Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Setsu Agency et aux parties associées.
Genre : UA, OS(s) courts plus ou moins de Saint-Valentin (mahahahahahaha ! hum, rire nerveux) qui m'est tombé dessus pendant que je regardais un type qui chantait atrocement mal dans The Voice... (qui a déjà repris ! Wouhou un an !) comme quoi, l'esprit se libère comme il peut :D
Rating : T
Résumé ? Perturbation de train-train quotidien, étoile filante dans un ciel d'encre... XD
Micis ! A toutes les personnes qui ont posté un petit mot. Je vous réponds juste après avoir posté, sauf si vous ne mettez pas vos emails de contact, auquel cas je vous remercie chaleureusement ici !
Bonne année et surtout, surtout, bonne santé ! Du bonheur, des bisous, des sous-sous et c'est tout :D
Suite d'OS pour qui ? : Pour mon petit Hamster Américain que j'aime ! *gros, gros bisous* pour vous, et aussi pour moi !
Ça fait (un peu moins) un bail, hein ? J'ai pu tenir mon engagement ! *happy* on est encore en Mars hein petite NausS et Chtit Sous-Marin :D spéciale dédicâlins :D, j'ai pu écrire ma fic de Saint Valentin et j'ai même eu une inspi surprise :D. Mais bon, faut pas rêver, je ne sais pas quand je pourrais poster la prochaine fois. Croisez les doigts avec moi !
Câlin Spécial : toujours aux Dame Lysa et Antocyane ainsi qu'à ma petite ensorceleuse !
Énormes câlins bis repetitas : mon petit hamster Américain que j'aime et qui me manque toujours, ma Lunanamoi... "ou pas" :DD, Fredka, Lady Psy (Clto :D, je pense à toi !)
J'espère que ça vous plaira en tous cas. Et toujours comme dirait la Céline : je ne vous oublie pas :D
Où Dita Von Teese, les Daft Punk et... Jolly Jumper font une entrée remarquée :D
Naughty Neighbour
T
OS XI : No Shit, Sherlock
T
Appartement de Duo Maxwell, même jour, 09h30
T
- Allo Fei ? T'peux revenir ?
- Je viens d'arriver à la rédaction.
- Fei oooh...
- Oula. Hier t'as une cuite monstrTueuse sans moi, indigestion aux cacahuètes ou t'es malade ?
- Pas une cuite, Pas assez bu. Presque tout est descendu mais j'ai pas fait de descente.
T
Le ton du vieux sage au disciple.
T
- Cacahuètes.
- Pensais pas t'dire ça un jour mais laisse mes cahuètes. J'ai dû me choper un truc genre gastro.
- ... Alors je viens pas.
T
La solidarité des vieux sages avait ses limites.
T
- Peux juste pas aller chercher mes médocs? T'peux y aller pour moi, steup ? T'passerai l'ordonnance sous la porte si t'as peur d'rentrer.
- Merde... y a déjà un médecin qui est venu alors que tu les hais. Ça va vraiment pas.
- C'est pas...
- Quoi, c'était pas un médecin ? Il ne t'a pas donné quelque chose ?
- Fei', arrête de mitrailler, t'es pas en immersion.
- Si tu répondais j'arrêterais de poser des questions !
T
C'était difficile d'être cohérent quand on avait le ventre en mode coussin péteur avec la densité d'un parpaing.
T
- M'a donné une plaquette avec un comprimé.
- ... Putain c'est vraiment la crise en France. Tout ça pour faire fructifier le business de la...
- Fei ?
- Hm ?
- Je m'en fous.
- Je savais que tu couvais un truc quand je t'ai vu. Je le savais !
- Je me fous que t'ai raison, là.
- Va te reposer, j'arrive. T'as besoin de trucs à manger ?
T
Coup d'œil aux victuailles laissées par le voisin.
T
- Non merci, ce sera bouuu. Te laisse. *raccroche et court aux toilettes*
- Courage.
T
Et c'est un Wu Fei assez ronchon et à l'œil torve qui arriva au cabinet.
Il profita de la sortie d'un patient pour entrer, sans avoir à sonner.
En quelques enjambées il se retrouva au secrétariat somme toute classique, avec un support en L et son cagibi noir en guise d'imprimante, ses vieux meubles en bois contrastant avec un écran d'ordinateur second cri, ses dossiers de couleur, son nécessaire de bureau...
et euh ce qui ressemblait à une machine à expresso en inox, diode clignotante, avec une tasse dessus.
Et 2 pink ladies. (oui il aimait les pommes et connaissait leur nom)
Ne manquait plus que les limes à ongles.
Derrière ce bureau, une blouse blanche raccrochait un standard noir, étirant une nuque gracile.
Non petite, la pause, c'était pas pour maintenant.
T
- ...
- Monsieur Daft Punk bonjour, puis-je avoir un autographe ?
- ...
Mais ils avaient tous envie de le faire chier aujourd'hui ?
Une petite voix lui disait : non non, c'est pas toi qui en chie, là.
La diode ne clignotait plus.
T
- Votre casque, monsieur. Il n'y a que notre président qui puisse en porter un ici. Et vous n'avez pas sa carrure d'athlète.
- ...
T
Wu Fei ôta rageusement son casque.
Malheureusement l'élastique resta coincé dans l'attache, ce qui lui fit retenir un hurlement.
Cheveux longs lâchés sur les épaules, yeux rouges et narines frémissantes, il toisa celle qui ne faisait rien pour améliorer sa journée.
T
- Merci, c'est hm... grognon. Puis-je avoir votre carte vitale et... ?
- Non, ce n'est pas moi le malade.
- Mais il parle ! Dans ce cas, la carte vitale du malade Je suppose que c'est pour un renouvellement d'ordonnance ?
- Vous supposez presque bien. La pharmacie, je cite "ne parvient pas à relire l'écriture du Docteur Yuy".
- Ce n'est pas pour rien que les ordonnances sont de plus en plus informatisées. La pharmacie n'arrivait pas à nous joindre ?
T
Bien sûr qu'elle avait réussi à vos joindre puisque je suis là.
Puisqu'il fallait tout lui expliquer...
T
- Apparemment la pharmacie était surbookée. Elle n'a même pas essayé.
- C'est inadmissible. Certes, pour un malade perdu, ils en ramassent dix. Mais il y a une manière de dire les choses. Enfin. Pouvez-vous me donner la carte vitale et l'ordonnance du patient, que je puisse la relire ?
- Je ne vois pas ce que vous pourrez faire de plus.
- Laissez-moi en juger ? Le docteur est à l'hôpital jusqu'à cet après-midi.
- …
Au même moment au Kiosque "Le Kiosque", à 10 minutes de chez Trowa Barton et Heero Yuy
T
Trowa finissait de régler ses magazines quand il reçut un appel qu'il n'entendit pas au début.
T
"Quelle brute ce Mufasa, je ne vais pas pouvoir m'asseoir pendant une semaine"
- Et donc je me disais que vu que vous aimiez les animaux, vous aimeriez aller...
T
"Quelle brute ce Mufasa, je ne vais pas pouvoir m'asseoir pendant une semaine"
T
- Mais, votre radio est peut-être allumée ?
