Chapitre 4

Beleth regardait avec appréhension les hautes portes qui se dressaient devant elle.

Enbarr, l'ancienne capitale impériale, devenue maintenant capitale de la province d'Adrestia. Auparavant, l'étendard de l'Empire s'étendait de part et d'autre de l'entrée : un aigle d'or sur fond rouge sang. Aujourd'hui, le lion d'argent de Faerghus l'avait remplacé, annonçant la nouvelle allégeance de la ville.

L'ancienne mercenaire prit une profonde inspiration et s'avança, maintenant fermement les rênes de son cheval. Elle avait rarement été aussi nerveuse. La dernière fois qu'elle avait ressenti une telle fébrilité, c'était juste après la guerre, quand Rhéa l'avait nommé archevêque et qu'elle avait couronné Dimitri nouveau roi du Saint-Royaume de Faerghus.

Le voyage s'était relativement bien passé. Le temps s'était montré clément et elle avait pu chevaucher presque sans interruption jusqu'à atteindre Cetheleabaile. Elle avait rencontré quelques bandits en cours de route, mais aucun ne lui avait causé de souci. Ils avaient vite pris la fuite dès qu'ils s'étaient rendu compte que l'épée qu'elle portait n'était pas simplement décorative. Elle avait ensuite embarqué sur le bateau qui naviguait entre la ville portuaire des Hervring et Enbarr sans que rien de notable se soit produit. Toutefois, si la présence de bandit ne la surprenait pas, elle était étonnée d'en voir autant. Elle aurait pensé qu'en temps de paix, les bandes de brigands seraient moins nombreuses. Cela voudrait-il dire que Fódlan n'était pas apaisée ?

Elle avait peu suivi l'histoire de Fódlan durant son exil à Dagda, elle se contentait des nouvelles de Flayn. Elle savait, par exemple, que le nom de Royaume de Fódlan était officiellement devenu celui du pays unifié. Cependant, dans le langage courant, on faisait encore en la distinction entre Faerghus, Leicester et Adrestia. On avait décidé, peu de temps après la guerre, que les territoires de l'Alliance et de l'Empire deviendraient des provinces dirigées par des gouverneurs qui représenteraient les seigneurs des territoires conquis. Les frontières restaient identiques. Il avait fallu traiter différemment les nouvelles prérogatives de Leicester et d'Adrestia. Les seigneurs de l'Alliance s'étaient ralliés d'eux-mêmes à Faerghus, il avait été beaucoup plus facile de discuter avec eux. Lorenz Hellman Gloucester, un des anciens élèves de Beleth, avait été nommé gouverneur de Leicester. La plupart des familles nobles de l'ancienne Alliance avaient gardé leur position, à l'exception de la maison Ordelia et de la maison Riegan.

Les choses étaient différentes à Adrestia, grand perdant de la guerre. Dès la fin du conflit, Dimitri, en tant souverain, et Beleth comme archevêque, avaient entrepris d'apaiser les tensions. Le règne d'Edelgard avait profondément divisé la région, une frange de la population soutenait sa politique et l'autre l'Église de Seiros. Le nouveau roi et l'Église avaient travaillé de concert pour réconcilier les deux parties, puis mettre en place un système différent sans humilier non plus les habitants. Toute la difficulté avait été de trouver l'équilibre entre fermeté et clémence. Ferdinand avait été désigné comme gouverneur. Lui aussi avait rejoint la classe des Lions de Saphir quand il étudiait à l'Académie et était devenu renégat une fois la guerre déclarée. Beaucoup de maisons nobles de l'Empire s'étaient éteintes durant le conflit, on avait jugé les survivants et ils avaient dû recomposer avec ceux qui restaient.

