Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Setsu Agency et aux parties associées.

Genre : UA, OS(s) courts plus ou moins de Saint-Valentin (mahahahahahaha ! hum, rire nerveux) qui m'est tombé dessus pendant que je regardais un type qui chantait atrocement mal dans The Voice... (qui va reprendre bientôt... no comment :D) comme quoi, l'esprit se libère comme il peut :D

Rating : T

Résumé ? Perturbation de train-train quotidien, étoile filante dans un ciel d'encre... XD

Micis ! A toutes les personnes qui ont posté un petit mot. Je vous réponds sitôt que je poste, sauf si vous ne mettez pas vos emails de contact, auquel cas je vous remercie chaleureusement ici !

Bonne année et surtout, surtout, bonne santé ! Du bonheur, des bisous, des sous-sous et c'est tout :D

Suite d'OS pour qui ? : Pour mon petit Hamster Américain ! *gros, gros bisous* pour vous, et aussi pour moi !

Ça fait (encore) un bail, hein ? On n'a pas suffisamment croisé les doigts, du coup j'ai *encore* mis 3 mois à poster... mais là c'est un OS long qui fait aussi office de cadeau de nouvelle année. D'habitude j'écris une fic spéciale, là je n'en ai clairement pas la possibilité. Peut-être plus tard ! En tous cas, je l'espère.

Câlin Spécial : toujours aux Dame Lysa et Antocyane ainsi qu'à ma petite ensorceleuse !

Enormes câlins bis repetitas : mon petit hamster Américain que j'aime et qui me manque déjà, ma Lunanamoi... "ou pas" :DD, Fredka, Lady Psy (ça fait plus classe que « Gangnam Style » :D) et à une petite NausS !

J'espère que ça vous plaira en tous cas. Et toujours comme dirait la Céline : je ne vous oublie pas :D

Où vous découvrez des choses importantes sur les sushis, les reporters et les espadrilles... et ouais, ça avance !


Naughty Neighbour

T

OS X : What's up Doc? (Espadrilles Jones et l'ascenseur maudit :D)

T

Vous en étiez ici

Chez Duo Maxwell, même moment, suite de la conversation

T

- Mouais comme quoi ! A part ça, welcome back ! Content que tu sois rentré Asian Feiver !

- Quel accueil. Par contre tu as une petite mine.

- Mais non... tu veux une bière ?

et maintenant... (que vais-jeuuu faireuuuh... ben là ? LIRE, patates :D gnééhé)

Encore bonne année ! Et je l'espère, bonne lecture !


- Là je voudrais plutôt des vacances aux Bahamas. Mais bon, puisque tu ne proposes qu'une bière...

T

Maxwell observa son ami de quinze ans arquer un sourcil condescendant. Mais les narines micro-frémissaient, trahissant un pico sourire.

Pico sourire auquel il ne résista pas en prenant le fauteur de trouble, son blouson, sa «couette» - enfin, sa queue - et son sac-à-dos dans ses bras en une franche accolade.

A lui parler de son voisin l'affreux d'entrée de jeu avant même de lui dire bonjour, à se parler comme s'ils s'étaient vu la veille, il en avait presque oublié de lui donner un « proper welcome back » comme on dirait chez lui.

Après tout ils ne s'étaient pas vus depuis plus de 6 mois.

T

- Viens là. Tu m'as manqué crétin.

- Tu dis ça de tous les crétins que tu rencontres.

- Tu les surpasses tous.

T

Tape dans le dos versus tape sur le sac-à-dos.

Wu Fei se recula légèrement pour plonger son regard noir dans les yeux bleu-violet.

Actuellement presque des yeux de panda.

T

- Comment vas-tu. Vraiment ?

- Et toi ? Tu m'as fait croire que t'étais à Shanghai mais quand j'ai vu passer le teasing de « l'œil du Cyclone » chez le marchand de journaux ben j'ai compris.

- ...

- Si tu veux pas qu'on s'inquiète, ne nous mens pas, 'Fei, c'est pire. Cette interview d'un non-dissident en Corée du nord « sans tabou ni consignes officielles, au cœur du régime » c'était comment ?

- Difficile. Je dois y retourner.

- Tu mets ta vie en jeu, 'Fei..

- Hmph, je fais mon métier et j'ai fait des choses bien plus dangereuses, tu le sais.

T

Duo hocha la tête.

Syrie, Libye...

T

- Avoir un pote grand reporter ça en jette auprès des nanas. Et auprès des gars pseudo intellos que j'ai (rarement) eu au pieu.

- C'est bon de se sentir utile. Ouch.

T

Pour une tape derrière la tête.

Et une oreille tirée.

T

- Mais savoir que tu risques ta life et que des fois t'es tenu au secret, ben... je suis fier de toi mais ça me saoule. C'est pas comme si on en avait jamais parlé.

- Ce n'est pas évident pour les proches, je sais bien.

- ...

- Je ne vais jamais dire que ce que je vis est plus dangereux que ce que vivent mes sources en m'accordant une interview, quelle que soit l'immersion. Je suis pas là pour me mettre en scène. Alors pour répondre à ta question, Duo, je travaille beaucoup, je suis fatigué et je suis content de pouvoir poser mon sac à la maison même si j'ai hâte de repartir. Maintenant réponds-moi.