- Ah ? Non, c'est mon téléphone. Au revoir Madame.
T
"Quelle brute ce Mufasa, je ne vais pas pouvoir m'asseoir pendant une semaine"
T
Il sortit son téléphone et dégoûta à vie la couguar qui essayait de le mettre dans ses filets.
T
- Oui Sushi d'Amour ?
- Je t'appelle de l'hôpital. Je confirme que je ne serais pas là avant tard ce soir.
- Et moi ce soir je vais travailler...
- ...
- Mais hey ! Je suis de vrai repos demain et..
- ... Je t'ai dit de pas me prévenir, Trowa...
T
La voix de Heero se teinta d'exaspération.
T
- Je te préviens pour que tu t'arranges, parce que moi c'est ce que j'ai fait. J'en ai vraiment marre qu'on se voit entre deux portes.
- Dis, le donneur de leçon ? Si c'est ce que toi tu as fait, que ne l'as-tu point fait avant ?
- Allons, allons. Tu sais que pour pouvoir s'arranger avec qui que ce soit il faut d'abord arranger tout le monde.
T
Ce n'était pas faux.
Mais le Sushi connaissait trop la bête.
T
- Hn. Dis plutôt qu'un de tes confrères t'as demandé un énième coup de main et que tu as fini par lui avouer, en pleurs, que tu n'en avais que deux.
- ...
- Quoi ? Ce n'est pas ça ?
- ... Une copine de promo est passée en coup de vent. On n'est jamais sur les mêmes missions et on se voit rarement. Là elle revenait d'une mission en Australie et...
- Salaud : tu lui as sauté dessus. Tu lui as fait tes petits yeux fatigués, ton sourire de baroudeur et roule : ton amie jet-laguée a accepté de travailler samedi pour remplacer quelqu'un qui n'était pas censé bosser.
- Ben je lui ai objectivement fait ce qu'on m'a fait. Je lui ai quand même promis un bon restau pour la remercier.
T
Heeronie, quand tu nous tiens...
T
- Un bon restau alla Trowa ? Tu as donc tout le week-end de libre.
- C'est ça.
- C'est sûr ?
- C'est verrouillé, Sushi d'Amour. Tu sais qu' Une est quelqu'un de confiance sous ses dehors psychopathes.
T
C'était Une ?
La folle aux macarons avec un faible force 10000000000 pour Pumba.
Et pourtant elle connaissait les préférences du cochon-poète.
T
- Alors je vais verrouiller aussi. Samedi soir. Et dimanche toute la journée. Samedi matin, visite des patients.
- Sérieux ?
- Oui je visite des patients le samedi.
- Ha, ha, ha.
- Hn. Tu fais un effort, je fais un effort.
- Alléluia, Alléluia !
- Yosh. On fera quoi ?
T
La journée commençait vraiment, vraiment bien.
T
- Ce qu'on fait le mieux ensemble, Sushi d'Amour.
- Hmm... on improvise ? Parce que là je pourrais répondre "le petit coup dans les chaussettes" mais ça fait tellement longtemps qu'on n'a rien fait ensemble que mes chaussettes ont poussé.
- Je sais, mes chaussettes préférées sont devenues des collants opaques. C'est pas très chic dans des baskets mais au cabinet ils ne m'en tiennent pas rigueur.
T
Trowa s'esclaffa et poursuivit.
T
- Peut-être que Duo est sensible à tes collants vu l'état de vos relations ?
- Winner n'y est pas sensible, apparemment.
- Veinard.
- Que de regrets, mon cher Pumba.
- Ben avec ce que j'ai vu, oui, des GROS regrets. C'est difficile de ne pas vouloir se taper une bombe intelligente. Si tu vois ce que je veux dire.
- Ben en général tu y arrives Signor Bartonelli. J'ai beau adorer les lasagnes, Italien-chez-Farces-et-Attrapes, c'est bien ton cannellono que je préfère.
T
Oh, Bartonelli allait y avoir droit.
T
- Heero Yuy j'adore quand tu as faim.
- C'est bon, entre le motard et l'avocat... on est entourés de beaux gosses en ce moment. Les jours passent et j'ai une dalle de titans, le cochon a intérêt à valoir le détour. Si t'es si frustré vois s'il est gay, Trowa. Et si oui, attrape-le. Fais-toi plaisir.
T
Trowa s'arrêta à son immeuble.
Inspira.
Puis posa enfin la question qui le turlupinait depuis qu'il savait son colocataire en si bon terme avec le blond.
T
- Tu n'en veux pas ?
- Je ne suis pas aveugle, Trowa. Si l'occasion se présentait, je ne me poserais aucune question.
- Pourtant tu as son téléphone et tu ne t'en sers pas. A ma connaissance.
- Pour dire quoi ? "Salut, je suis à l'autre bout de la Terre, j'ai pas le temps de te parler" ? J'ai peu de temps à consacrer à qui que ce soit. Je l'utilise pour appeler les gens qui comptent. Tu sais les gens qui vivent avec moi mais que je ne vois jamais ?
- Ces mêmes gens qui font un effort en premier pour te voir ?
T
Le ton du Docteur Yuy se fit un brin plus doux.
T
- Ces gens-là. Pour rappel je fais semblant de te résister parce que tu vis entre 2 continents.
- C'est vrai. Mais tu craques.
- Contrairement à la légende urbaine, on n'est pas tous gay. La chance de rencontrer des mecs hot non hétéros, hors web, est plus que réduite. J'aime ma main mais elle me saoule. Et tu sais comment ça se passe quand je vois gland.
- ?
- Quand la montée de testostérones m'empêche d'être rationnel et me fait temporairement oublier que je recherche une relation stable avec quelqu'un au minimum dans le même pays.
- Tes principes m'emmerdent, je te l'ai toujours dit.
- Ces principes ne s'appliquent pas à un inconnu, ça tombe bien, je te vois si peu qu'on va peut-être niquer !
- ...
T
Trowa fut pris de fou rire, il en eut du mal à trouver son pass.
T
- Alors si je revois Winner et que ça colle, je le ferre en direct. Et si c'est toi... fais-toi plaisir Pumba. Vu le planning qu'il a, ne laisse passer aucune occasion. Tu veux ses coordonnées, peut-être ?
T
Trowa renifla.
T
- Pumba de la fierté, Sushi d'Amour.
- PumbA la Masse, peut-être ?
- PumbAtoi pour le week-end, Sushidiot d'Amour.
- T'as plutôt intérêt, PumbA boosté ma journée...
Cabinet de Heero Yuy (absent..), même moment
T
Wu Fei tendit l'ordonnance à la secrétaire qui plissa les paupières derrière ses lunettes.
Des lunettes oversize aux bords noirs et fins.
Le grand reporter, qui se targuait de savoir tout observer, venait à peine de les remarquer alors qu'ils se parlaient depuis cinq minutes.
La mauvaise humeur brouillait un peu tout, même le plus évident.
Hmph. De toute façon elle était conne et elle faisait de l'esprit au lieu d'être efficace.
T
- Les pattes de mouches les plus laides du monde. Ordinairement le Docteur Yuy tape ses ordonnances.
- ...
- Il a du improviser. Son bébé à touche a du le lâcher.
- ...
