Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Setsu Agency et aux parties associées.

Genre : UA, OS(s) courts plus ou moins de Saint-Valentin qui m'est tombé dessus pendant que je regardais un type qui chantait atrocement mal dans The Voice... comme quoi, l'esprit se libère comme il peut :D

Rating : T

Résumé ? Perturbation de train-train quotidien, étoile filante dans un ciel d'encre... XD

Micis ! A toutes les personnes qui ont posté un petit mot. Je vous ai répondu... le mois dernier, sauf si vous ne mettez pas vos emails de contact.

Suite d'OS pour qui ? : Pour mon petit Hamster Américain ! *gros, gros bisous* pour vous, et aussi pour moi, pour le coup ! Voici 4 ans et 1 jour (pas pu poster hier, grrr :p) j'ai failli mourir renversée par une camionnette. Chaque année je célèbre ma chance avec une fic quand je peux, et du champagne aussi :D. So happy alive day to me.

Ça fait un bail, hein ? La vie a été un peu pénible avec moi, entre autres, pour le plus « agréable», un énième dégât des eaux, 2 ordinateurs à la trappe en même temps, un emploi du temps chiant. Mais le dégât des eaux est enrayé - et les travaux pas encore faits, assurances de merde ouch -, l'ordi est revenu, l'emploi du temps est un peu plus calme avant la tempête, donc je poste !

Câlin Spécial : aux Dame Lysa et Antocyane ainsi qu'à ma petite ensorceleuse !

Enormes câlins bis repetitas : mon petit hamster Américain que j'aime, ma Lunanamoi, Fredka, Lady Psy (ça fait plus classe que « Gangnam Style » :D) et à une petite NausS !

J'espère que ça vous plaira en tous cas. Comme dirait Céline : je ne vous oublie pas :D

Où vous découvrez que Sushi d'Amour est un homme comme les autres.


Naughty Neighbour

T

OS IX : Asian Fever

T

Immeuble de Heero Yuy, trottoir d'en face, 23h00, une semaine plus tard

T

La semaine avait été particulièrement chargée pour Heero Yuy. Il rentrait à des heures impossibles. Il voyait à peine son colocataire tellement les horaires ne correspondaient pas, ce qui le frustrait. Ils se verraient en coup de vent, encore quelques jours puis « ça devrait s'arranger, Sushi d'Amour ».

Avec son emploi du temps Yuy en arrivait exactement à la même conclusion mais la mauvaise foi pouvait changer une honnête constatation en un véhément et puéril « ce n'est pas pareil ». La frustration était synonyme de « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». Dr Barton « je dépanne mon ancien cabinet », vu le temps qu'il y passait, y était plus que pour dépanner mais en même temps...


Flashback quelques heures plus tôt, bureau de Heero Yuy

T

Les yeux sur son écran, les doigts tapant frénétiquement sur le clavier, un écouteur-micro de son portable à son oreille, l'autre restant libre quand son secrétaire annoncerait ses rendez-vous, Heero Yuy écoutait...

que la terreur et lui seraient encore seules ce soir.

T

- ... en même temps j'engrange un maximum d'adhésion, Sushi d'Amour. Les animaux en ont besoin.

- Ils s'engagent en partie pour ta banane. On ne va pas se mentir, on ne va pas parler de pomme.

- C'est anatomiquement plus juste, Sushi d'Amour. Je n'en attends pas moins de ta part.

- Sushi d'Amour... Sushi frustré, oui.

T

Il ne l'avait pas dit tout haut... si ?

Oh, il n'était plus à ça près.

T

- Pourquoi ? Parce que même avec nos emplois du temps impossibles, je réussis à croiser des mecs nus ou à moitié à poil ?

- Pas « des », un, mythomane. La dernière fois que tu m'as vu c'est dans tes souvenirs. Comme tu le sais, passé quelques heures, c'est un souvenir pour nous, les hommes.

- Je confirme.