T

Comment vas-tu... vraiment ?

Un long soupir.

T

- Je suis un peu fatigué mais c'est normal, je bosse beaucoup. Et quand je rentre on me lourde. Quat' m'a dit que je devais rester cool.

T

Une dernière tape sur l'épaule de Wu Fei puis Duo quitta le salon direction la cuisine, son ami sur les talons.

Il ouvrit le frigidaire et ne trouva pas de bière au frais.

Misère...

Il y avait du lait, des œufs... de quoi faire quelque chose, c'est sûr.

De quoi assembler, rien d'instantané. Des efforts à faire quoi, rien à décapsuler.

Wu était intolérant au lactose, ce relou.

Un coup d'œil périphérique à la poubelle confirma que dans les placards non plus il n'y avait plus de bière.

Plus de fromage.

Plus de beurre.

L'horreur.

T

- Pour être tout à fait honnête ton voisin a plus l'air con que méchant. Si c'est ce qui te pourrit, ne vous rencontrez plus et tout devrait bien se passer.

T

Dépité, Duo referma la porte du frigo et se tourna vers son invité, un regard signifiant clairement un « t'as plus con comme solution ? »

T

- Je le rencontrerai tant qu'on aura des murs en mousse. Sinon faut que je vive pendant son absence.

- Fais des travaux.

- Tu les finances ?

- Tu te fous de moi, là ? Je l'ai rêvée « MaxAttacks», ta boîte de rénovation, maçonnerie, électricité, peinture, plomberie, mon cul sur la commode... ?

- Y a pas ton cul sur ma commode, 'Fei, sinon je serais bien plus heureux.

T

Wu Fei ne se laissa pas semer.

Il était provoc.

T

- Fais des travaux chez toi et tu auras la paix.

- Je viens de monter ma boîte, est-ce que je peux avoir un client plus rentable que moi, steuplait ?

- ...

- Le mec me saoule parce que j'emménage, tu crois pas qu'il porterait plainte contre moi parce que les travaux ça fait du bruit ? Même si ça l'arrange ?

T

Le reporter pouffa malgré lui, ce qui lui ressemblait guère.

Il n'y avait guère qu'avec Maxwell qu'il s'autorisait ce genre de débilité.

T

- ...

- Et tu t'imagines bien que je ferais les travaux quand je serais chez moi hein. Et j'y suis quand ? T'en as encore des idées à la con ?

- Oh moi je dis ça, je dis rien.

T

Duo ébouriffa les cheveux de son ami pour le déstabiliser, lui qui détestait qu'on lui touche les cheveux.

Il profita de l'effet de surprise pour vérifier les placards.

T

- Tu as vraiment une petite mine. Et tu devrais te mettre un truc sur le dos.

T

Maxwell sursauta.

Aux dernières nouvelles, son invité était à quelques mètres de lui, non à quelque centimètres dans son dos.

T

- Putain Papa ! Mais t'es en boucle !

- Ton ex ?

T

Imperturbable. Et reculant néanmoins, de peur de se prendre un (in)volontaire coup de coude.

T

- Quoi, le con qui veut que je revienne pour payer son loyer ? Pourquoi je te sens soulagé.

- J'ai eu peur qu'il ne te manque.

- Je veux bien être con mais y a des limites.

- Rappelle moi combien de temps t'es resté avec ?

- Trop ? Rends-toi utile, prends cuillères et couteau dans le tiroir.

T

Un sourire.

A défaut de boire, ils allaient manger, bordel de merde.

Quand on avait les crocs, les trucs les plus simples se transformaient en victuailles.

Et les trucs demandant le moins d'effort possible, une victoire.

Les bras chargés Duo referma le placard... du bout du nez.

Ça accentuerait sa fossette, tiens.

Puis il déposa ses trésors sur la table et s'assit, invitant Wu Fei à faire de même.

Duo cassa la croûte sans cérémonie.

T

- Ça va t'inquiète, Fei. Tu devrais manger, tu parlerais moins.

- Non mais tu es vraiment gris. Tu ressembles à ton jogging. Ça doit être la nourriture.

- Hein ? Je t'entends pas, je casse-croûte.

T

Des biscuits apéritifs, un reste de pain de mie tranché, deux grandes rasades de...

T

- Encore du beurre de cacahuètes ?

- Quoi mon beurre de cacahuètes ? kesta avec mon beurre de cacahuètes ?

- J'aime pas.

T

Duo arqua un sourcil très haut.

T

- T'aimes les cacahuètes comme tout fêtard qui se respecte ! Et comme tout fêtard on en a toujours dans le placard !

- Mais je n'aime pas le beurre de cacahuète.

T

Duo renifla.

T

- Et c'est mieux que le Butella et c'est plus sain d'abord : des cacahuètes, un mixer et roule !

- J'aime pas le Butella. Et je n'aime pas le beurre de cacahuète.

T

N'allez pas insulter le beurre de cacahuète d'un demi Américain.

La main sur le cœur, l'autre sur le pot.

La bouche pleine !

Et les yeux pleins de malice.

