Disclaimers : les gars, c'est l'OS XVII - 189 c'est la révolution ! (et pas l'OSS CXVII, humour de meeerde. Et ça aussi, depuis le temps, vous le savez :D)

Genre : le genre OS qui finissent par faire une histoire :D

Le genre « OMG it's alive » Et oui, la genèse, c'est Ze Voice.

Rating : T & M, dépendent des OS

Résumé ? Perturbation de train-train quotidien, étoile filante dans un ciel d'encre... XD

Micis ! J'ai répondu à tout le monde *fière*

Suite d'OS pour qui ? : Toujours pour mon petit Hamster Américain que j'aime ! *Bon, vivement les Re-States, après Hawaï ce sera quel état ? XD !* et pour vous !

Pour vous souhaiter avec un poil d'avance, une belle année 2019 et tenir ma promesse de reposter en 2018, même si j'avais prévu de poster plus tôt.

Énormes dédicaces et bisous pour cet OS à : Dame Emma ! Merci pour tes petits mots, vraiment ils me touchent, ainsi qu'à l'inénarrable (paie ton mot) Ayanena t'as un chap de retard et si tu repasses ça fera 2 :D. Plein de bisous à vous 2 !

Câlin Spécial : toujours aux Dame Lysa et à ma petite ensorceleuse à qui j'envoie bisous, ondes positives et gouroutisation pour avoir des écrus !

Me, Mon nombril & I : Elle poste encore, la Mite ? Oui, même si la vie a été particulièrement pénible entre 2-3 jolies choses. Une santé en dents de scie, un énorme changement professionnel et des merdes astrales mais enfin on en sort, donc me voilà.

J'écris toujours donc, désolée si ça prend du temps même si j'ai prévu de poster plus cette année (d'autant que c'est de la correction, et non de l'écrit pour Naughty Neighbour) Croisons les doigts pour que la vie et mon emploi du temps de fous furieux ne me mettent pas des bâtons dans les roues ! En tous cas vos retours me touchent. Ce n'est pas parce qu'en ce moment j'écris peu que j'arrête. Si je devais arrêter, je préviendrais par correction, pour qu'il n'y ait pas d'attente vide. Mais c'est pas pour tout de suite.


Update : je rajoute un Kit Persos, au cas où : normalement vous l'avez découvert au fil de la lecture

Heero et Dorothy partagent un cabinet médical

Heero et Trowa sont co-propriétaires d'un appart et sont voisins de Duo.

Duo vit seul et a 2 meilleurs amis : Quatre et Wu Fei

Dorothy a 2 meilleures amies : Réléna et Lucrézia qui sont belles-sœurs

Une est la patronne de Trowa mais seulement dans son activité de vétérinaire

Trowa et Quatre se sont plus ou moins acoquinés après quelques péripéties et quiproquos

Wu Fei et Dorothy se sont acoquinés tout court

Dorothy et Trowa se connaissent par Heero

Le plus grand Fan de Duo s'appelle Silence

Attention, Chapitre Explosif !


OS XVII - 189 : Stalk me harder : Case of The Ex (Shiny Happy People... Attention Triple Jeu de mots : Ne vous spoliez pas :D)

T

Immeuble de Duo Maxwell, 12h00, 2 jours après la décision de Wu Fei – et Trowa de rejoindre Dubaï

T

Howard. Dédé, chemise hawaïenne rouge à hibiscus blancs, bermudas beige et tongs noires en toutes circonstances était descendu chercher son courrier.

Cheveux rares et blancs, barbe blanche, éternelles lunettes de soleil sur son nez, pomme granny smith dans une main, un trousseau de clé dans l'autre.

Et le facteur n'était pas passé.

Ah c'était ptet lui qui entrait, tenant la porte à une grand-mère qui sortait.

Le jeune homme le salua, semblant un peu perdu.

T

- Je peux vous aider jeune homme ?

T

Jeans-basket noires, bombers gris sur une belle chemise blanche, coupe afro bouclée assez courte.

Il portait un crossbody marron qui devait certainement contenir le courrier.

T

- Oui bonjour euh... j'ai plusieurs courriers à remettre à Duško Maxwell.

- Vous, vous êtes nouveau

- Oh… ça se voit tant que ça ?

- Mah on se connaît pas et je connais tout le monde. Sa boîte aux lettres est là. Z'avez quelque chose pour moi ? Au nom de Howard.

T

L'inconnu cligna des paupières.

T

- Ce sont des recommandés.

- Pour moi ?

- Non, pour M. Maxwell. L'étage n'est pas mentionné.

- Ben vous l'avez pas sonné au visio ?

T

Il secoua la tête.

T

- Sans succès. Je sais ce que c'est qu'être occupé quand l'interphone sonne. C'est frustrant un avis de passage quand on est là.

- Ouais, le pq à la main et le froc sur les genoux ! T'es là et t'as un avis de passage ! Tu m'étonnes qu'on vous déteste !

T

Le détesté sourit.

T

- Et il y a un ascenseur alors aux temps monter, on est payés pour ça.

- Vous n'avez vraiment pas de pression-horaire ?

- Certains abusent, certains sont sous pression. Mais beaucoup font de leur mieux…

T

Howard mit une tape force 5 dans le dos du jeune homme.

Au loin la lune, qui est un astre mort, ressuscita quelques instants.

Effet papillon.

T

- C'est très gentil ça ! ça change du remplaçant habituel d'René qui m'a fait sérieusement me demander si mon adresse c'était pas le bureau de poste. D'ailleurs comment il va, ce salaud, ça fait longtemps ?

T

Le remplaçant inhabituel prit le temps de cracher ses poumons avant de répondre, l'air gêné.

T

- Je ne sais pas, je ne le connais pas. On se connaît pas tous, vous savez.

- ...

- Mais j'espère qu'il va bien, hein !

T

Howard adressa au jeune homme un regard empli de reconnaissance.

T

- Je vous donnerai des sous pour les calendriers. Dans 8 mois.

T

Le remplaçant prit un air alarmé.

T

- Je pourrai pas passer pour les calendriers...

T

Howard haussa les sourcils derrière ses lunettes de soleil.

T

- Ben moi j'ai des sous qu'à noël et là j'ai une pomme. Donc je vous donne une pomme.

- …

- J'étais mercenaire et j'ai fait la légion. Estimez-vous heureux que j'ai pas mordu dedans.

- … Merci monsieur.


Dubaï, Émirats Arabes Unis, Hôtel Al Toubab, le lendemain « matin »

Suite de Wu Fei et Dorothy

T

Des ronflements soutenus pour chants d'oiseaux, dans une suite luxueuse.

L'appartement, de blanc et d'or avait pour petit plus un jacuzzi en forme de cœur, onsen, hammam et sauna personnel, dans une ambiance résolument japonaise

Les actuels locataires n'avaient pas eu l'occasion d'essayer mais ils ne perdraient rien pour attendre.

Épuisés par le voyage, ils s'étaient endormis dans un lit God Size : ça n'existait pas, mais avec un lit tout simplement parfait dans lequel pouvait dormir une famille de 5 enfants, on pouvait s'essayer aux néologismes.

Ils avaient bien dîné avant de prendre l'avion donc en arrivant, hormis quelques boissons, ils s'étaient rapidement douchés avant de se précipiter nus dans les bras de Morphée.

Et rejoindre Morphée dans un lit God-Size était bien agréable.

T

- Hmm….

T

Les ronflements stoppèrent.

La doctoresse fut réveillée par une porte qui se refermait.

Elle n'eut pas le temps de froncer les sourcils qu'une bonne odeur de café, de thé et de chocolat lui caressait les narines.

Les stores vénitiens laissaient légèrement filtrer la lumière du jour, permettant à ses yeux de s'habituer et repérer le chariot où figuraient café « fraîchement moulu », chocolat à boire, jus de fruits, assortiment de viennoiseries et petits pains estampillés « faits maisons, justes sortis du four », fromages, yaourt, charcuterie et beurre « organics » et leur version sans gluten et végétarienne sous vide…

Les éléments constituant ce qui ressemblait à délicieux petit déjeuner français bordeline brunch.

Contre l'une des thermos, il y avait une petite enveloppe blanche.

Elle bailla à s'en décrocher les mâchoires, s'étirant comme un chat, prête à se rendormir.

Mais un individu avait décidé d'ouvrir complètement les stores.

T

- Roh, ferme ça.

- Les viennoiseries « sortent du four ». Viens manger.

- Fait chier.

T

Wu Fei répondit, pince-sans-rire.

T

- Fallait pas faire une orgie de jus de tomate dans l'av...

T

Elle balança son oreiller et cacha ses yeux de son bras gauche.

Au son, elle pouvait deviner que la cible n'était pas atteinte.

T

- Tu m'emmerdes, Wu Fei.

- Douceur et féminité au saut du lit.

T

Soudain, un sourire-papillon se posa entre ses seins.

Ses propres lèvres s'étirèrent de manière microscopique.

T

- Laisse-moi… dormir…

- Il est 14h30. Ce serait pas mal de profiter un peu avant ce soir.

T

Douceur et Féminité Sourcilière se rappela d'un seul coup où elle se trouvait alors que Wu Fei se relevait.

T

- … Ah oui merde.

- C'est ce que je me suis dit quand j'ai entendu le room service. Et c'est ce qu'il a du se dire quand je lui ai ouvert la porte.

T

Dorothy se redressa en maugréant alors que Wu Fei lui tendait son plateau.

Elle cligna des yeux.

T

- Bah. T'as été lui ouvrir à poil ?