T

Heero en était persuadé : la voix de Trowa pouvait arrêter les guerres - ou en déclencher.

Tout chez cet homme était une arme de destruction massive.

Rome ne s'était pas faite en un jour. La gaule non plus.

Ha ha.

T

- Et seuls les animaux sont nus dans ton cabinet, jusqu'à preuve du contraire.

- Je confirme aussi, même si leurs maîtres ne diraient pas tous non. Mais qui te parle du cabinet ?

- Les exhib' du métro sont moches. Mecs à poilS.

- Non, non, moi je parle de notre immeuble.

- ... Hein ?

T

Heero s'arrêta de taper.

T

- Ah merde, on s'est vraiment à peine vus, faut faire quelque chose. Je t'avais pas dit ?

- ... Tu te fous de moi, là, c'est pas possible d'avoir autant de chance.

- Si j'avais de la chance, il serait dans mon lit et non dans ma tête - et à New York, il me semble, d'après la concierge. Très gentille d'ailleurs, il faudra être généreux aux étrennes.

T

De qui parlait-il ?

Un buzz retentit.

T

- Votre rendez-vous vient d'arriver. Madame Noventa.

- *tape tape* Ah. Je n'ai aucun rendez-vous à 15h00. Par contre j'en ai bien un à 16h00 avec Madame Une. Elle a dû se tromper de semaine. Je vérifie

- ...

- *tape tape* Elle est très en avance puisqu'elle n'est... nulle part.

- Non, elle est ponctuelle. Et notée sur le planning en ligne...

- ...

- La synchronisation ne s'est pas faite correctement.

- Alors le planning...

- a *encore* planté.

T

Heero se pinça l'arrête du nez.

Le ton était glacial. Décidément rien ne lui serait épargné.

Il avait besoin de repos et de voisins INEXISTANTS qui ne jouent pas un jour sur deux jusqu'à pas d'heure aux jeux vidéos, de sexe, d'amitié, de matériel qui fonctionne, de personnes compétentes, de voir des mecs nus, des choses comme ça.

Visiblement c'était trop demander. Il allait péter un câble.

Et la personne au bout du buzz le sentait, visiblement.

T

- ... Je préviens la maintenance. Et je fais patienter Madame quelques minutes avec un bon chocolat chaud. Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas celui de la machine, il a plus de goût. Avez-vous une intolérance au lactose ?

- Hmph. Je préfère le lait de soja bio !

- Nous en avons aussi.

- Ah euh... Eh bien dans ce cas c'est avec plaisir. Auriez-vous des petits biscuits ?

- Merci.

- Je vous en prie.

T

Et il raccroche.

T

- Mon pauvre Sushi, en ce moment c'est n'importe quoi chez toi.

- Si seulement c'était en ce moment... bref. Chez toi ce n'est pas mieux non plus, je le sais.

- C'est vrai mais j'ai les animaux. Et de jolies persistances rétiniennes, si tu vois ce que je veux dire.

- Remues le couteau dans la plaie espèce de sadique. On n'a pas le temps de discuter mais...

- Oui ?

- Dis-moi que l'autre était moche, s'il te plaît, que j'ai pas l'impression que l'on m'ait maudi. Allez, au moins 1 sur les 2.

- Chacun ses goûts.

T

Ah, la phrase pour ne pas dire « il est hideux ». Un peu de justice dans ce monde.

« Chacun ses goûts » ou la forme diplomatique du « qui ne dit mot, consent »

T

- Ah, ça me rassure...

- ...

T

Diplomatique ?

Avec lui ?

Trowa ?

Ce qu'il aimait chez lui, c'était qu'il n'avait jamais eu peur d'être cash avec lui.

En croyant mettre de l'onguent sur sa plaie, il mettait du beurre allégé sur une brûlure.

Ça ne sert à rien. Et ça peut être dangereux.

T

- ... ou pas. Rentre-t-il dans tes critères ?

