Bonjour et pardon d'avoir été si longue, chers lecteurs !
Merci à Rachel Rekha, Little-road et ADarkness pour les reviews. Et merci à Eilonna et Sonata Fuling d'avoir mis la fic en Alert.
Bonne lecture !
L'OUBLIÉE
Leur Travail est Maintenant Fini
Note de l'auteur : si vous pensiez tous que je passerais à Frodon et le réveil de Sam, vous me connaissez mal ! Hehehehehe !
JE VOUS EN PRIE! REVIEWEZ ! S'IL VOUS PLAÎT ! REVIEWEZ ! LES REVIEWS SONT LES BIENVENUES !
La bataille était finie depuis trois heures et certains des hommes qui en étaient capables étaient revenus rapidement et avaient commencé à installer le campement. D'abord on monta les tentes pour les malades, puis on s'occupa du reste.
Lothril les aida et le travail fut rapidement achevé. Legolas avait reçu le message de Lothril et décida d'aider à ramener des blessés au camp. Gandalf supervisa cette tâche et les commandants qui avaient survécu se chargèrent des morts. Ils ne les laisseraient pas pourrir et rejoindre les Marais des Morts. Plusieurs d'entre eux avaient été défigurés, de sorte qu'on ne pouvait plus les reconnaître, aussi en fit-on un monticule. Le reste fut traîné au bord d'Ithilien et enterré là. Pendant trois heures et demie, Legolas participa à l'ouvrage avant que Gandalf ne s'approche de lui.
"Legolas, vous avez travaillé bien durement aujourd'hui et vous avez fait beaucoup durant cette guerre. Je pense qu'il est temps pour vous de vous détendre. Votre travail est fini maintenant, allez rejoindre Lothril", dit le magicien avec un sourire.
Legolas sourit.
"Très bien, Mithrandir."
Il retrouva Arod et partit pour le camp. Une fois arrivé, il vit Lothril occupée à préparer des lits pour les blessés et les morts. Soudain, Aragorn s'approcha d'elle et dit quelque chose tranquillement vers elle puis elle hocha la tête. Aragorn se dirigea vers Legolas. Elle se tourna et le vit, inclina de nouveau la tête, cette fois avec un sourire puis le rejoignit tandis qu'il descendait de son cheval.
"On m'a dit qu'il était temps pour moi de faire une pause. Apparemment, Estel pense que j'ai fait plus que ma part de travail dans cette guerre et m'a ordonné de ne pas faire autre chose", dit Lothril.
"Gandalf m'a donné les mêmes ordres", sourit Legolas. "J'ai été si inquiet lorsque je t'ai vue te faire emmener. Es-tu blessée ?"
"Non, du moins, pas de blessure dont je ressens la douleur", sourit-elle.
"Et tes points de suture ?"
"Je ne pense pas. Je m'inquiéterai pour ça plus tard, je pense."
Ils restèrent silencieux un instant, car pour la première fois depuis des mois, ils n'avaient plus à s'inquiéter de rien ni à faire quoi que ce soit. Ils pourraient faire ce qu'ils voulaient quand ils le voudraient, ce qui n'était pas rien.
"Alors, que veux-tu faire ?" demanda Lothril.
"Honnêtement, je voudrais savoir si Mirkwood a des ennuis."
Elle réfléchit quant à ce qu'elle pourrait dire puis lui raconta en prenant son temps : "Mirkwood et la Lorien ont été attaqués, ils se battent toujours, mais ton père survivra, ne t'en fait pas. Puisque je ne pense pas que tu pourras envoyer une lettre, je te dirai qu'ils gagneront le Jour de l'an des Elfes. Puis le seigneur Celeborn et ton père se rencontreront au centre de Mirkwood avant de la rebaptiserEryn Lasgalen. Ton père prendra les régions du nord ainsi que les montagnes et Celeborn prendra le bois du sud sous les Narrows, qui prendront le nom de la Lorien Orientale, tandis que la grande forêt située au milieu sera donnée aux Beorniens et aux Hommes des Bois."
"Merci, que d'heureuses nouvelles ! Peut-être la nommera-t-on le Bois des Feuilles Vertes en mon honneur", plaisanta Legolas.
"Ou peut-être est-ce une plaisanterie. Peut-être qu'on attend le jour où tu diras ' je suis le Prince Feuille Verte des Feuilles Vertes."
"Ha ha", dit Legolas sarcastiquement. "Très drôle."
"Oui, je sais que je suis très drôle", dit-elle en admirant ses ongles. Elle éclata de rire.
"Éloignons-nous afin de ne gêner personne", dit Legolas.