- Oui mais moi je n'avais pas de batte de baseball.

- Hein ?

T

Il lui fit un clin d'œil.

T

- Je te raconterai. Thé extraordinaire, Café incroyable ou chocolat d'exception ?

- … Café simple ils ont pas ? Et l'enveloppe que tu as faite tomber en me servant.

- ? Ah oui. Je ne l'avais même pas vue. Tiens.

T

Ils s'installèrent, savourant ce qui promettait d'être un délicieux café,

Dorothy approchait la tasse de ses lèvres en lisant.

T

Elle fronça les sourcils.

T

- Il est sérieux, là ?

- Toujours quand il travaille, Jolly Docteur. Pourquoi ?

- Alors… *lit*

T

« Hello vous deux,

T

Encore désolé de n'avoir pu vous accueillir hier, j'enchaîne les réunions à la con que je rendrais constructives par la concrétisation de notre projet.

Merci encore :)

T

Le Dress Code de l'Event est chic, c'est attendu. Quelques recos, just in case.

T

Wu Fei

T

- Comme d'hab sans plus (tu dois garder ta crédibilité de journaliste et ne pas ressembler à un pimp/mac venu michetonner. Beau comme tu es, elle va craquer ses dividendes.)

T

Dodo-rothy (trop mignonne quand on te réveille, hâte de te rencontrer)

T

- Classy mais pas over the top, (Wu Fei t'as incrustée, si tu m'empêches d'avoir cette affaire, je ferais de ta vie un enfer mais vu ce que je sais de toi, tu accueillerais ce genre d'incentive avec un haussement de sourcil)

T

Dont acte.

T

- Attention : loin de moi l'idée de menacer quelqu'un qui manie les scalpels à la perfection.

- Comme je ne peux théoriquement pas t'éliminer sans éliminer un frère, le bon sens féminin existant difficilement devant une femme parfaitement censée muée en groupie surmotivée...

je vais tout simplement te faire confiance.

T

Utilisez cette Carte Black rechargeable – et rechargée pour effectuer vos achats pour ce soir.

En attendant de se voir, à l'Alcôve des Délices, Buffet Aile Est, 20h pour un mini brief, je vous laisse profiter des douceurs de l'hôtel.

A ce soir.

T

Claquement de langue du « Bon sens Féminin »

T

- Le bon sens n'a pas de sexe. Et la confiance, ça se mérite. Oh. Il est brillant.

- Oui. Dans tous les cas, même si tu ne fais pas ce qu'il dit par bravade, tu feras ce qu'il veut sans broncher.

T

Dorothy but une gorgée de café, qu'elle recracha aussitôt.

Oula. Odeur délicieuse, dégueulasse en bouche.

Elle mordit dans une viennoiserie…

T

- J'avais oublié que « Moyen-Orient » Dubaï ça reste quand même en Asie.

- ?

- Ils nous ont apporté les démos en plastique à la place des plats c'est pas possible. J'aurais juré que c'était un croissant. J'ai failli y perdre une dent, là.

T

Tout ce qui était « fait maison » était immonde. Tout comme ce qui ne l'était pas.

Restait l'assortiment de thé pour qui aimait, la thermos d'eau de source à température idéale pour le thé, et les bouteilles d'eau fraîche.

Dorothy lui lança un regard désespéré.

T

- J'espère qu'il y a des cacahuètes et des chips ni « organics » ni fait maison dans le mini-bar.

T

Wu Fei haussa un sourcil.

T

- Un déjeuner de cacahuètes et de chips n'est pas très sain.

- Je m'en fous. C'est plus sain que le plastique, non.

- … Toi, tu ne rencontreras jamais Duo.

T

Duo n'avait vraiment pas besoin d'un allié médecin dans sa junk food way of life.

Wu Fei, qui détestait le thé, s'y essaya.

La mort dans l'âme, il but de l'eau chaude avec le sucre qui lui avait été donné dans le kit de l'avion, il ne faisait pas confiance à cet hôtel pour la nourriture, quelle qu'elle soit.

Il avait survécu dans des conditions extrêmes. Il pouvait s'en sortir dans un hôtel de luxe.

T

- Si ton pote est à l'image de ce soi-disant palace, c'est un escroc.

- C'est l'un des hommes les plus intègres que je connaisse, Dorothy.

T

Dorothy reposa son plateau sur le chariot et tenta d'ouvrir le mini-bar, sans succès.

Wu Fei déposa son plateau sur le chariot et tenta d'aider Dorothy qui le fusillait littéralement du regard pour la première fois depuis leur rencontre.

T

- Non mais y a écrit Out of Order/Hors Service, Wu Fei, je sais encore lire. Tu vas faire quoi de plus ?

- T'acheter des cacahuètes ?

- Roh, tu m'épuises.

T

Wu Fei eut un petit rictus alors qu'il lui servait de l'eau chaude sucrée. Ils auraient toujours faim mais ne tomberaient pas en hypoglycémie.

Elle n'y toucha pas.

T

- Ah non, là je n'y suis pour rien. Mais on se rattrapera.

T

Il agrémenta sa remarque d'un clin d'œil et essaya de ne pas répondre, mais son sourire lui disait qu'il était impossible.

Elle pouvait difficilement rester de mauvaise humeur avec lui.

Elle changea de sujet.

T

- Les clients de ton pote ont l'air de tomber comme des mouches. Si c'est comme ça qu'il les traite…

- Il joue de son image … pour lui, c'est de la sélection naturelle.

- C'est la version politiquement correcte du filtre anti-con ?

- …

- Dis voir, il enfile sa mouche-ticaire H 24 ? Un masque permanent peut-il être sincère, Wu Fei ?

T

Dorothy haussa le sourcil droit.

Wu Fei haussa le sourcil gauche.

Cela s'appelait le brow bonding.

T

- Il ne porte de mouche-ticaire qu'en présence de mouche-tiques... en serais-tu une ? Après tout, tes sourcils ont une vie propre.

- Imbécile.

T

Dorothy éclata d'un rire bref.

Elle accepta de boire son eau sucrée et ils trinquèrent.

Wu Fei reprit.

T

- La confiance il la retourne éventuellement, l'inspire, la plupart du temps. Mais il ne la « donne » pas.

- Hm. Que passe-t-il s'il reprend sa confiance ?

T

Wu Fei posa son index sur les lèvres de Dorothy.

T

- J'espère ne jamais connaître la réponse.

T

Il ôta l'index.

Ils posèrent leurs tasses vides sur le chariot.

T

- J'espère que ta groupie est sympa et que ce ne sera pas trop long.

- Tu penses bien que je ne vais pas rester 3 heures à faire des dédicaces. Je suis là pour « faire mon Wu Fei » après tout.

- Ah… et « Wu Fei » est…

- Grand Reporter. De guerre. Il y a quelques décideurs, ici.

- Il y a de quoi faire. Entre deux petits-fours et trois coupes de champagne, pourquoi machin vend des armes à un pays en guerre...

- Pas sûr que j'obtienne une réponse à cette question.

- Pas sûre que Quatre apprécie que tu la poses pendant qu'il ferre le client.

T

Wu Fei ouvrit des yeux innocents.

T

- Je peux le faire avant ou après alors ?

- Tu joues avec le feu…

- Appelle-moi Wu Fire.

T

Cette fois Dorothy rejeta la tête en arrière et ri à gorge déployée.

T

- T'es sérieux, là ?

- Toujours quand je travaille, Jolly Docteur.

- … « Toujours quand tu travailles, hein ». Tu travailles trop. C'était nul.

T

Elle prit l'enveloppe qui contenait la carte/le sésame et fronça les sourcils.

T

- Et je n'ai pas besoin de son argent pour m'habiller, j'ai ce qu'il me faut.

- Moi aussi.

T

Wu Fei regardait Dorothy.

Soudain elle s'allongea sur lui, le retenant aux poignets et murmura.

T

- Ce qui ne nous empêche pas de faire flamber sa carte pour acheter de quoi... passer un bon moment ?

- Pour service rendu ?

- Il nous a bien dit d'utiliser sa carte, non ?

T

Retour du brow bonding.

T

- Pour ce soir, Dorothy...

- Ah, ce n'était pas une utilisation « d'ici ce soir » ?

- ...

- Oh, si tu as tant de scrupules après ce petit-déjeuner apothéose, je prendrais un bijou « pour la soirée ».

- Tu es diabolique, Jolly Docteur.

- Appelle-moi Jo Fire.

T

L'éclat de rire tentant de s'échapper surprit son propriétaire.

Tentative avortée par une bouche sur la sienne.


Même jour, même moment, immeuble de Duo Maxwell (c'est à dire, le lendemain, en fin d'après-midi)

T

Duo accumulait la fatigue.

Cela faisait à peine dix jours qu'il avait repris et le travail s'accumulait pour changer.

Il partait à l'aube et revenait à pas d'heures, ne croisant personne d'autre que ses collègues.

Il ne voyait même plus le toutou-stalker, ni ne l'entendait quand il refermait la porte de chez lui.

Il se couchait sans jouer depuis bien trop longtemps et parfois sans manger (mais il s'était goinfré de conneries avant alors ce n'était pas grave)

T

Aujourd'hui il était rentré à 17h00, pour la bonne cause.

T

- Home sweet home !

T

Il gara sa camionnette pro dans son parking, monta quatre à quatre les escaliers menant à son appartement, refusant catégoriquement de perdre du temps pour un ascenseur qui ne viendrait jamais.

Hardcore gamer qu'il était – ce qui lui avait valu quelques soucis avec son fameux voisin - il avait pré-commandé DD XV – Divine Dream, l'édition collector, livre-photos, soundtrack et figurines – Diurnus forever.