Pour autant qu'elle ait pu le constater durant son voyage, la population semblait satisfaite dans son ensemble. Les champs étaient verdoyants, le bétail en bonne santé et les marchés des villes et villages abondaient en nourriture et produits de première nécessité. Cependant, elle sentait malgré tout une sorte de tensions dans l'air. Quand elle arrivait dans une nouvelle ville ou un village, les habitants la dévisageaient avec méfiance. Si elle pouvait comprendre qu'on se montrait réservé devant un étranger, elle ne s'attendait pas à une telle froideur. Comme pour le nombre élevé de bandits, est-ce que cela témoignait d'un malaise plus profond ?

Beleth apprécia pourtant ce voyage qui lui rappelait ses années de mercenaires. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas chevauché aussi longtemps ni dormi à la belle étoile lorsque le prochain village se trouvait trop loin. Elle avait pris soin de garder sa capuche rabaissée la plupart du temps. Toutefois, un soir où la pluie l'avait surprise, elle avait été obligée de se réfugier dans une auberge, et donc de l'enlever. Les autres clients de l'établissement n'avaient absolument pas fait attention à elle. Soulagée, elle ne put s'empêcher de s'interroger si la même chose l'attendait à Enbarr.

Elle avait visité l'ancienne capitale impériale deux années avant de devenir professeur. Son père leur avait dégotté beaucoup de contrats dans la région et ils y avaient séjourné pendant de nombreux mois. Elle s'y était rendue une seconde fois pour l'assaut final durant la Guerre de l'Unification et après avoir quitté l'Église.

Et aujourd'hui, c'est pour aider un inconnu…

La ville n'avait pas beaucoup changé en sept ans. Les seules différences notables étaient la reconstruction des bâtiments endommagés durant la dernière bataille. Elle remarqua quelques nouveaux comptoirs proposant des produits de Brigid, de Dagda et y compris d'Almyra, mais en dehors de cela, l'ancienne capitale restait la même. Gigantesque, luxueuse et populeuse. Même les statues représentant les anciens empereurs Hresvelg avaient été laissées telles quelles. Beleth se demanda s'il s'agissait d'un choix délibéré de Dimitri.

Elle ignorait si Yuri était déjà arrivé. Elle songea que l'Abyssien se manifesterait bien assez tôt s'il souhaitait la voir. Elle décida alors de commencer les recherches sur le fameux Ludovic Leuclit, le cousin d'Astier. Il lui avait transmis toutes les coordonnées nécessaires. Ludovic Leuclit travaillait au bureau du gouverneur, comme secrétaire chargé de l'agriculture. Il vivait à Enbarr, à proximité de l'Opéra Mittelfrank et, son lieu de travail était situé en plein cœur du quartier administratif, dans les alentours du palais impérial.

À mesure qu'elle s'avançait vers le palais, elle redécouvrait la ville d'Enbarr. Flâner anonymement était quelque chose qu'elle n'avait jamais fait encore au cours de sa vie et elle trouvait cela plutôt agréable. Quand elle était mercenaire, elle ne prenait jamais le temps de s'intéresser aux grandes villes et une fois archevêque, cela lui était devenu impossible. Elle passa devant l'Opéra Mittelfrank et fut presque tentée d'y rentrer afin d'y voir un spectacle. Le trac qu'elle avait en entrant dans la capitale s'était envolé et elle appréciait cette étrange sérénité.

Toutefois, quand elle se retrouva face à l'imposant palais impérial, une vague de regret la submergea. Elle ignorait qu'elle était la nouvelle fonction du lieu après la mort d'Edelgard. Dimitri n'avait pas voulu y toucher, Ferdinand n'y habitait pas. Les responsables du Royaume l'avaient abondamment fouillé après la guerre dans l'espoir d'y trouver l'identité des alliés d'Edelgard. Les archives, les œuvres d'art, les meubles, tout avait été laissé en place. Les volets étaient clos, les grilles solidement verrouillées. L'imposante bâtisse semblait destinée à rester inoccupée, témoin d'un passé révolu.

