Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Setsu Agency et aux parties associées.

Genre : UA, OS(s) courts plus ou moins de Saint-Valentin qui m'est tombé dessus pendant que je regardais un type qui chantait atrocement mal dans The Voice... comme quoi, l'esprit se libère comme il peut :D

Rating : T

Résumé ? Perturbation de train-train quotidien, étoile filante dans un ciel d'encre... XD

Micis ! A toutes les personnes qui ont posté un petit mot. Je vous réponds dès que je poste.

Suite d'OS pour qui ? : Pour vous !l

Câlin Spécial : Très chère Dame Lysa, celui-ci est pour toi ! En espérant qu'il te booste. Avec de très gros bisous gouroutiseurs de tout !

Enormes câlins à :mon petit hamster Américain que j'aime , ma Lunanamoi, ma petite ensorceleuse, Dames Antocyane et Fredka ainsi que Lady Gangnam Style


Naughty Neighbour

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OS IV : Smooth Elevator

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Banlieue Parisienne, 152 bis, avenue Janson de Sailly, le lendemain matin, 08h00

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Raberba Winner était en dessous de tout.

Avec le décalage horaire qui maltraitait son horloge biologique, il n'avait même pas pu saluer Duo depuis son arrivée.

C'était simple : chez son ami c'était l'hôtel Beaurivage, quoi. Inacceptable.

Quand Duo arrivait, il dormait. Quand Raberba se réveillait, Duo était déjà au travail.

Mais ce matin un Raberba douché, rasé de frais, habillé - et néanmoins assez fortement pâtéfié (dans le pâté) découvrit à 08h précises que Duo lui avait laissé :

- un mug noir « Boire c'est Boire (il n'y a plus d'espoir) » et sa petite cuiller assortie,

- un paquet de pain de mie presque frais et son camembert coulant à température

- et une banane privée de régime, ses autres copines faisant la planche dans la corbeille de fruits.

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Mais surtout, collé à un thermos de café chaud, il lui avait laissé un très aimable : « réveille-toi, bouffon, ta touffe elle parle pas et te voir ronquer c'est la romance pour ceux qui couchent mais c'est surtout les corones façon rôti de dindonneau : frustraciõn. Je t'aime bien mais t'avais promis d'ouvrir au livreur et vu le vent que tu lui as mis il a livré la télé au taf et je vais devoir la ramener. Et n'oublie pas tes lunettes, t'as laissé celles de rechange à New York. Et au cas où tu te poserais la question, tu m'as dit de te le rappeler parce que tu t'en rappellerais pas. T'as fortement intérêt à te faire pardonner, mon salaud»

Duo Maxwell, l'homme qui pour écrire un petit mot remplissait l'intégralité du post-it, redonnant toutes ses lettres de noblesse à l'expression « c'est pas la taille qui compte (d'abord) »

L'homme qui se mettait de (très) temps en temps en quatre pour ceux qui le méritaient, le camembert étant une des choses qui lui manquaient le plus aux States, avec la vraie crème.

Certes à New York il pouvait à peu près pourvoir à ses besoins.

Mais c'était pas pareil.

T

- Ah, Duo…

T

Pour le remercier Raberba vida le thermos, mangea un peu et laissa tout sur la table.

Bordélique au dernier degré sauf au niveau professionnel, c'était de notoriété publique pour qui le connaissait. Mais on le changerait pas.

Par contre l'Avocat d'Affaires passerait faire quelques courses spécial Duo en rentrant, pour se faire pardonner.

En attendant il devait se rendre à ce satané rendez-vous.

Le petit-déjeuner l'ayant à la fois requinqué et plombé, il devrait faire attention à ne pas ronfler dans le taxi.

Ce serait un peu bête de rater un entretien pour lequel il avait affronté Les Conditions Météorologiques Qui Plombent Les Transports.

T

- Aller, une dernière pour la route ?

T

Ne résistant pas à une autre banane ferme, l'homme ayant un appétit démesuré mais assumé, il en arracha une à sa famille, enfila son pardessus, chaussa ses lunettes, attrapa attaché-case, smartphone et clé et referma la porte derrière lui.

Il appela l'ascenseur; il aurait pu y aller à pied pour éviter au taxi de faire tourner le compteur, mais un rouler-bouler dans les escaliers allait froisser son costume : il était en beige et c'était salissant.