L'une de ses saga préférées avait mis 10 000 ans à sortir. Il avait tellement, tellement hâte.

Presque 10 ans. De teasing, en cinématique incroyable, en désillusion, les années défilant jusqu'à la démo prometteuse et là il touchait au but ! Le jeu était sorti le matin même.

La seule chose de bien dans cette attente était que le jeu ait attendu qu'il ait déménagé pour confirmer sa sortie.

T

- Héhéhé ça va être une journée de ouf.

T

Sur son appli, le tracking « SuperFast Delivery » de Duo indiquait une livraison aujourd'hui, celle-ci était en cours et pour le moment, pas d'avis en absence fictive.

Duo avait payé une livraison « le jour même de la sortie », son colis pouvant arriver entre 17h00 et 21h maximum.

Duo ne commencerait pas le jeu tout de suite.

Il allait juste prendre le temps d'ouvrir le paquet, vérifier que tout était en ordre, feuilleter religieusement l'album, photographier les figurines et, et, et…

Il n'avait pas de mec, ses meilleurs potes étaient à Dubaï. Il allait se faire plaisir comme jamais.

En gros, il allait faire son fanboy pendant 1 heure avant de passer aux choses sérieuses.

Pour ce jeu-là, il ne serait jamais trop fatigué pour jouer.

Yuy allait gueuler, mais c'était Dédé le plus dangereux.

T

- Bon, allez, c'est parti.

T

Duo mettait la clé dans la serrure quand l'ascenseur s'ouvrit derrière lui.

Des pas silencieux pour qui était bien trop excité pour prêter attention à son environnement.

Un souffle court, une respiration rapide.

Une excitation grandissante à mesure qu'on se rapprochait de la cible…

Et il était la cible.

A l'évidence, Duo avait un autre stalker.

Un stalker qui avait appelé son lieu de travail pour vérifier où il serait.

Un stalker qui n'était venu qu'une seule fois. Et ça lui avait suffit pour repérer les lieux.

Oui Duo avait un stalker.

Et ce n'était pas celui qu'il croyait.


Même jour, suite de Une, identique à celle de Wu Fei et Dorothy, même moment (20h, décalage horaire oblige)

T

Une, qui vraisemblablement n'était pas une Winner même si elle connaissait suffisamment l'hôtel pour avoir fait livrer une nourriture exquise dans la suite de Trowa, n'avait pu obtenir qu'une place pour le vol d'aujourd'hui.

Trowa avait une grande habitude des voyages, cette petite excitation qu'il avait toujours à prendre l'avion, à découvrir de nouveaux paysages était toujours présente.

Pour le moment ce qu'il avait vu de Dubaï était l'aéroport et le palace.

Le temps d'une douche et il s'était présenté chez Une, fin prêt.

Mais elle, visiblement ne l'était pas, alors qu'elle avait eu plus de temps que lui.

T

- … Donc comme je te l'ai dit, tu fais ton baobab.

- ?

T

Elle était sérieuse, là avec sa serviette blanche enturbannée au sommet du crâne, masque d'argile verte sur le visage, pyjama gris-blanc avec la tête de Pan-Pan et chaussons-lapins en pilou-pilou ?

T

- Je veux dire, tu observes et si tu me vois minauder, tu me stoppes. Voilà c'est tout. Tu ne me laisses pas seule avec lui. Jamais !

- On vient ensemble, le problème ne se pose pas.

- On va plutôt se retrouver là-bas, tu vas pas m'attendre ici.

- … Tu trouves que 100 mètres carrés c'est pas assez grand ? T'as peur qu'on se marche dessus, c'est ça ?

T

Une renifla.

T

- Une lady doit conserver ses secrets de beauté.

- T'en es au stade de la conservation, Lady Une ?

T

Une lui adressa un regard meurtrier.

T

- Je garde le surnom, super pour l'image de marque. Et Wu Fei est investi, intelligent, droit et très beau… je me dois d'être au top de moi-même

T

Trowa eut un sourire sexy.

T

- C'est vrai qu'il est très bel homme. Au fait…

T

Trowa essayait désespérément de lui dire qu'ils s'étaient déjà rencontrés – ce qui pouvait être un atout -. Et éventuellement l'avertir qu'il était dans des dispositions disons confortables avec son éventuel avocat.

Mais dès qu'elle parlait du Grand Reporter, Une entrait en transe – et en monologue.

T

- Surtout, si t'as l'impression que je fais une connerie avec le cabinet Winner, Winner et Raberba Winner 4e du Nom, tu me le fais comprendre discrètement sans m'allumer auprès de Wu Fei…

- Ok. Une…

- Maintenant file, que je fasse tenir mon masque bonne mine, que j'enchaîne avec mon masque aux concombres, mon masque botox, mon autobronzant naturel, mon minou-lift, mon massage tonifiant, mes squats…

- Mais….

- Je n'ai plus le temps de parler, on se verra tout à l'heure.

- T'es sûre que…

- Oui j'y serais ! Alcôve des Délices, 20h30, pile à l'heure !

- Mais…

T

Elle referma la porte sans que Trowa n'ait pu la prévenir….

Mais ce n'était pas le principal problème.


Alcôve des Délices de l'Hôtel Al Toubab, Buffet Aile Est, 20h00

T

Wu Fei se présenta avant Dorothy, en dandy moderne.

Chemise blanche avec dessus le gilet anthracite de son costume.

Le pantalon, parfaitement coupé, tombé sur ses derbies chocolat.

Ses cheveux mi-longs noués en en catogan, smartphone à la main, prêt à enregistrer ce que son micro, caché dans l'un des boutons de son gilet, pouvait ignorer.

T

- 20h05

T

Il balaya la pièce du regard, pour le moment : personne d'intéressant.

La salle était immense, lumineuse, avec une hauteur de plafond improbable et l'impression d'entrer dans un vaisseau spatial. Futuriste avec des notes de bleu et de crème.

Caviar, champagne, blinis, saumon, pain surprise, seau à champagne et vaisselle traditionnelle…

Le buffet somme toute classique pour du luxe malgré le côté high-tech était disposé en forme de U inversé dont les pans étaient nommés Est, Ouest, Nord, pour mieux se repérer. L'aile Nord étant complètement végétarienne – et presque vide.

Il scanna à nouveau la pièce…

Et s'aperçut qu'une partie des convives arrivés le scannaient lui.

T

- Cherche pas, d'ici on te reconnaît pas. C'est ton charisme.

- Ou ta fortune.

T

Wu Fei se tourna.

Non, c'était sûrement Quatre.

Pantalon de lin écru et chesch, chemise assortie à ses yeux et richelieu caramel.

Quand il était quelque part, on pouvait difficilement le rater.

Ils se saluèrent chaleureusement.

T

- Merci d'être venu, mon ami. Où es ton Amazone ?

- En transit. Bientôt livrée.

- Mais encore ?

T

Quatre rit doucement.

T

- Appel professionnel. Elle ne devrait pas tarder.

- Hmph. Elle ménage juste ses effets.

- J'étais là quand elle l'a reçu et parler de dilatation de col ça fait un peu trop d'effet.

- Ne t'inquiète pas. Mon « bon sens féminin » sait lire l'heure.

- …

- …

T

Les convives s'écartèrent.

Elle portait une combinaison palazzo ivoire, sans manches avec un élégant décolleté plongeant sur sa poitrine généreuse.

Sexy, assurément.

Mais la matière noble, la fluidité des jambes et les poches latérales calmaient subtilement des les ardeurs déclenchées.

Et le foulard de soie pour couvrir subtilement les épaules, au cas où le vaisseau spatial aurait abusé de la clim.

T

- Désolée, pour le retard.

T

A ses pieds, des escarpins métallisés saumon, assortis à l'anse-chaîne du clutch pailleté qu'elle portait à la main gauche.

Son annulaire revêtait une discrète chevalière d'or.

Ses ongles courts étaient manucurés mais sans verni.

Une touche d'anti-cernes pour habiller ses cernes de docteur.

Un voile de poudre et un soupçon de blush pour lui donner bonne mine.

Un trait de crayon brun pour sublimer ses yeux bleu-gris.

Une touche de corail pour révéler ses lèvres pleines.

Un chignon coiffé-décoiffé, à la BB époque « Et Dieu créa la femme », révélait la mono boucle d'oreilles en diamant qu'elle s'était achetée par courtoisie.

Un dragon de diamant qui s'enroulait délicatement autour du lobe de son oreille.

L'œil de Quatre s'y attarda.

Le sourire du docteur s'étira alors que son hôte tendait la main pour la saluer.

T

- Sublime. Un diamant de cette qualité mériterait une parure.

T

Dorothy sourit de plus belle.

T

- Less is more. Merci. Tu es plus grand en vrai.

- Wu Fei, les photos d'elles sont au mieux inexistantes, au pire, improbables.

- Ah ? Sur sa fiche Doctowebline, il y a un carré photo vide. Quand elle est taggée sur les réseaux sociaux on ne voit que ses chaussures aux talons vertigineux.

- Toi tu n'as pas vu sa photo Kikipédia.

T

Dorothy cligna des paupières.

T

- Je n'ai pas de Kikipédia.

- Congratulations. Tu as un Kikipédia. Tu as des fans.

T

Maintenant elle avait sa propre page Kikipédia...

En remportant des prix elle n'avait de fiche que dans les hôpitaux les plus prestigieux (ce dont tout le monde se foutait)

Là elle avait une page Kikipédia ?