- Hm... Heero. Tu veux vraiment que je réponde ?

T

Il souffla et prit son ton le plus sexy.

Trowa dirait « naturel »

T

- Oui Pumba. Fais-moi mal.

- Il les explose. L'autre mec est *aussi* une bombe. Désolé. Je te raconterais, il y a du dossier.

- ... C'est officiel, je te hais. Tu croises des hallucinations non collectives, en ce moment je n'ai le temps de croiser que des hallucinations tout court. J'ai des semaines de plus en plus stressantes et le handfitness sert peu. Je suis frustré sexuellement au point de temporairement m'autoriser un snack de luxe roux, même si ce n'est pas raisonnable pour mon régime.

T

Silence...

Inspiration...

Puis.

T

- Tous les nutritionnistes te diront qu'un jour de relâche c'est bon pour le régime.

- J'aurais dû dire rééquilibrage alimentaire.

- Hey Heero, tu veux ou tu veux pas ? Tu voulais pas au début.

- Hn. J'ai surestimé ma résistance à tes phéromones. Abus de faiblesse. Enfin abus... Abus rien du tout. Même pas là pour en profiter. Tu regretteras, je te dis. Ne jamais remettre au lendemain... parce qu'à ce rythme, y en aura pas.

- Hey, je suis plus que consentant !

- Tu es juste pas là. Après l'heure, c'est plus l'heure.

- Toi non plus, d'ailleurs. Et puis tu sais ce qu'on dit... y a pas d'heure pour en manger du bâton de berger.

- Hn. Mais toi, tu as le plaisir des yeux en attendant le reste. La différence entre toi à l'étranger et toi ici, je ne la vois pas tellement. À quoi tu sers, sérieusement ?

T

À remonter le moral et tout le reste.

À être lui.

À être un grogning-ball, déchiffreur de Hn.

À le comprendre.

T

- Qui fait les courses ?

- C'est chacun son tour.

- Quand on vit seul, y a pas de tour, Sushi d'amour. Y a qu'un seul joueur, comme pour le handfitness. Qui fait la lessive ?

- La machine.

- Tu vois un bras mécanique la remplir ou appuyer sur le bouton ?

- ... C'est chacun son tour. D'ailleurs j'en ai marre de voir tes slips ou tes boxers, je préfère te voir toi.

- Pareil. Qui sort la terreur ?

- Qui la sort pas assez, tu veux dire ?

- Un partout, boules au centre.

- Trowa...

- Oui Sushi d'Amour ?

T

Heero rejeta la tête en arrière et éclata d'un rire bref, rauque.

Homme qui rit...

Homme à moitié séduit, oui. Mais une relation longue distance dans un appartement commun c'était de la séduction à perte.

Si son lieu de travail était propice aux belles rencontres... c'était bien au travail que l'on avait le plus de chances de rencontrer son partenaire, hein ?

On ne pouvait pas dire que Heero Yuy ne rencontrait personne. Il passait sa journée à rencontrer des gens intéressants mais moches, beaux mais cons ou beaucoup trop jeunes - ou bien trop vieux.

Intéressés mais inintéressant. Et les rares fois où il pouvait être intéressé... l'autre était marié ou hétéro. Oui, « ou», le mariage n'impliquant pas forcément un « et ».

Les rares fois où un hétéro avait tous les critères... il avait beau sembler hautement comestible, il n'était pas convertible.

Hélas.

Injustice totale. Ou peut-être était-il trop exigeant. On se trouvait toujours trop exigeant quand on avait les crocs.

Même en sortant le chien, même en mode footing, quand il avait le temps, Heero ne rencontrait pas !

Revenir dans un appartement en mode guerre des tranchées pouvait être fatigant quand on marchait avec un jeu de pétanque dans son pantalon.

Le sanctuaire n'était pas forcément un lieu, mais une personne. A bout de fatigue, même en ne se sachant pas seul...