Il n'avait aucune illusion quant à son extrême fatigue physique, mais l'acuité mentale était à 100% présente.

Les portes s'ouvrirent et il vint se coller à la paroi du fond, calant son attaché-case entre ses jambes.

Il éplucha la banane et commença à la manger, répondant agilement à un sms qui ne pouvait pas attendre, comme d'habitude quand on commençait à lire et à répondre.

T

- Un dossier ça ne se revoit pas à la dernière minute…

T

Les portes se refermèrent sur un ding et l'ascenseur moderne le plus lent du monde amorça sa descente.

Ou plutôt sa montée. Et oui, ne jamais assumer que l'ascenseur se rendait au rez-de-chaussée.

Le smartphone peut faire beaucoup de choses mais il n'appuie pas sur les boutons.

Il releva la tête sur sa droite, appuya rageusement sur la touche correspondant au rez-de-chaussée qui s'alluma, validant la demande… en vain : il était trop tard. Les boutons du 4ème, du 6ème et du 8ème étage avaient été enclenchés avant.

Il en aurait environ pour 3 bonnes minutes.

T

- Et 2 euros de plus au compteur, 2.

T

Lorsque la porte s'ouvrit de nouveau, il avait toujours le nez rivé à l'attrape-crétin.

Les yeux, plutôt, le nez avait repéré une odeur fugace. Épicée. Agréable.

Il fronça les sourcils. Il pourrait même ajouter « connue »

T

- Bonjour.

T

Ce type devait avoir des chaussons greffés aux pieds, il ne l'avait pas entendu entrer.

Il mordit dans sa banane.

T

- Bonjour monsieur.

- Bien dormi ?

T

… dans cet immeuble ?

Ah, on venait de répondre à son message. Il allait donc falloir apporter une réponse à la réponse.

Et étant un homme poli, il se devait de participer à ce semblant de conversation cordiale, une banane dans la bouche.

T

- A vrai dire… chichement. Les murs sont vraiment en papier, c'est regrettable.

- J'ai dormi comme un bébé mais je pourrais le faire sous un réacteur.

T

Il connaissait ce timbre Bayley's. Sucré. Traître. Et cette odeur entêtante sans excès. Antithétique.

La crème de Whisky restait du Whisky.

Mais son smartphone était plus important à l'heure actuelle. On pouvait être totalement indélicat et courtois, répondre à une question en ignorant son interlocuteur.

T

- Y en a qui ont de la chance. Je me demande sincèrement si cet immeuble est aux normes. A vérifier.

- Il tient debout, je pense qu'il l'est.

- Une tente bien montée reste une tente. Sauf qu'elle ne coûte pas le même prix.

- Bien montée…

T

La voix se teintait d'humour, Le Commun Des Mortels s'en rendrait compte.

Lui pas : il ne pouvait pas gérer son smartphone, un entretien professionnel avec un imbécile, cette affabilité de circonstance et une banane.

T

- Oui. Elle reste une tente. Elle protègera de la pluie mais elle ne pourra rien contre un tracteur. Enfin.

T

Couper court poliment, cela s'apprend.

Et cela tient en un mot, celui qui relance la conversation devient de ce fait indélicat.

En général, si un téméraire continuait l'échange après un « enfin », il s'embarquerait alors sur un thème bateau du type « l'ascenseur met du temps à arriver, bientôt le rez-de-chaussée »; Raberba pourra alors lancer des éléments de langage à la « effectivement » et ses petits frères les « tout à fait », « bien entendu », « évidemment », « naturellement » et autres fadaises.

T

- …

- …

- Les conversations sont moins volcaniques quand on est habillés, hein ?

- Effective…

- …

T

Raberba en oublia automatismes sociétaux, banane et smartphone et releva la tête.

T

- Excusez-moi ?

T

Et ses yeux tombèrent sur des feuilles d'automne, de la Belladone, un sourire en coin aux lèvres pleines.

Une gabardine de cuir ouverte sur un col roulé blanc.

Un jeans bleu pâle, des bottillons marrons assortis à la besace et au manteau.

La dernière fois qu'il avait imaginé ce type, il y avait moins de vêtements.

La porte s'ouvrit au 8ème.

Personne.

Un plaisantin ou quelqu'un n'ayant pas la patience d'attendre.

Elle se referma derrière…

T

- Trowa Barton.