Dorothy s'approcha du buffet pour tenter une coupe de champagne.

Il n'était pas fait maison, c'était safe.

Et puis l'étiquette disait… T. R Champagne ? C'était le domaine qui devait éventuellement fusionner avec la future cliente de Winner.

T

- … Le liquide vaisselle c'est tendance pour le champagne ?

- C'est infect, hein ?

- Tu m'étonnes que Une ait du mal à s'associer avec ça.

T

Quatre hocha la tête.

T

- C'est le résultat après fusion qui compte, Dorothy. Avec plus de moyens, ils pourront éventuellement produire autrement.

- Éventuellement ?

- Les perspectives sont réelles, mais je suis avocat et non actionnaire majoritaire.

T

Point taken.

T

- C'est pas avec la bibine que tu vas sauver ta soirée, Dorothy. Mais ce soir le buffet a l'air plutôt pas mal.

- Oui, Wu Fei est tout à fait comestible.

T

Wu Fei cligna des paupières.

Quatre faillit s'étrangler, ses yeux pétillaient.

Dorothy haussa un sourcil.

T

- Ben quoi ? Tu regardais Wu Fei et je suis d'accord.

- Tu as de bons yeux sous ces sourcils vivants.

T

Wu Fei ne leur accorda aucun regard mais rosit légèrement.

Down to business.

T

- Bon, quel est le plan ?

T

Quatre reprit son sérieux.

Une et lui avaient convenu de se retrouver Aile Nord, aux environs de 21h00.

T

- Je m'esquive après vous avoir présentés, sinon ça fait trop à l'affût. Et j'embarque Dodo-rothy avec moi, car elle est un superbe faire-valoir.

- Trop aimable.

- Tu n'avais qu'à être moche et inintéressante, chère amie.

- Tu ne veux pas que je tienne la chandelle, hein ?

- Bref, si tout se passe bien, avec Une on parlera affaire à notre retour et elle aura des étoiles dans les yeux.

- Rien ne dit que...

T

Quatre et Dorothy toisèrent Wu Fei.

Quatre l'interrompit.

T

- Bien sûr que si, Wu Fei.

- Écoute, je dois être à peu près la seule de mon entourage à n'avoir aucune idée de qui tu étais.

- Oh, tu as parlé de moi ?

- Non, on m'a parlé de toi. Suis un peu.

T

Quatre observait leur interaction avec gourmandise.

Les Yeux de Wu Fei luisaient de malice.

Quatre reprit.

T

- Ce soir, tu fais juste ton Wu Fei et ce sera parfait.

- Super. Et moi à part t'accompagner, je fais quoi ?

- Ben tu manges.

- Pardon ?

T

Ça ressemblait dangereusement au « toi, tu creuses » d'un certain Western.

Dorothy cligna des yeux.

Quatre haussa les épaules.

T

- Les boissons sont dégueus et je ne suis pas sûr qu'on te dise autre chose que les banalités d'usages et vu que tu es no bullshit, tu vas couper court.

- ? *si transparente ?*

- T'es plus le genre à te faire des pâtisseries qu'à faire tapisserie.

- Et toutes les pâtisseries sont passées dans mes seins, sauf celles de l'hôtel.

T

Elle inspira.

Wu Fei déglutit.

Quatre éclata de rire.

T

- Tu m'étonnes. Tu redonnerais la vue à un presbyte.

T

Dorothy gloussa et s'apprêta à répondre…

Quand le téléphone de Wu Fei vibra.

Il décrocha, l'air concentré.

T

- C'est pro. Je reviens.

T

Et Wu Fei sortit de la pièce sans un regard en arrière, laissant Quatre et Dorothy seuls.


Chez Duo, même moment.

T

Ding Dong !

T

- Comin'

T

Un Duo au sourire d'enfant ouvrit la porte sans regarder le judas.

T

- Salut toi.

T

Duo leva les yeux au plafond.

T

- Sans déconner.

T

« Sans déconner » était en jeans-basket brut, bombers gris sur polo noir et blanc.

Le coiffeur avait rafraîchi sa coupe courte afro bouclée, le métissage caribéen-latino apportant une touche de folie à sa chevelure dorée.

Il portait une barbe de hipster qu'il ne lui connaissait pas.

A croire qu'il l'avait dessinée au crayon.

Il tenait ce qui ressemblait à du courrier avec dessous, un pack de 6 de ses bières et ses cacahuètes préférées.

Il était en mode reconquête et/ou voulait que Duo le mette sur son testament.

Et tout ce que Duo se disait actuellement était : Why today.

Il fallait qu'il s'en débarrasse rapidement.

Le « nouveau » n'était vraisemblablement pas un facteur.

D'ailleurs, il n'avait à aucun moment dit qu'il l'était.

T

- Hello ! J'ai de la bière. Tu m'invites ?

- Comment t'es entré ?

T

David haussa les épaules, décochant son sourire de chenapan qui souhaite se faire pardonner.

T

- Ben par la porte ? T'as une petite mine, je t'ai manqué ?

T

Casquette vissée sur sa natte, dans sa combinaison de travail kaki, les nanas du boulot avaient osé lui dire que ça lui donnait le look de Leo di Caprio dans Aviator… alors qu'en ce moment il avait plutôt la mission de Super Dario.

T

- Je pourrais te dire que j'ai eu une gastro il y a peu mais c'est juste ta gueule. Qu'est-ce que tu fous là, David ?

- Tu réponds pas à mes messages. T'as dû me bloquer partout depuis la dernière fois. Si j'étais mourant, j'aurais même pas pu te le dire.

- ... à supposer que j'en ai quelque chose à foutre ? Comment t'as su où j'habitais ?

T

Les victuailles commençaient à être lourdes et Duo ne faisant pas mine de le décharger ou de s'effacer pour le laisser entrer, David inspira sans se départir de son sourire charmeur.

T

- Le concierge a reçu un courrier à ton nom. Il voulait confirmer ta nouvelle adresse. Je lui ai demandé celle qu'il avait, l'ai notée…et confirmé. Et je lui ai proposé de te ramener le courrier. Il m'a chaleureusement remercié et te passe le bonjour.

- Tu t'étonnes que je t'ai bloqué espèce de stalker ?

- C'est ton attitude qui m'a poussé à te rechercher. Comment je peux te remettre quoi que ce soit si je ne sais pas où tu vis ?

T

Duo haussa un sourcil.

T

- Pourquoi tu n'as pas laissé la poste ou le concierge faire ?

- Tu as laissé la poste faire et c'est le concierge qui a reçu.

- … C'est arrivé qu'une fois.

- Qu'en sais-tu ?

- J'en sais rien et je m'en fous, David. Donne-moi mon courrier.

- Tu me laisses pas d'abord entrer ? On ne va pas discuter sur le palier, non ?

T

David posa ses victuailles à ses pieds et fit mine de bouder.

La discussion risquait d'être un peu plus compliquée que prévu.

Il ne l'avait même pas remercié du déplacement !

Pourtant il avait ramené tout ce que Duo aimait ?

Duo était quelqu'un de simple, il le connaissait depuis longtemps.

Patience.

L'ex conservait son sourire.


Couloir menant à l'Alcôve des Délices de l'Hôtel Al Toubab, 20h30

T

Une était nerveuse.

Elle avait réussi tant bien que mal à entrer dans sa robe mais surtout, arriver à l'heure malgré les masques.

C'était plutôt pas mal.

Elle avait donné rendez-vous à Trowa à la salle, mais elle n'avait pas précisé où et la pièce était immense et noire de monde.

Nervosité, nervosité…

Il ne fallait absolument pas qu'elle voie Chang Wu Fei seule !

Quatre elle pouvait gérer, elle était moins sensible à son sex-appeal et puis elle pouvait largement raisonner son cœur quand il s'agissait de business.

Ne surtout pas le rencontrer seul…

T

- Ok, merci pour l'info.

T

Wu Fei raccrocha et entra à nouveau dans la salle.

Derrière lui il entendit une respiration s'entrecouper.

Il se retourna.

Rien, absolument rien ne se passait comme prévu.

T

- Wu Fei Chang ?


Appartement de Duo, même moment.

T

- Tu me laisses pas d'abord entrer ? On ne va pas discuter sur le palier, non ?

T

Les doigts de Duo se crispèrent sur sa porte.

T

- Entrer où ? T'as pas reçu le courrier de Quatre ?

- J'ai reçu des menaces.

- Pas des menaces. Ça s'appelle un rappel à la loi, David. Tu ne peux pas exiger un loyer que je te dois pas.

- Mais j'ai jamais parlé de loyer !

T

Duo remis à jour son tracking avant de répondre.

Toujours en cours. Ouf.

T

- …

- Enfin, pas maintenant !

- Va voir ton HPA si j'y suis.

- ?

- Ton Human Plug Anal. Mais je le dis sans stress, hein.

T

David le regarda avec un désarroi digne des telenovelas.

T

- C'était une erreur… on a tous le droit à l'erreur, non ? J'ai payé cette erreur le prix fort.

- Sérieux, si t'es pas là pour le fric. Pourquoi ?

T

David lui lança un regard presque digne.

T

- Je suis venu tourner la page des tensions entretenues par des souvenirs déformés par le temps et un entourage biaisé…

- Les cours Florent c'est vraiment pas bon pour toi, tu feras jamais carrière. Trouve-toi un vrai job. Mon entourage il est vachement mieux depuis que t'es pas là.

- Depuis quand on a besoin de tes potes qui me détestent pour pouvoir discuter ?

T

Duo faillit s'étrangler.

