Chapitre 7

Le paysage défilait à allure régulière. Beleth le reconnaissait, c'était celui qui bordait le village de Remire. C'était dans ce même village que son destin avait basculé des années plus tôt. Beleth avait finalement cédé. Elle accompagnait Félix et Dorothea à Fhirdiad. Malgré toutes ses réticences et ses craintes, il y avait trop de vérité dans ce qu'avait dit Félix pour qu'elle n'y tienne pas compte. Le duc Fradalrius avait raison : elle leur devait des explications. Alors, elle remontait vers Fhirdiad, la capitale royale. Avec colère et amertume, mais elle y retournait.

Cela faisait une semaine qu'ils avaient quitté Enbarr. Le passage dans les montagnes d'Oghma avait été l'étape la plus périlleuse du trajet, mais ils avaient réussi à ne pas prendre de risque et se dirigeaient dorénavant vers le domaine de Gaspard. Avant de partir, Beleth avait supplié Yuri de trouver un moyen de prévenir Flayn.

« Je te donnerais ce que tu veux, en échange, l'avait-elle imploré, mais tu dois à tout prix lui dire que je serais à Fhirdiad.

— Dagda, c'est quand même pas la porte à côté. Je veux bien envoyer un de mes gars, mais… avait tenté de protester le chef de l'Abysse.

— On vit à Àtha, c'est le port qui accueille tout ce qui est en provenance de Fódlan. Nous sommes les deux seules Fódlennes de la ville, on nous connait bien. Ton homme n'aura aucun mal à nous trouver. Je t'en supplie, il faut à tout prix qu'elle sache. »

Yuri avait accepté en disant qu'il allait faire de son mieux et c'est avec un peu plus de sérénité qu'elle avait quitté l'ancienne capitale impériale. Beleth n'avait exigé qu'une chose pour le trajet : aucune halte à Garreg Mach. Cela n'arrangeait pas le couple. La route jusqu'à Fhirdiad allait être extrêmement longue et fatigante et le monastère, situé à égale distance des deux villes, offrait une pause bien venue. Néanmoins, Félix accepta.

Beleth passait le plus clair de son temps assise dans le carrosse en compagnie de Dorothea, Félix préférant voyager à cheval. Dorothea essayait bien d'entretenir la conversation, mais l'ancienne mercenaire n'en avait pas le cœur. Elle appréhendait les retrouvailles avec les autres. Tous n'allaient pas l'accueillir aussi chaleureusement que Dorothea, Ferdinand ou Constance. Il était certain que quelques-uns lui adresseraient les mêmes reproches que Félix, et elle ne pouvait absolument pas leur en vouloir. Et par-dessus tout, elle redoutait de revoir Dimitri.

Que dire ? Que faire ?

Pourrait-elle raconter facilement la version simplifiée qu'elle avait servie à Félix, en particulier à Dimitri ? Elle en doutait sérieusement. Ce n'était pas pour rien qu'elle craignait plus que tout de se retrouver face à lui. Leur relation dépassait de loin le cadre de celle d'un élève et de son professeur. Il la connaissait aussi bien qu'elle le connaissait, ils étaient incapables de se mentir l'un à l'autre, leur lien était aussi intense que puissant. Pour Dimitri, elle avait été le professeur, la conseillère, la sœur d'arme, la main tendue dans les ténèbres. À ses yeux, il représentait le roc sur lequel elle s'était appuyée quand elle était archevêque. Sans ses visites régulières et les lettres qu'ils s'échangeaient, elle ne savait pas si elle aurait pu rester dans ce rôle qu'elle n'avait jamais réclamé. Il l'avait également encouragée lorsqu'elle était partie de l'Église et qu'elle avait choisi d'enquêter seule sur les Serpents des Ténèbres. Il avait accepté ses mystères et ses caprices sans jamais rien demander en retour.

Et voilà qu'elle allait se retrouver devant lui et décider si elle devait lui révéler ou non son plus grand secret, la véritable raison qui l'avait poussé à quitter Fódlan. Beleth se refusait toujours à parler de Grenat. Elle ne voulait pas impliquer sa fille dans ses problèmes, elle n'avait que six ans ! Elle ne méritait pas de subir ses erreurs. Et cependant… elle ne voyait plus comment la cacher. Elle ne voulait pas non plus bouleverser la vie de Dimitri qui s'était sans doute construit depuis son départ, mais comment pouvait-elle lui dissimuler encore l'existence de sa propre fille ?