T

- Pas d'huile de palme ! Pas de transformation ! Pas de cheval !

- Je ne suis pas Winner donc je m'en fous un peu mais... c'est toi qui me parle d'huile de Palme, hein ?

- Amazonie Grace lala... lala..

- Elles sont bio et écolo tes cacahuètes ? Des fois qu'elles soient venues à la nage...

T

...

T

- ... Elles sont ce que j'ai dans le placard, OK alors si t'es pas content, tu retournes en Corée voir mes cacahuètes si elles y sont. Ou t'attends que Quat revienne avec sa confiture de tomates vertes bio et autres roquettes bio d'Italie 100% importée ! Tu me feras moins chier avec le transport, connard.

T

Le reporter écarquilla les yeux et éclata d'un rire bref.

Wu Fei avait un chez lui mais avec Duo, il était chez lui. A la maison.

Ils n'avaient pas eu du tout les mêmes cursus Duo, Quatre et lui. Ils s'étaient rencontrés parce que Duo avait fait des travaux chez les parents de l'un et de l'autre. Il avait 16 ans à l'époque et était très doué, la main d'œuvre n'était pas chère.

Le même âge. Des univers et origines différents et parfois opposés. Un trait d'union entre Quatre et lui qui ne se connaissaient pas et ne se seraient probablement jamais rencontrés. Duo.

Tous les trois ne s'étaient jamais quittés, sauf parfois des yeux, travail oblige.

Vivement que Quatre revienne.

T

- J'ai accessoirement ramené de la bière... ça fera passer le beurre de cacahuète.

T

Duo cligna des yeux une fois, deux fois.

T

- Et tu m'as laissé chercher ?

- Ben, c'est qui l'hôte ?

- Et qui c'est l'invité ? Personne, parce qu'accessoirement t'es chez toi, non ?

- ... J'ai pu avoir du ...

T

ÔO

ÔÔ

O_O

T

- Je t'aiiiiime !

T

Wu Fei sourit doucement en trinquant avec son vis-à-vis à la pâleur twilightesque.

Home sweet home.


Le lendemain matin, 7 h, palier.

T

Wu Fei avait essayé de reprendre un peu plus des nouvelles de Duo mais avec la bière et le sommeil aidant...

Bah il verrait plus tard.

Après une bonne douche il décida de remettre ses vêtements de la veille, un boxer et des chaussettes propres en prime.

Chemise écru ouverte aux premiers boutons, jeans, bottillons.

Blouson, sac à dos, dents blanches.

Il prendrait son petit déjeuner en arrivant à la rédaction, il avait des choses à revoir, des collègues sympa aussi, ainsi qu'une réunion dont il se serait bien passé mais qui était utile, contrairement à certaines autres.

Apparemment ils refaisaient la peinture dans les escaliers : ceux-ci étaient condamnés.

Wu Fei trouvait stupide de prendre l'ascenseur pour si peu d'étages mais en même temps l'ascenseur menait directement au parking, moyennant clé, sinon, rez-de-chaussée et yeux pour pleurer.

Parking où il avait fini par garer sa moto plus tard dans la nuit.

« Si l'autre naze confond ton bébé à roue avec un scooter, les autres, non, même si le quartier est sûr, c'est la crise »

T

- Bon, une belle journée qui commence...

T

Il monta dans l'ascenseur, inséra la clé pour accéder au sous-sol... en vain, il alla directement au dernier étage.

Personne.

T

- ... Ou pas. Qui dit porte condamnée dit tout le monde dans l'ascenseur en même temps... ça va être l'enfer. Et en plus il y a un prospectus par terre. Les gens ne respectent rien.

T

Wu Fei découvrit qu'il y avait beaucoup de personnes avec un manque de patience manifeste puisque les portes s'ouvraient sur un étage vide ou une sur une porte claquée au loin.

L'ascenseur s'ouvrit à nouveau, hélas non au sous-sol.

Un homme y entra avec une barbe de quelques heures, la mine un peu fatiguée.

Sans manteau alors qu'il faisait un peu frais, un col roulé vert bouteille sur un jeans blanc et des... espadrilles ? marrons.

Vraiment pas réveillé. Mais très classe.

T

- Et meer...

T

Ou pas.

« Espadrilles Jones » glissa sur le prospectus maudit et se retrouva projeté vers Wu Fei, des réflexes jugés ancestraux par l'intéressé l'empêchant de s'écraser contre lui.

L'homme fatigué avait les mains de chaque coté de sa tête, le corps à quelques centimètres du sien.

T

- ...

- ... ci ? Wow... on a des mannequins dans l'immeuble maintenant ?

- Pourquoi ? Vous voyez un portemanteau ici à part vous ?

T

Espadrille Jones rit doucement avant d'ôter ses mains des parois.

Il recula de quelques pas avant de plonger son regard dans celui du reporter, sourire en coin.

L'ascenseur repartit au dernier étage... sûrement un bug.

Il espérait qu'il n'allait pas tous les faire. Mais si cet ascenseur était comme le sien, Wu Fei espérait dans le vide.

T

- Le portemanteau est flatté.

- Ce n'est pas un compliment, c'est une constatation.

T

Espadrilles Jones haussa les épaules.