Edelgard…

Elle se souvint de cette forme monstrueuse qu'elle avait prise lors du combat final. Souhaitait-elle à ce point la victoire ? Voulait-elle tant abattre l'Église et unir Fódlan, au point de contrefaire sa nature ? Pourquoi en arriver à ce point-là ? Qu'est-ce qui avait poussé Edelgard à se battre jusqu'à la fin ? Beleth s'était posé ces questions des milliers de fois.

Après avoir quitté l'Église, elle avait enquêté à Enbarr, dans les archives impériales, sur les mystérieux alliés de l'Empire. Ceux-là mêmes qui avaient enlevé Flayn quinze ans plus tôt et assassiné son père, ceux qui étaient derrière la Tragédie de Duscur et bien d'autres événements dramatiques. C'est en fouillant dans les dossiers personnels d'Hubert, éternel bras droit d'Edelgard qu'elle avait découvert leur nom : Les Serpents, ceux qui se cachent dans les ténèbres. C'était ainsi que le marquis Vestra les avait nommés et le seigneur Arundel semblait avoir des liens étroits avec eux.

Elle passa machinalement une main sur son épaule gauche. Grâce à son enquête, elle avait pu obtenir quelques réponses à ses questions. Mêlées aux données qu'elle avait récoltées lorsqu'elle se trouvait à la tête de l'Église, certaines choses étaient plus claires, mais pas toutes. Il restait encore beaucoup d'énigme et de mystère. Surtout, elle n'avait pas d'explications sur le sujet qui la torturait le plus.

Qui était-elle réellement ?

« Quand j'ai vu votre message, je n'en ai pas cru mes yeux. Et j'ai toujours du mal, même maintenant, que je vous ai face à moi. »

Elle sursauta. Perdue dans ses pensées, elle n'avait pas remarqué l'arrivée de Yuri qui se tenait à côté d'elle, les mains sur les hanches. Si on voyait qu'il avait vieilli, elle le trouvait assez semblable à ses souvenirs. Ses cheveux violets étaient peut-être un peu plus longs, mais il avait gardé cette habitude de se maquiller et d'entretenir son aspect androgyne. Très soigné pour un voleur, il portait son éternelle cape noire aux épaulettes rouges. À sa taille était accrochée sa rapière, la même qu'il avait utilisée dix ans auparavant.

« Franchement, soupira-t-il, vous êtes forte ! J'en ai connu des gens qui voulaient disparaitre et la plupart se retrouvent dans l'Abysse. Quitter Fódlan en catimini, je ne l'aurai pas cru de vous. »

Elle ne trouva rien à répondre. Elle pouvait s'expliquer, bien entendu. Elle était certaine que Yuri ne la jugerait pas, mais elle craignait de s'emmêler dans ses justifications. De plus, Yuri ne semblait pas lui faire de reproches. Il était surpris, de toute évidence, mais il ne manifestait pas de colère à son égard.

« Bah ! finit-il par lâcher. Ce n'est pas le lieu pour parler de ça. Venez, je connais une taverne où on sera tranquille. Vous venez d'arriver en plus, vous devez être exténuée.

— Tu m'as guettée, dit Beleth en retrouvant sa voix.

— Évidemment ! J'étais obligé de me rendre à Enbarr après avoir reçu votre message. Vous deviez vous y attendre d'ailleurs. Vous ne m'auriez pas précisé votre destination si ce n'était pas le cas.

— C'est vrai.

— Je suis arrivée il y a deux jours. Je ne savais pas du tout quel chemin vous alliez prendre alors j'ai préféré anticiper en venant le plus tôt possible.

— Ton homme a vraiment dû faire vite pour te prévenir aussi rapidement.

— Ne sous-estimez pas l'efficacité de mon réseau d'information. Y'a pas plus fiable que mes gars.

— Ils ont dû être surpris.

