Coucou, tout le monde !
Bonne nouvelle, j'ai pris de l'avance dans mes concours et j'ai pu me remettre aux fanfics.
En plus, ça m'avait manqué. Si jamais vous avez zappé des points de l'histoire, n'hésitez pas à la relire depuis le début. Moi, j'ai dû faire ça pour me remettre à l'écrire sans rien oublier.
Merci à Little-road et Paulinadragona pour leurs reviews. Et merci à Passerine, EssSi, Lizzia0901, Luna dans les Etoiles, Omb'r et Fuyuki417 pour avoir mis ma fic en Alert et Favoris.
Bonne lecture !
L'OUBLIÉE
Les morts et un champ
Disclaimer : Pour faire bonne mesure. Je possède une couverture bleue, un chat poilu, un lecteur CD et le seigneur des Anneaux (le livre) mais je ne possède pas Le Seigneur des Anneaux. Hélas…
Note de l'auteur : Celui-là n'est pas aussi long que le chapitre précédent. Voici où la folie commence. Je dois couper plusieurs chapitres ici et là, pardonnez-moi donc pour certaines inexactitudes. Une fois de plus, j'espère que vous commenterez ce chapitre ! Il y a de nouveau des citations du livre, yadda yadda yadda yadda… Réécrire certaines de ces répliques est quasi impossible !
Ils s'en allèrent et arrivèrent bientôt aux champs de Lebennin. Dans les chants des elfes, ils étaient verts, mais dans la fumée crasseuse du Mordor, ils étaient gris. Le cri des oiseaux de la mer arriva aux oreilles de Lothril, Legolas et les jumeaux. Legolas pensa qu'ils approchaient de la mer, car l'eau était vaste. Lothril sourit et lui dit : "Non, ce n'est pas la mer, seulement une large rivière."
Ils arrivèrent à Pelargir où se trouvait la flotte principale d'Umbar, cinquante grands bateaux et d'autres navires plus petits au-se trouvaient là. Ils poursuivirent les bateaux avec obstination, mais les Haradrims se moquèrent d'eux.
Soudain, Aragorn s'arrêta et cria : "Venez maintenant ! Au nom de la Pierre Noire, je vous appelle !" Immédiatement, les Morts apparurent et foncèrent sur eux. Sur chaque bateau qui avançait, était ancré ou sur le point de l'être, les Morts montèrent et se mirent en chasse. Aucun des malheureux esclaves ne fut épargné. À cet instant, Aragorn semblait puissant et terrifiant à regarder. Sur chaque bateau montèrent les Dunedains. Lothril, Gimli et Legolas montèrent avec Aragorn. Celui-ci ordonna qu'on sonne les cors et ordonna aux Morts de se rassembler sur le rivage.
"Entendez maintenant les mots de l'Héritier d'Isildur ! Votre serment est accompli. Repartez et ne troublez plus jamais les vallées ! Allez et reposez en paix !" leur cria-t-il. En entendant ces mots, le Roi des Morts brisa sa lance, la jeta au sol, s'inclina et disparut.
Cette nuit-là, les Dunedains se reposèrent tandis que les esclaves furent libérés et les captifs travaillèrent. Legolas et Lothril étaient éveillés sur le pont depuis peu de temps, les yeux tournés vers la mer.
"Lothril, j'ai découvert l'amour de l'océan. J'entends la voix de la mer. L'entends-tu, Lothril ? Entends-tu son appel ?" demanda Legolas.
"Legolas, je l'entends depuis mon enfance", répondit-elle.
"Vraiment ?"
"Oui. J'avais deux ans lorsque j'entendis pour la première fois le gémissement des mouettes sur le rivage de la mer", dit-elle en regardant au loin. "Il me hante depuis. En grandissant, j'ai appris à ne pas me laisser submerger chaque jour de ma vie, mais cela m'arrive la plupart du temps. Chaque fois que je pars pour un voyage au bord de la mer, je ne désire rien de plus que rester là jusqu'à ce qu'un bateau vienne pour moi. Je n'ai jamais compris ce que j'avais quand j'étais enfant, mais je comprends ce que c'est maintenant."
"Je ne savais pas que cela pouvait être aussi puissant."
