Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Setsu Agency et aux parties associées.

Genre : UA, OS(s) courts plus ou moins de Saint-Valentin qui m'est tombé dessus pendant que je regardais un type qui chantait atrocement mal dans The Voice... comme quoi, l'esprit se libère comme il peut :D

Rating : T

Résumé ? Perturbation de train-train quotidien, étoile filante dans un ciel d'encre... XD

Micis ! A toutes les personnes qui ont posté un petit mot sur le prologue. Je vous réponds dès que je poste (pour la suite faudra voir si j'ai le temps de poster comme je le voudrais)

Fic pour qui ? : Une fic pour vous plus ou moins de Saint-Val (vu que c'est la semaine mais pas le bon jour)

Enormes câlins à :mon petit hamster Américain, ma Lunanamoi, ma petite ensorceleuse, Dames Lysanéa, Antocyane et Fredka ainsi que Lady Gangnam Style


Naughty Neighbour

T

OS II : Quand Batty rencontre Poly (Batte-man vs Polyphème)

T

Banlieue Parisienne, 152 bis, avenue Janson de Sailly, une semaine plus tard, à une certaine heure

T

Epuisé. Totalement épuisé. Ravagé, lessivé, rincé, essoré.

Son corps était lourd, chaque centimètre carré était douloureux, même ses orteils pleuraient.

Un aéroport sous la neige, un retour repoussé.

Une attente interminable, des couloirs, des guichets.

Du transit de transit, du « désolé » de temps en temps, un doigt d'honneur verbal, souvent.

De parcours rallongé en escales interminables, 2 avions sans réaction, arrivée à Rikiki Island, (aéroport-de-nulle-part-mais qui n'avait pas de neige), Très Gros Vent en avarie matériel qui met 12 heures pour effectuer un trajet qui n'en demande que 2, un total tour de cadran.

Un trajet direct ? Oui, bien sûr, mais pas disponible avant 2 jours.

Et le gros client n'attendrait pas 2 jours.

Il serait lessivé mais il serait présent, avait-il alors décidé. Et gros client serait prêt à signer, bordel de merde.

Et depuis peu il était arrivé.

T

- Hmph…

T

Allongé sur le dos, enfoncé dans un canapé qu'il avait eu la flemme d'ouvrir.

Ses paupières étaient soudées, sa bouche ouverte, ses jambes écartées.

Son pardessus noir pour seule couverture, il ronflait si fort que les murs s'en souviendraient.

Il dormait comme un porc, bercé par ces…

T

Tsamina mina, eh eh
Waka waka, eh eh
T

- Ohhh….

T

Par ces…

T

Tzamina mina Zangalewa
Anawa ah ah

T

Sa tête roula sur la gauche, pas la force de se retourner.

T

- Hmph…

T

Par ces euh..…

T

Tsamina mina, eh eh
Waka waka, eh eh
T

Euh..…

T

Sa tête roula sur la droite, pas la capacité de se boucher les oreilles.

T

- PutaiIIIIIIN

T

Tzamina mina Zangalewa
Anawa ah ah

T

Trop éreinté pour penser aux boules Quiès.

Trop désorienté pour réaliser.

Trop parti pour être censé.

Et quand on venait d'arriver…

T

- Je vais le buter.

T

Raberba se leva d'un bond et armé de son poing vengeur et de la batte de baseball que Duo gardait à proximité, il se rendit chez l'emmerdeur professionnel.

Il était dans le couloir quand il se rendit compte - plus qu'il ne se rappela - qu'il n'était pas chez lui et que la batte dans ses mains n'avait rien à y faire.

Un peu de lucidité dans ce monde de brutes.

T

Cause this is Africaaaaaa

T

Ok, partie en fumée avec le ramdam.

Lui et le sinistre imbécile allaient avoir une bonne discussion entre hommes de bonne volonté, ce qu'il vraisemblablement n'arrivait pas à faire avec Duo.

Duo lui avait dit qu'il avait un voisin parfait qui ne supportait pas que l'on fasse le moindre bruit pendant un déménagement.

Raberba comprenait que ce soit pénible et pour Duo, et pour le voisin, ce n'était pas évident.

Au téléphone il avait même joué les conciliateurs, les hommes raisonnables un tantinet condescendants, pour bien leur faire comprendre leur bêtise et leur permettre d'y réfléchir.

Bon, un coup de pied dans leurs roubignolles virtuelles communément appelées ego surdimensionné.

La bonne conscience du mec extérieur qui ne vit pas la situation au quotidien.

Mais là ? En pleine nuit ? Alors qu'il rentrait d'un congrès de merde à New York ? Dans des conditions désastreuses ?

T

- Non mais le connard supporte pas les déménagements mais il fout la musique à fond pour se venger ? Mais c'est quoi ce mec, je vais aller lui coller un aller-retour dans la gueule ça va être vite réglé. Quitte à ce qu'il fasse chier, on va lui donner une raison existentielle.