T
Non mais les monologues du vagin, ça n'allait clairement pas le faire.
Y avait-il quelqu'un d'utile dans ce cabinet ?
T
- Je vois un énorme jetlag dans ces yeux injectés de sang et d'inquiétude. Pourrais-je avoir la carte vitale du patient s'il vous plaît ?
T
Pourquoi lui parlait-elle non pas comme un demeuré mais... comme si ça faisait dix fois qu'elle lui demandait quelque chose ?
Il la lui tendit.
Et ça sentait le café ?
Mais c'est qu'elle s'en était fait un en plus ?
T
- Merci. Sucre ?
- Euh noir.
- Tenez.
- ?
- Vous n'avez pas les yeux en face des trous et vous êtes en deux-roues. Ce n'est pas sérieux. Déposez votre casque sur la pile. Vous inquiétez pas il sera bien calé.
- ...
T
Elle en avait de l'autorité la pouffiasse.
A bien y réfléchir... il souffrait peut-être de jetlag. On était le surlendemain.
C'était vrai, on avait beau être habitué, en fonction du sens du fuseau... le surlendemain était terrible.
Il n'en parlerait pas à Quatre, le pro du "je l'ai et je vous emmerde" : sinon il ne pourra pas le chambrer dessus et lui dire de ne pas se plaindre.
Wu Fei fit ce qu'on lui demandait, l'odeur du café étant terriblement alléchante.
Elle ajouta néanmoins un petit carré de chocolat noir aromatisé.
Il la remercia intérieurement de ne pas avoir déduit qu'avec ses origines asiatiques, il allait préférer le thé.
Il avait eu suffisamment de clichés pour deux mois.
Il trempa ses lèvres...
T
- Ah, c'est la prescription de M. Maxwell, ceci explique cela.
- Ceci ne m'explique rien.
- Je connais bien le Docteur Yuy. Si je ne m'abuse M. Maxwell est son voisin et à ma connaissance ce patient n'est jamais venu au cabinet, sans mauvais jeu de mots.
- ?
T
... et faillit recracher sur la blouse blanche.
Le monde était extrêmement petit... et s'il avait besoin d'une preuve après ce faisceau de présomption en voici une et de taille : dans sa hâte à aller directement au cabinet, il n'avait pas remarqué qu'il s'agissait du 'Yuy' de 'Maxwell'...
Enfin, façon de parler.
Wu Fei avait vraiment besoin de sommeil...
Le meilleur enquêteur pouvait manquer de jugeote.
Le comble pour un reporter.
T
- Votre ami semble avoir une gastro-entérite carabinée et vu ce qu'il lui a prescrit il n'a pas du sortir de chez lui, ce qui expliquerait que l'ordonnance soit manuscrite. Et qu'il n'y ait pas trace de son passage ici sur sa carte vitale. Tenez, reprenez-la, je n'en ai pas besoin.
T
... mais à quoi ça avait servi de la lui demander ?
Lui demander un truc qui sert à rien.
Quelle journée de merde.
Quel bon café.
Quel excellent chocolat.
T
- Merci.
- Alors, il lui a prescrit…
T
...
...
...
Elle posa l'ordonnance près de la pomme et produisit un clavier estampillé troisième cri (épais mais praticable) du support coulissant de son bureau.
Elle appuya sur une touche, sortant l'ordinateur de sa veille, espérant peut-être que son interlocuteur en ferait autant.
Après quelques clics, les yeux sur l'écran, elle se mit à taper à une vitesse frénétique.
T
- Parce que vous arrivez à le relire ?
- Oh vous savez, on a l'habitude.
- Avec tout le respect que je vous dois, je préférerais vérifier.
- Non, on va vous éviter de perdre du temps. Ce sont les bons médicaments, je vous rassure.
- Pas que je ne fasse pas confiance à une secrétaire médicale mais…
T
Une ouverture sur déclencha et une porte claqua.
Un jeune homme déboula débraillé, totalement essoufflé, les yeux fixés sur..
T
- Dot', je te remercie d'avoir pris le standard. C'était une fausse alerte. Je suis désolé...
T
Les doigts de la dite Dot' courraient les touches sans un regard pour son nouvel interlocuteur.
T
- Rentre chez toi, Mill. Lucky Luc' accouchera d'un moment à l'autre et l'hôpital est plus près de chez vous.
- Oui mais tu vas pas tenir le standard. Et Lucrézia ne veut pas de moi, elle me trouve trop nerveux.
T
Elle sauvegarda et déclencha une impression, espérant que la machine ne la planterait pas.
Elle posa enfin les yeux sur le nouveau venu.
Un visage très pâle, des pommettes roses. Des yeux bleu pacifique livré avec les malles pour y aller en vrai et pour longtemps. Ce n'était plus des cernes à ce stade.
De longs cheveux platines retenus en une queue de cheval décoiffée.
Chemise rose pâle froissée, blue jeans mal boutonné, baskets rouges.
T
- Non, tu crois ? Rentre chez toi, Mill, tu ne serviras à rien ici
- ...
- dans cet état. On est vendredi et je te rappelle que c'est fermé le week-end. On survivra. Et Hilde sera là dès lundi.
- Hilde ?
- ... Tu te rappelles que ta femme accouche ? Que tu prends un congé pat' pour être avec eux ? Que tu as recruté toi-même ta remplaçante ? Je sais bien que la mode est aux couples à tendance euh surnaturelles, type lycanthropes et humain... Mais Lucky Luc' et Rantanplan, ça ne fait pas rêver, tu sais ?
- ... ok, je vais rentrer... tu as un planning de fou et...
- Et je survivrais. File. De toute façon si c'est pour ce soir, je passerai après la fermeture.
T
Un ornithorynque asthmatique était en train de rendre l'âme.
Ah non, c'était une simple impression couleur.
Bienvenue dans un monde merveilleux où la machine à café était high-tech et l'imprimante, aztèque.
Mais ce bruit infâme ne dérangeait vraisemblablement pas les habitués.
Un baiser sur la joue.
T
- Docteur Cataloña, tu es géniale.
- Sous cette crinière, Jolly Jumper est humaine. Mais Heero Croque-Mort ne le sera pas si tu n'as pas fait faire les devis pour...
- ...
T
Grand yeux bleus paniqués.
Il avait oublié.
T
- Ok, je vais le faire. Ça m'occupera avant l'arrivée du prochain patient.
- Ok. T'es sûre ?
- On a besoin de vrais ordinateurs, Mill'. Pas de faire ton autopsie. Même si Heero est prêt.
- Ok. Pardon. Au revoir. Je t'adore. Je t'aime. T'es la meilleure.
- Au revoir, Mill.
- Au revoir, monsieur.
T
Les grands yeux paniqués se tournèrent vers Wu Fei pour la première fois.
Oui oui, il était là.
Il finissait son café et était tenté d'en reprendre un.
Un futur papa paniqué ne bitait vraiment rien.
Il partit ventre à terre au rythme d'un avertissement sonore : le portable avait faim.
En espérant que sa femme...
Ce fut la pensée de Wu Fei en entendant la porte se refermer.
Mais une autre vint rapidement la remplacer.
Ou plutôt, revint.
T
- Je viens de passer pour un imbécile.