T

- Oh moi les constats, je ne les déteste qu'avec les assurances.

- Et si j'étais assureur ?

- J'adhère direct.

- J'ai l'air gay ?

- Hmm. Juste. Intelligent.

T

Et lui n'avait pas l'air.

Il l'était, assurément.

Le «juste intelligent» criait silencieusement «l'êtes-vous» ?

Pouvait-on reprocher à quelqu'un de vous trouver à son goût, même si vous ne goûtiez pas les siens ?

Lourdeurphobie n'était pas homophobie.

Wu Fei en connaissait un rayon sur la nature humaine de par son métier, où connaissance de son environnement, maîtrise de son sujet, observation et psychologie étaient primordiales.

Il avait été correspondant de guerre et avait appris à juger extrêmement rapidement s'il avait affaire à un ennemi ou non.

Et cet homme aux yeux verts fascinants était dangereux, oui.

Mais il n'était pas stupide. Loin de là. Comparaison immédiate ?

Facile.

Entre l'autre lobotomisé qui insultait ceux qu'ils trouvaient BAB - Bon à Baiser...

et un mec plutôt drôle qui lui disait en dix secondes chrono qu'il était beau et intelligent...

Entre Mr. Sauce Aigre-Douce et Espadrilles Jones, le mec à la fois borderline gros sabots, sexy ET subtile même pour les profanes, c'était vite vu.

Le reporter haussa un sourcil altier.

T

- Faudrait revoir un peu votre technique de drague façon Paris-Brest.

- J' aurais éventuellement revu la recette si vous étiez des nôtres. A moins que...

- Non.

T

Et l'ascenseur qui faisait tous les étages...

Certes l'asiatique avait de l'avance, mais tout de même.

T

- A man can dream...

- *secoue la tête avec un petit sourire* C'est ce que dirait Duo.

- Duo Maxwell ? Vous êtes un de ses amis ?

T

Froncement de sourcils.

Si Duo connaissait ce type, il n'avait pas eu l'occasion de lui en parler, le voisin harceleur monopolisant une partie de la conversation.

Rewind. Réécoute de la conversation. Rectification. Duo connaissait ce type.

T

- Pourquoi, vous le connaissez ?

- On s'est déjà rencontrés... très sympa. Je connais également 'Cat', d'ailleurs ça fait un petit temps que je ne l'ai pas vu ?

T

Joli...

T

- Il était à New York dernièrement... ah non là il est à Dubaï. Devrait rentrer d'ici quelques jours pour un saut de puce.

- Ah. Il faut dire que c'est avec lui j'ai le plus... discuté, nos emplois du temps avant son départ semblant s'y prêter plus.

- C'est vrai que rencontrer souvent une personne aux 3/8 - ou vraisemblablement en ce moment, à peine 5 heures par jour chez lui - est un challenge. Remarquez, son voisin y arrive bien, lui, pour l'engueuler quand il emménage. Vous le connaissez peut-être.

T

Un bon reporter savait poser les bonnes questions au bon moment.

Et surtout, savait faire semblant d'y répondre.

Ce mâle malin, au demeurant excellent joueur de poker était en train de l'apprendre à ses dépends.

Un sourire taquin conservé, un brin plus distant.

T

- Je ne connais pas tous mes voisins, du coup, je ne connais peut-être pas le sien.

T

Et Wu Fei abattit ses atouts et énuméra, le regard oscillant entre le bout de ses doigts et les yeux verts qui le scrutaient.

T

- Allons donc. Vous connaissez « Duo Maxwel l» et non pas le « D. Maxwel l» de sa boîte aux lettres. Vous avez donc réussi à le rencontrer, à lui parler et à vos dires, à vous entendre avec malgré vos emplois du temps différents. Vous avez rencontré «Quat'» à plusieurs reprises alors qu'il ne vit même pas ici. Il ne vous a pas fallu cinq secondes avant de m'adresser la parole. Et vous allez me dire que vous ne connaissez peut-être pas votre propre voisin, parce qu'il ne fait aucun doute que vous n'êtes pas de passage ?

T

Trowa émit un long sifflement avant de lever les mains en signe de reddition.

Tout du moins en apparence.

Sacré joueur de poker.

T

- Est-ce de ma faute si Duo, Quat' et vous êtes plus intéressants que le voisinage habituel ?

- Vous savez que votre voisinage est inintéressant. Comment pouvez-vous en être sûr si vous ne les connaissez pas ne serait-ce qu'un petit peu ?

- Simple délit de faciès.

T

Sourire de Lion roux.

T

- Je doute que le gars qui a remis en question mon intellect puisse commettre dans la foulée un a priori négatif aussi flagrant que stupide.

- De la part d'un dragueur façon dessert trop lourd mais trop bon... ça n'aurait rien d'étonnant, non ?

- C'est oublier qu'un vrai Paris-brest de pâtissier peut être un délice malgré tout.

- Vous voulez dire «malgré moi» ?

- Vos voisins seront plus à même de le dire qu'un inconnu rencontré dans un ascenseur. Je ne vous fréquente pas.

- Je ne fréquente personne ici. Il y a juste des grands-mères qui veulent me marier à leurs petits-enfants dans le meilleur des cas. Sinon c'est Mamie Couguar.