« On sera sur les terres de Gaspard à la tombée de la nuit, dit Félix en se mettant à leur hauteur. Avec un peu de chance, on sera au château avant que la lune ne soit complètement levée.

— Ashe sera là ? s'enquit Beleth. »

Elle se souvenait du jeune archer rêveur et emplit de gentillesse. Elle se sentirait plus rassurée si elle pouvait parler quelqu'un de bienveillant avant son retour à Fhirdiad.

« Je ne pense pas. Il est à la capitale la majeure partie du temps. On aura son intendant à la place. »

Dommage. Elle était néanmoins curieuse de découvrir le domaine sur lequel il régnait. En plus de sa générosité, Ashe était quelqu'un de volontaire et d'optimiste. Il avait grandi dans les rues de Fhirdiad, vivant de petits larcins pour nourrir son frère et sa sœur jusqu'à sa rencontre avec le seigneur Lonato qui l'avait recueilli. La vie du garçon avait changé depuis. Il avait à lire, à écrire, sa famille n'était plus dans le besoin et il avait pu intégrer l'Académie des Officiers. Ashe n'était pas destiné à prendre la succession de son père adoptif, c'était les circonstances qui avaient fait de lui le seigneur de Gaspard.

Les collines et les champs défilaient toujours sous ses yeux tandis que le soleil déclinait au loin. Beleth avait le regard plongé dans les cieux de l'ouest. Elle se demandait si Yuri avait fait partir son messager, si ce dernier avait pu embarquer sans souci pour Dagda et si Flayn serait prévenue. Si elle était un tant soit croyante, elle se mettrait à prier Sothis pour qu'elle exauce son souhait.

Ils atteignirent le château de Gaspard alors que la nuit était tombée depuis longtemps. Leur cocher n'avait pas voulu aller plus vite dans le noir pour ne pas blesser les chevaux, au grand dam de Félix. Ils furent accueillis par un vieil homme édenté qui se précipita prévenir son maître.

« Seigneur Félix, Dame Dorothea ! s'exclama l'intendant en dévalant les marches du perron. Quelle surprise de vous voir ! Je ne m'attendais pas à votre visite.

— Navré de vous déranger Nathis, fit Félix en descendant de sa monture. Pouvons-nous passer la nuit ici ? Cela fait des jours que nous voyageons.

— Bien entendu, le château est tout à vous. Je vais faire préparer vos chambres immédiatement. Combien êtes-vous ? Qui vous accompagne ? »

Le dénommé Nathis remarqua alors Beleth qui, aidée du cocher, descendait du carrosse appuyée, sur une béquille.

« Par la Déesse ! s'exclama-t-il, les yeux ronds. Ne serait-ce pas Dame Beleth Eisner ?

— Bonsoir. Inutile de vous incliner ou d'utiliser les formalités, répondit-elle en voyant l'homme se courber. Je ne suis rien de plus qu'une voyageuse.

— Certes, certes… »

Beleth ne connaissait pas ce Nathis qui paraissait avoir la cinquantaine. Il lui semblait toutefois l'avoir aperçu lors du mariage d'Ingrid et Sylvain des années plus tôt. Il ne lui fit pas une mauvaise impression. Il avait l'air d'être honnête et digne de la confiance qu'Ashe plaçait en lui.

L'intendant les conduisit dans la salle à manger ou du thé et des plats les attendaient.

« J'ai pris la liberté de vous en proposer, fit l'intendant Nathis. Vous devez être exténué après une si longue route.

— Merci pour cette attention, se réjouit Dorothea. À tout hasard, auriez-vous du matériel médical ? Le professeure est blessée à la jambe et il nous faut continuer les soins. »

Nathis obtempéra et disparut derrière une porte. Beleth se laissa lourdement tombée sur une chaise. Elle détestait les longs voyages en carrosse. Elle finissait toujours par avoir mal partout à force de rester assise des heures durant. Par ailleurs, la douleur dans sa jambe s'était réveillée.

