Un effronté nommé Iruka Umino


Kakashi avait découvert qu'Iruka cachait bien son jeu derrière son personnage de professeur et de Chunnin irréprochable. Non mais, qui aurait cru qu'Iruka était en fait un petit effronté de la sorte ?

Kakashi aurait pu être satisfait de la tournure qu'avait pris les choses le jour où il avait ramené Iruka. Après tout, son fantasme était devenu une réalité ce soir-là. Mais ça ne s'était pas passé comme prévu.

Flash back

-Je veux bien t'aider à ouvrir la porte, mais j'aurais une petite question avant.

-Je suis un peu occupé là, regarde, la serrure elle bouge ! J'suis sur tu m'a lancé un Genjutsu, avoue !

-C'est l'alcool qui t'a lancé un Genjutsu, Iruka, avait rigolé kakashi en attrapant ses mains tremblantes. Calme-toi.

-Bon, ok. Vas-y, ouvre-moi cette porte.

-Je t'ai dit que j'avais une petite question avant.

Iruka se retourna face au plus vieux et croisa les bras.

-Je suis tout ouï.

-T'es en couple ?

-Je t'intéresse ?

Kakashi ne s'attendait vraisemblablement pas à cette réponse. Il avait détourné les yeux, puis avait repris de la vigueur en s'approchant du plus jeune.

-Qu'est-ce que tu dirais à un de tes élèves s'il répondait à ta question par une autre question ?

-De ce que je sache tu n'es pas mon professeur et tu n'as pas répondu à la mienne non plus.

-Alors, t'es en couple ou pas ?

-Pourquoi cette question ?

-Maa... Je viens de te trimbaler dans tout Konoha parce que tu sais à peine mettre un pied devant l'autre alors j'ai bien le droit de savoir pourquoi c'est moi qui suis de corvée et pas... Aoba, c'est ça ?

Kakashi observait Iruka en attendant une réponse. Il avait un regard qu'il n'avait jamais vu chez lui jusqu'à ce soir. Iruka se mit à pouffer de rire devant le regard interrogateur de son vis-à-vis.

-Bon d'accord, si tu brises le Genjutsu que tu m'as lancé on parlera.

Kakashi souffla d'exaspération, il attrapa la main d'Iruka qui tenait la clef et l'apporta à la serrure.
Il aida Iruka à s'installer sur son canapé.

-Voilà, tu es chez toi. Iruka. Je vais rentrer maintenant.

-Tu ne voulais pas savoir des trucs ?

Si, il voulait tout savoir sur lui. Ce qu'il aime, ce qu'il n'aime pas, son thé préféré, ses nouilles préférées, son odeur préférée, sa position préférée aussi.
Kakashi se racla la gorge, mais à quoi pensait-il ? Ah oui, à Iruka. Comme d'habitude.

-Je pense que ça ne me regarde pas, après tout.

-Tu veux bien me déshabiller ?

Oui, oui. Il voulait bien le déshabiller oui. Mais il n'était pas sûr d'avoir bien entendu.

-Pardon ?

-Je pense que je suis pris dans un puissant Genjutsu car il y a tout qui tourne autour de moi. Comme tu as certainement dû le remarquer, dit-il en pointant sa veste de costume, ça tournait tellement que je me suis vomi dessus. Tu veux bien m'aider ? Et aussi amène moi un bain de bouche s'il te plait. Il est dans la salle de bain, enfin tu dois t'en douter.

Le grisonnant avait réfléchit un moment. Il n'avait pas envie de se retrouver au beau milieu d'une scène de ménage si l'amant d'Iruka se ramènerait. De ce qu'il avait compris, Aoba Yamashiro était son petit ami. Mais la tentation était trop forte, et puis, c'était pour aider Iruka, rien de plus. Il n'allait quand même pas le laisser dormir comme ça. Si ?

Il s'approcha doucement du canapé ou était allongé le bronzé. Il était beau comme ça, la mine rougit par l'alcool, les lèvres entre-ouverte et le regard suppliant. Sa cicatrice le rendait encore plus mignon. C'était presque comme s'il lui demandait de lui faire l'amour. C'était vraiment dur de garder son calme, et en plus, il devait le déshabiller ? Bonne mère...
Kakashi s'accroupi pour se retrouver face à son visage. Il avait une furieuse envie de lui remettre une mèche qui coupait son visage en deux mais ce serait surement mal convenue.

-Ok, je vais t'aider. Dis-moi où je peux te trouver un pyjama ?

-Retire moi ces fringues puantes avant, on verra ça après.

-Bon, ok. Si tu insistes.