David prit sa stupéfaction pour un point de marqué.

T

- J'ai pas besoin de mes potes pour comprendre.

- Ah, tu vois ! Sans filtre, non ? Sans avocat. C'est plus simple, plus direct. De toi à moi. Sans malentendus.

T

Et Duo pensait : « Ouais, de toi + moi + eux et tous ceux qui le veulent »

T

- Malentendu c'est bien synonyme de cocu ? J'ai bien compris ?

T

Mais David continuait, convaincu.

T

- Les yeux dans les yeux je te dis que tu me manques… c'est pas pareil sans toi, tu sais.

- ...

T

Duo était à présent certain que la seule chose qui devait se rapprocher d'un rond chez le boy toy qui avait pris sa place était son trou de balle et qu'il avait dû partir, une main derrière en faisant le moonwalk, pour être bien sûr de ne pas se faire mettre une dernière fois.

Duo n'était plus là pour entretenir la flamme – et sa part du loyer. Vivre d'amour et d'eau fraîche sur le dos des autres avait vécu.

Il allait le plaindre.

Il ferma le poing, le porta à sa bouche et…

T

- … Regarde...

- Quoi ?

- … mon poing se lèèèèveuuuuh dans ta détresseuuuh…

- Mais…

- Tutut…. tu fermes ta gueule.

- Mais...

- Car c'est ce que t'as... de mieux à faire... ou je te crêêêêêêêveeeuh

- Duo…

T

Mais Duo poursuivait.

T

- Envie de rien surtout pas d'toiiii

- Mais...

- Encore un mot et je t'assomme...

- Pas besoin d'couilles pour être un homme...

- Duo.

T

… Duo secoua la tête.

T

- T'as vraiment cru me capter avec de la bière et des cacahuètes ? T'es tombé sur ta bite ou quoi. Des couilles, t'en as pas, on le sait. Tu défies la science toi, sans cerveau ni neurones, t'arrives encore à ouvrir ta gueule.

- …

- Alors je vais me comporter comme un mec bien. Je vais calmement refermer la porte et tu vas gentiment te trouver un nouveau HPA.

T

- Mais Duo…

T

Il claqua la porte le plus doucement possible.

Au même moment un petit chien hurla, réveillant un maître à peine endormi.


Entrée de l'Alcôve des Délices, Hôtel Al Toubab, même moment

T

- Wu Fei Chang ?

T

Il l'avait vue.

Il l'avait vue.

S'il ne l'avait pas vue, elle ne l'aurait pas appelé.

Elle ne pouvait pas fuir.

Merde, où était Trowa quand il avait besoin de lui !

Que faire, que faire. C'était juste son idole… Que faisait-on déjà ? Imaginer quelqu'un de nu ?

Mauvaise idée.

Un chiot ! Un chiot. Inoffensif. Voilà.

Un chiot c'était pas sexy, c'était adorable, mignon.

Voilà.

T

- Vous êtes ?

- Anna-Lisa Une. Avant toute chose, je tenais à m'excuser.

T

Elle s'approcha de lui pour le saluer.

T

- Pourquoi ?

- Je n'ai jamais demandé à ce que vous veniez.

- Vous ne souhaitiez pas ma venue ?

T

Le reporter haussa un sourcil.

Il valait mieux jouer carte sur table avec lui… et faire attention, au cas où Quatre et lui étaient de vrais amis.

T

- Raberba Winner cherche visiblement à m'impressionner parce que je vous admire.

- Et donc vous ne souhaitiez pas ma venue ?

T

Parce que là, ce n'était pas Houston qui allait avoir un problème.

T

- Non ! Je vous remercie sincèrement d'être venu, même si cela me gêne. J'ai conscience de votre emploi du temps

- Je vous en prie, je sais être professionnel en toute circonstance.

- On... on doit vous le dire assez souvent, mais j'adore ce que vous faites.

- C'est vrai, on me le dit souvent. On me le prouve un peu moins souvent, en revanche.

T

Dans les faits, Une restait droite, digne.

Dans sa tête elle sautillait.

T

- Eh bien, je suis abonnée payante à votre mag depuis 8 ans. Je regrette la fermeture de votre blog...

- Je n'avais plus le temps de le tenir, il y a tant de surface à couvrir, de situations à dénoncer.

- Hm. Et la gratuité a un prix.

- Certes.

T

Cette voix grave...

Une commençait à avoir le cœur en mode papillon.

Elle toussota.

T

- Vous... êtes allé aux quatre coins du monde. Je ne vais pas demander ce qui vous motive parce que c'est dans les rares interviews que vous donnez.

- Vous ne comparez pas les sources ?

T

Elle haussa un sourcil narquois.

T

- Chang par Wu Fei ? Dans votre propre journal ?

T

Wu Fei eut la décence de rougir.

T

- Une demande de ma rédaction pour une édition anniversaire...

- Je sais, c'était demandé aux grands reporters. Leur inspiration, leur parcours, leur objectif. Dois-je vérifier les sources ? « Je déteste l'injustice, quelle qu'elle soit. J'espère alerter mais réfute le label « lanceur d'alerte ». Les journalistes...

- « ont encore quelques droits mais pour combien de temps ? »

T

Une retint de porter la main à son cœur.

Ses motivations étaient peut-être multiples, mais Wu Fei comprenait qu'elle appréciait son travail.

Il y avait une forme de sincérité dans sa démarche... et il semblait l'avoir vu.

Il venait de sourire.

Et elle d'y répondre.

T

- Êtes-vous dans les mêmes dispositions ? L'interview a 3 ans.

- Plus que jamais.

- …

T

Ô mon dieu, dans cette interview il disait qu'il était célibataire !

Elle avait bien fait de faire son minou-lift, sait-on jamais.

Sans espoir on peut être comme un scout : toujours prêt !

Le regard était de braise. Il avait l'air investi et sincèrement heureux de lui parler.

Fier et pas forcément simple, mais humain, malgré la célébrité.

Ils entrèrent dans la salle et restèrent près de l'entrée, c'était moins bruyant.

T

- Ce n'est pas tous les jours qu'un journaliste se fait interviewer par quelqu'un qui apprécie vraiment son travail.

- C'est pas vraiment une interview… mais c'est vrai que j'ai quelques questions.

- Posez-les, je vous répondrai si je le peux.

- Co-comment avez-vous connu Raberba Winner ? Avez-vous enquêté sur lui ou sur son cabinet ?

- ...

- Je veux dire, un avocat d'affaire et un reporter intègre...

- Le mariage de la carpe et du lapin ? Les avocats ne sont pas tous véreux. Et ceux qui se prétendent reporters ne sont pas vraiment intègres.

T

Wu Fei n'était pas dupe.

Elle profitait de son fangirlisme pour recouper des informations, analyser.

Tirer profit de ses faiblesses était une force.

Ce que ne disait pas le CV, le réseau pouvait le faire.

Faire venir Wu Fei Chang était m'as-tu-vu.

Mais personne ne pouvait le faire parler.

Personne.

Quatre Winner était un paradoxe à l'heure actuelle, un paratonnerre s'il récupérait un contrat historique, un parachute si les actions s'effondraient.

Pour le moment il était scanné par une prospecte plus tacticienne qu'il n'y paraissait.

T

- Winner, Winner & Raberba Winner 4e du nom n'est pas un cabinet d'agneaux.

T

Wu Fei sourit de plus belle.

T

- Winner est un requin aux airs de surfer.

- Comment peut-on surfer sans jamais tomber ?

- Et vous, comment faites-vous ? N'êtes-vous pas femme d'affaire ?

- … Touchée.

- Les questions peuvent être retournées, vous savez.

T

Une écarquilla les yeux.

T

- Mais je ne vous soupçonne pas...

- Il ne s'agit pas de soupçonner mais de questionner. Questionner, sourcer, délivrer. Une information se vérifie.

T

Une sonda les yeux noirs, des yeux purs qui pourtant n'avaient rien d'innocents.

T

- Un requin aux airs de surfer... Dangereux.

- Jamais gratuitement, comme les requins dans leur milieu naturel.

- ... j'ai du mal à vous imaginer avec le blond Squale.

T

Wu Fei eut un rire bref.

T

- Et pourtant on se connaît très bien. Nous étions dans le même collège privé.

- Ah ?

T

Elle imaginait les 2 en uniforme, façon collège anglais.

Dans la réalité, ils n'avaient pas d'uniforme.

Mais les fantasmes avaient la vie dure.

T

- Ce n'est pas parce que je suis grand reporter de guerre que je l'ai connue. Mes arrières-grands parents l'ont connue. Pas moi.

- ...

- Au tout début Winner et moi n'étions pas dans les mêmes sections mais partagions les modules d'économie et d'initiation à la politique.

- ...

- Nous avons eu un débat animé sur la guerre du Golfe duquel aucun n'est sorti vainqueur.

T

Elle s'esclaffa.

T

- Avec tout le respect que je vous dois c'est rasoir !

- Je vous l'accorde, bien que ça n'ait jamais été un frein à notre vie sociale. Nous étions jeunes, passionnés et très documentés, mais nos arguments manquaient de profondeur. C'est parti de là.

T

Ok, à peu près. Après ce match nul et le brevet des collèges arrivant, ils s'étaient mutuellement zappé comme les ados biactolés qu'ils étaient alors... jusqu'à ce que Duo, la petite main de leur quartier, fasse des travaux chez l'un et chez l'autre.

Et décide qu'ils étaient trop cons pour ne pas se parler. Mais ça, c'était pas bankable :p

T

- Vous semblez tellement différents...