T

Vs sourire de chat noir.

T

- Vous connaissez donc parfaitement votre voisinage. Que vous le vouliez ou non.

- C'est de la déduction pure, ça.

- Ai-je tort ?

- Vous êtes flic ?

- Vous aimez les animaux ? Vous sentez le fauve.

- Hein ?

T

Espadrilles Jones se renifla, de surprise, légèrement déstabilisé.

Sûrement le manque de sommeil.

Les yeux noirs, espiègles, brillèrent.

Et l'ascenseur s'arrêta à l'étage de Duo. Au moins il finirait par arriver à destination.

T

- Et vous avez quelques griffures sur les mains. Quelques poils de chat roux sur les épaules. Et la laisse de votre chien dans votre poche latérale droite.

- *clignement de paupière*

- Vous portez à droite, oui. Mais pas à ce point. *clin d'œil*

T

Wu Fei avait bien compris qu'il en fallait beaucoup pour rendre Espadrilles Jones à un battement de cils.

L'ascenseur s'ouvrit au rez-de-chaussée.

Ni l'un ni l'autre ne descendit.

T

- Vous êtes flic.

T

L'ascenseur se referma et descendit.

Les yeux noirs du reporter se plissèrent un peu plus.

T

- Tut-tut. Juste observateur. Et vous connaissez le voisin de Duo. Tant d'ardeur à nier l'évidence... peut-être êtes vous même son colocataire ? Le trait d'union entre deux ennemis... tout en s'entendant avec les deux... ce serait brillant.

- ...

- Et plus j'y réfléchis, plus cela me semble possible. Probable. Plausible. Hm. Puisque vous vous entendez si bien avec mes deux meilleurs amis, nous serons certainement amenés à nous revoir.

T

L'ascenseur s'ouvrit enfin au parking.

Wu Fei tendit la main.

T

- Wu Fei Chang.

T

Pour la seconde fois Espadrilles Jones cligna des yeux, avant de serrer la tendue, un sourire aussi sexy que satisfait étirant ses lèvres pleines.

T

- Trowa Barton.

T

Wu Fei sortit de l'ascenseur sans un regard en arrière.

Une rencontre assurément intéressante.

Diablement intéressante.

T

- Merde j'ai oublié de descendre au rez-de-chaussée !

T

A ce rythme il allait se taper tous les étages encore, sauf s'il avait de la chance...

A côté de ça, avoir la laisse du chien, sans le chien, ça rend plus difficile de le sortir.

Il avait vraiment besoin de sommeil.


Même jour, 11h30

T

C'est un Trowa rasé de frais et plutôt pressé qui arriva au parking.

Il avait remplacé les espadrilles par des bottillons marrons et avait veste de cuir assorties et besace.

Il avait bien entendu sorti la terreur loongtemps pour se faire pardonner son oubli et son absence...

Il monta dans sa «Smooth» 'si tu veux te garer à Paris, vois petit' quand le téléphone sonna.

Il décrocha.

T

- Attends, je te mets sous haut-parleur.

- Hein ?

T

Il s'attacha, manœuvra quelque peu dans le parking avant de répondre.

T

- Oui Sushi d'amour ?

- T'es dans ton petit suisse de luxe ?

- Ma Smooth hybride « Green World » n'est pas un petit suisse de luxe. C'est un maxi petit suisse de luxe dans lequel on rentre bien... et tu le sais, Sushi d'amour, pour l'avoir testée.

- Certes. J'entends un mot sur deux, t'es encore dans le parking ?

- Non, c'est bon, je sors.

T

Dont acte.

Il verrouilla ses portières.

T

- T'as pas la voix « je vais chez le bon boucher pour nous faire un bon gueuleton ce soir ». T'as la voix « je suis en retard à la clinique », t'y retournes ?

T

Un looong soupir.

T

- Ouais. J'ai...

- Une urgence, comme d'hab', je sais. Bon, tu l'as sorti ?

- Hmm. Non, hélas pourquoi, tu te proposes ?

T

Mais apparemment Sushi d'Amour n'était pas d'humeur.

T

- Je parle de l'Alien survolté qui m'accueille en ton absence.

- Oui je l'ai sorti, d'ailleurs je me suis mis en retard.

- En retard sur quoi puisque tu n'étais pas censé y retourner...

T

Trowa fit semblant de ne pas entendre.

T

- ... Mais ce n'est pas grave, je me rattraperai.

- Tu la sortiras jamais à ce rythme-là.

- Je t'ai promis qu'on se trouverait du temps. Et pour qu'on se trouve du temps faut que je les aide plus à la clinique.

- C'est le chat qui se mord la queue, Trowa.

- Aouch.

T

Trowa.

T

- Ce matin tu dormais quand je suis parti. Tu venais de rentrer. Dans la cuisine tu m'as laissé un mot qui me disait que tu serais libre aujourd'hui, pour «services rendus». Et là t'as encore un truc à voir ? Sérieusement. C'est de l'exploitation.

T

Vraiment, pas d'humeur, le Sushi...

Pas frais, le poisson ?

