Partie 3 : La stratégie de Naruto Uzumaki

« Tu te sens mieux Shino ? Demanda Sakura en le redressant. Le poison devrait s'être entièrement dissipé maintenant.

— Oui, merci beaucoup Sakura. Répondit l'Aburame en se tenant faiblement sur ses deux jambes. Il faut retrouver le reste de l'équipe. J'ai été faible encore une fois...

— Ne dis pas ça Shino, ce n'est pas vrai, répondit Sakura d'une voix douce en rangeant son matériel, avant de se relever également, en tendant une pilule militaire à son camarade.

L'homme aux insectes la remercia d'un mouvement de tête et accepta volonté la pilule. Il fallait qu'il reconstitue du chakra.

« Tu sais, personne n'est parfait. Regarde, par exemple, c'est une erreur de ma part de ne pas avoir donné de pilule militaire à Aoba quand il s'est fait prendre son chakra... J'espère qu'ils vont bien.

— Tu n'as pas à t'en vouloir non plus, tu étais obligé de t'occuper de moi, tu n'y peux rien. »

Leur discussion de réconfort fut rapidement interrompue, lorsqu'un duo de Ninja déboula prestement dans l'enceinte de l'usine.

« Sakura-chan ! S'écria Naruto en courant vers elle.

— N-Naruto ? s'étonna Sakura. Qu'est-ce que tu

— Pas le temps pour les retrouvailles, Sakura, suis-nous, le temps presse. Demanda Raido d'un sang froid exemplaire en faisant déjà demi-tour, quittant la bâtisse par une fenêtre brisée, suivi par Sakura et Naruto.

— Je... Je suis là aussi... soupira Shino en emboitant tout de même le pas. »

« Tu vois quelque chose ? Demanda Shikamaru, agrippé sur un oiseau d'encre qui volait péniblement dans le ciel nuageux.

— Absolument rien, cria Saï pour se faire entendre sous le vent et la pluie qui s'était levée. On ne peut pas rester dans les airs. L'encre va... »

La pluie s'était levée très vite, sans crier gare. L'oiseaux d'encre s'était mis à baver dangereusement, et ce fut vite trop tard pour le duo qui n'avait pas eu le temps de se poser.

« Merde ! Jura Shikamaru en chutant à travers l'encre, suivi par Saï qui tendit désespérément le bras en l'air. »

Alors que les méninges du duo travaillaient à plein régime pour trouver une solution qui les éviteraient de mourir écraser au sol, ils se firent rattraper au dernier moment par une gangue orange qu'ils ne connaissaient que trop bien.

« Naruto ! S'étonna l'artiste au visage pâle.

— Qu'est-ce que tu fais ici ? Demanda Shikamaru en fronçant les sourcils. »

Le visage froid et fermé, l'être habituellement jovial leur demanda simplement de le suivre. Les explications attendraient. Il avait une furieuse envie de casser tous les os de celui qui avait osé faire ça à cette personne si chère à son cœur. Pour celui qui avait osé tuer Aoba, avec qui il avait également passé de si bons moments. Pour autant, il ne pouvait pas agir par pure vengeance. Ce serait bafouer tous les sacrifices humains qui avaient été fait pour établir cette paix. Et cela ne ferait que perpétuer le fameux cycle de la haine.
C'était si facile à dire, mais si difficile à appliquer... Il avait vu mourir des personnes si chères à ses yeux. Il serra les points en pressant le pas. Il sentait ce chakra. Il le sentait facilement, ce chakra malfaisant et meurtrier. Cela ne pouvait être que lui. Il était tout proche.

« Naruto, tu vas nous dire ce qu'il se passe maintenant ? Demanda fermement Shikamaru, qui détestait par-dessus tout être dans l'ignorance.

— Aoba n'est plus de ce monde. Répondit simplement Naruto, la voix éteinte.

