvait l'être au fil des années mortelles passées. Des tentures tissées, que l'on appelait tapisseries, représentaient des événements différents des cinq cents ans de l'histoire du Rohan. La lumière tombait sur l'une d'elles, représentant Eorl le Jeune.
Bien assez tôt, ils se retrouvèrent devant le Roi Théoden. Il était très voûté et avait de longs, blancs et épais cheveux qui tombaient en grandes tresses de sous un mince anneau d'or lié à une étoile sur son front. Derrière son siège se tenait une femme vêtue de blanc. Au pied de Théoden était assis un homme dont le visage pâle et les yeux aux lourdes paupières reflétaient la sagacité.
Gandalf dit : "Salut ! Théoden, fils de Thengel ! Je suis revenu. Car voilà que la tempête vient, et tous nos amis devraient se rassembler, de crainte que chacun ne soit détruit séparément."
Le roi se leva lentement, en s'appuyant lourdement sur un court bâton noir à poignée d'os blanc. Quand il se tenait debout, il semblait plus grand que quiconque, sauf Gandalf, mais il avait toujours une attitude voûtée. Le roi parla d'une voix rauque, en croassant, comme une personne qui n'avait pas parlé depuis des années, ou qui avait trop parlé, plutôt.
Tandis que Théoden, Gandalf et Langue-de-Serpent parlaient, Lothril fixa le conseiller déloyal du roi. Il jetait souvent un coup d'œil vers elle, avant de se détourner sous l'éclat perçant de son regard. Il n'aimait pas ça c'était comme si elle pouvait lire dans ses pensées et deviner ses motifs. De temps en temps, il eut même un léger tressaillement.
Langue-de-Serpent l'oublia un instant quand Gandalf leva son bâton et révéla sa lumière blanche.
"Ne vous avais-je pas conseillé, Seigneur, d'interdire son bâton ?" siffla-t-il. "Cet imbécile d'Hama nous a trahis !" Il y eut une lumière vive comme un éclair qui fit tomber Langue-de-Serpent de tout son long, face contre terre.
Gandalf mena le roi dehors où une pluie fine tombait. Éowyn, car elle était la dame vêtue de blanc, fut congédiée par le roi. Lothril, Legolas, Gimli et Aragorn furent laissés debout dans le hall obscur, à ne rien faire sinon jeter des regards autour d'eux.
"Lothril", dit Legolas en elfique. "Quelle est l'histoire du Roi Théoden et de son conseiller Grima Langue-de-Serpent ?"
"Gandalf le sait déjà, donc je suppose que je peux vous le dire. Langue-de-Serpent est de mèche avec Saroumane depuis quelque temps. Je n'en suis pas certaine, mais je suppose que Saroumane est entré en contact avec Grima d'abord et lui a demandé d'empoisonner l'esprit de Théoden et qu'en échange, il obtiendrait tout ce qu'il voudrait une fois les hommes morts", répondit-elle en elfique.
Gimli, ennuyé par tous ces chuchotements elfiques, dit : "Si vous avez quelque chose à dire, veuillez le dire dans une langue que je peux comprendre !"
"Je vous présente des excuses, Gimli, mais ce n'est pas quelque chose que chacun doit savoir, malgré tout. Si je savais moins de choses, je vous le dirais, mais je ne peux pas."
"Eh bien, vous pourriez essayer de dire certaines choses que vous connaissez ?"
Lothril inclina la tête et dit, d'une voix hachée, avec le peu de nanien qu'elle connaissait : "Langue-de-Serpent ami de Saroumane. Promesse de blesser l'esprit du roi."
"Je pense que je comprends", dit Gimli. Son nanien était maladroit, mais elle en savait juste assez.
Juste après cela, Gandalf revint et fit site à tous de le rejoindre. Hama était maintenant là et le roi était assis sur un siège en pierre juste devant le plus haut escalier.
Gandalf parla rapidement et tranquillement à Théoden sur tout ce qu'il avait besoin de savoir puis il dit avec force : "Notre espoir se trouve là où réside notre plus grande peur. Le destin est encore suspendu à un fil. Mais il y a encore de l'espoir, pour peu que nous restions quelque temps invaincus."
Chacun regarda vers l'est. Lothril ouvrit grand ses yeux tandis qu'elle cherchait mentalement et physiquement deux Hobbits, Frodon et Sam. Elle trouva Sam cette fois et lui chuchota : "Gardez espoir" puis revint dans le temps présent. Juste à temps, car à ce moment précis, Théoden saisissait la poignée de l'épée d'Éomer. Éomer se mit à genoux devant le roi et Hama se tenait à côté de lui.
Gandalf parla : "Placez votre confiance en Éomer maintenant, rejetez la crainte et le regret. Faites ce qui doit être fait. Tout homme capable de monter à cheval devrait être immédiatement envoyé vers l'Ouest. Nous devons d'abord détruire Saroumane, alors nous ferons face à la nouvelle tâche tandis que ceux qui resteront devront courir aux refuges que vous avez dans les montagnes. Qu'ils prennent des provisions, mais ne s'attardent pas, et qu'ils ne se chargent pas de trésors, grands ou petits. C'est leur vie qui est en jeu."