T

- Oui et non Sushi d'amour. J'aime ce que je fais. J'aime ce que je te fais. J'aime ce que tu me fais. Je m'investis à fond pour l'assoce, pour les animaux, pour ce qui me tient à cœur. On est les mêmes, malgré nos différences.

- C'est pour ça qu'on est pas faits pour rester ensemble. Ça fait combien de temps qu'on n'a pas changé le papier toilettes ?

- ...

T

Fumé, le poisson ?

T

- C'est à ces petites choses que l'on voit qu'on ne vit vraiment plus ensemble. Les produits de première nécessité se terminent beaucoup moins rapidement. On n'est même plus colocataires...

T

Les feux rouges c'était chiant en ville, Trowa le vivait, là, maintenant, tout de suite.

Les feux rouges affectifs, c'était chiant tout court.

Les premiers feux sont obligatoires. Les seconds, juste plus douloureux.

Même si nécessaires.

T

- On vit à tour de rôle dans le même appart', Heero. On n'arrive pas à se convaincre l'un l'autre de lever le pied. Même si on se kiffe à mort et que je suis une bête de sexe.

- Je sais. Je t'appelais aussi pour te dire que j'arriverai tard ce soir. Encore. Mais comme tu repars...

T

Feu vert, feu vert...

Et un pied un poil trop au plancher.

Oops ?

T

- C'est censé être pareil, on fait exactement la même chose... ça n'empêche pas que ça me gave de te voir - enfin, de savoir - que tu bosses autant. Égoïstement je préfère que tu rentres pour moi... même si je suis pas là ?

- Bienvenu dans mon monde.

- Je te prépare des bolos en ton absence !

- ... J'ai commandé chez Tit Sushi pour toi ce midi. J'ai plus qu'à leur dire de me livrer ce soir.

- Tu mangerais pas mon cadeau de mon resto jap' préféré ?

- Je vais me gêner.

T

C'était injuste.

T

- Mais t'es pas très jap' ?

- Si, à moitié, Trowa.

- ... Tu préfères le Chinois ?

- Je préfèrerais te bouffer toi mais on fait avec ce qu'on a.

T

Un vrai petit non couple.

Un feu vert permanent dans cette plus qu'amitié presque amoureuse, dans ce vrai amour qui n'est manifestement pas le «grand».

T

- Eh bien tu sais quoi avec tes horaires à la con ? Tu loupes des choses intéressantes à part moi, bien sûr.

- ... Laisse-moi deviner... t'as encore fait une rencontre ?

- Dans l'ascenseur.

- Fais-moi rêver. Fais-moi mal.

- Menu Chinois à emporter, à tomber, avec un look de baroudeur propre, des yeux en amande noirs qui t'attrapent et qui te lâchent pas, un petit sourire fier et un corps qu'on devine à faire frémir l'oncle vénéré qui est en toi...

- ... Il avait un casque de moto à la main, un super blouson de cuir noir et un jean brut bien rempli ?

- Et une vraie queue de cheval, oui, noire, lisse, brillante...

- ...

- Et j'ai même son prénom, il s'appelle Wu Fei.

- .. Parce qu'il t'a parlé ?!

T

Un sourire un peu trop content de soi pouvait s'entendre.

Ça apprendrait au Sushi d'Amour à vouloir manger son cadeau.

T

- Il m'a serré la main et il s'est présenté parce que, d'après lui et je le cite à peu près vu qu'il était ami avec Duo et Quatre, on allait être amenés à se revoir.

- Putain il te les faut vraiment tous ?

- Il est hétéro, Sushi d'Amour.

- Même.

T

Oh mon dieu l'autoroute !

Ouais ! On peut rouler !

...

Ou pas.

C'était quoi ces gens qui changeaient de file pour avoir le loisir de rouler plus lentement sur une voie rapide ?

Il allait lui coller au cul, il allait vite comprendre.

Distance de sécurité ? T'as qu'à avancer, t'as le droit de respecter la vitesse, tu sais ?

T'as aussi le droit de changer de file. Y a de la place.

T

- Si tu y mettais du tiens, aussi... D'ailleurs si tu commençais par être là, tu les ferais ces rencontres. En tous cas le Maxwell, ce n'est pas des amis qu'il a, c'est un book. Ça change des grands-mères traquenards qui attirent les jeunes hommes sans défense avec leurs animaux de compagnie.

- Chacun sa merde.

- Hey!

- Non, le voisin taré ne te prend pas pour un con aux dernières nouvelles. L'asiate se présente et pense te revoir. Par élimination, le type super gaulé que t'as vu à poil la première fois, c'était pas Maxwell. J'en ai marre de ta chance.

- Par élimination ? Comm...

- J'ai vraiment une vie de merde.

- Mais non, Sushi d'Amour...

T

Ils rirent tous les deux de bon coeur.

Oui, le Sushi d'Amour aussi.

T

- Mais bon, y en a quand même un qui m'apprécie dans le lot.

- Ah, tu vois ? Lequel ?

- L'avocat auquel j'ai parlé. Tu sais le blond démentiel plutôt sympa dont j'ai partagé le taxi, qui a été dire dernièrement à son pote que j'étais « positivement charmant, intelligent et plutôt drôle ». Comme quoi, il n'y a pas que toi qui le dit.