Le plus vieux s'était alors exécuté en retenant ses envies les plus folles. Maintenant qu'il venait d'apprendre de surcroit qu'Iruka pouvait être, -rectification, était intéressé par la gente masculine, son imagination ne lui avait laissé aucun répit. Ses mains avaient tant bien que mal essayé de ne pas effleurer sa peau lorsqu'il lui avait retiré ce costume qui lui allait si bien. Il lui avait tout de même laisser son caleçon. Il était admiratif devant ce corps qu'il n'imaginait pas si bien entretenu. Il fut même étonné de découvrir de nombreuses cicatrices.

-Bon, maintenant dis-moi ou je peux trouver de quoi te rhabiller.

Il fallait vraiment qu'il recouvre très vite ce corps.

-Je ne suis pas sûr qu'on en ait besoin.

-Et moi, je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu insinues là.

-Pour répondre à ta question de tout à l'heure, non je ne suis pas en couple. Pour répondre à la question que tu vas me poser, oui, j'ai couché avec Aoba tout à l'heure. Et pour répondre à ma propre question qui me taraude dans la tête depuis tout à l'heure, oui j'ai envie de te sucer la queue. Pour répondre à une autre éventuelle question, je me sens un peu mieux niveau ivresse. Et donc du coup, maintenant c'est moi qui ai deux questions pour toi. Petit a, est-ce que tu as d'autres questions ? Petit b, est-ce que tu veux que je te fasse une fellation ?

Kakashi avait écarquillé les yeux de plus en plus à mesure qu'il écoutait Iruka lui faire son petit récit. D'ailleurs, est-ce que c'était vraiment Iruka devant lui ? Oui, c'était lui, il avait cette fâcheuse tendance à trifouiller cette fichue cicatrice qui le rendait beaucoup trop craquant sans arrêt. Et il s'était bien rendu compte durant leur escapade dans Konoha qu'il n'était pas si angélique que ça. S'il avait envie qu'il le suce ? Disons que dans le contexte actuel, son engin était déjà prêt malgré lui depuis un moment donc il imaginait que oui, même s'il s'apprêtait à refuser. Après tout, Iruka n'était pas vraiment dans son état normal. S'il avait d'autres questions ? Oui, il en avait une seule.

-Et c'est moi qu'on appelle le pervers de Konoha ?

Iruka émit un petit rictus, et un sourire en coin se dessina sur sa gueule d'ange.

-Est-ce j'ai le droit de vérifier si ce sobriquet est fondé ?

-Maa... Tu sais, on m'a donné ce surnom sans me demander mon avis. J'aime à croire que je suis un peu plus qu'un simple pervers... Avait-il répondu en levant le regard vers le plafond les bras croisés dans sa nuque.

Iruka s'était redressé pour se tenir assis sur son canapé. Il avait son visage juste à la bonne hauteur.

-Comme si tu pouvais résister à mes charmes d'instructeurs.

L'Hatake rabaissa sa tête et observait sagement le Chunnin dégrafer son pantalon de costume avec une moue plus que désirable. Alors vraiment, il allait vraiment se faire sucer ce soir par l'homme sur qui il fantasmait depuis des mois ? Était-ce une bonne idée d'ailleurs ?
Sa conscience avait beau lui crier que non, que ce n'était pas dans ses conditions qu'il avait rêvé de leur premier rapprochement imaginaire ; sentir ses mains chaudes et habiles dégager son sexe gonflé de l'emprise de son sous vêtement, n'était vraiment pas quelque chose à laquelle on pouvait résister, en effet.
Surtout quand l'objet de ses fantasmes l'avait regardé d'un air beaucoup trop innocent au moment où il avait cueilli son gland de ses lèvres humides. Ouais, surtout ça. C'en était même outragent cette façon qu'il avait de le regarder d'un air candide, comme s'il lui posait encore la question.
De toute façon, c'était déjà trop tard pour prendre une décision négative parce que le Chunnin avait déjà décidé de s'approprier la presque totalité de son sexe.
Donc, pour répondre à sa propre question, oui, Iruka était bel est bien en train de lui faire une divine fellation.

Sa conscience s'était faite une petite virée on ne sait où, surement dans les tréfonds de la gorge d'Iruka puisque comme on dit, la conscience d'un homme s'égare souvent juste en bas de la ceinture.

Il en avait profité pour répondre à son vis-à-vis en jouant avec cette espiègle queue de cheval qui balançait avec indécence à mesure qu'Iruka s'attelait à la tâche ; en la caressant ou en l'empoignant de temps en temps.
Le silence cédé par sa conscience disparue lui permettait d'entendre et d'écouter avec intérêt les sons insolents qui s'échappaient de la bouche d'Iruka. Oui, Iruka Umino. D'ailleurs, il eut envie de prononcer son nom, en particulier quand il le vit enrouler sa langue autour de son gland comme si celui-ci se régalait d'une glace. Et c'est ce qu'il fit, dans un gémissement soupiré.

-Iruka...

-Mmmh ? Avait répondu l'intéressé d'une voix doucereuse, en creusant fortement les joues autour de sa glace favorite, le regard interrogateur d'une innocence outrageante, en l'aspirant dans un clapotage obscène.

