Note du traducteur : Hello, chers lecteurs !

Merci à Little-road et Fuyuki417 pour leurs reviews. Et merci à Chaussette330, Ilyn, Noooo Aime et Hana Kawai 39 d'avoir mis la fic en Alert et Favoris.

Bonne lecture !


L'OUBLIÉE

Beaucoup de Discours

Note de l'auteur: Bien, ce chapitre vaut bien son titre, j'en ai peur. Franchement, il n'y a pas beaucoup d'action quand les gens attendent pour partir à la guerre. J'espère que vous aimez ce chapitre malgré son manque sérieux d'action.

Le matin suivant, Legolas, Lothril et Gimli se levèrent tôt et ils eurent la permission d'entrer dans la cité pour rendre visite à Merry et Pippin. Les gens encore dans Minis Tirith furent émerveillés par ces trois personnages. Legolas chantait une chanson elfique, forte et claire. Lothril tapait des mains et tournoyait aux moments appropriés. Gimli marchait à grands pas avec toute la fierté de nain qu'il possédait en caressant sa barbe.

"Il y a du bon ouvrage en pierre, ici", risqua Gimli. Il parlait comme s'ils étaient en pleine conversation. "Quand Aragorn sera roi, je lui offrirai les services des nains de la Montagne et nous en ferons une ville dont on pourra être fiers."

Legolas hocha la tête. "Ils ont besoin de plus de jardins, je pense. Il y a trop peu ici qui pousse et éprouve du bonheur. Peut-être devrai-je lui apporter quelques oiseaux qui chanteront dans les arbres et ne mourront pas."

Ils continuèrent jusqu'au deuxième niveau et rencontrèrent par hasard le Prince Imrahil. Legolas et Lothril le saluèrnet bien bas. "Salutations, prince Imrahil ! Nous allons voir nos amis Meriadoc et Peregrin, ils sont sous votre garde, n'est-ce pas ?" demanda Legolas.

"Oui. Ils sont dans les Maisons de Guérison. Je vous mènerai là-bas…"

"Non, ce n'est pas nécessaire. Nous connaissons le chemin et Aragorn vous envoie un message. Il ne veut pas rentrer en ville en ce moment. Néanmoins, il a besoin de la présence des capitaines pour tenir un conseil immédiat. Il exige qu'Eomer du Rohan et vous-même vous rendiez à sa tente aussitôt que possible. Mithrandir y est déjà", dit Legolas.

Imrahil inclina la tête et ils se séparèrent après quelques échanges de mots courtois. Ils reprirent leur route jusqu'aux Maisons de Guérison et rencontrèrent la même dame qui avait aidé Legolas et Lothril la nuit précédente.

"Salutations, monseigneur et ma dame ! Vous portez-vous bien ?" demanda-t-elle en se tournant vers Lothril.

"Oui. Vous avez été très utile et je vous en remercie", répondit Lothril.

"De rien, madame. Vous êtes la bienvenue. Qu'est-ce qui vous amène ici, ce matin ?" demanda la dame en les regardant un par un.

"Nous cherchons Meriadoc et Peregrin, les semi-hommes. Pouvons-nous les voir ?" demanda Legolas.

"Oui, mon beau sire, suivez-moi", dit la dame.

Ils la suivirent et furent bientôt en présence des deux Hobbits : Pippin dans son nouveau costume et Merry dans une robe blanche, allongé sur un lit. Ils emmenèrent Merry à l'extérieur pour profiter de la lumière du soleil. Pendant quelque temps, ils marchèrent et discutèrent, savourant la paix qui régnait pour le moment. Bientôt, cependant, Merry fut las et s'assit sur le muret au-dessus de la pelouse des Maisons de Guérison.

Les autres parlèrent tandis que Legolas et Lothril devinrent silencieux. L'appel de l'océan harcelait Lothril de nouveau, plus qu'auparavant. C'était totalement nouveau pour Legolas, ses pensées étaient toujours tournées vers la mer et ce qui se trouvait au-delà. Lothril avait les souvenirs de sa courte visite à Valinor pour se consoler. Le prince n'avait que des chansons elfiques et son imagination, ce qui ne suffisait guère et renforçait son désir. Bien qu'ils fussent sujets à l'appel de la mer, leurs pensées étaient toujours tournées vers Frodon.

"Lothril, comment va Frodon ?" demanda Legolas.

Elle mit un moment avant de répondre.

"Je ne sais pas vraiment. Je ne lui ai pas parlé depuis plusieurs jours."