"Ces mots me paraissent bons à présent, Gandalf", dit Théoden. "Que tous mes sujets s'apprêtent ! Mais maintenant, vous, mes hôtes, vous avez chevauché toute la nuit et la matinée tire à sa fin, et je ne connais pas vos noms. "
"Je suis Aragorn, fils d'Arathorn, monseigneur", dit Aragorn en s'inclinant.
"Je suis Gimli, fils de Gloïn, à votre service, Roi Théoden", annonça fièrement Gimli avec un salut de nain.
"Je suis le prince Legolas, fils du Roi Thranduil de Mirkwood", dit Legolas.
"Et je suis Lothril de Mirkwood", dit humblement Lothril en s'inclinant.
"Puis-je vous demander, Lothril, pourquoi une demoiselle elfe voyage avec un homme, un nain, un magicien et un elfe ?" demanda Théoden.
"Vous pouvez, monseigneur, mais c'est une longue histoire."
"Laissez-moi l'entendre en prenant quelques rafraîchissements."
"Comme vous voudrez", répondit-elle. À cet instant, Hama revint dans le hall avec deux hommes derrière lui et Grima au milieu.
"Voici, Roi Théoden, votre épée Herugrim, votre ancienne lame. Nous l'avons trouvée dans le coffre de Grima. Il se trouve là maintes autres choses dont les hommes avaient constaté la disparition", dit Hama en tendant l'épée à Théoden.
"Vous mentez !" cracha Grima. "Il m'en a confié la garde !"
"Oui, et je vous la redemande", dit Théoden. "Cela vous déplaît-il ?"
"Oh, assurément non, monseigneur, je suggère seulement que vous ne vous fatiguiez pas ou ne présumiez pas trop de votre force. Laissez à d'autres le soin de disposer de ces hôtes importuns. Votre repas va être servi. Ne voulez-vous pas aller le prendre ?"
"Si, avec mes invités. Maintenant, qui a dit que mes invités étaient importuns, Grima ? Je pense que j'apprécie plutôt leur compagnie."
"Je, hum, suis sûr que vous l'appréciez, monseigneur. Toutes mes excuses !" dit Grima en se tournant vers Gandalf et ses amis.
"Hama, dépêchez des hérauts afin qu'ils convoquent tous ceux qui résident dans les environs. Que tous les hommes et les gars assez forts pour porter les armes, que tous ceux qui possèdent des chevaux soient en selle à la porte d'ici la seconde heure après midi", dit Théoden. "Vous irez aussi avec nous, Grima."
"Monseigneur ! C'est de la folie !" geignit Grima. "Ne faites pas cela à votre pauvre serviteur, las de partir à la guerre ! En plus, qui gardera le royaume si je pars ?"
"Éowyn. Je pense qu'elle est capable de faire cela."
Le visage de Grima s'allongea, ses yeux reflétèrent de l'affolement.
Lothril sourit : elle savait exactement ce que Théoden et Grima pensaient. Grima Langue-de-Serpent devenait de plus en plus conscient qu'il était mis à nu. Théoden commençait à répugner Grima et le voulait hors de sa vue pour toujours.
Grima regarda le groupe aucune échappatoire pour lui ! Soudain, Lothril jugea que son esprit devait partir ailleurs. Elle partit aussitôt à la recherche de Sauron, qui était dangereusement près de trouver Frodon. Pauvre Frodon qui s'affaiblissait, las de lutter. Elle détourna l'attention de Sauron du mieux qu'elle put en tissant un chant autour des Hobbits pour les cacher. Elle y arriva de nouveau avec succès. Une fois cette urgence finie, elle se tourna vers Saroumane, qu'elle savait occupé à observer les allers et venues à Méduseld en cet instant. Saroumane n'était pas aussi subtil ou fort que Sauron et Lothril trouva plutôt facile de lutter contre lui. Il était un adversaire puissant, mais sa corruption avait affaibli son pouvoir. En servant Sauron, il avait renoncé à certains pouvoirs, d'autant qu'ils avaient tous renoncé à l'un des cadeaux, peut-être le plus grand jamais donné par Illuvatar : la sagesse. Aucun d'eux n'avait la vraie sagesse, car s'ils avaient, ils auraient vu la folie de leurs actes.
"Oho ! Qu'est-ce que nous avons là ? Cette petite demoiselle elfe qui pense pouvoir s'opposer à la volonté de Sauron et Saroumane. Oh, que c'est touchant !" se moqua Saroumane.
"Et je vois que je lutte avec un imbécile et sa marionnette. Comment vous êtes mignons, tous les deux !" répliqua Lothril.