— J'ai... merdé... souffla Shikamaru, abattu. »

Il était le commandant de cette équipe. C'est ses décisions qui avaient mené un de ses équipiers à la mort. Comment avait-il pu merder à ce point ? Quel mérite avait-il à succéder à celui qui fut surnommé le fin stratège de Konoha ? Son père aurait honte de lui, s'il était encore là.

« Shikamaru. Ce n'est de la faute de personne, et encore moins de la tienne. Déclara sévèrement le blond comme s'il avait pu lire dans ses pensées. Tout ce qu'on peut faire maintenant, c'est aller faire mordre la poussière à celui qui a fait ça pour qu'il croupisse en taule.

— Comment va Iruka ? Se réveilla soudain Shikamaru.

— Mon clone vient tout juste de mener Sakura auprès de lui.

— Sakura ? s'interrogea Shikamaru. Il avait peur de comprendre ce que cela signifiait. Et son pressentiment fut malheureusement confirmé par les larmes qu'il vit couler furieusement sur les joues de son précieux ami. Naruto, je...

— Ce n'est pas de ta faute. Insista l'être aux yeux azur. Ni celle de Kakashi-sensei, ni la mienne. C'est ainsi. Les choses sont ce qu'elles sont. Les faits sont les faits. Pas besoin de se demander comment on aurait pu l'éviter, c'est trop tard. Mais il n'est pas trop tard pour sauver mon père adoptif et terminer la mission. »

Shikamaru acquiesça d'un mouvement de tête et baissa les yeux en continuant machinalement de sauter de branches en branches, en se demandant quand est-ce que son fidèle ami si imprévisible avait tant muri. Il avait raison, tout ce qu'il pouvait faire maintenant, c'était terminer le sale boulot avant de rejoindre Iruka-sensei.

Il n'eut pas à chercher encore longtemps puisque c'est Hakai en personne qui était venu à leur rencontre ventant ce qu'il prétextait être un exploit que Suna serait fière de chanter. Naruto avait eu envie de vomir rien qu'en pensant à son vieil ami Gaara, Kazekage, qui ne serait certainement pas fier de ce que venait de faire cette enflure. Shikamaru n'était pas en reste puisqu'il s'agissait de son beau-frère. Le renégat ne fit pas le poids, en moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, en moins de temps qu'il ne fallait pour Sai de dessiner machinalement son tigre assis paisiblement contre un arbre, sachant pertinemment qu'avec Naruto, le travail serait vite fait, il eut à peine le temps de finir de dessiner son tigre qu'un Rasengan venait de projeter le coupable droit sur lui, il eut tout juste le temps de se décaler nonchalamment pour l'éviter, sans pour autant s'arrêter de dessiner. Il termina son dessin, le visage livide. Lui aussi était affecté par la tournure qu'avaient pris les évènements, cela ne faisait pas si longtemps qu'il éprouvait de nouveau de forts sentiments. Mais vivre auprès d'Ino avait fini par lui ouvrir son cœur de plus en plus et à cet instant, c'est la tristesse et la colère qui lui faisaient bouger frénétiquement son pinceau sur son parchemin.

Profitant de l'attaque qu'il venait de subir, le chef du clan Nara en profita pour l'immobiliser de son Jutsu des ombres, en soufflant que cette galère allait enfin être terminé.

« Fuinjutsu, Koshi Tandan ! Prononça Saï en effectuant le Mudra du bélier. »

Genma avait allongé Iruka au sol quand Iwashi et lui avait finit de recoudre et bander les plaies les plus dangereuses. Les soins étaient sommaires et n'avaient rien de médicales. C'est simplement les soins d'urgences qu'il s'octroyaient eux même en cas d'urgence en plein combat s'il n'y avait pas de médecin. C'était le genre de soins qui permettaient juste de combattre le plus longtemps possible, juste pour retarder la mort qui serait inévitable sans l'intervention d'un médecin, et abattre le plus d'ennemies possibles. Tel était le destin d'un Shinobi. Et il savait pertinemment qu'Iruka ne tiendrait pas longtemps si un médecin Ninja ne le prenait pas très vite en charge. Il le savait car ensuite il n'avait pas levé sa tête une seule fois du torse de son ami, écoutant avec intérêt le moindre battement de cœur, tout en bandant la main trouée d'Iruka. Le temps pressait, le temps pressait puisqu'à chaque faible battement de cœur qu'il entendait, il mâchouillait nerveusement son senbon en priant pour que ce ne fusse pas le dernier. Il termina de bander sa main meurtrie et la garda dans la sienne.