"Pourriais-tu essayer ?" demanda-t-il.

"Bien sûr, je peux essayer, mais je ne sais pas si je peux l'atteindre à travers la fumée crasseuse. Donne-moi un moment", dit-elle.

Alors ses yeux devinrent blancs tandis qu'elle cherchait Frodon avec difficulté. Elle le trouva, mais seulement en tant qu'esprit. Il avait diminué, il était rongé par l'Anneau. L'espoir mourait en lui. Elle ne sut quoi faire, sinon lui dire "espoir". Elle tourna ensuite ses pensées vers Sam et lui dit qu'il devait espérer, et continuer à soutenir Frodon face au désespoir.

Elle revint dans son environnement juste au moment où Gimli narrait le récit du Chemin des Morts. Soudain, on la tira loin de ses pensées. Ce fut si violent que son corps fut pris de tremblements, la faisant tendre les muscles de son estomac et ressentir la douleur. L'histoire de Gimli s'arrêta lorsqu'ils la virent pousser un cri. Tous la regardèrent et Legolas la soutint. Il la regarda dans les yeux et vit que son esprit était revenu, mais il y avait quelque chose de changé. Il s'assit avec elle dans l'herbe, contre le mur où se tenait Gimli. Puis tous reprirent leurs discussions.

Tandis qu'ils discutaient…

"Tu ne t'es pas brisée, à ce que je vois. Petite sotte", siffla le Seigneur Ténébreux.

"Non, il faut plus qu'un mal de tête pour me briser. Je ne suis pas aussi faible que ça", répondit-elle.

"Que vas-tu me dire, maintenant ? Est-ce que je suis toujours effrayé ? Est-ce que tu as toujours autant confiance en toi ?" demanda-t-il sur un ton hautain.

"Sauron, serviteur déchu, je vous répète que j'ai toujours confiance et que vous avez toujours peur. Sinon, vous ne gaspilleriez pas tant d'énergie à entraver une elfe ordinaire. Et rappelez-vous que vous avez perdu, hier."

"J'ai peut-être perdu la bataille d'hier, mais je gagnerai la guerre. Et, si tu étais une elfe ordinaire, je ne me soucierais pas de toi, mais tu es plus que cela. Tu es une noble dame elfe et une Maia. Cependant, tu n'es pas une bien grande menace."

"Si je ne suis pas une menace, alors pourquoi continuer à me harceler moi ?"

"J'ai dit que tu n'es pas une bien grande menace. Comme cette marionnette que les elfes appellent Mithrandir qui n'en est guère une non plus. Personne ne peut me défier ! Je suis trop fort pour être renversé."

"Bien que vous n'ayez raison, vous ne pouvez pas prendre de forme physique et vous êtes enfermé dans votre petite forteresse. Il me semble que vous êtes faible et craintif. Seul un lâche se barricade à double tour dans sa forteresse en envoyant ses esclaves à la guerre. Un vrai leader, un chef puissant part avec eux. Il est le premier à charger et le dernier à se retirer", répondit-elle. Comme elle détestait ces conversations…

"Peut-être que je ne pars pas à la guerre parce que je sais que je n'en ai pas besoin. Mes domestiques sont confiants en notre victoire, ils n'ont pas besoin de quelqu'un pour les encourager."

"Bien sûr non! Ce sont de vulgaires minions enchaînés à votre volonté et conduits par la peur que vous leur inspirez. Ils ne se battent pas par confiance, ils se battent avec la crainte en eux et parce qu'ils n'ont pas l'esprit de faire autre chose !"

"Oh, mais que font les humains ? Et tes précieux elfes ? Les seuls elfes présents depuis le début de cette guerre sont toi, le prince elfe et les fils d'Elrond, qu'il soit deux fois maudit. Tu devrais noter qu'il ne part pas à la guerre. Il n'y va pas parce qu'il sait qu'il n'y a aucun espoir. Les elfes n'enverront pas leurs armées, car ils savent qu'ils sont trop faibles pour m'affronter à nouveau."

"Sauron, votre sottise se révèle dans chacun des mots que vous prononcez. Les gens se battent parce qu'ils ont l'espoir et parce qu'ils aiment leurs commandants. Quant aux elfes, vous savez aussi bien que moi que les elfes se battent sur leurs propres terres. Elrond ne va pas à la guerre parce qu'il sait que c'est le temps des hommes. Sa guerre était la dernière guerre."

Soudain, une note rusée se fit entendre dans la voix de Sauron.