- Oh vous savez, je suis sûre que ce n'est pas la première fois, vous vous en remettrez.
- …
- Détendez-vous, il n'y a pas mort d'homme. Une secrétaire médicale n'est pas médecin et vous avez eu raison de préférer vous renseigner même si vous l'avez fait de manière peu amène. Les pharmaciens eux-mêmes se trompent parfois en relisant les prescriptions. L'erreur est humaine. La goujaterie aussi.
T
Le docteur Cataloña sortit une seconde tasse d'un tiroir et se fit également un café.
Le temps que le liquide chaud s'écoule, elle lui avait lancé l'une des deux pommes sur son bureau.
T
- Mangez, vous en avez besoin.
- Vous êtes bien indulgente.
T
Constatation plus que gentillesse.
Le docteur Cataloña ôta ses lunettes, les laissant se caler sur son décolleté, suspendues par les branches.
Puis elle fixa le reporter, haussant un sourcil aussi peu conventionnel que ses yeux bleu-gris
Mais le chignon haut, décoiffé qu'elle portait et les longues mèches asymétriques glissant sur son visage pâle rendait le tout exotique et ma foi... cohérent.
La blonde se leva de son siège et si elle ne portait pas de talons, elle était immense, mettant presque une tête au reporter.
Sa blouse s'ouvrait sur un pantalon noir et un chandail bleu roi dont l'élégant et profond col V indiquait une généreuse direction, les lunettes, balançant doucement sous l'impulsion, constituant un "vous êtes ici" hypnotique.
Sacrées montures, Jolly Jumper...
Le café commençait à faire son effet sur Wu Fei. Il voyait beaucoup mieux certaines choses.
Il croqua dans la pomme alors qu'elle le toisait sans ciller.
T
- Que voulez-vous que je vous dise ? Des cons j'en croise tous les jours ? C'est vrai. J'en croise tous les jours, des cons. Vous n'êtes ni le meilleur, ni le pire, remettez-vous. Dernièrement on a donné des médicaments pour des problèmes de thyroïde à quelqu'un qui n'en avait pas. Et qui n'avait pas vérifié. Qui n'aurait pas du avoir à le faire.
T
Craquante.
Pétillante.
Juteuse.
Acidulée.
Elle était bonne.
Il la dévora jusqu'au trognon.
Elle le récupéra, voyant qu'il ne trouvait pas la poubelle de table
Voyant qu'il n'était pas homme à baisser les yeux.
T
- Il s'en est sorti ?
- Oui, les pieds devant.
- ...
T
Elle évita de justesse un pépin rescapé.
Elle jeta les restes à la poubelle et en profita pour sortir le papier de l'imprimante en réelle souffrance - mayday, 2 diodes rouges en mode warning.
Le papier avait été accouché dans la douleur.
Elle reposa les yeux sur lui.
Ceux du grand reporter étaient grands ouverts.
T
- Je blague. Si on peut pas rigoler... Voilà, j'ai retapé l'ordonnance, j'ai une écriture plus infâme encore que mon cher collègue. Vous allez pouvoir oublier la pharmacie précédente et aller à celle d'en face.
T
Wu Fei cligna des yeux devant le papier avant de le prendre.
Efficace.
Carrée.
Puis il récupéra son casque et déposa sa tasse à la place, sur le bureau.
T
- Merci.
- Votre ami devrait se remettre rapidement et oh, je n'y résiste pas : "si les symptômes persistent, qu'il consulte son voisin"
- Ou pas.
- Ou plus sérieusement son médecin traitant.
T
Elle le regardait comme si elle savait que Duo et Yuy ne s'entendaient pas.
Et que cette situation la faisait on ne peut plus rire.
Après tout elle connaissait suffisamment le Docteur Yuy...
pour connaître le nom de son voisin.
De présomptions en présomptions, il s'était comporté...
comme Yuy.
On avait beau avoir des circonstances - et pas de chance - il avait été nul.
Et si le docteur Cataloña connaissait bien le docteur Yuy... il y avait peut-être des chances pour qu'il lui ait expliqué le quiproquo ?
Si cette affaire venait aux oreilles du voisin de Duo, ce serait un partout, balle au centre.
Ou pas. Parce qu'il y avait une forme de condescendance bien involontaire dans le lot.
Contrairement à Yuy, il avait une chance d'alléger la charge tout de suite, comme on pouvait estomper un maquillage trop fort.
T
- Avec tout ça on n'est pas dans la merde comme dirait l'autre.
T
L'outil ultime pour désamorcer une bombe : l'humour bien dosé face à une femme sarcastique.
Surtout quand on avait été à son désavantage dès le début.
Effet garanti.
Sourire dont la surprise se vit un éclair de seconde dans le regard acier.
T
- Nous, non !
T
Il en profita pour lui sourire, de ce sourire en coin qui avait tendance à court-circuiter les neurones, enfin, d'après Duo, Quatre et... ok, quelques autres.
Ah oui, les sourires surprises pouvaient temporairement déstabiliser les plus chevronnés des purs-sangs.
Et là, le coup de grâce :
Alors qu'elle en était à l'observer pour mieux le cerner, il lui tendit la main... qu'elle serra machinalement.
T
- Connard Chang. Mais vous pouvez m'appeler Wu Fei. Enchanté quand même.
T
Dans ce n'importe quoi, il n'avait pas rencontré n'importe qui.
Elle rejeta la tête en arrière et éclata de rire.
Sa main était toujours dans la sienne.
T
- Enchantée, Connard. Dorothy Cataloña. Jolly Jumper pour les intimes.
T
Comment s'excuser platement et accepter des excuses en deux phrases et deux sourires.
Il tourna la main et, s'inclinant, la frôla de son souffle, ses lèvres ne la touchant à aucun moment.
T
- Merci Jolly Docteur. Pour tout.
- Oh j'en ai vu d'autres et elles étaient moins drôles. Bon courage, Monsieur Chang.
T
Elle ôta doucement sa main de la sienne et lui fit un signe de tête, comme on refermait une boîte.
Elle était redevenue pleinement docteur et la distance présente depuis le début, malgré l'humour de la situation, se faisait à présent moins ironique.
Comme si le pur-sang avait décidé de placer une barrière très haute. Infranchissable pour un humain.
Professionnelle.
T
- Wu Fei.
T
Le Docteur Cataloña n'eut pas le temps de répondre que le téléphone sonna.
Elle décrocha, se rassit et participa à la conversation, ne se préoccupant pas de lui.
Elle aurait fini par l'oublier si elle ne sentait pas son regard noir sur elle.
Elle leva les yeux et de la main, lui fit signe de partir : il la déconcentrait.
Il la regardait en mimant son prénom. Wu Fei.
Elle lui fit un doigt d'honneur.
Il lui répondit par un sourire éclatant.
T
- Je vous mets en attente un petit instant.
- ...
- Monsieur Daft Punk !
- ...
- Wu Fei ! Ouste.
T
Elle lui lança la seconde pomme de son bureau.
Il l'attrapa au vol et lui sourit.
T
- A bientôt.
T
Une femme intéressante, connaissant suffisamment Yuy pour qu'elle connaisse Maxwell ?
Et passer à côté ?