« Combien de temps jusqu'à Fhirdiad, interrogea-t-elle en se massant la jambe.

— Quelques jours encore. Nous devrons traverser par la voie de Mahgred puis les plaines de Gideon et de Tailtean avant d'atteindre la capitale, expliqua Dorothea.

— Cela aurait été bien moins long en passant par Leicester, protesta Félix. Pourquoi teniez-vous tant à éviter le monastère ?

— Je n'ai fait que demander à ne pas faire de halte au monastère, répliqua Beleth. Que l'on passe par Leicester ou non m'était complètement égal. »

Félix se renfrogna.

« Pourquoi donc ? insista-t-il.

— Je n'ai pas quitté l'Église en bons termes. »

C'était vrai. Au sein de l'Église, il n'avait été qu'une minorité a accepté sa démission alors que cela ne faisait que deux ans qu'elle était archevêque. Alois, Manuela et Hanneman étaient les seuls à l'avoir soutenu, Shamir n'en avait eu cure, Seteh avait protesté, mais avait fini par consentir à son départ, Catherine avait pris cela comme un affront, quant à Rhea…

Elle n'avait aucune envie de fournir une énième explication. En plus de cela, elle ne voulait pas raconter à Seteth qu'elle avait laissé sa précieuse fille seule à Àtha, avec une enfant de six ans. Moins elle aurait à faire avec l'Église de Seiros, mieux, elle se porterait.

Nathis reparut avec une boite de soins et des bandages dans les bras. Ils étaient en train de boire le thé et déguster les mets préparés par les cuisines du château. Dorothea, qui avait quelques connaissances en magie blanche et médecine, avait la charge d'aider Beleth à soigner sa jambe durant le voyage. Cette dernière était en bien meilleur état qu'en partant d'Enbarr. Bien que toujours immobilisé par une attelle et d'innombrables pansements, elle était bien moins enflée et l'ancienne mercenaire pouvait désormais poser le pied par terre sans éprouver de douleur atroce. D'ici qu'elle soit complètement guérie à leur arrivée à Fhirdiad…

« Nathis, lança Félix à l'intendant qui ne quittait pas Beleth du regard, pouvez-vous envoyer un messager à la capitale pour annoncer que nous arrivons ?

— Bien sûr, monseigneur. Je vais dire à mon coursier le plus rapide de partir pour Fhirdiad de ce pas.

— En espérant que le roi phacochère n'ait pas déjà lancé un bataillon à notre recherche… soupira le duc alors que Nathis s'éloignait. On aurait dû être rentré depuis longtemps. »

Beleth ne le montra pas, mais elle fut soulagée du départ de l'intendant. Si elle ne ressentait aucune méchanceté en lui, elle percevait sa curiosité débordante et cela la mettait mal à l'aise.

Ils s'en allèrent le lendemain peu de temps après le lever du jour. Les chevaux avaient été nourris et pansés, les roues du carrosse changées et, on leur donna même des provisions pour la route. Malgré leur court séjour, l'ensemble du personnel du château se rassembla pour leur souhaiter bon voyage.

Les gens d'Ashe sont vraiment très serviables ! reconnut Beleth.

Un trait qu'ils partageaient avec leur seigneur.

La suite du voyage fut identique à la première partie. Ils traversèrent champs, plaines et villages, en nombre bien plus réduit que dans l'ancien empire. Faerghus avait toujours été une région au climat rude et froid. Les cultures étaient rares et peu abondantes et provenaient essentiellement des territoires occidentaux contrôlés par les Rowe. Avec l'intégration de Leicester et d'Adrestia, les contrées les plus au nord souffraient moins de la faim, mais ils restaient quand même fragiles lors des hivers austères. À mesure qu'ils s'avançaient vers le nord et vers Fhirdiad, les températures chutaient, le temps se montrait plus froid et l'appréhension de Beleth montait. Ces retrouvailles… comment allaient-elles se dérouler ?