- Nous nous ressemblons dans notre intégrité, notre goût du challenge. Notre fidélité en amitié.

T

Wu Fei détacha ses cheveux pour refaire sa queue de cheval.

Une se mordilla la lèvre. Elle ne pouvait pas contester le goût du challenge de Winner.

T

- Challenge...

- Et la vérité, malgré l'univers véreux dans lequel on baigne. Les faits que je relate peuvent contrevenir à de nombreuses affaires. Je ne compte plus les structures qui souhaitent acheter mon silence ou modifier mon article en leur faveur.

T

Et il venait de refaire son sourire en coin.

Une essaya de ne pas s'envoler avec ses battements de cils.

T

- Avez-vous quelque chose à vous reprocher, Mme Une ?

T

Un crush énorme sur toi, peut-être ?

T

- Des secrets, oui. Des cadavres dans le placard ? Pas à ma connaissance.

- Alors vous n'avez rien à craindre. De lui comme de moi. A priori.

T

Le cœur de Une rata un battement.

T

- Vous ?

- Il est là pour servir vos intérêts communs. Si vous aviez un cadavre en rapport avec mes investigations... Winner serait le dernier de vos soucis.

- Et K. Holdings... a-t-il un rapport avec vos investigations ?

T

Deux mots dans l'esprit de Wu Fei.

Groupie. Pertinente.

T

- Oui. Mais leurs cadavres économiques sont à cieux ouverts et parfaitement légaux. Moralement discutables, assurément. Mais légaux.

- Si scandale il y a, cela peut rejaillir sur mon entreprise...

- Bush fils a bien été élu malgré son père.

- ?

- Si cela peut vous rassurer, le propriétaire de TR Champagne n'est pas sa famille. Que je le veuille ou non.

T

« Je ? »

Et au « Je »…

Une se voyait confirmer qu'il ne faisait décidément pas bon être dans la ligne de mire de son héros.

T

- Sinon, préférer la vodka au champagne quand on aspire éventuellement à vendre le second, c'est un cadavre ?

T

Le reporter secoua la tête.

T

- Cela dépend de qui défend vos intérêts, madame.

- Anna-Lisa.

- Wu Fei.

T

Le regard d'Une était si étincelant qu'elle regarda sa montre juste pour se donner contenance.

Heureusement pour elle, l'affiche de sa montre était numérique, sinon elle n'aurait pas su lire.

Déjà 20h45. Trowa devait s'inquiéter.

Dans sa panique elle avait oublié son portable dans son sac…

Et son sac dans sa chambre.

T

- Oh merde ! Je dois y aller. Ce fut un plaisir de vous avoir parlé. A plus tard, Wu Fei !

T

Et elle partit en trombe fouiller frénétiquement la salle.

Une avait préféré ne pas prévenir le reporter qu'elle était accompagnée.

Histoire de posséder un atout dans sa manche quand elle le reverrait avec Winner.

Ou plutôt... elle allait d'abord récupérer son sac à main.

Il fallait rester chic.


Appartement de Duo, même moment.

T

Le silence, enfin.

Enfin, pas ce silence-là, même si un peu aussi.

Duo rafraîchit son application.

« Livraison imminente »

Avant la tempête.

T

- OUAAAAAAAAAAAAF OUAAAAAF OUAAAAF !

T

Ah si, celui-là aussi.

T

- Traite la porte comme ta bite, connard !

- C'est ce que je fais !

T

Duo soupira.

« Le plus doucement possible » avait été suffisamment violent pour réveiller le voisin qu'il pensait/espérait absent.

T

- Duo… Duuuuoooo….

T

La voix devenait enjôleuse, narquoise. Forte.

Duo ne voulant surtout pas déranger.

Il ouvrirait. C'était une question de temps.

David était déterminé.

Aussi déterminé que son poing s'abattait sur la porte.

T

- *PAM PAM PAM PAM* Duško MAXWELL OUVRE CETTE PORTE ! *PAM PAM PAM PAM

- J'appelle les flics.

T

Un livreur, sifflotant, sortit de l'ascenseur à ce moment précis.

Et repartit aussitôt, se croyant en danger.

Il laisserait un avis de passage… apparemment le destinataire était absent.

L'ascenseur se referma. Si seulement il avait entendu…

T

- Pour leur dire quoi ? Que tu refuses de récupérer ton courrier ?

- Glisse-la sous la porte et barre-toi.

T

La voix de David souriait.

Duo n'était peut-être pas aussi bonne pâte qu'avant, mais à sa manière de parler doucement sur le pallier, il devait continuer à détester les esclandres.

Cela ne faisait pas si longtemps qu'il avait emménagé dans ce chouette immeuble.

Il ne s'emmerdait pas le bougre.

T

- Duo, sois raisonnable…

- MAIS CASSE-TOI !

- OUAF OUAF OUAF OUAF !

- URUSEI ! DEDE T'AS CASSE TON SONOTONE ? TON FILM DE CUL EST EN SON DTS ? ON T'ENTEND PAS GUEULER ?!

T

Duo inspira et rouvrit la porte. Comme prévu.

Avec sa batte de baseball.

Ah, David n'avait pas prévu ça.


Alcôve des Délices, Buffet Aile Nord, Hôtel Al Toubab, même moment

T

Dorothy était sur des charbons ardents.

Le seul avantage à être pot de fleur de luxe était ici le plaisir des yeux.

Pour le reste c'était d'un ennui assez retentissant.

Une majeure partie de séduisants hommes barbus ou non en tenue traditionnelle – dishdahs blanc et kefieh de la même couleur, parfois rouge. Quelques femmes en abaya de luxe bleu, ivoire, carmin, fuchsia, brodées d'or, et au maquillage élégant.

Quelques hommes en pingouin et quelques femmes en pingouine (et ce n'était pas le service)

Plus elle voyait l'univers dans lequel évoluait Quatre.

Et plus elle aimait Quatre.

Même si là, elle le détestait.

T

- Moi je suis plutôt musique de chambre. Schumann, Chopin… Et vous, Dorothy ? Quels sont vos zobies artistiques ?

T

Ah, les liaisons dangereuses…

Ce type, Rachid, avait la drague apparemment subtile.

Elle maugréa.

T

- Schumann, Schumann… plutôt Chabichou-man vu ton haleine.

- Pardon ?

T

Elle lui dit tout sourire.

T

- Musique de chambre avez-vous dit ? Moi je suis plutôt musique d'ascenseur.

- Oh, plutôt Vivaldi. Excellent choix. Les 4 saisons, je présume. Le printemps, pour une jolie fleur.

- … Je préfère l'automne.

T

Puis 20 minutes plus tard… le même, à l'assemblée.

T

- Et il avait garé la Porsche en double-file !

T

Éclat de rire général, ou presque.

Parfois sincère pour qui était bien trop bourré pour ne pas recracher le champagne.

Cela faisait maintenant quarante minutes que Dorothy entendait anecdote sur anecdote débile.

Ça parlait de puits de pétrole, d'action… quand elle avait tenté de parler d'accouchement pour les calmer un peu, la conversation avait vite tourné court.

Elle s'était crue en paix mais le pot de fleurs devait aussi rire aux blagues apparemment, eut égard aux discrets tapotements sur l'épaule d'un élégant doigt blond.

Wu Fei lui paierait ça. Copieusement.

T

- Hahahahaha, cette anecdote est délectable… un petit canapé peut-être ?

T

Dorothy dévisagea Quatre et dit entre ses dents.

T

- Non merci.

T

Une des jeunes femmes, Aliyah, que l'abaya rouge et or rendait royale, s'exclama.

T

- Dorothy, vous ne mangez rien ! Vous faites attention à votre ligne c'est ça !

- Non, j'essaie désespérément de manger ! Mais…

T

C'était vraiment dégueulasse ?

C'était un regard de feu qu'elle sentait sur ma joue gauche ?

C'était un troisième petit doigt vengeur sur son épaule nue ?

Oh puis fuck.

T

- Mais le buffet est inf…

- Maître Winner, enfin je vous trouve !

T

Quatre, reconnaissant la voix, s'excusa et Dorothy et lui se dirigèrent vers elle.

Une partie des convives se reculèrent telle la Mer Rouge devant Moïse.

Sauvez par le gong.

Et la sirène du désert fut.

Styletto classiques noires et vertigineux.

Robe crayon bleu roi au décolleté carré, pochette noir matelassée au double C, la main qui le tenait était manucurée et vermillon, ornée de quelques carats subtilement ostentatoires.

Cheveux bruns élégamment disposés une épaule, dévoilant une puce d'oreille en diamant, une frange habillait son front.

Simple, efficace.

Ses lèvres rouges souriaient.

T

- Bonsoir !

T

Elle tendit la main vers Quatre qui la prit avant que son regard ne soit attiré par un presque silence.

Une n'était visiblement pas seule.

T

- Bon…soir.

T

Richelieues d'un beau cuir caramel, pantalon beige et chech assorti élégamment posé sur une chemise carmin.

Boutons de manchettes qui semblaient aux armoiries d'une quelconque famille aristocrate... peut-être la sienne ?

Montre élégante bien que « smart » au poignet.

Mini sac messenger de cuir brun à l'épaule, sourire aux lèvres, oeil pétillant.

Une se fit un plaisir de faire les présentations.

T

- Maître Winner, je vous présente l'un de mes plus proches collaborateurs...

- Nous nous connaissons.

- Vous vous connaissez, maître ?

T

Mais Une fusillait Trowa du regard.

Trowa qui lui lançait un regard : « j'ai bien tenté de t'avertir »

Et tu ne sais pas le quart de la moitié.