"Oui, allons-y", sourit Lothril. Ils se prirent la main et se dirigèrent vers les arbres. Ils en trouvèrent un grand avec des branches basses. Ils y montèrent puis regardèrent les petites feuilles qui y bourgeonnaient. Ils pouvaient voir les petites tentes couleur crème parmi par les arbres.
"Est-ce cela que nous avions vu dans ton rêve ? La belle Ithilien en ces jours de paix ?" demanda Legolas.
"Non, pas encore. Je pense que ce jour est encore loin. Je ne suis même pas sûre qu'il viendra", répondit tranquillement Lothril.
"Je pense qu'il viendra. Beaucoup de choses que tu as rêvées se sont déjà réalisées."
"Nous verrons, ô prince elfe. Je ne vous vois pas venir à mon époque pour voir le lac Michigan", sourit Lothril.
Legolas haussa les épaules en guise de réponse. "Eh bien, descendons de cet arbre et trouvons un endroit où passer le temps."
Ils descendirent se promener. Soudain, Legolas s'arrêta.
"Tu entends ? C'est le son d'un cours d'eau. Laissons-le nous guider."
Il la guida jusqu'à un ruisseau tranquille. L'eau y était très claire et le lit de la rivière était pierreux. Des arbres anciens s'alignaient sur ses berges, les racines plongeaient dans l'eau, laissant quelque ombrage où se baigner.
"C'est un après-midi chaud, avançons-nous dans l'eau", suggéra Legolas. Ils s'assirent tous les deux sur la rive, enlevèrent leurs bottes et le haut de leurs tuniques.
Legolas entra le premier, puis elle le suivit. Au point le plus profond de la rivière, Lothril avait de l'eau jusqu'à la poitrine. Elle était froide, mais ce contact était merveilleux. Lothril saisit l'occasion pour se laver du sang d'orque puis elle continua de faire trempette. Elle défit sa tresse et laissa l'eau laver ses cheveux. Après un moment, ils s'installèrent sur la rive couverte d'herbe pour regarder le feuillage qui se balançait dans le vent au-dessus d'eux.
"Je suis content qu'Aragorn et Gandalf nous aient dit de nous détendre", dit Lothril avec un sourire rêveur.
"Moi aussi", dit Legolas. "Lothril ?"
"Oui, amour ?"
"Aimerais-tu rester ici, comme cela, en Terre du Milieu ?" demanda Legolas en la regardant.
Lothril s'appuya sur un bras. "J'aime cet endroit, Legolas. Si tu t'inquiètes encore pour le commentaire que j'ai fait au Gouffre de Helm, tu t'inquiètes en vain. Je veux rester ici. Si c'était possible, je supplierais les Valars de me permettre de rester ici pour toujours, mais ils ont dit que je devais rentrer, car j'ai quelque chose à faire là-bas. Je reviendrai. J'en suis presque certaine, maintenant", dit-elle.
Elle s'approcha et lui donna un doux baiser.
"Ne doute pas de notre amour pour l'instant. Il est trop fort pour que je parte maintenant, sans quoi j'en mourrais."
Elle l'embrassa de nouveau.
"Tu dis toujours que je suis trop bien pour toi, mais je pense plutôt l'inverse", dit Legolas avec un doux sourire.
Elle lui fit une tape sur le bras par espièglerie et dit en rougissant : "Arrête, tu veux. Oh !"
Ils sont restés ainsi pendant la nuit. Le matin suivant, ils prirent un chemin pour retourner au camp, où la joie de la victoire se mêlait à celle de la douleur des camarades tombés au combat.
"On vous a manqués ?" demanda Lothril à Aragorn. Il était assis près du feu et parlait avec Gandalf qui riait.
"Vous êtes partis ?" plaisanta Aragorn.
"Vous êtes atroce", dit Lothril avec un sourire taquin.
Tous les quatre rirent de la plaisanterie. Gandalf et Aragorn voulaient rire tandis que le vent soufflait et que le soleil brillait. Toutes leurs longues années de souci et de prudence étaient finies. Aragorn savait qu'une fois qu'il serait couronné roi, il devrait travailler à la reconstruction de Minas Tirith et du Gondor, mais pour l'instant, il n'y avait pas de souci et il était heureux.
"Aragorn, si vous découvrez qu'on a encore besoin de moi, je serais plus que désireuse de prendre ma retraite", dit Lothril.
"Je ne pense pas, Lothril. Si cela a un lien avec la guerre, c'est fini. Vous avez fait plus que nécessaire. Vous avez fait plus que ce qu'il fallait pour que ce jour vienne, j'en suis certain."
Elle rougit puis changea de sujet. "Aragorn, quand supposez-vous que les gens de Minas Tirith arriveront ?"
Aragorn réfléchit un moment.
"Cinq jours ou quelque chose de ce genre. Pourquoi ?"