Les portes de Fhirdiad apparurent au crépuscule du quatrième jour après leur départ du domaine Gaspard. Comme pressé de rentrer au bercail après un si long voyage, l'attelage accéléra sitôt les portes de la ville franchies. Beleth n'osait pas regarder par la fenêtre, comme si elle craignait d'apercevoir des visages connus. Elle avait les mains moites et des sueurs froides. Si elle s'écoutait, elle aurait sauté du carrosse en marche pour fuir !

Une main chaleureuse se posa sur les siennes.

« Tout se passera bien, professeur, lui glissa Dorothea avec un sourire. »

Beleth laissa échapper un petit rire amer.

« J'aimerais tellement en être aussi sûre ! »

Enfin, ils arrivèrent au palais royal. Ils passèrent d'abord le pont-levis abaissé, puis la grande cour d'honneur. Le carrosse les déposa dans une cour plus petite, utilisée pour un usage plus personnel. Quand la voiture s'arrêta, Beleth se mordit les lèvres.

Tout ira bien.

« Bon retour parmi nous, Seigneur Félix, annonça une voix qu'elle ne connaissait pas. »

Le nœud dans l'estomac de Beleth ne se desserra qu'un tout petit peu. Ce n'était pas quelqu'un qu'elle connaissait, mais cela ne voulait pas dire qu'il était seul dans cette cour. Ils avaient été prévenus de leur arrivé et Félix avait dit qu'ils avaient dû retard. Dimitri, Gustave, Dedue, ou n'importe qui d'autre, pouvait être présent.

Dorothea ouvrit la porte et descendit. Beleth ferma un instant les yeux et prit plusieurs inspirations à la suite.

Tout ira bien.

Serrant fermement sa béquille, Beleth se leva. Elle attrapa la main que lui tendait Dorothea et sortit à son tour du carrosse.

La première chose qu'elle vit fut les hauts murs du château. Si on le comparait au palais d'Enbarr, tout en ornement et enjolivure, le château de Fhirdiad pouvait paraitre bien simple. Uniquement bâti en pierre grise, il n'avait pour des décorations que les multiples bannières aux armoiries des Blaiddyd. La seconde chose qu'elle remarqua était que la cour était pleine de monde. Mais l'obscurité l'empêchait de les voir distinctement.

« Professeur, c'est vraiment vous ! »

Une tornade rousse se jeta sur elle avec tant de force que Beleth perdit l'équilibre et se raccrocha in extremis à la porte du carrosse. L'ancien mercenaire eut un léger vertige quand sa blessure à la jambe se rappela à elle.

« Oh ! Pardon, je ne voulais pas ! se lamenta Annette. J'étais tellement heureuse de vous revoir que je n'ai pas fait attention et… oh ! par la Déesse, en plus vous êtes blessée ! Pardon professeur ! Pardon ! Pardon ! Pardon !

— Ce n'est rien Annette, fit Beleth en essayant de retrouver son équilibre. »

Sur ce point, elle n'avait pas changé, constata l'ancien professeur. Annette débordait d'enthousiasme et d'énergie, mais était d'une maladresse affolante. Et ce trait de caractère ne s'était pas amélioré avec le temps.

« Ce n'est pas grave, je t'assure, répéta-t-elle

— Je n'y croyais pas ! intervint une autre personne qui s'était approchée. Quand j'ai vu le message de Nathis annonçant que vous étiez avec Félix et Dorothea, je pensais qu'il plaisantait. Mais vous êtes vraiment là ! Quelle joie de vous revoir, professeur !

— Merci, Ashe. »

Beleth osa alors lever le regard et détailler les gens présents. Annette et Ashe arboraient des sourires jusqu'aux oreilles. Derrière eux, elle distingua une jeune femme blonde vêtue d'une armure légère, elle aussi souriante : Ingrid. Et enfin bien plus loin, sur les marches menant au château, elle vit deux chevaliers, l'un à la peau mate, l'autre, beaucoup plus vieux, aux cheveux presque aussi roux que ceux d'Annette. Tous deux encadraient un troisième homme : le Roi de Faerghus.

Dimitri…

Comment devait-elle agir ? Il n'y avait jamais eu de protocole ou de formalités entre eux, ils étaient bien trop proches pour cela. Mais maintenant ? Devait-elle s'incliner ? Présenter ses excuses pour sa (trop) longue absence ? Attendre qu'il l'appelle ?