On pouvait se sentir un peu seul chez soi.

Trowa ne lui apportait pas tout ce qu'il fallait, sinon ils seraient restés ensemble. Mais il était clairement celui qui lui apportait le plus.

Avec Duo Maxwell. Qui apportait le plus de décibels. Le plus de problèmes. Le plus de quiproquos. Le plus de migraines. Le plus de portes claquées. Le plus de débilité. Le plus d'incompréhension et il fallait le reconnaître...

Le plus de piment dans son existence.

Dommage. Le piment pouvait être agréable si on maîtrisait le dosage.

Là il avait la bouche en feu.

T

- Mon ami.. tu sais que t'es vraiment con ?

- Tu me manques aussi, Sushi d'Amour. Tu me manques aussi.


Fin du flashback

T

Quand on se manquait, on se loupait.

On passait à côté, parfois pour mieux se retrouver, l'absence attisant.

Selon que ce soit un « jour avec » ou un « jour sans »

À la fin de la journée Heero n'avait envie que de son lit et si frustré sexuellement qu'il fut, sa main était tellement fatiguée qu'elle ferait forcément grève.

À ce point, oui. Et malheureusement, pas de Trowa pour le faire à sa place.

En ce moment la vie de Heero Yuy ressemblait à du bien voulu, pas pu : beaucoup d'envie l'après-midi, beaucoup de dépit le soir.

Il rentrait donc chez lui en kit, comme d'habitude quand inopinément il croisa entre deux 2-roues - dont l'un était celui de son ancien traiteur préféré...

une belle petite paire de fesses dans un jean slim.

T

- Je dois être en hypoglycémie. J'hallucine, ce n'est pas possible.

T

Il se félicita d'être à même de porter toute une journée un costume noir cintré, la veste ouverte sur une chemise blanche aux premiers boutons dégrafés. Le tout sans trop avoir l'air fané.

Tout début de barbe élégant, serviette noire à la main, il passa d'abord les doigts sur son visage pour tenter un défroissage vertical.

En vain : il avait toujours l'air chiffonné qui fleurait bon 'le lit, mon graal'.

Ses doigts bifurquèrent dans ses cheveux pour y opérer un semblant de discipline sauf que bien évidemment, ça ne servait à rien : ils ne seraient jamais coiffés. Comme disait Trowa : 'les oiseaux ne peignent pas leur nid : ils le montent... et y vivent'

Mais « ça faisait parti de son charme », il paraît.

Mais la vision était ô combien agréable.

T

- Enfin un peu de chance dans ce monde…double opportunité.

T

Cette paire de fesses portait des baskets noires assorties à un blouson de cuir.

Cette paire de fesses portait un casque ; à présent il l'ôtait en secouant la tête tel un mannequin pour les pré-ados : il mesurait un peu plus d'1,70 mètre.

Pas très grand mais en certaines circonstances, ce n'était pas la taille qui comptait... non ?

T

- Kami-Sama. Je crois pas en toi mais... merci de me rappeler que la vue est un sens merveilleux et non une punition divine. Mes journées de merde à répétition avaient bien failli m'en dissuader.

T

Une queue de cheval noire et lisse tomba avec élégance le long d'une nuque racée.

Le menton fier, le nez refait – sûrement dû à la pratique d'arts martiaux – et les yeux bridés : le charme asiatique.

Mais bon, il y avait des limites à la solidarité. Entre sa libido et son porte-monnaie il avait choisi.

À un moment il fallait profiter des opportunités quand elles se présentaient. Et là il avait des choses à dire.

T

- Franchement le service à Asian Express laisse à désirer.

- Excusez-moi ?

T

Yuy leva les yeux au ciel.

Belle voix pour un voleur.

L'ouïe était un sens magique aussi. Avec l'armée de cons qui défilait au bureau - ou dans son immeuble, Duo Maxwell étant une armée à lui tout seul...

il en avait oublié que ça pouvait être sexy ce sens.