T

Raberba ne supportait pas le manque de sommeil et ça le rendait particulièrement irritable.

Pourtant ce fut relativement calmement qu'il frappa.

Certes, au lieu de sonner.

Certes, avec son poing.

Mais bon, mieux valait se défouler sur le soutien-judas que sur la tronche du locataire.

Au moment où il était prêt à s'endormir contre la porte, celle-ci s'ouvrit.

Ah merde, il avait vraiment fermé les yeux ? Il s'entendait ronfler.

T

Django, eh, eh

Django, eh, eh

T

- Putain y a pas idée de faire un boucan pareil.

- Bonjour.

T

Les mots venaient du haut mais ses yeux étaient en bas, menaçant de se recoller.

Des pieds mouillés, comme le reste du corps.

Des jambes, des cuisses nues, nerveuses.

Un pagne.

Un six-pack sans bière, des bras musclés, des clavicules sexy.

Un after-shave épicé.

Un rictus gourmand.

Un nez droit, un œil, des cheveux roux.

Polyphème avait fait Belle Toute Nue ?

T

- Oui. Bonjour.

- Sacrée batte, man.

- Mettre le bruit de la savane à 3h du mat' c'est juste dégueulasse et suicidaire.

T

Trop roux pour être un dieu grec.

Et puis c'était pas un pagne, c'était une serviette.

L'exotisme d'un plat surgelé.

Tant qu'il ne contenait pas de cheval.

T

- Il est 13h.

T

En décollant son œil et en regardant par l'ouverture laissée par son vis-à-vis, il observa qu'effectivement, il y avait bien trop de luminosité pour qu'il soit vraiment 3 heures.

Détails, détails. Il fallait avoir de bonnes raisons pour bien ouvrir les yeux.

T

- Ah ? Décalage horaire de m…

- Je m'y connais en gros chat sauvage. Elle est bizarre votre savane. Si vous y allez sur du Waka vous finirez en steak tartare chez les lionnes. Si je puis me permettre.

T

Oh lala, monsieur faisait de l'esprit.

Raberba allait prendre sa voix all business.

T

- Le tapage nocturne n'existe pas et je suis avocat, je le sais. Si je puis me permettre.

- ?

- On ne doit pas gêner son voisinage quelle que soit l'heure. De jour comme de nuit.

T

Raberba fit claquer la tête de la batte sur sa paume, se félicitant de ne pas avoir explosé ses doigts en dérapant. Un accident était si vite arrivé.

Le voisin ne sembla pas impressionné pour autant, il haussa un sourcil très haut.

T

- Vous êtes mon voisin, vous ? Parce que je ne vous avais jamais vu auparavant.

- Je…

T

Raberba cligna des yeux.

Une fois.

Deux fois.

T

- Non, hein ? Vous n'avez aucune existence légale ici alors je peux vous gonfler si je veux, non ? Vous venez bien me gonfler, vous ?

T

Oula.

Non.

Ça n'allait pas le faire.

T

- …

- A moins que vous soyez nouveau… c'est que je débarque d'Afrique, moi. Je ne croyais pas trouver un lion psychopathe en rentrant de mission. Ne vous inquiétez pas, je suis vétérinaire. Les fauves, je les maîtrise.

T

Inspirer.

Expirer.

Essayer d'être raisonnable.

Se pincer l'arrête du nez, se concentrer.

Se recentrer.

T

- … écoutez, Monsieur…

T

Dents blanches.

Et une main tendue, l'autre retenant la serviette.

T

- Barton. Trowa Barton.

- Pardon ?

- Taylor René Henry Barton Favre de La Valbonne III.

T

?

ça devenait difficile, même pour Raberba.

Il n'avait retenu que…

T

- … Trois ?

- Enchanté, vous êtes ?

- Fatigué.

T

Ils se serrèrent la main.

Raberba était poli et c'était un automatisme, on avait des bonnes manières ou pas.

Et surtout, Raberba était gaucher, le manche était bien tenu, au cas où.

La poigne était bien ferme.

T

- Eh bien, Fatigué, je vais éventuellement baisser ma musique parce que la vue est décidément bien sympathique.

T

Raberba lâcha la main tendu et fit claquer l'objet dans sa paume d'un coup sec.

Les yeux rivés à son vis-à-vis.

Après la méthode radi-calme, la méthode radi-couilles.

On les montre comme on montrerait ses dents.

Des animaux qui après s'être jaugés, reniflés, sont près à attaquer.

T

- De toutes les matières *paf*, c'est la batte qu'il préfère.

T

Barton pencha la tête sur le côté, la mèche bien en place.