- Il a dit ça ? Sérieux ?

- Hn. Ça t'étonne ?

T

Le Sushi d'Amour était un poil trop content aux oreilles de celui qui l'écoutait.

Entendre que le Sushi se prenait des compliments en lui parlant une seule fois, alors que lui l'avait vu à plusieurs reprises...

Ça voulait pas forcément dire que le Sushi avait trouvé sa sauce soja...

Il suffisait pas de les avoir « tous » si on avait quand même une petite préférence pour une seule personne.

T

- Non. C'était quand ?

- Y a dix jours à peu près, le jour des grèves.

- Je crois qu'il est parti le lendemain...

- Je t'avais pas dit ?

- Non.

- Attends, t'es fâché ?

T

Trowa ? Non...

Juste...

T

- Non. Juste...

- Frustré ? Bienvenu dans mon monde, la compensation en plus mon salaud. Ce soir-là, en discutant dans le taxi, j'ai compris que celui que t'avais vu à poil n'était probablement pas Maxwell.

- Ouais.

- D'ailleurs ce type remonte un peu dans mon estime : il est très con mais il sait s'entourer. Le Quat' en a sous le costard autant que dans la tête. C'est peu dire. Et il m'a même remis sa carte professionnelle.

T

L'imbécile avait enfin fini par regagner sa voie.

Highway to Hell à à peine 90. Hmph.

Une pensée autre que «le veinard» traversa l'esprit du conducteur.

T

- Le jour de grève as-tu dit ?

- Oui.

- Ça doit être le même jour alors...

T

Un rictus aux yeux verts.

T

- Que ?

- Que j'ai compris.

T

Un sourire aux yeux verts.

T

- Compris quoi ?

- J'ai compris en voyant Maxwell à moitié à poil... que celui que j'avais vu la première fois n'était pas Maxwell.

T

Un immense sourire aux yeux taquins et... très, très verts.

T

- ...

- Mais rassure-toi, le voyage vaut le détour. Il ne sait pas que s'entourer le « Duo ». Il en a définitivement sous ses fringues. Et son tatouage... C'est vrai que j'ai de la chance dans mon malheur. Manque plus que toi.

- Et moi j'ai que des vieux et des cons qui m'attendent aujourd'hui... J'ai vraiment une vie de merde. Qu'on soit bien d'accord, je me fous que tu l'ai vu sous son meilleur profil. C'est juste que moi j'ai droit qu'aux insultes alors que tu te rinces l'œil.

- Si tu le voyais comme je le vois, je dirais pas que tu accepterais les insultes mais tu les oublierais momentanément.

- ... Bon, je te laisse. Gaffe sur la route. A quand t'es là, en espérant que j'y sois. Et s'il te plaît...

- Hmm ?

T

La voix était un peu plus douce et plus seulement joueuse, ironique.

T

- Me préviens pas, Pumba, sois juste là. Je préfère une belle surprise à une promesse non tenue.

- Ça marche dans les deux sens, Sushi d'Amour. Bonne journée. Tu me manques grave.

- Tu me manques aussi, ta chance, un peu moins.

T

Trowa prit un dixième de seconde pour sourire avant qu'un détail ne lui revienne.

T

- Attends. Quatre t'as remis sa carte pro ?

T

Mais Sushi d'Amour avait déjà raccroché.

T

- Allo ?


Chez Duo Maxwell le lendemain, 7 h du matin.

T

- OUAF OUAF OUAF OUAF

T

Le monde était stone

Vraiment stone. Mais avec la migraine qui faisait office de réveil, Duo Maxwell ne chercherait certainement pas le soleil au milieu de la nuit.

Où était-il ? Ah oui, dans le salon, sur le canapé, il avait laissé son lit à 'Fei ces temps-ci. En plus à part à son arrivée, ils s'étaient à peine croisés..

On étant quand ? Quelle heure ? Il devait aller au boulot, non ?

Il leva un œil avec la sensation que sa tête avait rencontré un mur dans un élan de désespoir.

Et en plus celui-ci aboyait de douleur, de rage ou de vengeance.

T

- Oh... merde...

T

La bouche sèche, le corps douloureux, il toucha son ventre qui sans surprise ressemblait à du magma en fusion.

Bientôt l'éruption volcanique.

Ce qu'il faisait à l'intérieur se verrait à l'extérieur.

Il se leva et le pas à la fois lourd et rapide, et tomba lourdement sur le sol, se prenant le pied dans son bas de jogging qui avait chu dans la nuit.

Foutue cordelette. Ça fait sexy un jogging qui flatte les abdos, surtout quand tu le portes bas sur les hanches.

Par contre le style dans le non style, la nonchalance en papier crépon ça ne marchait pas quand on était tout seul et quand on se vautrait lamentablement.

T

- Merde...

T

Il ôta le pantalon et l'éjecta du bout du pied avant d'arriver au lieu de pèlerinage de tous les malades.

Un peu trop bruyamment aux yeux de certain.

T

- URUSEI !

- OUAF OUAF OUAF

T

Duo s'essuya la bouche avant de répondre, se retenant de ne pas hurler.