Les décibels de Maxwell avaient perverti son audition, réussissant presque à lui faire oublier l'existence de Trowa - qui lui avait une voix à donner une libido à un radis.

T

- Je ne commande plus chez vous depuis des mois parce que c'est n'importe quoi.

- Pardon ?

- Vous inquiétez pas, vous allez vitre comprendre.

- ...

T

Et d'énumérer devant un jeune homme en état de choc.

T

- Déjà, l'huile des nouilles sautées est parfois trop utilisée. Les champignons noirs du porc sont immangeables et je ne parle même pas des Ha-Kao et des légumes chop suey goût plastique. Vous comprenez que ce soit problématique pour vos clients ? La qualité c'est important, déjà que ni les ingrédients, ni les valeurs nutritionnelles ne figurent sur vos cartes...

- Écoutez monsieur…

T

Et il osait soupirer en plus ?

Quelle outrecuidance.

Quelle bouche, quand même.

Mais bon, fallait pas pousser Papy Yuy dans le kimchi.

On ne rigolait ni avec le goût, ni avec la thune.

T

- Et puis un de vos collègues a essayé de m'enfler de 5 euros, c'est inadmissible. La personne qui prend les commandes fait semblant de ne comprendre que l'argent, non les réclamations. Dès que j'essaie de parler d'autre chose elle me dit au revoir.

- Non mais vous…

T

Yuy leva la main en guise de « laisse-moi parler »

L'autre était en mode cocote minute. Chaud. Bouillant. Soufflant.

Il en avait dans le bô-boun celui-là.

T

- C'est comme à la Poste : quand il y a une connerie, c'est jamais la faute de personne mais bon, faut bien qu'on se plaigne à quelqu'un, alors vous ferez « remonter l'information » et qui sait ? Peut-être aurais-je 10% de plus sur ma prochaine commande ?

T

Le bel asiatique cligna des yeux une fois.

Deux fois.

Puis, mit les poings sur sa taille, pencha la tête de côté, plissa les yeux.

Et lança avec un accent totalement exagéré.

T

- Non mais euh vous voulez euh votre poing dans la gueuleuh avec votreuh sauceuh aigreuh-douceuh ?

- Pardon ?

T

Au tour de Yuy de cligner les yeux.

Mais l'autre ne se démontait pas, reprenant sa voix et son expression naturelle.

T

- D'où vous avez sorti que je travaillais pour Asian Express ? Je suis trop bridé, c'est ça ? Je suis trop vieux pour assembler des baskets ? J'ai pas l'air assez geek pour être dans l'informatique ?

- ...

- J'ai pas la tête d'un reporter de guerre, non, la seule que je couvre c'est celle du nuoc-mâm. Le rouleau de printemps arabe, c'est mon meilleur scoop.

- ...

T

Le silence était la meilleure option.

Ou pas.

Le manque de réponse censé être pacificateur - mieux valait se taire qu'attiser les flammes et la colère...

fit l'effet d'une brise sur les braises.

Et l'autre reprit son expression.

T

- Eh Ramen-San-euh, tes lentilles bleues elles trompent personneuh.

- ...

- Je peux remplacer gratuitement la salade de chou par une soupe miso dans le menu S4 ?

- Mais...

T

Silence rompu.

Rancune tenace.

T

- Et les brochettes bœuf fromage dégueulasseuh que t'as grillé ton chien pour faire des économies-euh. Je peux avoir de l'Asahi à la placeuh ? Parce qu'il fait soif.

- Enfin...

T

Et les oreilles qui chauffaient tout doucement.

T

- Et les makis-euh ? Ils sont frais les makis-euh ? Parce qu'avec Fukushima, tout ça... mais si tu fais promo-euh, je veux bien mourir.

- … Vous étiez à côté du scooter d'Asian Express. Ce n'est pas un délit de faciès, il ne faut pas le prendre pour vous.