- …

- Bourgeois gentilhomme désargenté, Vétérinaire Sans Frontière…

- Tro… ah. « Nom à rallonge ».

- Particules, particules…

T

Raberba ferma les yeux.

Le haut-le-cœur, c'était juste l'ascenseur qui amorçait sa descente.

7ème étage.

T

- Je pensais vraiment avoir fait un rêve bizarre.

T

Un mec magnétique en pagne qui vous accueille sur du Waka et lui nu armé de sa batte de baseball… qui pourrait croire que c'était autre chose qu'un rêve bizarre d'un esprit fatigué et frustré de ne trouver dans la vraie vie aucun mec ressemblant au calendrier de dieux du stades ?

Il avait l'habitude de faire des choses disons… particulières quand il était très fatigué, essayer de mettre ses chaussons ou le chat de sa sœur dans le frigo en faisait parti.

Mais là ?

T

- Allons, Duo… Je peux vous appeler Duo ?

T

Oh bordel.

Oh, bordel.

Tout allait bien.

Tout ceci était un malentendu qui ne retomberait sur personne, en tous cas pas sur sa personne.

Mais si Duo l'apprenait…

Il venait juste de déménager et ne s'entendait pas du tout avec un voisin. Il n'allait clairement pas le fâcher avec un autre, non ?

Et s'il venait à savoir qui il était…

Si on venait à savoir qu'un avocat d'un illustre cabinet se baladait à poil… oh le scandale…

Non, non ils n'en étaient pas là.

Il parviendrait à gérer, il avait l'habitude des contraintes, même si elles n'étaient pas forcément de cet ordre.

Tout irait pour le mieux s'il n'essayait pas désespérément d'envoyer un sms avec une banane. Un jeu de pouce exemplaire, un doigté hors-pair, mais pas le bon support.

6ème étage. Pourquoi la porte s'ouvre ?

Et pourquoi personne ne monte.

Merde ! Si vous savez que vous n'aurez pas la patience d'attendre, N'APPUYEZ PAS ça faire perdre encore plus de temps aux autres !

T

- Non.

T

Mais « Trowa » ne semblait pas s'en offusquer.

Bien au contraire.

T

- Dans ce cas… Monsieur Maxwell… si vous avez rêvé qu'un Adonis entièrement nu s'était déplacé chez son voisin du dessus auparavant sous la douche pour qu'il baisse sa musique, alors nous avons fait le même.

- …

T

Un avocat ne devait pas montrer sa consternation, non.

Envers sa propre attitude.

Le smartphone – et non sa banane - avait beau biper, il ne le regardait plus.

Il se contenta de couper le son et de le ranger machinalement dans la poche intérieure de son manteau.

Il faillit y ranger sa banane. Autant la finir.

Et puis la banane était le symbole même de la décontraction et de l'humour.

Personne ne pouvait avoir l'air énervé avec une banane.

5ème étage.

T

- Ne soyez pas gêné, Monsieur Maxwell, on s'est vu dans le plus simple appareil, ça rend humble.

T

Ou pas.

Il faillit la recracher.

T

- … Pardon ?

- Non, vous n'avez aucune raison d'être humble à ce niveau ou oui, alors, chez les monstres.

- Ah. Euh. Merci.

- Je veux dire que nous sommes sur un pied d'égalité, pas que mini batte est moche.

T

Quand il était monté, il était nu mais Trowa Barton avait une serviette.

Il choisit délibérément d'ignorer le commentaire sur son argument de naissance.

Rester concentré même si c'était dur.

Hm.

4ème étage.

T

- Euh pas vraiment sur un pied d'égalité. Pas que je veuille qu'on le soit.

- Oulà, çà a l'air de vous la mettre en nœud papillon… si vous voulez je peux vous montrer, ça va détendre l'atmosphère…

T

Il fit glisser la besace dans son dos et commença à déboutonner son jean qui s'ouvrit sur un aperçu du Golden Gate Bridge de San Francisco.

Le peu qu'il voyait de ce boxer rouge tendu… et ils parlaient de camping… les Quetchtrowa étaient souvent des tentes prometteuses car prêtes-à-l'emploi.

Il mordit dans sa banane pour se donner contenance, avala et Barton se mordit la lèvre.

Il se ressaisit.

T

- Non, non ! Enfin, rhabillez- vous, c'est ridicule !

T

Il n'y avait cependant rien de ridicule dans ce qui se présentait à lui, soit dit en passant.