"Ne t'inquiète pas, tu apprendras à l'ignorer la plupart du temps. Une part de toi te dira ''Attends, pas encore. Pas maintenant.'' Et cette voix ne sera rien de plus qu'un murmure."
"Nous sommes le treize, aujourd'hui", dit-il après une pause.
"Oui. Descendons sur le pont", dit-elle avec un sourire.
Ils descendirent dans les quartiers du capitaine et trouvèrent Aragorn profondément endormi. Elle dit à Legolas qu'il pouvait partir s'il le souhaitait, mais il voulut rester. La tête d'Aragorn était près de la porte et Lothril vit qu'elle pouvait se mettre à genoux derrière lui. Elle se positionna ainsi et commença. Elle plaça ses mains sur ses yeux et entonna un chant de repos profond et de distraction. Elle chanta pendant une heure ou plus puis fouilla son esprit afin de trouver les souvenirs de ses moments passés avec Arwen. Elle en trouva deux qui semblaient être ses favoris et lui offrit un rêve avec ces deux souvenirs. Elle lui offrit une image d'eux s'installant à Minas Tirith, ensemble, chacun portant une couronne sur sa tête. Puis elle lui fit défiler dans son esprit tous les moments heureux qu'ils avaient partagés puis elle le laissa.
"Tu crois que ça va marcher ?" demanda Legolas.
"Si ça ne marche pas, alors c'est un cas désespéré", répondit-elle. "Eh bien, il est temps pour nous de dormir."
Le jour suivant, il n'y avait rien à faire sinon combattre sur l'eau, mais Legolas et Lothril n'en avaient guère envie. Ils passèrent la majeure partie de la journée à regarder la mer. Ils eurent parfois envie de parler, mais il n'y avait rien à dire.
Le matin suivant, vers on-ne-sait-quelle-heure car personne ne s'en souciait, car il y avait des choses beaucoup plus importantes, ils arrivaient enfin en Gondor et à Minas Tirith.
"Est-ce que tu es prête ?" demanda Legolas à Lothril.
"Plus que jamais", dit-elle. Elle était devenue très sérieuse tandis qu'elle se préparait à descendre du bateau.
"Ne me perds pas de vue dans cette bataille-là non plus", dit Legolas.
Elle se contenta de hocher la tête. Elle pouvait entendre d'ici les cris d'hommes désespérés à leur arrivée, pensant qu'ils étaient leurs ennemis. Soudainement, la bannière fut à nouveau déployée et cette fois, l'Arbre Blanc et les Sept Étoiles étincelèrent dans la lumière du soleil. Chacun commença à sauter des bateaux et à se lancer dans la bataille.
Lothril ne s'encombra pas de son arc et prit ses dagues. Elle s'en servit, tandis qu'il utilisait son arc. Ils se battirent près d'Aragorn et Eomer, Gimli était là aussi. Ils étaient une force dont il fallait tenir compte. Nul n'avait jamais quelqu'un utiliser ainsi sa hache. Gimli s'en servait comme personne d'autre. L'épée d'Aragorn, Anduril, brûlait ardemment, l'épée d'Eomer brillait d'une lueur mortelle au soleil. Féroces étaient leurs expressions, et malgré la haine et l'expérience dont diposaient les orques et les Haradrims, leurs cœurs perdirent courage quand ils virent les cinq s'approcher.
Une seule fois, les cinq furent séparés. Legolas et Lothril se retrouvèrent avec Gimli pour seule compagnie. Les trois furent séparés par un groupe, et Lothril se retrouva seule face à deux Orques féroces et deux Harads fort malveillants. Tout ce qu'elle pouvait faire était parer les attaques, elle ne pouvait tenter la moindre offensive. Juste quand elle ne fut plus sûre de tenir le coup, un orque émit un sifflement mortel. Il tomba vers elle avec une flèche dans son crâne. Elle se dégagea de son chemin et se jeta sur le Harad, dont elle coinça la tête dans un mouvement de clef. Comme elle essayait de retirer violemment son couteau de son crâne, l'autre orque attaqua, mais il tomba, car ses jambes avaient été coupées. Alors elle entendit un hurlement de nain tandis que la tête de l'orque se détachait de son cou et tomba au sol. Soudain, ses ennemis se dispersèrent et elle fut entourée de Legolas et Gimli.