T

- Ils se connaissent ! Nous maîtrisons nos pluriels du présent de l'indicatif...

T

Dorothy s'interrompit, clignant des yeux.

Puis s'adressa à Trowa.

T

- D'ailleurs, nous aussi on se connaît. Que fais-tu si loin de ton cabinet !

- Je te retourne la question, ma belle !

- Ben j'accompagne Wu Fei.

- Et moi j'accompagne Anna-Lisa. Une.

T

Trowa et Dorothy s'embrassèrent, s'accueillant avec la chaleur des compagnons de galère.

Quatre et Une avaient prévu beaucoup de choses. Mais ils n'avaient pas prévu ça.

Certainement pas ça.

Quatre resta impassible.

Une reprit.

T

- Euh vous êtes ?

- Déprimée. Pardon, Dorothy Cataloña.

- Dorothy... Cataloña. Vous êtes le docteur DC ?

T

Dorothy fronça les sourcils.

T

- C'est à dire...

- Sur Kikipédia, c'est comme ça qu'on vous appelle. On a mis Jolly Jumper en guise de photo pour vous... vous avez les mêmes cheveux mais pas vraiment les mêmes dents…

T

Trowa resta impassible (mais ses yeux commençaient à prendre l'éclat d'une émeraude sous un rayon de soleil)

D'après Quatre, qui se demandait où pouvait bien être Wu Fei.

Jolly Jumper... la personne qui avait modifié ou créé le Kikipédia la connaissait vraiment.

Dorothy leva les yeux au plafond.

T

- …

- ... Il est aussi écrit que vous êtes l'actuelle compagne de Wu Fei Chang.

- J'en étais restée à « a une nouvelle compagne » sans nom ou... euh... photo de moi sur son Kikipédia. Bon, Kikipédia n'est pas toujours fiable...

T

Une poursuivit, le regard insondable.

T

- Fiable ou non, la fanbase du grand reporter vous a surnommée « Docteur Décès » parce que vous nous euh vous leur avez brisé le coeur et qu'une partie souhaite votre mort.

- Hein ?

T

Une leva les mains en signe d'apaisement.

T

- Enfin, gentiment.

- Une mort douce ?

- La mort de votre relation ?

T

Le sourire de la doctoresse se fit énigmatique.

T

- Je suis gynécologue obstétricienne, Anna-Lisa. « Docteur Décès » ferait un peu tâche sur mon CV...

T

D'énigmatique, le sourire se fit carnassier.

Elle replaça une mèche derrière son oreille.

Oreille qui dévoilait... son dragon.

T

- Mais j'ai un passé de légiste. Et pour quiconque souhaiterait me nuire... gentiment, Dr DC en petit nom est... Parfait.

T

Dorothy espérait juste que Réléna ne tombe pas dessus, elle entendait son fou-rire en flash-forward.

Elle inspira légèrement et vit Une mater ouvertement.

T

- Oui ?

- Dorothy... Pardon mais... ce sont vos seins ? Le chirurgien a fait un travail remarquable.

- Non non, ce sont les miens.

T

Ah, elle aurait pensé plutôt le dragon, mais bon...

Apparemment ses seins étaient plus remarquables que les 10000 dollars de Quatre.

T

- Mais... ils tiennent tous seuls ?

- Les vôtres aussi, non ?

- Vous comparez une autoroute à des dunes.

T

Elle n'était vraiment pas ironique.

Mais Une la détestait profondément.

Dorothy haussa les épaules.

T

- Bon d'habitude ils sont aidés. Mais là j'ovule. Parfait timing pour ma combinaison.

- Mais moi j'ovule pas comme ça !

- Oh, juste le jour pile. Après je suis comme les autres, le ventre et les seins douloureux, le crâne en vrac et une humeur approximative.

- Comme vos sourcils, très chère ?

- Plus comme votre sourire, très chère. Vous avez le sourire de Shrek.

- Excusez-moi ?

- *sort un miroir de son sac, le tend à Une et reprend, à voix basse* Y en a qui ont la main verte. Vous, vous avez la dent verte. Du dentifrice aux herbes mal rincé. J'ai le même dentifrice – et eu le même problème tout à l'heure. Solidarité féminine.

T

- … Merci !

T

Et c'est en rendant le miroir à sa propriétaire, qu'Une remarqua le Dragon à son oreille.

T

Oula.

On était sur du teeth bonding, ça trouvait des points de convergence sur des détails improbables.

La paix dans le monde tenait à Email Diamant.

Ça parlait boobs et ovulation, le féminisme avait ses limites.

Et Wu Fei n'était pas dans le secteur.

C'était pas près de parler Business.

Il fallait fuir.

Trowa regarda une bouteille gisant dans son seau.

Elle était vide.

T

- Je vais me mettre en quête d'une bouteille…

- Je viens avec toi. Je connais mieux la salle.

T

Ils trouvèrent une bouteille non inentamée et deux flûtes et Quatre lui proposa d'emprunter l'une des salles de réunion attenantes.

Trowa, qui mourrait de soif, s'apprêtait à servir Quatre.

Quatre déclina.

T

- Le champagne est dégueu, évite.

- à ce point ? Il vaudrait peut-être mieux qu'elle ne fusionne pas, alors.

- Elle peut fusionner sans que ça ne lui porte préjudice... mais il faut que ce soit bien fait.

- Par ton cabinet, par exemple ?

T

Quatre trouva et subtilisa un ramequin rempli de cacahuètes.

T

- Alors comme ça tu es un « proche collaborateur » de ma cliente potentielle ?

T

Trowa haussa les épaules.

T

- Nous travaillons ensemble depuis 10 ans, oui. C'est quelqu'un de complètement barré mais de formidable.

- Ton nom ne figure nulle part dans le dossier.

- Cela pose un problème ?

- Non, pas du tout. Je ne mélange jamais le business et le plaisir.

- Ah bon ? Et les simples observateurs tu les observes ? Sans... toucher ?

T

Pulpe des doigts de Trowa sur les lèvres.

La langue de Quatre effleura le pouce.

T

- La question est de savoir, si tu vas me mettre des bâtons dans les roues, Trowa.

- Je ne suis pas là pour ça.

- Et pourquoi es-tu là ?

- Pour que ton éventuelle cliente puisse disposer d'un témoin de confiance et s'assurer de la bonne compréhension des événements.

- Simple Observateur, hein ?

- Je ne suis pas décisionnaire.

T

Quatre leva un sourcil.

T

- Tu savais que j'étais à Dubaï. Félicitations, tu as ménagé ton petit effet.

- Quel effet ? Une elle-même n'était pas au courant et perso, j'ai ménagé l'effet de ton répondeur. J'ai essayé de te joindre dès que j'ai su que l'on se retrouverait ici.

T

Petit rire de l'avocat.

T

- Je ne consulte jamais les messages perso en déplacement pro.

- Je sais.

- Un plan cul qui débarque sur mon lieu de travail... uniquement là pour affaires ? Difficile à avaler.

- Tu m'as prouvé le contraire... avec de l'entraînement et de la motivation.

T

Quatre passa la langue sur ses lèvres.

Le regard de Trowa s'assombrit.

T

- Quatre, j'ai envie de toi, c'est acté.

- Tu veux dire... que pour être dans les petits papiers de Une, je devrais te repasser sur le corps ?

- J'espère expédier nos obligations respectives et défoncer ton lit, et l'envie est partagée, on ne va pas se mentir.

- Certes.

- Mais j'ai de l'amour-propre et Une aussi. Redescends.

T

Ils se connaissaient peu malgré leurs compatibilités respectives.

Mais ce ton-là, doux et ferme. Franc.

Ce Trowa-là sans séduction et pourtant… faisait Quatre monter.

Un éclat de... quelque chose dans le regard.

Et un sourire en coin alors que Trowa s'avançait.

T

- Pour le contrat tu auras besoin de faits, pas de fesses.

T

Les lèvres de Trowa frôlèrent le lobe d'une oreille attentive.

T

- Je suis incorruptible. Appelle-moi Eliot Ness.

T

Quatre se retourna doucement, ses lèvres effleurant celles de Trowa, à chaque murmure.

T

- Tu seras surtout Eliot Sexless avec moi si tu te mets entre moi et mon business.

T

Puis il s'approcha d'une oreille, pour la mordiller, caressant du bout des doigts la barbe de quelques jours bien involontaire mais diablement sexy.

T

- S'assurer... de la bonne compréhension des événements est la clé, n'est-ce pas, Trowa ?

T

L'avocat s'éloigna, de quelques pas.

T

- à toi d'être convaincant, Raberba Winner 4ème du nom.

T

Quatre fit volte-face, posa temporairement son fardeau.

T

- Allons, Taylor René Henri Barton Favre de la Valbonne 3eme du nom...

T

Et se colla à Trowa, le doigt sur un bouton de manchette.

T

- Entre deux portes... entre deux continents...

- ...

T

Mouvement du bassin.

T

- Contre ton mur... dans ton lit. Je suis convaincant, Trowa.

- …

T

Re-mouvement du bassin.

Quatre conclut.

T

- J'en suis convaincu.

T

Quatre ne manquait pas d'air et pour cause.

Trowa n'avait plus de souffle.

Quatre récupéra le ramequin et rejoignit Dorothy et Une avec un grand sourire.

Le corps en feu.

Le coeur, peut-être un peu.

Quatre rouvrit des yeux qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir fermé.

La fatigue, peut-être.