L'autre avait l'audace de cligner des paupières ?

T

- Pourquoi ? Vous m'avez bien montré la vôtre ? Ce n'est que justice ?

T

Non mais l'autre avait l'air sincèrement étonné ou il se foutait de lui ?

'Lui rappelait Fei, tiens.

Parlant de justice… il fallait qu'il se reprenne, vite. Il était avocat après tout.

3ème étage.

T

- Vous avez une plainte pour harcèlement sexuel qui vous pend au nez.
- Rien que çà, Monsieur je me présente nu avec *deux* battes de baseball.

T

Non ça n'allait pas le faire.

Inspirer. Expirer.

Sourire.

T
- Après cet avertissement ce seront vos couilles qui seront suspendues.
- Quelle vulgarité, cher maître. Votre statut de victime ne se voit pas dans vos hublots, il faudrait les retirer peut-être ?
T

Ah oui ?

Il ôta ses lunettes rectangulaires, pour montrer tout le poids de son argument certes difficile à tenir quand l'autre le scotchait de ses lasers emeraude alors qu'il refermait son jean avec un peu de mal.

Il reprit un peu de banane pour ne pas rire.

2ème étage.

T

- Oh. Là vous voyez quoi ?
- Dans vos yeux juste déments je vois plus de l'amusement que du harcèlement.
- Vous voyez mal.
- Vous n'appréciez pas qu'on lise en vous, je comprends, vous ne devez pas avoir l'habitude. Faut dire que ce n'est pas très professionnel pour un avocat.

T

Mauvais argument.

Très mauvais argument.

Il ne fallait jamais toucher au professionnalisme.

Jamais.

Il remit ses lunettes.

1ère étage ?

T
- On voit les limites de la méthode globale alors. Vous ne savez pas lire, vous voyez très, très mal ou vous n'avez pas vraiment conscience du danger.
- J'ai l'habitude d'observer les animaux, plus particulièrement les fauves.
- Remontez dans votre arbre, Tarzan.
- Là vous avez l'air agacé, bel Aduonis.

T

Ce n'était pas difficile à deviner.

L'ascenseur arriva enfin au rez-de-chaussée.

Ding !

Il ramassa son attaché-case, s'avança devant l'imbécile et le clouant de son regard turquoise, lui écrasa son reste de banane sur la figure.

Ou plutôt directement dans la bouche.

T

- Et ça vous l'avez vu venir aussi ? Un bon écrasé de banane alla Moi.

T

Mais l'autre attrapa le poignet et goba.

Sans ciller.

Sans lâcher le poignet.

Mais en laissant l'enveloppe.
T

- Hmm Merci, j'ai l'habitude, je suis gourmand.

- …

- Ce matin j'avais juste la pèche, grâce à vous, j'ai aussi la banane. Quel beau duo.

- ...

- Dans tous les sens du terme.

T

Il mordilla le poignet avant de le lâcher.

Raberba le gifla avec la peau.

L'œil Belladone se fit ouvertement carnassier.

T

- Ok, bonne nuit.

- Bonne journée à vous aussi, cher voisin.

- …

T

Dans le taxi qui le mènerait le plus rapidement possible compte tenu de la circulation, Raberba se rendit compte un brin trop tard que pour un esprit tordu, il avait usé de sa banane…

Comme on administrait un soufflet.

Comme on provoquerait en duel avec un gant.

Et si Barton était désargenté et déluré, il n'en était pas moins noble.

T

- On se reverra bien assez tôt, bel Aduonis. On se reverra bien assez tôt.

T

- Oh putain faut que je prenne un bonbon, j'ai l'haleine au camembert.

T

Raberba Winner était sens dessus-dessous : il n'était jamais « Quat' » avec des inconnus.

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OWARI OS IV

Prêts pour l'OS V ?


Prochain OS : ? Bon ben on va croiser les doigts parce que ça va être chaud. Je suis contente d'avoir pu poster, je m'amuse bien ^^. Croisez-les avec moi si vous voulez la suite (quoique si je les croise ce sera dur de taper :D)

J'espère que ça vous aura plus !

A peluche,

Petite Mithy *mahaha !*

Disclaimers : Smooth Elevator, dérivé de Smooth Operator, la superbe chanson de la sublime Sade. Cette voix, cette musique... à l'époque où l'autotune n'était pas systématique *_*