"Et que dire du prince elfe que tu aimes tant ? Il est faible. Tu le sais. Quand tu étais encore humaine, tu l'as vaincu. C'est la plus grande faiblesse qu'il m'ait jamais été donné de voir."

Elle poussa un soupir exaspéré. "Sauron, votre stupidité est-elle innée ou forcée ? Pensez-vous vraiment que je serais assez bête pour réagir à une attaque personnelle ? Particulièrement sur le plan mental ? Je comprends ce que vous essayez de faire. Cela est inutile. Pas contre moi."

"Cependant, penses-y. Tu l'as vaincu quand tu étais humaine et endormie. Veux-tu vraiment un être aussi faible à tes côtés ?"

Enfin, il la tenait. Elle savait que quoi qu'elle dise, il retournerait cela contre elle. Mais elle devait remporter la victoire de peur qu'il ne pense qu'il l'avait remportée. Ou peut-être ne devrait-elle rien dire et lui donner une fausse impression de sécurité ? Les possibilités étaient infinies…

"Non, je ne veux pas me battre aux côtés d'une personne faible. C'est pourquoi je ne me bats pas au côté de vos alliés et de vos orques. Il n'est pas faible, je ne suis pas en train de me surestimer. Déduisez ce qu'il vous plaira de mes paroles, mais je sais ce en quoi je crois et je sais ce que vous êtes. Cela me suffit largement !"

"Et que suis-je ?" demanda-t-il avec une curiosité arrogante.

"Un imbécile borné, idiot, faible, ordinaire. Je pars maintenant et vous ne pouvez me retenir plus longtemps. Au revoir !" finit-elle calmement.

Au moment où elle revint, elle sentit une vive douleur à l'estomac et gémit. Tous la regardèrent avec un visage inquiet.

"Ne vous inquiétez pas. Où en étiez-vous dans l'histoire ?" dit-elle.

"Je viens juste de finir, Lothril", dit Gimli.

Elle hocha la tête avec une grimace. Elle avait marmonné quelque chose tout bas et Legolas crut avoir entendu les mots "stupide Sauron" mais il n'en fut jamais sûr.

"Est-ce que ça va ?" demanda Pippin.

Sa grimace diminua tandis qu'elle relevait les sourcils.

"Oui, je suis en pleine forme. Merci de demander, Pippin."

"Qu'est-ce qui vous est arrivé ?" demanda Merry.

"Lui", dit-elle en penchant al tête en direction du Mordor. "Il a voulu me parler, du coup il m'a brusquement retirée de la conversation. Je pense qu'il était fâché que je ne sois pas tombée et il adore me donner la migraine", expliqua-t-il.

Merry et Pippin la regardèrent avec étonnement. C'était toujours fort étonnant qu'elle puisse faire de telles choses. Cela devenait normal et importun pour elle. Elle n'avait pas de problyème dans le fait d'encourager Frodon occasionnellement, mais Sauron commençait à l'ennuyer. Peu importait combien il semblait horrible et puissant aux autres, elle savait qu'il tomberait. Elle avait vu son pouvoir, mais il était assombri à ses yeux, tant par sa sottise et fierté.

Ils parlèrent un moment de sujets plus heureux, avant que le Gardien des Maisons de Guérison ne sorte en déclarant que Merry était sorti assez longtemps. Ils se séparèrent encore une fois. Les elfes et le nain se dirigèrent vers le mur extérieur de la cité.

C'était maintenant l'après-midi et on leur dit qu'ils allaient se battre à la Porte Noire. Gimli décida d'aller marcher à travers la cité, il prit donc congé des deux elfes. Legolas et Lothril n'avaient nulle part où aller et rien à faire, aussi se mirent-ils à l'aise dans leur tente sur quelques grands coussins, cadeau de la Cité Blanche.

"Comment vas-tu ?" demanda doucement Legolas.

"Je suis en pleine forme", répondit-elle dans un soupir.

"Je ne fais que demander, Mel nin, à cause de ce qui s'est passé plus tôt", dit-il.

"J'oublie toujours quand je me suis blessée, jusqu'à ce que je fasse le nécessaire pour aggraver mon cas", dit-elle calmement.

"Ce te dérange, maintenant ?" demanda-t-il.

"Pas vraiment. Ça a arrêté de saigner et j'ai de la chance que ça n'ait pas recommencé quand j'ai été prise par ces soubresauts. Je dois être prudente quand je tourne sur moi-même. Pas question de faire des torsions. Ce qui me fait me demander si je dois continuer à me battre, mais j'ai encore du temps pour me décider."