— Quand j'ai vu votre code, j'ai littéralement fait un bond de ma chaise. J'ai interrogé mon gars pendant dix bonnes minutes pour être sûr qu'il s'agissait bien du vôtre.

— Et qu'a-t-il dit ?

— Pas grand-chose. Juste que c'était une femme encapuchonnée qui avait donné le message au gars de Nuvelle. Il n'a pas demandé plus d'explications. Hapi et Balthus, par contre, c'est une autre histoire. Hapi m'a littéralement harcelé jusqu'à mon départ pour que je lui raconte ce qui se tramait. Elle a même menacé de soupirer si je refusais. C'était très drôle de la voir insister autant !

— Hapi… »

La camarade de Yuri dans la classe de Loups de Cendres était une femme au caractère bien particulier. Elle paraissait ne pas s'intéresser à grand-chose et aspirait principalement à vivre libre. Elle possédait l'incroyable capacité d'attirer les monstres rien qu'en soupirant. Plus jeune, lorsqu'elle s'était enfuie de chez elle, elle avait été kidnappée par Cornélia, alors magicienne royale de la cour de Faerghus, qui avait mené toute sorte d'expérience sur elle. La mage avait fini par la relâcher quelque temps plus tard et avait erré plusieurs jours avant que des chevaliers de Seiros ne la trouvent et ne la conduisent dans l'Abysse.

« Comment va-t-elle ?

— C'est Hapi. Elle reste fidèle à elle-même. Elle s'entend bien avec Ashe, vous savez ? Je crois qu'il a voulu la demander en mariage à un moment. Mais vivre dans un château, ce n'est vraiment pas pour Hapi. »

Elle ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire.

« Vous êtes donc tous les deux restés dans l'Abysse.

— Ouais, c'est chez nous après tout. Balthus aussi s'y trouve toujours, même si Host a proposé de racheter sa dette. Mais il est trop fier pour accepter alors il continue de se cacher. Ça l'empêche pas de sortir quand il veut ceci dit. Moi aussi j'fais des tours à la surface. Le roi aime bien que je le tienne renseigner sur ce qui se passe dans le royaume.

— Donc vous collaborez toujours ?

— Ouais. Je l'apprécie en fait, notre roi. Il est à l'écoute du peuple et il a à cœur de respecter ses engagements. Vous n'êtes plus en contact lui non plus ? Pourtant, vous étiez très proches tous les deux. »

Elle serra les mâchoires et ne répondit pas. Elle tentait d'ignorer la pointe de douleur qu'elle ressentait là où était censé se trouver son cœur. Yuri ne pensait sans doute pas à mal en évoquant sa relation avec Dimitri, mais il était bien trop malin pour que ce ne soit pas intentionnel. Et Beleth ne tenait pas à parler d'elle et de Dimitri.

« On est arrivé. »

La taverne où la conduisait Yuri était un petit établissement à l'aspect miteux niché au coin d'une ruelle. La salle était minuscule, mais un signe de Yuri au gérant les emmena dans une autre pièce, légèrement plus spacieuse.

« Comme ça, pas d'oreilles indiscrètes ! lança-t-il avec enthousiaste. »

Cette salle ne comportait en effet aucune fenêtre. Beleth avait un peu l'impression de se retrouver dans une des caves de l'Abysse. Peut-être était-ce pour cela que Yuri appréciait cet endroit.

On leur apporta deux chopes de bière bien pleines ainsi qu'un bol rempli d'amuse-gueule. Puis, le barman les laissa seuls et referma la porte derrière lui. Beleth contemplait les deux gros gobelets. Cela faisait des années qu'elle n'avait plus touché à l'alcool ! Depuis la naissance de Grenat, en fait.

« À votre retour ! lança Yuri en levant sa choppe. »

Beleth leva la sienne et se força à trinquer avec l'Abyssien. Le gout amer de la boisson la fit frissonner, mais ses sentiments tristes devinrent également moins pesants. Elle rebut une gorgée.