Les autres pouvaient faire n'importe quoi s'ils le voulaient.
Mais lui non.
Enfin... il avait déjà dépassé son quota de n'importe quoi.
Le café préparé par le Docteur resta sur la machine, intouché.
Même jour, 11h30
T
- J'ai 30 minutes et pas une de plus avant de repartir.
T
Raberba Winner devait arriver la semaine suivante mais il avait du revenir un peu plus tôt sur Paris pour raison professionnelle.
Il allait devoir remplacer au pied levé l'un de ses associés auprès de leur second plus gros client. Il s'agissait de ne pas se louper
Il n'avait rien dit à Duo et Wu Fei pour leur faire la surprise.
Super heureux d'être revenu même s'il avait la tête dans le pâté.
Il n'avait absolument pas dormi de la nuit... pour changer.
Il avait juste le temps de prendre une douche rapide et de se changer avant d'y aller.
Il ne pouvait pas y aller comme ça.
Blazer de cuir, pull, jeans et baskets griffées.
Noir, gris chiné, brut, classe. Mais totalement inapproprié pour ce type de rendez-vous.
Il posa son attaché-case sur sa valise et attendit.
Attendit.
Attendit.
Quand il n'avait pas dormi, son accent oriental revenait plus fort.
Plus fort que lorsqu'il avait eu une nuit écourtée.
Brrr. C'était quoi ce courant d'air ?
T
- Putain, il est où Otis quand on a besoin de lui ?
- Il est mort.
- ... Encore un con qui se croit drôle...
T
Et cet ascenseur qui ne venait pas...
Non, Raberba Winner n'allait pas tolérer un humour de merde.
Apparemment la voix rentrait dans l'immeuble.
Le ton du protagoniste passa de cordial à sarcastique alors qu'il se rapprochait.
T
- Le plus cons des deux c'est celui à qui on montre la lune et qui regarde le doigt.
- Je regarde l'ascenseur et il n'a pas de doigts. Par contre moi j'en ai bien deux, mais un seul suffira.
T
Et il leva le majeur. Enfin essaya. Anesthésié.
Il était anesthésié de fatigue.
Et la voix, quelques pas derrière lui, était passée de sarcastique à franchement amusée.
T
- Joli doigt. Mettez-vous le où je pense, ça vous réveillera peut-être.
- C'est vrai que le cul ça rend aimable.
- On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même
- Certes. Mais ça ne fait pas venir les ascenseurs en panne. Vous on a du vous faire croire qu'un suppositoire faisait grandir. Vous en avez encore des idées à la con ?
T
La voix derrière était passé d'amusée à charmeuse.
T
- Ce n'est pas l'ascenseur le souci, ce sont les escaliers. Vous ne sentez pas cette bonne odeur de peinture ?
T
Maintenant que Raberba y prêtait attention oui, ça puait.
Horrible. Apparemment les étages se refaisaient une beauté, du coup le temps du lifting du pauvre, ils se retrouvaient condamnés.
Condamné à attendre... mais pas longtemps parce qu'à ce rythme, il allait zapper la douche.
Et il fallait qu'il se change.
Argh.
Pas question de rater ce rendez-vous.
Il avait encore un peu de marge.
Tellement sommeil...
T
- ... Nardin'
T
La voix charmeuse se déplaça légèrement, jusqu'à se positionner sur sa gauche.
Forçant Raberba à détourner les yeux de l'ascenseur maudit.
Tant que le grand comique était derrière lui mais à une distance raisonnable, il n'avait aucune raison de regarder.
Quand un homme cherchait son regard, il n'était pas du genre à se défiler.
Les yeux very hypnotiques
very... verts
verrouillent la cible.
T
- Hey, ça fait longtemps.
- Encore vous ?
T
Et merde...
Qu'il était beau.
Plusieurs magazines, dont le n° Hors-série d'"Une vie de Chien - Spécial Loulou de Poméranie" à la main.
Épais col roulé écru sur un jean noir. Et des tongs de cuir.
Comment pouvait-on porter des tongs en étant classe ?
En sachant les choisir. En ayant de jolis pieds et des ongles soignés.
Mais à trop regarder ses ongles d'orteil transparents, il allait finir par s'hypnotiser.
Il releva péniblement le regard pour tomber sur un haussement de sourcil brun roux.
T
- J'habite là vous savez.
- Certes.
- Ce teint reposé. Cette jovialité incroyable. Je me disais bien que ça me disait quelque chose.
- Si ça pouvait vous dire de vous taire ce serait pas mal, non ?
- C'est comme ça que vous saluez votre voisin ?
T
Quatre cligna des yeux.
Y avait un vrai problème de communication entre les colocs.
Peut-être n'étaient-ils pas un peu ensemble ?
Deux hommes aussi séduisants dans un même appartement sans se sauter dessus, c'était incompréhensible.
Une petite voix, un peu plus intelligente que La Voix Fatiguée, lui murmurait tout doucement...
Hey, peut-être que Heero Yuy n'était tout simplement pas gay. Ce qui était tout simplement possible.
Du coup Yuy deviendrait le fantasme hétéro inaccessible...
Et donc Trowa serait frustré...
Et ceci expliquerait pourquoi il manifestait un peu d'intérêt à sa personne.
Après tout, pour vérifier si l'herbe était plus verte chez le voisin, il fallait tout de même avoir déjà brouté.
...
Quatre était vraiment, vraiment très fatigué.
Il avait besoin de vacances.
Et il n'était pas d'humeur badine là, maintenant, tout de suite.
Ascenseur de merde qui lui faisait perdre du temps.
T
- Je ne suis pas votre voisin.
T
Trowa n'eut pas le front de paraître surpris.
Tant mieux. Que cette charade s'arrête, ça allait le reposer aussi.
Ne pas raconter de cracks à Duo, ça allait être très reposant.
Quoique, Duo lui avait interdit de fréquenter ce voisin, pour éviter les problèmes...
En cela son ami n'avait pas tort du tout, même s'il ne l'admettrait pas.
T
- No shit, Sherlock. L'Aduonis a-t-il un vrai nom ?
- Vous ne vous parlez pas entre colocs' ?
T
Si mais, Trowa voulait l'entendre de sa bouche.
C'était on ne peut plus vrai qu'il ne digérait pas.
Il ne digérait pas que Heero ait eu sa carte professionnelle.
Ce blond avait quelque chose entre les jambes, il avait eu le plaisir de le voir.
Ce blond avait quelque chose dans la tête.
Ce blond avait quelque chose.
T
- On se voit pas autant qu'on le voudrait. Alors ? Vous avez un vrai nom ?
T
Trowa voulait qu'il le lui dise, même s'il semblait lui tirer les vers du nez.
De sa bouche.
T
- J'ai un cabinet d'avocat, surtout, qui ne goûte guère les tapages quels qu'ils soient. Winner, Winner and Raberba Winner 4.
- Et vous êtes ?
- Raberba.
T
Raberba regarda sa montre.
Quatre essayait d'ignorer ce truc entre eux.
Cette attraction qui ressemblait de plus en plus à une attirance.
Ou il le détestait vraiment.
Hmph.
T
- Raberba, c'est exochic mais on en a plein la bouche... je vais vous appeler Quatre.