Il hocha légèrement la tête et s'approcha d'elle. Il passa son bras autour d'elle et embrassa ses cheveux.

"Je suis sûr que tu prendras la meilleure décision. Tu as un avantage sur nous quand ce genre de choses se produit."

"Oui, mais seulement sur un bref laps temps. Une fois rentrée chez moi, je n'aurai plus aucune connaissance du futur ni de qui que ce soit."

"En parlant de ça, quand vas-tu partir ?" demanda Legolas.

"J'ai le sentiment que ce sera un peu avant l'automne."

"On ne te l'a pas dit dit ?"

"Eh bien, on m'a dit ce qui arriverait quand je serais partie, mais je n'ai jamais eu d'information sur la date", répondit-elle.

"Alors, nous aurons encore un peu de temps ensemble quand tout sera fini ?"

"Oui, nous en aurons", sourit-elle.

Il se remit en position et lui souffla : "Détends-toi".

Puis il passa une main sous son dos et l'embrassa. Elle sourit.

"Et pourrais-je te demander en quel honneur est ce baiser ?"

"Appelons cela un baiser de promesse quant à ce qui sera", sourit-il avec l'air malicieux. Ses lèvres étaient près des siennes comme pour la taquiner. "Et c'est un rappel, pour que tu n'oublies pas."

Puis il couvrit ses lèvres d'un autre baiser. Il la fixa avant de l'embrasser à nouveau. Il s'allongea à côté d'elle la calla près de lui. Il caressa son visage puis fit descendre ses doigts le long de son cou, son épaule quand elle commença à rire.

"Oh, arrête ! Arrête ! Ça chatouille! OUCH !" cria-t-elle.

"Pardonne-moi, je n'avais pas l'intention de te faire rire", dit-il, se rappelant soudain qu'elle s'était fait une vilaine blessure.

"Tu es tout pardonné", sourit-elle.

"Est-ce que cela te fait toujours mal quand on y touche ?"

"Eh bien, je ne sais pas trop. Je ne donne pas souvent des coups de coude dans mon estomac", dit-elle en plaisantant. "Mais je le saurai une fois que je t'aurai éjecté dehors pour vérifier mon bandage."

"Es-tu sûr que je dois sortir ?"

Elle le frappa au bras aussi durement que possible tandis qu'il s'écriait : "Je plaisantais ! Ouch ! "

Elle fit semblant de lui lancer un regard qui tue puis s'exclama : "Je le savais ! Je le savais ! Elladan avait raison, je dois être prudente avec toi ! Je vois que mes soupçons d'hier étaient fondés", dit-elle, avant d'ajouter sur un ton plus doux : "Et si je n'étais pas déjà amoureuse de toi, je le serais maintenant." Elle lui donna un rapide baiser puis dit : "Plus vite tu partiras, plus vite tu pourras revenir."

Il frotta son bras en quittant la tente. À l'extérieur, Eomer, Imrahil et Aragorn s'étaient approchés quand Legolas avait crié. Ils le virent sortant de la tente en frottant son bras et le regardèrent étrangement.

"Un souci ?" demanda Eomer avec un sourire.

"Non, juste une réaction", répondit Legolas, frottant toujours son bras.

"À quel sujet ?" demanda Imrahil.

"À une stupide question", dit Legolas d'une manière qui faisait que cela sonnait comme une suggestion.

"Et qu'avez-vous demandé, Legolas ?" demanda Aragorn sur un ton paternel.

"Ada Estel, je ne pense pas que cela vous concerne", répondit Legolas.

"Oh ho!" s'écria Aragorn. "Devons-nous vous mettre chacun dans une pièce séparée, le temps que les choses se calment ? "

"Ha, ha. Et non, ce n'est pas nécessaire. Cela ne vous regarde absolument pas."

"Peut-être Lothril a une autre réponse à nous soumettre. Devrions-nous lui demander ?" plaisanta Aragorn.

"Vous pouvez, mais vous devrez attendre quelques minutes. Si vos affaires pressent, ne l'attendez pas."

"Pourquoi, mon bon Legolas, devrions-nous attendre ?" demanda Eomer.

Legolas soupira et se mit à expliquer la cause de sa blessure. "Et ensuite, elle m'a chassé de la tente pour changer son bandage", acheva-t-il.

L'expression du visage d'Aragorn se fit légèrement soucieuse. "La blessure était-elle profonde ?"