« Dites-moi tout, commença Yuri en posant sa bière avec un bruit sourd. Qu'est-ce qui vous a poussé à revenir après sept ans d'absence ?

— Un travail, répondit-elle.

— Un travail ? Vous êtes de nouveau mercenaire ?

— Pas vraiment. J'ai ouvert un comptoir où l'on peut acheter des services de mercenariat. J'en forme quelques-uns également. On propose aussi des objets en provenance de Fódlan de temps à autre.

— C'est pour ça que Flayn réclame sans arrêt des babioles typiques de Fódlan quand elle débarque ? Je me demandais à quoi ça lui servait. »

Beleth grignota quelques biscuits.

« Le client que je représente, reprit-elle, a besoin de contacter en urgence un cousin. C'est pour ça que je suis de retour. Il travaille pour Ferdinand. Ludovic Leuclit, cela te dit quelque chose ?

— Là tout de suite, non. Qu'est-ce qu'il fait pour ce cher Ferdinand ?

— Il est secrétaire à l'agriculture. Je sais où il travaille et où il habite, mais… j'aimerais en apprendre plus sur lui et sa famille. Est-ce que tu pourrais te renseigner ? »

Yuri éclata de rire.

« À peine arrivée, vous me demandez déjà un service ! Vous ne perdez pas de temps !

— Tu n'es pas obligé, tu sais. Je ne t'en voudrais pas si tu refuses. Après tout…

— C'est bon, c'est bon. Seulement, ça me fait rire. Pour votre gars, je peux dire à l'un des miens de s'en charger. Je pourrais aussi aller voir directement à Constance, mais j'imagine que vous ne souhaitez pas ébruiter votre retour. Pourquoi avoir besoin d'informations en plus si vous savez où il est et où il travaille ?

— Simple mesure de précaution. »

C'était sans doute un excès de prudence, mais elle tenait à être certaine que l'apparition d'Astier Leuclit et de son cousin était bien un coup du destin et pas une quelconque machination pour la faire revenir sur Fódlan. Yuri haussa les épaules.

« On n'est jamais trop prudent comme on dit. Malheureusement, il va falloir prendre votre mal en patience. Je ne pourrais pas vous donner ce que vous voulez avant quelques jours. Je crains donc que vous ne deviez passer un peu de temps à Enbarr. »

Beleth se mordit la lèvre. Voilà qui l'arrangeait bien.

« Allons ! Ne faites pas cette tête-là ! rit Yuri. Voyez ça comme un coup de pouce de la Déesse pour reprendre contact avec vos anciens élèves ! Il n'y a pas de raison pour que je sois le seul à savoir que vous êtes de retour. »

Décidément, se dit Beleth, elle allait vraiment finir par penser que Sothis avec manigancé toute cette histoire !

Blabla de l'auteure

Et voilà, j'ai rattrapé mon retard ! La suite paraitra la semaine prochaine.

Le premier contact de Beleth à son retour ne sera donc pas les Lions de Saphirs et/ou Dimitri mais bel et bien Yuri. J'ai beaucoup aimé ce personnage et sa nonchalance durant le DLC et il me semblait tout désigné pour être le premier contact de Byleth une fois le pied posé sur Fodlan.

Je décris un peu plus en détail ce qui s'est passé après la fin de la guerre, notamment en ce qui concerne les Serpents des Ténèbres. J'ai longtemps hésité sur la manière des les appeler. Leur nom original est Ceux qui se cachent dans les ténèbres (c'est d'aileurs comme ça que se nomme leur thème musical) qui je trouve infiniment plus classe que Serpent des Ténèbres (sérieusement, les traducteurs...) mais j'ai finalement opté pour le nom français car c'est plus court et plus simple à caser dans un texte haha.

Voici ce que j'avais à dire sur ce chapitre 4. Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et à l'année prochaine !

Bises,

Sheena