"Ooh putain, c'est trop bon ça" avait pensé l'Hatake à voix haute en donnant en léger coup de bassin. Satisfait, le Chunnin avait continué de cette manière.

Kakashi perdait son regard dans celui d'Umino. Cette manière candide qu'il avait de le regarder dans les yeux contrastait drastiquement avec l'insolence de cette fellation ouvertement bruyante et humide.
Cette manière qu'il avait d'aller tantôt vite, tantôt lentement. Cette manière qu'il avait de gober ses bourses avant de le reprendre en bouche dans un gémissement d'impatience.

-Et puis ce putain de regard là, mmmh Irukaaa, je vais...

L'Hatake sentit tout son corps se contracter à l'arrivé de la jouissance. L'Umino avait cueillie cette dernière avec délice avant d'en garder une partie pour son visage, en s'amusant à essayer d'attraper les jets restant avec sa langue.
Le plus vieux souffla dans un râle rauque, et ferma les yeux pour tenter de se remettre les idées en place. Cette dernière image là, d'Iruka qui avalait avec gourmandise et accueillait délibérément le reste de sa semence sur son visage, tout en jouant à l'attraper comme un enfant, c'était le summum. Ça aurait même pu le refaire jouir. D'ailleurs il avait joui de nouveau dans sa tête.
Il rouvrit les yeux puis observa la moue satisfaite d'Iruka, brillante de sperme.

-Tu... Tu es...

-Je suis quoi, Kakashi san ?

Kakashi laissa échapper un rire dans un soupire en cherchant sa respiration.

-Tu es un vraiment un petit effronté !

Il avait alors souhaité lui faire plaisir à son tour, mais Iruka lui avait répondu que ce serait pour une prochaine fois car il était fatigué. Une prochaine fois, ces deux mots avait suffi pour rassurer Kakashi sur l'avenir qu'aurait pu avoir cette relation qu'il avait tant espéré. Quand il était revenu de la salle de bain avec un gant de toilette, Iruka s'était endormi, et il arborait de nouveau cette moue gentille et innocente qu'on lui connaissait si bien. Ah, si Konoha savait, avait-il rie. Il lui avait délicatement ressuyé le visage de son passage, et cette fois ci, il s'était octroyé le plaisir de remettre en place cette fameuse mèche de cheveux. Après ce qu'ils venaient de faire, ce n'était plus mal convenue. Il l'avait observé un moment, accroupi devant le canapé. Il n'avait pas compté combien de temps il était resté là à l'observer. A observer de si près la personne qu'il aimait secrètement. Il avait eu envie de se défaire de son masque pour l'embrasser, mais il s'était dit qu'il aurait tout le temps de l'embrasser avec son consentement le jour de cette fameuse prochaine fois.

Après avoir trouvé de quoi le couvrir et le border, il n'avait pas eu de mal à mettre la main sur du papier et un crayon sur son bureau de professeur pour lui laisser un petit mot. Il s'était senti comme un adolescent quand il avait chiffonné une dizaine de post-it avant de trouver la bonne formulation. « A une prochaine fois » non, trop simple. « Merci pour cette fel- » non, pas besoin d'explication. « J'ai adoré cette soirée » non, trop ringard.
Il avait alors statué sur :

« La prochaine fois, je veux sentir tes lèvres sur les miennes, petit effronté de Konoha. Kakashi »

Voilà, c'était parfait. Le mot avait été déposé en évidence pour ne pas qu'il ne le loupe. L'Hatake avait essayé de farfouiller timidement à la recherche de cette fameuse photo de lui mais n'avait rien trouvé de concluant. Une dernière mèche de cheveux replacé tendrement derrière son oreille, et l'épouvantail s'en était allé.

Fin Flash-back

La pulpe de ses doigts humide glissaient sur la gravure des noms qu'il chérissait. Plus rien n'existait autour de lui. Le temps même n'existait plus lorsqu'il venait ici se recueillir, en particulier cette fois-ci. C'est pour cette raison qu'il était souvent en retard et qu'il était à ce moment trempé jusqu'aux os. Il ne savait pas vraiment depuis combien de temps il était là. Lorsqu'il s'était rendu compte qu'il était trempé, il ne pleuvait pourtant pas. C'est une main ferme sur son épaule qui l'avait sortie de sa perdition.

-Kakashi...


Voici la moitié du chapitre 2. Est-ce que cela vous tente que je publie les chapitres en deux fois ? Au lieu d'attendre le week-end pour vous publier le chapitre en entier, j'ai pensé que ça pourrait être sympas de les scinder en deux parties pour publier également en milieu de semaine :)

Je ne sais pas si je continuerai comme ça, alors dites-moi ce que vous préférez :)

N'oubliez pas de mettre en fav si vous avez aimé et de follow si vous voulez être averti de la suite :p

Bien à vous,

Sweetysamaa