Heureusement pour elle, ce fut Dimitri qui fit le premier pas en s'avançant vers elle.

« Eh bien, professeur, lança-t-il en souriant, vous avez le chic pour apparaitre au moment où on s'y attend le moins. »

Elle se raidit. Dimitri… il souriait, mais elle sentait qu'il y avait autre chose. Il lui en voulait, c'était évident. Quelque chose en lui exprimait le ressentiment, mais Beleth se força à soutenir son regard… quelques secondes seulement.

« Je-je… je suis contente de vous revoir… tous. »

Elle chercha ensuite du regard Dedue et Gustave, les chevaliers protecteurs de Dimitri.

« Dedue, Gustave… je suis contente de voir que vous allez bien.

— Nous aussi, professeur, dit le père d'Annette en s'avançant. Même si vous êtes blessée…

— Il n'y a pas de quoi s'inquiéter, c'est pratiquement guéri.

— Si Annette ne vous agresse pas de nouveau, lança Félix d'un ton narquois.

— Félix ! protesta la rousse. »

Malgré elle, Beleth éclata de rire, bientôt imiter par les autres et l'atmosphère se détendit légèrement. Dimitri annonça qu'il avait fait préparer une chambre pour elle et qu'elle pouvait s'y reposer en attendant le dîner.

Quand elle se retrouva seule dans la pièce qu'on lui avait attribuée, elle se laissa tomber sur le premier siège qu'elle trouva. Elle avait pu, brièvement, faire illusion durant ces quelques minutes où elle était entourée, mais à présent, elle avait besoin de se relâcher et de se remettre de ses émotions devant l'évidence qu'elle avait tenté de minimiser.

Grenat lui ressemblait tellement !

Le constat était aussi violent que brutal. Pourtant, elle ne pouvait pas dire qu'elle ne le savait pas. Au fil des années, elle n'avait pu que reconnaitre à quel point les traits de Grenat étaient proches de ceux de son père. Dès les premiers mois, quand elle avait découvert les yeux bleus de sa fille, Beleth avait su qu'elle tiendrait davantage de Dimitri que d'elle et la ressemblance n'avait fait que se renforcer avec le temps.

À présent qu'elle se trouvait avec Dimitri, elle avait le rappel constant du lien qui les unissait et qu'elle avait sciemment caché.

Blabla de l'auteure

Bonjour, bonjour, voici la suite de Brumes Rougeoyantes ^^.

7 chapitres déjà serait-on tenté de dire, sauf que j'ai 33 chapitres d'écris et que je n'ai toujours pas la fin XD.

Bref, à l'origine, je voulais vous publier deux chapitres d'un coup. Déjà pour que ayez enfin un peu d'action à vous mettre sur la dent, parce que j'ai beaucoup d'avance et que j'ai aussi envie de publier les meilleures passages et enfin, parce que le chapitre 7 et 8 aurait pu faire partie du même chapitre si je n'avais pas décidé de raccourcir drastiquement leur longueur. Bon, au final, ça sera qu'un chapitre parce que je n'ai pas tout à fait fini la correction du chapitre 8 ^^". Mais vu qu'il ne reste plus grand chose, je le publierai sans doute en avance.

Cela dit, les choses sérieuses commencent enfin parce que ça y est ! Beleth est à Fhirdiad enfin ! D'ailleurs, une révélation ? en tout cas une confirmation pour ce chapitre : Grenat est bel et bien la fille de Dimitri de Beleth et Dimitri. Je ne pense pas avoir fait trop de mystère autour de ça même si je ne l'ai jamais dit clairement. Pour moi, ça ne valait pas le coup d'en faire un gros mystère mais je voulais au moins qu'il y ait un petit doute. Bref. Donc Grenat est la fille de Dimitri. Evidemment, ça aura plein de répercussion sur la suite.

D'ailleurs, en parlant de ça, la fin de ce chapitre a été légèrement modifié. En fait, la fin devait correspondre au début du chapitre 8 (ce qui explique pourquoi je n'ai pas fini de corriger). J'ai changé parce que je me suis dit que ça terminerait mieux la chapitre comme ça.

Je vous souhaite une bonne lecture !

Bises,

Sheena.