T

- Se faire avoiner parce que le son est peut-être un peu fort par un type apparemment pas d'ici qui plus est jet-lagué et pas forcément objectif, c'est pas très motivant, vous le reconnaîtrez.

- Je vais vous motiver le portrait ça va être radical.

- C'est une menace ?

- Vous vous sentez menacé, Tarzan ?

T

Après la méthode légale, la méthode fatale.

Il le regarda de haut en bas et plissa les paupières.

L'œil était Belladone.

Vert. Létal.

Saisissant.

T

- Hmm… menacé n'est pas le terme qui me viendrait à l'idée là, tout de suite.

- …

- Quand vous cesserez de tanguer de fatigue, on en reparlera.

T

Ne pas mettre dans la merde Duo plus qu'il ne l'est.

Ne pas mettre dans la merde Duo plus qu'il ne l'est.

Ne pas mettre dans la merde Duo plus qu'il ne l'est.

T

- Je crois pas, non. Si je dois remonter ici, je fais un home-run avec votre cul et vous allez pas aimer.

T

Mettre Duo dans la merde….

Mettre Duo dans la merde…

Mettre Duo dans la merde…

Clignement de paupière surpris.

T

- … Parce que vous êtes mon voisin du dessous ? Vous êtes Duo Maxwell ?

T

Hein ?

Mais ils s'étaient déjà vus, non ?

Un connard suprême amnésique ! Il en avait de la chance le Duo, il avait une belle blonde pour voisine.

Raberba était avocat, il devait analyser les informations dont il disposait et voir ce qu'il pouvait en tirer.

Et d'après les éléments dont son cerveau sur la réserve possédait…

Mais oui ! Mais oui ! En fait il était en train de rêver !

Ah c'était ça !

En plein jet-lag, totalement arraché, il avait aggloméré tout ce que lui avait dit Duo et tout s'était mélangé.

C'était donc ça !

T

- Hein ?

- Ma parole, il sait compter.

T

Parce que se pointer chez un type avec une batte de baseball parce qu'il écoute du Shakira..

Ce même voisin qui était descendu voir un châtains aux longs cheveux qui confondait un blond aux cheveux courts…

Un type avec un nom à rallonge pire que le sien (ce qui existait peu)

Ça ne pouvait qu'être un rêve !

Un rêve qui se foutait ouvertement de sa gueule, cependant.

Alors, puisque c'était un rêve, soit il lui refaisait le portrait avec sa batte…

Mais même l'adrénaline avait fait grève.

C'était le frapper de frustration ou partir dignement. Il n'aurait pas l'énergie de faire les deux.

On pouvait être pragmatique dans ses rêves, si, si.

Pragmatique et dépité. Et puis les insultes non racistes et non discriminantes étaient légales, elles, contrairement à un passage à tabac.

T

- Oh, allez vous faire foutre !

T

Il tourna les talons, un long sifflement dans les oreilles.

T

- Ravi de vous avoir rencontré, Batte-man !

T

Raberba claqua la porte de toutes ses forces.

T

- Plus fort ! On n'a pas entendu sur la lune. La vue doit être sympa aussi de là-haut !

T

Le ton était amusé.

Un chien aboya sur le palier.

Une porte s'ouvrit avant de claquer vicieusement.

Un chien aboya plus fort alors qu'il était à l'intérieur.

C'était le pompon.

Il donna un vicieux coup de batte de baseball dans le radiateur.

T

- MA SYMPATHIE DANS TON FION !

T

Vue sympathique ? Mon cul !

Ou peut-être, oui… ?

En regagnant l'appartement de Duo, ses pieds râpant sur le sol parqueté, Raberba se rappela de deux choses :

- Il avait gardé ses chaussettes

- Il dormait nu

T

Un avocat exhib' ça faisait mauvais genre.

S'il s'en rappelait il serait mortifié.

Pour le moment le brouhaha avait cessé et il s'endormit sans cérémonie au rythme de ses ronflements… et des aboiements d'un chien qui n'aurait pas tant hurlé s'il n'avait pas frappé le tuyau.

Vraiment bizarre ce rêve.

T

T

OWARI OS II

Prêts pour l'OS III ?


Prochain OS : ? Bonne question !

Bonne saint-valentintin :D

Là, ça m'est tombé dessus sous la forme de plusieurs OS, format tranche de vie. Des scénettes indépendantes mais qui peuvent former une histoire.

Et comme je vous l'ai dit : il n'y a pas que Heero et Duo qui soient concernés :)

J'espère que ça vous aura plus !

A peluche,

Petite Mithy *gnéhéhé !*

Disclaimers :Waka Waka

Auteur: Shakira, John Hill
Producteur : Shakira, John Hill
Label : Epic Records
Sony Music Entertainment

Et le célèbre refrain (qui chante autre chose que tsa mina mina :D) est issu d'une chanson populaire camerounaise « Zangaléwa » de Golden Sounds (1986)