« Tiens bon Iruka. Quand tu iras mieux, on ira se bourrer la gueule à la mémoire d'Aoba. ...A la mémoire du trio gay de Konoha, s'amusa-t-il.»

Iruka était devenu un ami de Genma lorsque Aoba, leur meilleur ami, à Raido et lui, leur avait avoué la relation qu'il entretenait avec le professeur, il y avait des années de cela. Cela l'avait fait bien rire, lui qui lui cachait sa relation avec Raido. Cela avait été un soulagement aussi, eux trois qui étaient toujours fourré ensemble, cacher leur relation était devenu difficile. Quand Raido lui avait avoué en retour que Genma et lui étaient intimes, Aoba avait pouffé de rire, en les autoproclamant le trio gay de Konoha. C'était fini maintenant. Preuve en était le sac mortuaire en face de ses yeux. Il fallait que Raido et Naruto fasse vite, sinon il allait inévitablement devoir y mettre un deuxième ami.

Kakashi tournait en rond dans son bureau. Cela faisait maintenant plus de trente minutes que son équipe improvisée était parti, et ils n'étaient pas revenu le chercher. Il trouvait cela inquiétant. Son mauvais pressentiment ne faisait que grandir dans sa poitrine, et le tic nerveux qu'il aperçu se dessiner sur les lèvres da prédécesseur qui n'avait pas quitter son bureau ne fit que confirmer et empirer son état d'esprit.

« Mais qu'est-ce qu'il se passe bon sang ? Jura l'Hatake en frappant son bureau de la paume de ses mains, devant le regard circonspect de Tsunade.

-Kakashi, tu dois te calmer.

— Comment voulez-vous que je me calme ?!

— Ce n'est pourtant pas la première fois que nous sommes confrontés à ce genre de situation, tu sais garder ton sang froid habituellement.

— A quoi ça servirait que je garde mon sang froid hein ?

— Et a quoi ça te servirait de s'énerver. Tout ce que tu peux faire maintenant c'est faire confiance à ton équipe. Tu n'a pas confiance en Naruto ? En Sakura ? En ton conseiller ? Et à tout les autres ?

— Bien sur que si ! Là n'est pas le problème.

— Alors quel est le problème, Kakashi ?

— Le problème, c'est que moi, je suis là. Pendant que eux, ils sont au front.

— Tu es..

— Hokage, oui, je sais. Je suis au courant, Tsunade-sama. C'est bien ça le problème. Je suis un homme de terrain moi. Je ne sais pas rester les bras croisés pendant que mes équipiers risquent leur vie. C'est contre tous mes principes...

— Je sais bien, mais j'ai comme l'impression qu'il n'y a pas que ça. Ricana Tsunade en croisant les bras. »

Extrait du prochain chapitre :

Qu'est-ce que... se réveilla Naruto après un silence pesant. A l'instant... Qu'est-ce que tu viens de dire Sakura-chan ? Demanda Naruto la voix tremblante en redressant son visage, cherchant sa camarade du regard.

Voilàà pour l'avant dernière partie du chapitre Stratégie !

Vous l'avez appréciez ? Je sais que le shipp se fait attendre mais plus on attend mieux c'est non ?

Alors, Sakura va-t-elle réussir à sauver notre petit Iruka d'amour ?

Shikashika saura-t-il se pardonner d'avoir failli ?