"BAISSE-TOI !" cria-t-elle à Legolas comme elle saisissait son arc et encochait une flèche. Elle la tira et tua l'Oriental qui se trouvait derrière lui. Ils se battirent avec acharnement toute la journée, Lothril autant que les autres. Raconter chaque mouvement qu'elle fit dans cette bataille prendrait beaucoup trop de temps, mais il est bon de savoir qu'elle se surpassa plus qu'au Gouffre de Helm, même si personne ne compta le nombre de morts qu'elle fit.
Les chevaux restèrent à l'intérieur des bateaux pendant la bataille, ils n'avaient pas le temps pour se soucier d'eux. Les esclaves étaient restés dans le bateau s'occuper d'eux et quand la bataille fut finie, les chevaux furent sortis du bateau et attendirent leurs propriétaires. Lothril était épuisée physiquement et appela sa noble Leofa à elle, puis elle se dirigea vers la cité avec Legolas et Gimli non loin derrière. Comme elle s'éloignait, elle regarda son corps et pour la première fois, remarqua qu'elle avait une grande entaille allant obliquement de la moitié inférieure du côté gauche de sa cage thoracique jusqu'à la moitié de sa hanche. Elle réfléchit et jugea qu'elle l'avait reçue de la part d'un Oriental qui avait un petit os collé à l'oreille et un autre dans le nez. Sa tunique et sa chemise étaient déchirées à plusieurs endroits et elle était couverte de sang, noir et rouge, alors elle remarqua la saleté et la boue durcie sur ses vêtements. Elle supposa que la boue venait du Troll qui l'avait envoyée à terre d'un coup de massue. Elle regarda Legolas et Gimli qui avait également du sang et de la boue sur eux.
Ils atteignirnet la porte et trouvèrent un jeue garçon. Legolas l'arrêta et dit : "Où est Aragorn, le chef des Dunedains ?"
"Je suis envoyé sur son ordre, il est dans les Maisons de Guérison où il s'occupe du seigneur Faramir, de la Dame Eowyn et d'un thain du nom de Merry. Excusez-moi monseigneur, car je dois aller", dit le jeune garçon. Il s'en alla avec hâte.
"Penses-tu que nous devrions y aller?" demanda Legolas à Lothril.
"Non, Aragorn ne doit pas être dérangé. Je pense que les Dunedains montent le camp, ou qu'ils le feront bientôt à l'extérieur des murailles."
Ils firent demi-tour et sortirent retrouver quelques Dunedains et certains des anciens esclaves occupés à monter des tentes. Aussi fatiguée et lasse que fut Lothril, elle se joignit à Legolas et Gimli pour aider les autres. Une fois cela fait, Lothril entra dans la tente qu'elle partageait avec Legolas et se laissa tomber par terre pour regarder fixement le plafond de la tente. Les seules choses auxquelles elle pouvait penser était un bain et des vêtements propres. Elle inspira pour soupirer de fatigue, quelque chose tira sur sa droite et une douleur aiguë lui fit se souvenir de sa blessure.
"AAAHH !" cria-t-elle.
Bougonnant, elle souleva sa tunique et sa chemise pour examiner sa blessure. Ils lui bouchaient la vue et collaient à la plaie, amplifiant la douleur. La boue n'aurait pas dû y entrer. Elle enleva sa tunique et regarda. Cela semblait épouvantable, elle était si souillée qu'on ne discernait plus la couleur originale. Elle la jeta à travers avec dégoût. Elle semblait sortir du linge sale de son frère, mais elle venait de battre son record. Elle déboutonna sa chemise à moitié puis lia le bas dans son dos et roula les manches aussi haut que possible avant de regarder sa blessure. C'était beaucoup plus profond qu'elle ne l'avait pensé, mais elle n'y trouva aucun poison. Ce fut à ce moment qu'elle réalisa qu'elle avait agi sans réfléchir car elle n'avait pas de bandage, ou quoi que ce soit qu'elle pourrait utiliser comme un bandage pour panser sa plaie.
Elle remit sa chemise en place ainsi que sa tunique puis sortit de la tente. Elle s'approcha de Legolas et dit : "Je vais aux Maisons de Guérison."