"Je pense que tu te trompes, demoiselle elfe. Gandalf est l'imbécile et tu es sa marionnette", répondit Saroumane.
"Vous exposez votre ignorance, Saroumane, et je la révélerai au monde. Je ne sers pas Gandalf je suis une servante de Manwë et Illuvatar. Deux êtres que vous avez reniés."
"Je suis une servante de Manwë et Illuvatar !" mima Saroumane. "Non, je ne les ai pas oubliés, mais ils sont faibles !"
"Saroumane, votre esprit EST corrompu ! Vous ne réalisez pas combien vos paroles sont stupides ! Ils ont défait Morgoth et vaincront Sauron, que vous y croyiez ou non ! Le bien doit gagner, cela fut décidé avant même que le monde ne commence à exister. Mais je crains que votre maître et vous soyez trop étroits d'esprit pour comprendre de telles choses. Vous m'ennuyez, Saroumane, avec votre simplicité d'esprit. Je ne perdrai plus de temps avec vous, je ne prendrai même plus la peine de penser à vous. Adieu !" finit-elle avec brusquerie.
Ce qui ni Saroumane ni Sauron ne réalisaient, c'était qu'elle ne plaisantait pas, elle ne faisait pas que placer là des mots visant à les faire douter, mais aussi à les distraire et les détourner de l'objet de leur concentration.
Elle cligna des yeux et se retrouva tirée par le bras par Legolas vers le fond de la salle. Tandis qu'Aragorn, Gandalf et Théoden parlaient, Legolas chuchota : "Lothril, pourrais-tu me prévenir avant que ton esprit ne parte pour une bataille ? Je t'aurais laissée si je n'avais vu le manque d'expression dans tes yeux."
Elle rougit légèrement et lui répondit avec un petit sourire : "Je suis désolée, mais c'était plutôt urgent."
Après un repas hâtif pendant lequel personne ne parla sauf Gandalf et Théoden, ils se dirigèrent vers la porte.
"À mes autres invités, je vous offre des choses telles que l'on peut en trouver dans mon arsenal. Il y a des heaumes et des cottes de mailles de très bon ouvrage venant de mes pères, en provenance du Gondor. Choisissez dans tout cela avant que nous ne partions et puissent-elles bien vous servir !" dit Théoden.
À ce moment, des hommes vinrent, portant les choses qu'il venait de mentionner depuis les réserves du roi. Aragorn choisir une chemise de coursier brillante et un heaume. Il n'y avait rien dans les réserves qui soit adapté à Lothril ou Gimli. C'était trop grand pour elle et trop long pour Gimli. Legolas trouva une cotte de mailles à sa taille mais elle limitait trop ses mouvements et le heaume limitait trop sa vision pour qu'il supporte de le porter. Tous les quatre prirent quand même un bouclier.
Éowyn vint avec une coupe et tous burent. Une fois cela fait, le roi alla aux portes où les gardes l'attendaient.
"Voyez ! Je pars et il semble probable que ce sera ma dernière chevauchée", dit Théoden. "Je nomme pour héritier Éomer, mon fils-sœur. Si aucun de nous ne revient, vous choisirez un nouveau seigneur comme vous l'entendrez. Tant que je serai parti, Éowyn restera et mènera le peuple."
Le roi descendit de l'escalier avec Gandalf à ses côtés et tous les autres derrière. En sortant vers les écuries, ils rencontrèrent Éomer encore une fois.
Tandis qu'ils attendaient Gripoil pour qu'il porte Gandalf, Legolas se tourna vers Lothril et lui dit tranquillement en elfique : "Je ne pense pas que tu devrais partir au combat."
"Pourquoi pas ?"
"Je ne veux pas que tu sois blessée dans la bataille ou affectée mentalement par tout cela."
"Ne t'inquiète pas, mon amour. Aucune blessure ne me sera fatale. Et si je suis traumatisée, alors je suis sûr que tu m'aideras à guérir", dit-elle avec un sourire.
"Lothril, tu dois me répondre à deux questions : as-tu toujours une volonté aussi forte et fais-tu toujours des commentaires aussi futiles quand il est question de choses sérieuses ? "
"Non. Je n'étais pas aussi têtue avant mon arrivée ici. Surtout parce que j'ignorais ce que je voulais vraiment ou ce que j'étais supposée faire auparavant. Je n'avais pas beaucoup de confiance en moi. Et je ne plaisante pas quand il est question de choses sérieuses. Je le fais seulement quand je pense qu'il y a une petite chance que cela se réalise", répondit-elle.
Il allait répliquer, mais Gripoil arriva au galop et chacun monta sur son cheval.
"Voyez le Cavalier Blanc !" cria Aragorn et tous reprirent ces mots. Les trompettes sonnèrent, les chevaux se cabrèrent et hennirent, les lances heurtèrent avec fracas les boucliers. Le roi leva la main et on entendit un grondement semblable à celui du tonnerre tandis que tous s'éloignaient.