- Ne m'appelez surtout pas si cela vous gêne, cela vous évitera de brasser de l'air.
T
Plus Raberba essayait d'être sarcastique, plus Trowa se rapprochait, se jouant des skuds qui lui étaient envoyés.
T
- J'ai été nul. Je vous ai empêché de dormir et maintenant je vous insulte. Et je ne me suis même pas correctement excusé.
- Vous êtes excusé. Fin de l'histoire.
- J'insiste, Quat'.
T
Surnom à la con... à l'appeler à tout va en mode bourré... Quatre était en train de maudire Duo jusqu'à la dernière génération.
Et s'arrêta : il avait connu son ex, il avait suffisamment été puni comme ça.
T
- Eh bien, si vous insistez, je vous demanderais simplement de respecter votre voisinage, notamment votre charmant voisin du dessous.
- Si vous êtes en dessous, ça ne me pose pas de problème.
- Vous voulez dire « si c'est vous »
- Si vous voulez. *grand, grand sourire*
T
Raberba leva les yeux au ciel.
Ok, l'ascenseur était peu coopératif et il n'avait plus le temps.
Quatre sortit son smartphone.
T
- Vous n'allez pas aimer si vous m'avez à la barre, Monsieur Barton.
- C'est vous qui le dites.
T
Il évita la perche.
T
- On ne plaisante pas au barreau et vous allez m'économiser le sous-entendu que vous avez sur le bout de la langue.
- Vous n'avez qu'à pas tendre la perche, Quat'
- C'est plutôt votre perche qui est tendue.
- Observateur.
- C'est de bonne guerre *il lui fit un clin d'œil*. Bonjour, Raberba Winner à l'appareil. Client numéro 6w7pm4. J'aurais besoin d'un taxi dans les 5 minutes pour le...
T
Trowa observait celui qu'il ne voyait pas assez repartir au bout de dix minutes.
Observer, regarder.
Le regarder et voir, très sérieusement, qu'il ne voulait vraiment pas qu'il reparte.
Pas comme ça.
T
- Où habitez-vous, vous ?
- Nulle part.
- SDF ?
T
Raberba posa son attaché-case et passa les doigts dans ses cheveux pour discipliner ses mèches devenues rebelles avec l'avion.
Triturant le col rond de son pull, le fantôme de son eau de toilette épicée venant chatouiller les narines d'un fauve.
Trowa était vraiment...
Ce Raberba, Quatre... il avait quelque chose.
Mais que faisait-il ?
T
- SDF, oui, quelque part. Dans le dictionnaire, habiter peut signifier résider en permanence ou suffisamment longtemps pour y vivre. *à la centrale*'oui, j'attends, mais je n'attendrais pas éternellement'.
- ...
T
Le contraste entre le ton qu'il employait avec lui et avec la centrale de taxi était saisissant.
Le formalisme et le professionnalisme dont il faisait preuve avec lui se teintait d'une sensualité froide, d'une certaine complicité.
T
- On va dire que j'habite New York puisque le siège du cabinet s'y trouve et que j'y suis au moins 5 semaines par an.
- Et que c'est plus avantageux en terme de fiscalité.
- Ce n'est pas ce qui a motivé la décision mais il est vrai que c'est une conséquence directe, bien indépendante de ma volonté. *à la centrale* "dans dix minutes ? Parfait, merci"
- Beau discours. Sinon vous êtes où ?
- Là ? Ici devant un ascenseur qui n'arrive pas. Tenez-moi ça.
T
Quatre raccrocha, ôta son blazer et le lança à Trowa,
commençant à se déshabiller.
Presque un déjà-vu pour Trowa qui écarquillait les yeux.
Presque.
Parce qu'entre nudité et effeuillage il y avait autant de différence...
qu'entre naturisme et érotisme.
Même si aucune touche sexy n'y était apporté.
T
- Mais qu'est-ce que vous faites ?
T
Regard turquoise devenu noir.
Noir ironie.
Quatre retira son pull gris, les yeux vortex dans les yeux verts
T
- Je fais mes courses, crétin.
T
et il le lui lança, ne perdant pas de temps pour ôter ses baskets.
A la lumière de l'entrée sa mine était blafarde et ses cheveux presque platines.
La lumière habillait son corps, faisait ressortir ses muscles, son torse solide.
Ses bras bien définis, ses abdominaux dessinés.
Ses yeux turquoises - déjà démentiels - avaient une couleur un peu plus irréelle.
T
- Vous voulez me mettre... dans votre panier ?
T
Ou voulait-il lui mettre la main au panier ?
Raberba venait de déboucler sa ceinture et déboutonner un jean qui glissa lentement.
Ses cuisses...
Pas le temps de bander que Trowa se le prenait sur la tête.
En boxer chaussettes le très fatigué - et atrocement sexy avocat -ouvrit sa valise d'où il sortit une housse avec costume, cravate et chemise propres.
D'une autre housse il sortit une paire de Weston noires.
Une petite voix lui disait qu'il aurait du attendre la réponse à sa question avant de se déshabiller.
Une autre, épuisée lui répondait : on s'en fout, t'as 5 minutes pour être opérationnel.
Si seulement l'avion n'avait pas eu du retard...
Si seulement la chance pouvait venir au lieu de l'assommer.
T
- Votre gardien il a bien une loge ? Je ne la vois pas.
- Elle est un peu plus loin et... vous n'allez pas encore vous balader à poil ?
- La dernière fois j'avais mes chaussettes. Là j'ai *aussi* un boxer.
T
Le ton était accompagné d'une moue.
Trowa secoua la tête.
Cette homme se pointait nu avec une batte de baseball quand il était jet-lagué.
On va dire qu'il avait l'habitude. Il n'avait rien dans la main.
T
- Il est en tournée à cette heure-ci... il sera de retour à partir de 16h.
- C'est Johnny ou quoi ? Duo, la prochaine fois je te choisirais un appart', c'est n'importe quoi ici. Enfin, je n'ai plus le temps.
T
Quatre ouvrit ses housses et s'habilla sans cérémonie, enfilant pantalon et chaussures.
Et Trowa qui ne le quittait pas des yeux, lui redemanda.
T
- Où êtes-vous ?
T
Réussir à ne pas être ridicule dans une telle situation était un tour de force.
Ça en disait beaucoup sur la personnalité de cet homme.
Beaucoup. Et Trowa écoutait avec ses yeux.
Ce n'était pas parce que l'on avait un esprit frivole que l'on était empreint de vacuité.
Trowa le regardait boutonner sa chemise immaculée et nouer sa cravate rouge et noire en un temps record avant d'enfiler la veste de son costume gris.
Puis il fit un signe lui fit un signe dans la main, sans un regard. Trowa lui lança jeans, pull et blazer.
Quatre ne flancha pas, même s'il en avait très envie.
T
- Merci.
T
Il cala le blazer sur une épaule et rangea le reste dans la housse à vêtement, mis les baskets dans la housse à chaussures et glissa le tout dans sa valise qu'il verrouilla.
Avec des gestes précis d'homme habitué à s'habituer, justement. Flexible et carré.
Raberba passa la main dans ses cheveux pour donner un semblant de discipline à ses mèches rebelles de l'oreiller de l'avion.