"Eh bien, j'ai une faveur à demander à un des ménestrels", dit Lothril.
"Une chanson pour Legolas ?" plaisanta Aragorn.
"Non. Si vous tenez tant à le savoir…"
Sa voix devint un chuchotement, juste au cas où. "Samsagace souhaitait qu'on entende parler ou bien qu'on lise l'histoire du voyage qu'il a fait avec Frodon. Je crois qu'il voulait l'intituler ''le Conte de Frodon et l'Anneau du Destin'', mais je pense, à la lumière des récents événements, qu'il faudrait dire ''Frodon aux Neuf Doigts et l'Anneau du Destin'."
"Je vois. Alors, ce sera fait", dit Aragorn avec un sourire.
"Très bien ! Maintenant, s'il y a quoi que ce soit sans rapport avec la guerre qui doit être fait, je serais heureuse de le faire pour vous", dit Lothril.
"Oui, amusez-vous, Lothril !" répéta Aragorn.
"Très bien. Je ferai de mon mieux, mais je ne promets rien. Ma mère m'apprenait toujours à être une domestique, pas à rester assise et laisser d'autres travailler."
"Vous avez servi et pourrez servir à l'avenir. Considérez cela comme un jour de congé", dit Gandalf.
Lothril sourit puis ses pensées se tournèrent vers Minas Tirith, sa robe y était toujours ou aurait dû y être. Elle ne pouvait pas se rappeler de ce qu'elle en avait fait. Était cela, son paquet ? Elle s'excusa puis regagna la tente qu'elle et Legolas avaient utilisée et utiliseraient de nouveau. Elle y trouva son paquet. La robe y était. Elle l'en sortit, elle n'était pas trop froissée, puis elle la mit et apprécia la sensation d'avoir des vêtements propres. Elle avait beaucoup de robes propres à Imladris, mais quand Elrond partirait-il au Gondor ? Lothril y réfléchit un instant et sut que ce serait pour bientôt.
"Ne pourrait-on pas me laisser mes pouvoirs par pur égoïsme, maintenant ?" se dit-elle.
Elle alla en esprit à la recherche du seigneur Elrond. Elle le trouva plongé dans un livre qui parlait des jours de Gil-Galad. Elle lui demanda qu'il lui apporte ses robes avec lui, si ce n'était pas trop lui demander, ainsi que des vêtements pour Legolas. Elrond assura que ce n'était pas du tout un problème, d'autant qu'il comptait amener la garde-robe entière d'Arwen avec lui. Les deux amis rirent, puis Lothril lui demanda comment les choses se passaient en Imladris et comment allait Bilbon. Elrond dit qu'Imladris était tel qu'elle l'avait quitté et que, en plus d'avoir vieilli, Bilbo était le même et ses vœux allaient à Frodon.
Ensuite, Lothril resta dans la tente un peu plus longtemps et repensa à son voyage. Il lui semblait presque impossible qu'il n'y eût que huit mois encore, elle avait été une fille humaine avec des parents humains, avec une expérience réduite de la vie et le rêve de trouver un jour un petit-ami. Maintenant, elle était une semi-elfe maia, elle avait plus d'expérience que la plupart des adultes qu'elle avait connus, elle était fiancée à un prince elfe et elle était déjà morte une fois. Peu de personnes pouvaient s'en vanter. Elle se souvenait de cinq personnes mortes en Terre du Milieu qui avaient été ressuscitées. Ses pensées dérivèrent et elle se demanda si elle pouvait techniquement se considérer comme fiancée. Elle se souvint de ce que Legolas lui avait dit en Lothlorien.
"Je veux être avec toi pour toujours."
C'était les mots qu'il avait fini par lui dire. Cela ressemblait plus ou moins à une demande. Cela incluant qu'elle serait avec lui partout où elle irait. Elle réfléchir, elle n'était pas trop pointilleuse, et puis son attitude et ses actes confirmaient ses premières conclusions.
À ce moment précis, Legolas entra.
"Suilaid mel nin! Je pensais justement à toi", le salua-t-elle.
"En bien, j'espère", dit-il.
"Bien sûr !" répondit-elle.
"La dame Galadriel t'a donné un beau collier, n'est-ce pas ?" dit Legolas.
"Que… Oh! Je l'avais pratiquement oublié. Oui, il est fort beau. C'est une chance que je ne l'ai pas perdu avec tout ce qui s'est passé depuis la Lothlorien. Je pensais justement à la Lothlorien. En particulier à la colline de Cerin Amroth."
Legolas eut un beau sourire et regarda la belle Lothril qui se tenait devant lui, avant de la prendre doucement dans ses bras et de l'embrasser.
TRADUCTIONS
Suilad mel nin : Je te salue, mon amour.