"Pourquoi ?"
"J'ai reçu une méchante blessure, presque une entaille j'imagine, et je n'ai rien pour panser ça."
"Je peux y aller pour t'en ramener, si tu veux", offrit-il.
"Non, ce n'est rien. Je dois la laver aussi, donc j'irai moi-même", dit-elle.
"Alors je t'accompagne."
"Comme tu veux"dit-elle.
Ils se rendirent jusqu'aux Maisons de Guérison et rencontrèrent une dame qui y travaillait.
"Est-ce que l'un d'entre vous est blessé, ou bien vous venez rendre visite à un malade ?" demanda-t-elle, presque hors d'haleine.
"Je suis blessée, mais ce n'est rien de sérieux. Je peux panser cela moi-même si vous voulez, mais j'ai besoin de matériel", dit Lothril.
"Et lui ?" demanda la dame.
"Il m'aidera si besoin."
"Tant mieux!" dit la dame en indiquant une chaise à Lothril avec une petite table à côté. Elle disparut dans une autre pièce et revint quelques minutes plus tard avec une grande bassine pleine d'eau, un tissu et un rouleau de bandages, une aiguille et un fil, pour des points de suture si nécessaire. La dame ne savait pas trop ce qu'il lui fallait et avait tout amené au cas où.
"Voilà. Si vous avez besoin d'autre chose, demandez à une des autres femmes qui ne semblent pas trop occupées et je suis sûr qu'elles aideront."
"Merci", dit Lothril.
La dame inclina la tête et s'en alla.
"Où est ta blessure, Lothril ?" demanda Legolas.
"Au niveau de mon estomac", répondit-elle en ôtant à nouveau sa tunique. Le mouvement tira sa peau, ce qui ne fit qu'amplifier la douleur. Elle émit un sifflement douloureux.
"Laisse-moi faire", dit Legolas. Il arrangea le tissu de la tunique et regarda sa blessure.
"Ce n'est pas profond, enfin je ne pense pas", dit-elle.
"Néanmoins, je veux m'assurer que ce n'est pas empoisonné", dit Legolas.
"Je suis presque certaine que non", insista-t-elle.
"Je voudrais tout de même m'en assurer. J'ai trouvé du poison chez beaucoup d'elfes, bien que je ne puisse pas le sentir en moi. Peut-être est-ce le cas aussi pour toi", répliqua-t-il.
Elle lui lança un coup d'œil puis dit de mauvaise grâce : "Oh, très bien."
Il s'agenouilla devant elle et la regarda tout en posant ses doigts sur la plaie.
"C'est une blessure profonde", dit-il. "Donnée avec une lame d'Oriental. Est-ce que j'ai raison ?"
Elle hocha la tête.
"Tu vivras, quoique tu vas sûrement te retrouver avec une méchante cicatrice."
"Je le savais déjà", répondit-elle avec une sourire sardonique. "Maintenant, si tu n'y vois pas d'inconvénient, je vais laver mes mains, puis cette cicatrice et je vais la panser afin de ne pas mettre du sang sur ma chemise."
"Laisse-moi faire", dit-il.
"Pourquoi ? Je pense que je suis assez grande pour le faire toute seule."
"Pour te remercier de ton geste envers moi au Gouffre de Helm."
"Oui, mais c'était un bras, pas un estomac", dit-elle.
Il ne l'écouta pas et plongea le tissu dans la bassine. Il l'essora et commença à nettoyer la blessure. Elle se mit à rire. "Oh, arrête ça ! Arrête ! C'est froid et ça chatouille!" rit-elle bêtement.
Il la regarda avec l'air amusé. Il ne s'était pas rendu compte qu'elle était si chatouilleuse. Il avait à peine appliqué le tissu quand elle se mit à rire.
"Voilà une autre raison pour laquelle tu devrais me laisser le faire. Je vais mourir de rire si tu continues !" le menaça-t-elle.
"Non, ça n'arrivera pas. Dans un moment, ça va piquer", dit-il en reposant le tissu.
Elle rit encore un peu puis vinrent des cris : « Ouch, aïe ! Ça pique ! » pouvait-on entendre parmi ses rires.