Un dernier coup d'œil à sa montre : le taxi serait là d'ici une minute.
Il enfila son blazer...
Quand Trowa itéra sa question.
T
- Où êtes-vous ?
T
Raberba ramassa son attaché-case et attrapa sa valise.
T
- Où mes clients me demandent. Ça reste aléatoire.
- Où êtes-vous en ce moment ?
- Question idiote, Trowa.
T
Quatre marcha rapidement vers la porte et l'ouvrit, Trowa sur ses talons.
T
- Quand repartez-vous ?
- Demain !
T
C'était faux...
Le taxi était là.
T
- Où repartez-vous ?
T
Là ? En clientèle sans s'être rafraîchi.
Ça allait être terrible.
Terrible.
T
- Loin. Bonne journée.
T
Cette électricité entre eux était réelle.
Quatre referma la portière et le taxi démarra devant un Trowa...
En. Chasse.
Quatre l'avait appelé Trowa.
A nos actes manqués comme dirait l'autre, hm.
Toujours pris par surprise, toujours entre deux portes.
A partir de maintenant il serait toujours prêt.
Il ne le louperait plus.
Sushi d'Amour avait toujours raison.
Toujours.
Appartement de Duo Maxwell, 12h30
T
Duo venait de passer un énième mauvais quart d'heure quand la porte s'ouvrit.
T
- C'est à c't'heure-là que t'arrives ? Y a besoin de faire le tour de la Terre pour que je puisse couler un bronze ? Je vais mourir.
- ... Moi aussi, à mort l'air wick... Ta pharmacie ne comprenait pas l'écriture.
- Mais putain ! C'est son métier ou merde ?
- ...
- Le seul comprimé de la plaquette me fait tenir 4 h en allant mal mais en version supportable. Faut 3 heures pour aller à la pharmacie ? Pourquoi crois-tu que je gueule ?
T
Parce que tu es pâle comme ton bas de jogging blanc crottes de pigeon tellement il avait été lavé.
Pâle et vraiment, vraiment pas bien.
Tellement pas bien que Monsieur Torse Poil avait mis la veste qui allait avec le pantalon.
Enfin, allait... elle avait été moins mise et donc avait sa couleur naturelle. Gris souris.
T
- J'ai du aller directement à son cabinet. T'as pu manger ?
- Une demi banane, j'essaierai un peu de riz ce soir. Alors les connards qui font leur pub pour les labos peuvent griller tout le monde mais toi pour une ordonnance ils t'ont plombé ?
- Je vais lancer la cuisson. Non, ça a pris 20 minutes. Y avait de la circulation.
- C'est pas la peine, j'ai pas faim... mais toi apparemment, si. Et puis elles sont Marseillaises tes 20 minutes et à moins d'un accident, le coup de la circulation, tu repasseras.
- ...
- Wu ? Mon sauveur merci mais t'as la tête dans le cul. Je t'ai pas foiré un truc avec le boulot au moins.
T
Wu Fei alla dans la cuisine et mit l'eau puis le riz dans l'autocuiseur avec des gestes précis et ancestraux de flemmards.
T
- Si mais je gère. Tu es malade. Tu ne l'es jamais.
- Alors pourquoi t'as les sourcils froncés ?
- Je suis de dos.
- Je sais que tu as les sourcils froncés. Parce que tu serres les fesses. T'as toujours fait ça.
T
Wu Fei se tourna lentement.
T
- J'ai toujours les sourcils froncés, Maxwell.
T
Les yeux fatigués se posèrent sur le visage altier.
T
- Non, ils sont levés en Monsieur Je sais Tout Trop Sexe Pour Qu'on Lui En Veuille. Là t'es contrarié. En fait t'as l'air...
- Maxwell...
- Ok, description.
- ?
- Tu m'appelles Maxwell et tu me baratines sur la circulation intra-muros alors que j'en ai rien à foutre. Tu fais la popote au lieu de retourner travailler.
- Je fais toujours la popote quand tu es malade.
- Tu argumentes. Description now.
T
Wu Fei soupira.
T
- ... grande blonde aux yeux bleu gris, grande bouche, lèvres fines mais pleines.
- Et ...
- Et des gros seins.
- Signe particulier ?
- Sourcils en Y.
- C'est un Alien avec des cheveux ?
- Non, c'est un style.
- C'est ce qu'on dit des moches.
- Elle n'est pas moche du tout.
- Tu continues mentalement à parler à ses seins. Réveille-toi, Charmant, la princesse elle a des sourcils-détecteurs de métaux. En plus elle en a 2 ? Elle va faire tomber un satellite.
T
Le Grand Reporter rit doucement.
T
- Elle a su déchiffrer l'écriture de ton voisin le tueur - docteur -, elle a retapé vite fait l'ordonnance pour que tu puisses avoir tes médicaments.
- Ok, je l'aime, c'est la plus belle femme du monde.
- Elle est sarcastique, intelligente et elle a du charme.
- Dans cet ordre ?
- Si je l'avais fait dans un ordre, tu aurais dit que je parle encore à ses seins.
- Mais tu leur parles toujours. C'est quoi le souci ? D'habitude c'est carpe diem "avec mon métier j'ai vu et donc je sais que la vie a la taille d'un buttplug et donc il faut y aller à fond, blablablabla"
- Je dis que la vie est trop courte. Tout court.
- Bah si tu te rappelles tant que ça de ce que tu dis, pourquoi on en parle ?
T
Parce que t'es toujours de bon conseil.
C'est juste que tu n'arrives pas les suivre.
T
- C'est l'associée de ton voisin le tueur.
- Et ? C'est pas ma voisine, tu fais ce que tu veux de son cul ?
- Parce que si c'était ta voisine j'aurais pas eu le droit ?
- Tant que tu me fais pas un plan à la Quatre qui me pique pratiquement tous les mecs bien, tu fais ce que tu veux. Et elle a pas l'air débile, elle.
- Je ne vais pas me balader à poil en lui faisant croire que je suis Duo Maxwell. De toute façon ce ne serait pas crédible. La mienne est plus grosse.
- Et la mienne est plus grande.
T
Un sourire fatigué versus un sourire épuisé.
T
- Hmph. L'important ce n'est pas la taille mais la circonférence.
- Il faut déjà avoir une certaine taille pour parler de circonférence, Wu Fei...
T
Une tape derrière la tête puis une caresse voyant que le pauvre Duo tanguait.
T
- Elle ne porte pas d'alliance.
- Ça ne veut rien dire. T'as été jusqu'à regarder ses doigts ? Ils étaient près de ses boobs ?
- Elle m'a fait un doigt d'honneur.
- Oh ! Je l' AIME ! Sérieusement, elle a l'air intéressée ? Elle ne peut pas ne pas l'être.
- Tu es de parti pris, Duo.
- Oui, ce qui n'empêche pas d'être lucide ô maître vénéré.
- ... Je ne sais pas, je suis passé pour un gros con sexiste pendant presque toute la conversation.
- 'Fei...
T
Il entreprit de lui raconter le quiproquo.
Si Duo n'avait pas si mal au crâne, il en aurait secoué la tête.
Et bu une bière.
Mauvais plan.
T
- Elle m'a offert un café avec un chocolat et lancé une pink lady.