Tant mieux, il y avait de l'écho.

T

- ... J'ai un japonais Tokyo Hotel, z'êtes en train de me dire de fermer ma gueule.

- Non pas vous pour une fois ! Mon chien !

- Votre chien s'appelle « ta gueule » ? Vous vous foutez de moi ouOU ?

- Non, mon chien s'appelle...

T

Départ vidange.

Ah, se calmait.

Tête qui tournait. Se lever lentement. Len-te-ment pour aller dans la salle de bain se mettre un peu d'eau sur le visage.

Faire quelques pas, s'accrocher au lavabo, les jambes tremblantes.

Relever la tête et entrevoir dans la glace un visage couvert de sueur et des yeux injectés de sang.

Avant de baptiser le lavabo.

T

- Putain de merde...

T

La journée promettait d'être terrible.

Terrible.

Il allait difficilement gérer promiscuité et mur en mousse, aujourd'hui.

Surtout avec l'imbécile qui tambourinait à la porte, augmentant son mal de tête.

T

- Qu'est-ce qui se passe ?

- OUAF OUAF OUAF !

- Foutez-moi la paix.

- Je vous entends vomir.

- OUAF OUAF OUAF !

T

Non mais le con-certo en OUAF mineur avec la barre partout, ça n'allait pas le faire.

Du tout.

T

- Et je chie aussi, qu'est-ce que ça peut vous foutre ?

- Vous avez l'habitude de gueuler comme un putois.

- Fine...

T

Ou pas.

Et l'autre qui continuait de parler...

T

- Ça a l'air différent.

- I'm fucking fine. Fuck off, you sick fuck. Oh God...

- OUAF OUAF OUAF !

- Tiens, en anglais maintenant ? On va m'accuser de non assistance à personne en danger. Laissez-moi entrer.

- Pour vous assurer que je ferme ma gueule ?

T

Help...

T

- OUAF OUAF OUAF !

- URUSEI ! Laissez-moi, entrer.

T

Mais Urusei ? Duo Maxwell était en train d'agoniser et il lui disait de la fermer...

T

- Non, allez vous faire foutre. J'irais bien bordel de merde. J'irais mieux quand j'arrêterais de parler à une porte.

- Je laisse tomber. Vous êtes con, vous êtes con.

T

Mais Duo Maxwell ne répondait plus.

Clairement pas en état.


Quelques... temps ? plus tard on sonna à la porte avec insistance.

Duo s'était vraisemblablement endormi par terre, la tête sur la cuvette rabattue - et intacte - des toilettes.

Oh joie de la gastro...

T

- J'me lève que si c'est pour la BS4... oh puis non, allez vous faire foutre, y a même pas de jeux d'abord.

T

Le tout en serbe.

Il était vraiment malade quand il switchait jusque-là. D'habitude ça s'arrêtait à l'anglais.

Duško James Maxwell était vraiment, mais vraiment pas bien.

Mais ptet que c'était Wu Fei et qu'il n'avait pas les clés.

Il se traîna comme il pu façon guerre des tranchées et se hissa misérablement, profitant d'un semblant de répit.

Ayant envoyer ce qui semblait être le repas des 8 dernières semaines - ben quoi ? un homme malade exagérait toujours, non ? - il finit par ouvrir la porte.

Ne pas lâcher la poignée, ne pas lâcher la poignée...

S'il y avait un sniper, il se serait fait descendre ou alors il aurait eu pitié et aurait économisé une balle.

On n'ouvrait pas la porte les yeux mi-clos, mais il avait tellement mal a crâne...

Il se décida à ouvrir les yeux assez grand pour distinguer quelque chose.

T

- ... Sta koj kurac? (C'est quoi ce bordel d'après google, sorry s'il y a une erreur!)

T

En ouvrant la porte de chez lui il ne vit d'abord personne.

Puis en baissant oh si légèrement la tête il vit un panier d'osier dans lequel il y avait.

- 2 bouteilles d'eau gazeuse.

- 2 paquets de riz.

- Un thermos de bouillon de poulet.

- des bananes

- Des médicaments

- Une ordonnance du... Dr Yuy avec 3 jours d'arrêt.

T

Il entendit vaguement un ascenseur se fermer.

Ah, il était docteur ?

Hmph.

Il avait fait ça par charité médicale.

En tous cas, il avait raté une occasion de se marrer, vraisemblablement il avait ouvert la porte en slip et en chaussettes...

T

T

Tsuzuku OS X

Ready 4 l'OS XI ?


Alors, je vous ai manqué ? :D

Prochain OS : ? Euh... j'espère d'ici peu :D Aucun pronostic, comme ça, toute surprise est une bonne ! C'est vrai que j'ai de moins en moins de temps. Mais j'aime écrire et partager, j'espère que vous me suivez toujours. En tous cas je fais ce que je peux !

Je me marre toujours autant, j'espère que vous aussi ! Et croisez les doigts plus forts si vous voulez que ça vienne plus vite parce que la dernière fois qu'on a croisé les doigts tous ensemble, je suis un peu revenue 3 mois après alors who knows ? XD

B peluch' et merci !

Petite Mithy Survivor *Un pas après l'autre !*