"Non, pas trop", répondit Legolas.

"Néanmoins, j'aimerais l'examiner", dit Aragorn. Les instincts fraternels se manifestaient à nouveau.

"Je l'ai déjà recousue, ce n'est pas nécessaire. Je vous ai dit que je l'avais examinée moi-même", dit Legolas en elfique. Lorsqu'une dispute commençait, il se mettait à parler dans sa langue maternelle.

"Toutes mes excuses, mon ami. Je suis juste inquiet. Vous me connaissez", s'excusa Aragorn.

Legolas hocha la tête sa tête et leva la main. "U-moe edhored, Estel. Je pense que je suis un peu trop protecteur de temps en temps", dit-il en elfique.

Aragorn eut un petit rire. "Si vous pensez que vous êtes protecteur à l'excès, vous auriez dû me voir avec Arwen."

"Je vous ai vu avec Arwen. Vous avez donné un coup de poing à Ellindë quand il l'a aidée à descendre de son cheval", rit Legolas.

Lothril sortit tranquillement de la tente, dans ses vêtements de chasse, et entendit la dernière phrase de Legolas.

"Vous lui avez vraiment donné un coup de poing ?" demanda-t-elle en riant.

"Oui !" rit Legolas.

Aragorn rougit légèrement , tandis qu'Eomer et Imrahil se sentaient oubliés car ils ne pouvaient participer à la plaisanterie en elfique.

Lothril se tourna soudain vers Legolas et dit : "Ça a meilleure allure qu'hier."

Il hocha la tête. "Tant mieux."

Aragorn comprit qu'il s'agissait de la blessure dont ils parlaient et demanda : "Y avez-vous mis quoi que ce soit ?"

"Vous voulez dire en plus du bandage, je suppose", dit-elle.

"Oui", répondit-il.

"Non, je n'ai rien fait. Je n'y ai pas même pensé. Mais même si j'avais ce qu'il fallait, je n'aurais pas su quoi utiliser", avoua Lothril. Sa connaissance médicinale était toujours plutôt incomplète.

"Même si vous aviez ce qu'il fallait", dit Aragorn, "le maître herboriste n'aurait été d'aucun secours. Il saurait de quoi vous auriez besoin, vous dirait ce qu'il en est dans chaque langue connue et oubliée. Il vous dirait les propriétés de cela, demandez davantage ensuite et il n'aurait aucune réponse. Heureusement pour vous, je sais tout cela et j'ai ce qu'il vous faut."

Lothril sourit, se rappelant l'incident du livre. Aragorn la mena à l'intérieur de la tente et s'occupa d'elle, avec Legolas regardant par-dessus son épaule pendant toute l'opération. Elle roula des yeux vers l'elfe plus d'une fois.

"À quelle vitesse guérissez-vous, d'habitude, Lothril ?" demanda Aragorn.

"Plutôt vite, mais je n'ai jamais eu de blessure de ce genre par le passé. Tous mes maux précédents n'étaient que des genoux, des coudes et des chevilles écorchés. Je n'ai jamais eu de points de suture auparavant", dit Lothril.

Elle se rappela soudain qu'elle avait eu un tendon coupé à la lèvre supérieure et avait eu des points de suture qui avaient disparu d'eux-mêmes. "Attendez, je fais erreur. J'ai eu des points de suture à la bouche, une fois. Il a fallu presque une semaine avant que je puisse sourire ou rire de nouveau. Ça aide ?"

"Un peu", dit Aragorn. "Aviez-vous l'intention de combattre ?"

"Oui."

"Accordez-vous quelques jours de plus. Si vous pouvez de nouveau bouger sans problème et pensez à retourner au combat, je vous donnerai ma permission. Sinon, je ne me risquerai pas à vous laisser y aller."

"Compris", dit-elle. "Merci, Aragorn."

"De rien", dit-il, en inclinant la tête.


Note de l'auteur : Bien, ce chapitre est fini. Je ne l'ai pas beaucoup aimé. j'espère que c'était tolérable et que vous n'avez pas eu envie de sortir vous frapper la tête contre l'arbre le plus proche. Je n'ai pas vraiment voulu sauter cette partie, je suppose que j'aurais pu et que je l'aurais dû, mais je l'ai écrit quand même. S'il vous plaît, soyez gentils et reviewez de toute façon. (Yeux de grand, triste et attendrissant toutou *_*) S'IL VOUS PLAÎT! :D

Traductions :

U-moe edhored : Il n'y a rien à pardonner