L'effet de ces cris se perdit en écho. Chacun à portée d'oreille, donc beaucoup de gens, se demandèrent ce qui pouvait se passer et des gens comme l'Herboriste se demandèrent comment quelqu'un pouvait rire après une si horrible bataille tandis que des hommes étaient mourants. Mais son rire était juste ce dont avaient besoin les mourants en question. Leur tristesse déclina quand ils l'entendirent.
Des pleurs de rire. Un ou deux cyniques dans le groupe crurent qu'une blessée ou une mourante était devenue folle.
"Pas étonnant", pensa un homme particulièrement sombre. "On pourrait aussi devenir fou quand tout espoir est perdu."
Tandis qu'elle riait, Aragorn travaillait et le parfum d'athelas combiné à son rire fit beaucoup de plus de bien que l'on ne pouvait l'imaginer. Aragorn entendit le rire de Lothril et lui-même sourit. Ce jour-là, dans les Maison de Guérison, quelqu'un dit : « Le rire est la meilleure médecine. »
Son rire prit fin une fois le lavage fini, puis Legolas l'informa qu'elle aurait besoin de points de suture.
"Points de suture ? Tu es sûr ?" demanda-t-elle.
Elle n'avait jamais beaucoup aimé les aiguilles et n'avait jamais eu de points de suture auparavant. Elle était très nerveuse.
"Sûr et certain", dit-il.
"Peut-être que quelqu'un d'autre devrait le faire", suggéra-t-elle. Elle n'était pas pressée de recevoir ça.
"Lothril, ne sois pas ridicule. J'ai reçu des points et recousu les blessures d'autres personnes pendant 2569 ans", dit-il. "Tu n'as pas peur, si ?" demanda-t-il avec une lueur dans les yeux.
"Si !" siffla-t-elle. "Je n'ai jamais été recousue auparavant. Et pourquoi as-tu recousu des gens, de toute façon ?" demanda-t-elle, essayant désespérément de changer le sujet.
"On fait bien des choses pendant 3075 ans, mon amour" répondit-il. "Ne bouge plus maintenant et détends-toi ou tu pourrais le regretter plus tard." Son visage se fit sérieux et concentré.
Elle fit de son mieux pour lui obéir tandis qu'il s'y affairait. C'était assez spécial, de sentir une aiguille traverser sa peau comme ça. Après un moment, sa curiosité morbide prit le dessus et elle baissa les yeux pour regarder. Elle fut à la fois dégoûtée et intriguée. Il travaillait vite et avec habileté. Si bien qu'il eut fini, à son grand soulagement. Pour empêcher l'infection, il appliqua un bandage sur l'entaille.
Bien vite, sa blessure fut nettoyée, cousue et pansée. Elle remercia Legolas tandis qu'il lui remettait sa tunique en place. Elle la reboutonna et se dirigea vers les tentes.
"Je ne sais pas ce que je vais faire, mes deux chemises sont complètement fichues", dit Lothril.
"Ne t'inquiète pas, je suis sûr que nous trouverons quelque chose."
Elle fit encore deux pas puis s'arrêta.
"Je me souviens, j'avais demandé à ton père d'envoyer ma robe verte avec des manches crème ici et elle devrait déjà être arrivée. Je pense que le Prince Imrahill est actuellement responsable de la ville. Allons voir si ma robe est ici."
Legolas hocha la tête. Ils prirent le chemin des niveaux supérieurs. Ils atteignirent le sommet et entrèrent dans le château. Lothril et Legolas virent Théoden au milieu de la salle, dans un cercueil. Ils lui témoignèrent leur respect, puis se dirigèrent vers le prince Imrahil qui parlait à un garde. Quand il les vit, il les salua.
"Salutations !" dit-il en s'incliant. "En quoi puis-je vous être utile, maîtres elfes ?"
Lothril et Legolas s'inclinèrent avant que Lothril réponde.
"Ce n'est pas une affaire urgente, mais faites-nous savoir si quoi que ce soit vient d'arriver de la part du toi Thranduil de Mirkwood."
"En fait, c'est justement ce dont le garde me parlait. Il a dit que quelque chose est arrivé ici, mais c'était il y a trois jours, de la part d'un elfe messager. Il dit que ça avait une étrange forme et a été mis en stock."