T

L'erreur est humaine

Il était très, très fatigué.

Mais apparemment Asian Express était au-dessus : il renifla et se redressa.

T

- J'étais surtout à côté de la grosse Suki noire, vous voyez, le joujou pour adulte, là, 106 chevaux, 8000 tour/minutes ? J'ai rien à foutre sur un scooter, moi. Je peux pas être sur le gros engin mais sur le petit « y a pas problèmeuh ». Y a des nems de toute taille, Monsieur. N'appliquez pas votre calibre aux autres.

T

Chronique du racisme ordinaire.

Yuy n'était pas d'humeur à répondre.

Même si l'autre avait quand même éventuellement peut-être un peu raison.

Penser « prochaine fois » et qui sait ? Peut-être le verras-tu nu ?

Il avait vraiment faim...

Il n'y avait vraisemblablement pas grand-chose à dire à part...

T

- Désolé.

- Hmph.

T

Personne n'était à l'abri d'une grosse connerie, après tout. Ça n'arrivait jamais à Trowa ce genre de truc.

Inspirer.

Expirer.

Il appartenait à celui qui était désavantagé de reprendre la main.

Avec classe. Dans un monde juste, parfait, se reprendre était plus valorisant que le tout cuit dans le bec.

Et puis il fallait reconnaître qu'Asian Express avait des... arguments.

Et Yuy n'était qu'un homme qui appréciait grandement les hommes : des fois que l'énervé fut gay, mieux valait rattraper son image...

On pouvait mal démarrer et arriver à bon port !

Faire semblant d'être fair-play quand il avait envie de l'encastrer.

Hmm... il y avait des moyens agréables d'encastrer quelqu'un.

Il fallait vraiment que Yuy mange un peu. Avoir Trowa à proximité réveillait un peu trop sa faim.

Il avait été franc avec lui : il commençait à raisonnablement oublier pourquoi remettre un peu le couvert était une mauvaise idée.

T

- ...

T

L'inconnu allait sonner à l'interphone mais Yuy sortit son pass. Asian Express entra sans un regard ni merci.

Asian Express attendit l'ascenseur du coup, Heero aussi.

Il s'arrêta un étage sous le sien et le salua d'un court signe de tête.

Lorsqu'il le vit passer, Heero ne pu s'empêcher de regarder cette paire de fesses une dernière fois avec un air rêveur.

La fatigue, cette connasse.

Si c'était un nouveau voisin, peut-être aurait-il des chances de se faire pardonner ?

Qui sait ?

Et si c'était un visiteur...

T

WOUAF WOUAF WOUAF !

Mais toutou réclamait.

En voilà un qui était content de le voir, pour qui il serait un héros.

WOUAF WOUAF WOUAF

Même s'il faisait un peu chier.


1 heure plus tard, chez Heero Yuy

T

Après avoir été martyrisé par un chien hyperactif - pour un maître fatigué - et avoir réchauffé le reste du « Te connaissant t'auras pas bouffé. Spaghetti bolo comme tu aimes, al dente. 30 sec au micro-ondes. Mange, Sushi d'Amour" laissé par Trowa.

Un Heero douché, bas de pyjama et robe de chambre assortis, sortit sur son balcon pour y fumer une cigarette, la terreur entre ses jambes…

Le chien, oui.

Il prit une bouffée.

T

- Non mais j'ai croisé un de ces cons dans ton immeuble...

T

Cette voix...

T

- Con ?

- Il a cru que je bossais chez Asian Express juste parce que j'étais à côté du scooter.

- C'est plus que c'était Asian Express. Ils envoient des beaux Chinois à défaut d'une bonne bouffe, maintenant ?

- C'est du racisme ordinaire.

- Zen, Fei, c'était ptet pas raciste, hein. Juste une accroche à chier pour te draguer ? Si t'avais été à côté d'une Lamborghini et qu'on t'avait demandé si c'était la tienne, t'aurais pas hurlé au racisme italien.