- Une quoi ?
- Une pomme.
- Moi si y a pas écrit « nuts » ou « beer » j'en ai rien à foutre. Et euh... malgré ta connerie elle a fait ça ?
- Elle est médecin et...
- Ta gueule. Tu n'es pas rationnel. Fais-toi pardonner.
- Mais...
- T'as rattrapé le coup au moins avec tes conneries ?
- Assez.
- Tu lui as souri ? Dis-moi que tu lui as souri. En penchant la tête. En la regardant droit dans les yeux.
- Oui.
- Là je te reconnais ! C'est cuit pour elle. C'est cuit.
T
Duo Maxwell, même au 36eme dessous, avait la capacité de booster le moral du soleil.
T
- Maintenant ferre-la ! Fei-la ! La laisse pas sur une semi impression de merde !
- Me suis dit que j'allais attendre un peu quand même.
- Attendre quoi ? Y a pas écrit « magazine féminin » sur mon front, ni sur le tien. Effacer définitivement l'impression pourrie avant qu'elle t'oublie ça veut pas dire harcèlement. Envoie lui des fleurs, un truc.
- Elle aime les chevaux.
- Envoie-lui du foin ! de l'avoine. La carotte c'est has been.
- J'enverrais un truc du bureau, faut que j'y retourne.
- Fei-la grimper aux rideaux !
- Va te reposer, Duo.
- Fei l'action !
- Maxwell !
T
Mais c'est sur un grand éclat de rire qu'il était retourné à la rédaction.
Et avec une petite idée derrière la tête.
En espérant tout de même... qu'il ne se la mettrait pas derrière l'oreille.
Avec ses amis il était un homme comme les autres.
Pas le grand reporter. Juste Wu Fei.
Et ça lui faisait un bien fou.
T
T
Quelques heures plus tard un coursier vint apporter un ballotin vert anis au Docteur Cataloña.
Ce ballotin contenait des chocolats de dégustation appartenant aux marque et gamme de ceux qui allaient avec son café.
Avec un l'intérieur un échantillon de carrés « quatre coins du monde » en édition limitée.
Elle détacha l'enveloppe du ballotin, sur celui-ci il y avait un autocollant pour cahier représentant Jolly Jumper tout fier, toutes dents dehors.
Et sur les lignes, un seul mot : « Bonjour »
Elle secoua la tête : Monsieur Daft Punk ne l'avait effectivement pas saluée en arrivant.
Chez Duo, même moment
T
Duo Maxwell était allongé sur son canapé, enroulé dans une couette dont il se mettait à apprécier le confort.
Duo Maxwell commençait à aller un peu mieux quand même et son esprit enfiévré s'éclaircissait quelque peu.
Bon, ce n'était toujours pas ça mais il commençait à voir une toute petite loupiote au bout d'un tunnel sans fin.
T
- Sympa quand même...
T
Duo Maxwell avait la grogne proportionnelle à son degré de reconnaissance.
Ce qu'avait fait le docteur Yuy, charité médicale ou non, était vraiment sympa. Il avait beau ne pas le blairer, ne pas le remercier serait minable.
Il ne s'agissait pas d'être redevable, non. Parce qu'il aurait attendu qu'il soit malade pour l'aider et de toute façon il était médecin, il pouvait se soigner tout seul, même si l'expression disait que le médecin qui s'auto-soignait avait un imbécile pour patient ou un truc comme ça.
Non.
Un des rares avantages à entendre les grands blablas existentiels de ses voisins était que l'on pouvait connaître certaines choses.
Monsieur avait rarement le temps de cuisiner et se commandait au choix :
T
- Chuis trop con, moi. J'me donne faim à penser à ça. ET JE PEUX PAS MANGER !
T
- le menu B+ chez Tit Sushi (assortiment de 8 nigiris sans maquereaux, 6 makis thon-crevette, 2 brochettes de saumon, 2 brochettes de Thon, 2 brochettes de Saint-Jacques, soupe miso remplacée par double dose de choux… on est glamour ou on ne l'est pas, pas de dessert car « je n'ai, en dépit de mes origines aucune affinité pour les desserts asiatiques » et « mes dents ne se sacrifieront plus jamais pour le maçon auprès duquel vous vous approvisionnez en gâteau au chocolat, harA-kiRi-Gâteau »)
- le menu 100% Bio-Piment de chez Hot Pizza* avec Pizza Familiale TNT chou-aubergine-merguez-mozza di buffala, Cocktail DynaBio Orange-Citron Vert- Cactus – Piment et « non merci, pas de dessert, ce n'est pas parce que c'est bio que c'est bon, hélas, si c'est pour avoir le même parpaing en moins cher, autant aller chez le Japonais »
Duo Maxwell était aussi maçon et plombier de profession : il pouvait très bien prendre un parpaing, le repeindre en marron et accessoirement lui balancer à la tronche.
T
- Héhé ! Bonne idée !
T
C'était très tentant.
Heero Yuy aimait les bons gâteaux au chocolat, donc, puisqu'il s'était risqué à le prendre en dessert dans des fast-foods.
Et Duo Maxwell savait les faire. En tous cas, ceux qui y avaient goûté, les aimaient.
Alors c'était un moyen simple et peu coûteux de faire plaisir, plutôt que d'attendre un hypothétique futur dépannage en plomberie, il trouvait assez mesquin d'attendre un malheur pour faire plaisir.
T
- Je suis si noble.
T
Et puis un dépannage coûtait plus cher qu'une prescription médicale. Il avait une petite voix mesquine qui ne se manifesterait plus le jour, s'il venait, où Yuy deviendrait un mec acceptable.
Non, fallait pas rêver. Si l'Yuypopotame avait besoin d'un dépannage, il le ferait payer. La reconnaissance ça allait 5 minutes, ça ne payait pas le loyer.
Dès qu'il irait mieux il s'y mettrait, si si. Il préparait des pâtisseries pour se détendre, les émissions que tout le monde détestait, il les enregistrait pour pouvoir reproduire certaines recettes.
C'était son péché mignon.
Il adorait ça.
Si crevard qu'il était il avait le sens de l'honneur.
Et non, aucune origine asiatique. Pas de katana, juste une batte de base-ball.
Dès qu'il irait mieux...
T
- Même le chien il aboie pas. Faut que je sois malade pour avoir la paix.
T
Il s'endormit sur un sourire, rêvant d'hippopotames, après avoir à peu près gardé les trois cuillères de riz et la demi banane qu'il avait mangés.
T
T
Tsuzuku OS XI
Ready 4 l'OS XII ?
Prochain OS : ? Euh... Aucun pronostic, comme ça, toute surprise est une bonne ! Là on arrive dans la période où j'aurais encore moins de temps pour écrire. Mais comme je le dis souvent, j'aime écrire et partager. En tous cas je fais ce que je peux !
Je me marre bien avec cette fic, j'espère que vous aussi ! Et croisez les doigts plus forts si vous voulez que ça vienne plus vite parce que la dernière fois qu'on l'a fait tous ensemble, je suis un revenue 2 mois après et j'ai écrit 2 fics en plus :D
B peluch' et merci !
Petite Mithy Survivor *Ils avancent, si si !*