Il se tourna vers le garde et l'envoya le colis. Le visage de Legolas était impassible, mais son esprit tournait à toute vitesse. Comment diable allait-il prendre l'anneau dans le paquet sans que ça se remarque ?
Il n'eut pas longtemps à réfléchir car le garde revint avec le paquet bizarre. Le garde le donna à Imrahil, qui me dp,,a à Lothril. Celle-ci le remarcia et s'éloigna, mais tandis qu'elle passait près de Legolas et le frôla, celui-ci sentit le contact d'une très petite boîte contre son estomac. Legolas leva la main et feignit de se griffer. En réalité, il avait saisi la boîte, qu'il cacha ensuite dans sa manche. Par un coup de chance, Imrahil avait l'epsrit vif. Il avait vu la boîte attachée à la robe et deviné ce qu'elle pouvait renfermer. Legolas le remarcia d'un sourire et d'un geste de la tête rapide tandis que Lothril ouvrait le paquet qui contenait sa robe.
"ma dame, il y a un endroit où vous pourrez vous laver en haut, si vous le souhaitez, voire même prendre un bain. La ville a peut-être été attaquée, mais il existe toujours certains luxes lors des temps de paix", offrit Imrahil.
Lothril accepta l'offre avec reconnaissance et fut bientôt guidée par une domestique.
"Prince Imrahil, je vous remercie pour cette boîte," dit Legolas, une fois Lothril partie.
"Ce n'est rien. Si je peux me permettre, qu'y a-t-il dans la boîte ?" demanda Imrahil.
Legolas sourit.
"Une bague de fiançailles."
"Une bague de fiançailles ? Comptez-vous lui faire votre demande alors que nous sommes en guerre ?" demanda Imrahil.
"Non, je lui avais déjà fait ma demande, mais je n'avais pas l'anneau à l'époque", répondit Legolas.
"Pourquoi ne pas lui donner plus tard ?" demanda Imrahil. "Quand les choses se seront améliorées ?"
"Eh bien, c'est une longue histoire, mais je pourrais vous en parler si vous avez du temps devant vous."
"Faites donc, s'il vous plaît", dit Imrahil.
Legolas lui conta son histoire et quand il eut fini, Imrahil : "Maintenant je comprends. Quoique je pense toujours que le milieu d'une guerre est mal choisi pour faire une demande en mariage."
Legolas haussa les épaules.
"Je le pense aussi, mais il semble que je n'ai aucun choix. Fort peu de choses sont sûres, mais cette guerre et cette jeune fille y font exception", dit-il au bout d'un moment.
"Dites-moi, pensez-vous qu'il y ait de l'espoir ?" demanda Imrahil.
Sans hésiter, Legolas répondit : "Il y a toujours de l'espoir. Les choses changent, je peux le sentir. Les marées se retournent contre Lui et Il le sait. Oui, il y a toujours de l'espoir."
"Vos mots apportent la lumière en ces temps sombres, mon ami. C'est bien malheureux qu'il n'y ait davantage de gens pour répandre l'espoir."
Ils parlèrent quelques minutes de plus, puis Legolas s'excusa et descendit les niveaux de la cité pour rejoindre sa tente. Une demi-heure plus tard, Lothril réapparut et dit qu'elle avait réussi à trouver une aiguille et du fil pour recoudre les trous dans ses chemises. Elle dit aussi qu'on lui avait permis de les laver et qu'il pouvait en faire de même avec ses affaires s'il voulait. Il le fit volontiers. Elle retroussa les longues et volumineuses manches de sa robe pendant la lessive, afin de ne pas les tacher. Comme il s'agissait de laver quatre chemises, cela prit du temps. Ce fut à ce moment qu'elle remercia son professeur d'histoire, madame Malone, pour avoir organisé une sortie éducative dans une reproduction de vieux village où il avait fallu faire les travaux ménagers de l'époque. Bien sûr, elle aurait pu se débrouiller seule mais elle se serait sentie bête. Quoi que les Gondoriens mirent dans leur savon, cela fit effet et tout le sang d'orque fut vite dissous. Les tuniques séchèrent rapidement, comme elle l'espérait. Elle prit les siennes puis donna à Legolas ses chemises. Ils les mirent en réserve. Pour l'instant.