T

Il avait un beau rire ce Fei.

Et Maxwell... savait parler calmement ?

Et quand il parlait calmement, son accent qui semblait Américain, ressortait.

Heero Yuy devait être en phase digestive, son cerveau trouvait son voisin presque fréquentable.

Peut-être parce qu'il le défendait ?

Il faillit en oublier sa latte.

T

- Alors c'était la drague la plus lamentable du siècle. Le premier truc qu'il fait en me voyant c'est m'engueuler, me faire une réclamation sur les plats pourris, me demander une ristourne. Et en plus il ne m'a même pas salué !

- Le premier truc ? Il te voit, il t'engueule ? Sans te saluer.

T

...

Heero savait qu'il avait oublié quelque chose.

T

- Et sans même se présenter !

T

En fait il avait oublié 2 choses.

Et vraisemblablement dit adieu à une : sa chance avec « Fei »

T

- En plus il me dit de ne pas le prendre pour moi... alors qu'il me parle ! N'importe quoi.

- Il te voit, il t'engueule. Il aboie pour rien. Et il vit dans l'immeuble.

- Il avait un pass en tous cas.

- Oookay. Il est dans l'impasse, ouais. A tout hasard...

- Oui ?

- Il aurait pas les cheveux en pétard, les yeux bridés et des putains d'yeux bleus ?

T

...

Yuy relâcha la dernière bouffée.

Pourquoi était-ce si facile de le retrouver à partir d'un portrait péjoratif.

La terreur frottait sa truffe contre ses chevilles.

T

- ... C'est ton connard de voisin du dessus ?

- Ça se pourrait. La semaine dernière Quatre a laissé entendre qu'il était peut-être fréquentable. Tu me rassures.

- Raberba doit être en période de régime, il fait les courses le ventre vide mais avec les patates au fond du filet. Tout devient donc comestible.

- 'Fei, tu me tues !

- Non mais je lui en mettrais de l'Asian Express. Quand je pense que je pensais que t'exagérais…

T

Heero écrasa sa cigarette et claqua la porte-fenêtre de son balcon.

Il était maudit.

Non mais il les lui fallait tous ? L'avocat canon et maintenant, lui ?

Il rouvrit la porte cependant : il avait laissé une petite terreur à l'extérieur.

Il l'embrassa pour se faire pardonner.

T

- Kami-Sama, je te hais.

T

Il referma la porte plus doucement en se demandant...

pourquoi Maxwell n'avait pas hurlé un « mur en mousse » ou un simple « plus fort connard, on t'a pas entendu aux States »

Sûrement l'effet Fei.


Chez Duo Maxwell, même moment, suite de la conversation

T

- Mouais comme quoi ! A part ça, welcome back ! Content que tu sois rentré Asian Feiver !

- Quel accueil. Par contre tu as une petite mine.

- Mais non... tu veux une bière ?

T

T

Tzusuku

Ready 4 l'OS X?


Alors, je vous ai manqué ? :D

Il y a tout plein de clins de n'œil publicitaires et de jeux de mots bidons. Vous devez avoir l'habitude depuis le temps ! Et pour le petit nouveau qui passe par-là : welcome ! Et oui oui, je me navre souvent, mais j'assume toujours :)

Prochain OS : ? Euh... j'espère d'ici peu :D Normalement, si les astres ne se rebellent pas contre moi, ça devrait arriver beaucoup plus vite. C'est vrai que j'ai de moins en moins de temps. Mais j'aime écrire et partager, j'espère que vous me suivez toujours.

En tous cas je me marre bien, j'espère que vous aussi ! Et croisez les doigts plus forts si vous voulez que ça vienne plus vite parce que la dernière fois qu'on a croisé les doigts tous ensemble, je suis un peu revenue 6 mois après XD

B peluch' et merci !

Petite Mithy Survivor *Si si on avance !*