Même moment, buffet de l'Alcôve des Délices, Aile Ouest, de l'Hôtel Al Toubab

T

Pour le moment Wu Fei avait entendu quelques bruits de couloirs qu'il avait pu enregistrer.

Pas de quoi écrire quelque chose, pour le moment.

Il repéra un ramequin de cacahuètes et près de lui et entreprit de le ramener discrètement à Dorothy.

Quand…

T

- Les sushis sont infâmes, comment pouvez-vous servir une chose pareille ?

- ...

T

Ah non, ça n'allait pas recommencer. Un seul Heero Yuy suffisait dans ce monde, même s'il avait soigné son pote.

Wu Fei inspira le plus calmement du monde.

Il ne pouvait pas se permettre de donner un coup de poing à un invité.

Mais une minute.

Il reconnaissait cette voix ?

T

- Et ce champagne est imbuvable.

- C'est parce que c'est le vôtre. Scandale Sanitaire ou cépage approximatif ?

T

Le reporter se tourna.

Des yeux bleu roi.

Une chevelure auburn.

Un sourire, parfait mélange de narquois et d'aristocratie.

Une veste militaire de style empire rouge sur un pantalon blanc.

Aux pieds ce qui ressemblait à des baskets vernies.

Excentrique et pourtant moderne.

Il avait pu entrer malgré son propre dress code.

T

- Tiens, tiens, Tintin à Dubaï ? Si je m'attendais à ça.

- …

- Qui va être embroché par l'épée de justice ?


Chez Duo, même moment.

T

Duo mit son smartphone dans sa poche puis tapa la batte dans le creux de sa main.

Une goutte de sueur glissa sur son front.

T

- Je ne peux pas te buter sur le palier, c'est pas bon pour le business.

T

Le sourire de David se fit ironique.

T

- Tu t'embourgeoises mais au fond de toi, tu restes toujours ce « bon vieux Duo ».

- Mais putain, je suis pas un vieux slip, merde.

- OUAF OUAF OUAF OUAF OUAF OUAF OUAF !

- On regrette tous les deux ta décision, d'où cette tension, d'où ces excuses pour venir te voir.

- DÉGAGE !

- Calme-toi.

- GRRR GRRR GRRR GRRRR GRRR GRRRRR !

- Silence, Silence, SILENCE ! – MATTE !

T

Un Jack Russell dévala les escaliers, obligeant son maître à lui ouvrir la porte pour sortir.

Maître qui avait décidé de sortir discrètement de chez lui, en cas de problème.

Un Silence surexcité déboula, se faufilant entre les jambes de l'intrus pour tenter de protéger son copain dealer de jambon.

Comme il n'y arrivait pas, le chien déchaîna sa frustration sur le mollet de David.

T

- Sale clebs !

- Silence !

- Silence !

T

Trois cris, Trois colères. Un chaos.

T

- AOUH !

T

Silence couina, vola pas très loin, mais retomba sur ses pattes sans se cogner.

David écarquilla les yeux alors qu'un direct du droit s'abattait sur sa joue gauche avant qu'une autre main ne le tire violemment en arrière pour décocher un direct presque meurtrier sur sa joue droite.

Presque, parce que la surprise et l'angle empêchaient le poing d'être correctement armé.

Et la chance voulut que les coups assénés lui firent éviter la batte de baseball qui avait été érigée inconsciemment.

T

- ….

T

Trois cris, trois colères. Un presque K.O.

Une dent sur pivot roula doucement aux pattes d'un Silence qui joua au foot avec sans la porter à sa gueule, un miracle ou l'haleine.

Silence se désintéressa de la dent pour venir couiner auprès de son maître qui retenait David par l'arrière de son bombers avant de contourner le pack de bière et venir faire la fête à Duo.

Duo le souleva et l'embrassa sur le museau, le chien léchant son nez et essayant d'avoir un coin de sa bouche, en vain.

Duo qui avait déménagé en partie pour mener une nouvelle vie, qui avait des rapports sympa et parfois houleux avec son voisinage, qui avait réussi à instaurer une forme de paix des armes allant jusqu'à faire un gâteau à un gars qui l'avait quand même soigné entre deux hurlements... et là... son ex débarquait et shootait dans son clebs.

Why?

Duo se foutait royalement de se faire détester, mais quand c'était pas de sa faute et qu'il y avait des dommages collatéraux, ça commençait à faire.

Pauvre toutou, il espérait qu'il n'avait rien, en plus ça coûtait cher le véto. Il en avait marre. Il en avait marre et ses potes n'étaient pas là.

Halte au cumul.

T

- Ah, ça a l'air d'aller mais je suis pas pro… peut-être appeler Trowa ? Non, il t'a juste un peu poussé et tu pèses rien… Pardon pour le gros connard… je te donnerai tout plein de jambon, promis.

- OUAF OUAF !

- Du-Duo… et moi ?

T

Duo, qui visiblement n'en avait rien à foutre de « moi » embrassa à nouveau le chien avant de le poser à terre, sous les yeux d'un maître le plus digne possible en espadrilles et bas de pyjama noir, torse nu, l'air ensommeillé et le cheveu fou.

Le regard indéchiffrable.

T

- C'est quoi, ça ?

T

Duo soupira.

T

- Mon ex.

- Goûts de chiotte.

- Connard… et toi, t'es qui ?

T

Le docteur, qui le retenait toujours, ignora la question mais eut la présence d'esprit d'asseoir la pauvre victime contre le mur et vérifier rapidement si les maux étaient un peu physiques et surtout orgueilleux.

Même si l'orgueil de David était clairement discutable.

Mais il y avait apparemment « orgueil » et « orgueil »

T

- Mais clairement. Clairement. Ces derniers temps mon voisinage devenait presque potable. Encore quelques semaines et qui sait, je l'aurais limite trouvé baisable ? Morts aux cons. Merci de me rappeler que j'ai des goûts de merde.

- Ma dent… ma dent… porter plainte….

T

Rien à foutre.

T

- Ce malade a frappé mon chien.

- Je rembourserai les frais de veto, Doc, il a pas un rond, sinon il ne serait pas là.

- Je… je porterai… plainte… pour agression.

T

Duo se pinça l'arrête du nez.

Il ne pouvait toujours pas tuer quelqu'un sur son palier, c'était pas bon pour le business.

Heero eut un rictus mauvais, adressant la parole pour la première fois à l'objet du problème.

David déglutit difficilement.

T

- Avec quels témoins ? T'as touché à mon chien. Estime-toi heureux de ne pas avoir un rendez-vous avec le légiste.

- Duo, retiens ton fauve ou…

- C'est pas…

- Ou quoi ?

T

David déglutit.

Deux yeux bleu-gris devenaient noirs.

Il était super beau ce mec.

Il sortait de nulle part, tout droit d'un magazine de mode.

Et à ce rythme il allait lui péter la gueule.

T

- Euh... Euh...

- Ou… Quoi ? Tu fais chier tout le monde, tu frappes mon chien, tu fais fuir le livreur et tu la ramènes ? Il manque des dents par terre, non ?

- Quoi... ?

T

Duo eut un mouvement de recul.

Sorti le smartphone de sa poche et remis frénétiquement à jour l'appli…

« Livraison impossible – absence Destinataire »

T

- … QUOI! QUOIIII ? JE VAIS TE BUTER !

T

Et Duo vit rouge, rouge, rouge.

Adieu bonnes résolutions, il devra vendre son appart.

Adieu DD, on t'aimait bien.

Duo sortit en furie, armant sérieusement sa batte de baseball.

Son regard déjà surréaliste prit une teinte mauve, presque folle.

T

- Du… Duo, tu ne le penses pas….

- Tu as raison.

T

La batte s'abattit violemment sur le pack de bière, balançant le courrier s'y trouvant.

T

- Calme-toi.

- Je suis calme, David.

T

Il l'était.

Il l'était vraiment.

David prit peur et eut une réaction débile, lançant la pomme qu'Howard lui avait offerte la veille.

Il l'avait oubliée dans la poche de son bombers.

Duo la fracassa au vol, au loin on entendit.

T

- HOMERUN !

T

C'était Dédé.

Calme, calme…

Silence vint se frotter contre la jambe de Duo pour le calmer/consoler ?

Le docteur le regardait comme s'il ne l'avait jamais vu.

Comme s'il l'imaginait avec une faux, telle une carte de Tarot.

Ou un ersatz du Shinigami du folklore japonais de ses ancêtres.

T

- Du-Duo…

- Tu vas rencontrer ton créateur.

T

Duo arma de nouveau.

Cette fois, le docteur attrapa les poignets de la furie, les levant prestement et de son corps, le plaqua contre le mur.

Il sentit son cœur battre la chamade, celui du médecin étant…

T

- Zen.

- …

T

Le ton du docteur était sans émotion. Et Duo ne lâchait toujours pas la batte.

T

- C'est pas l'envie qui me manque, mais déontologiquement, je ne peux pas le laisser crever.

- …

T

David écarquilla les yeux. Déontol...

Duo l'avait appelé Doc.

Ce mannequin était vraiment docteur ?

T

- Pulsations trop soutenues. Trop d'adrénaline.

- …

T

Duo essayait de se dégager dans un silence glacé, mais l'autre augmentait la pression de son corps et le chien perturbait ses mouvements.

Duo allait exploser de rage. C'était la goutte d'eau.

David avait demandé à Duo de retenir son fauve.

Mais c'est le docteur qui en retenait un.

T

- Respire.

- …

T

Et Duo, qui n'avait pas relevé le tutoiement, le laissait faire, sans lâcher la batte, non, jamais. Mais l'air redevenait respirable, le cœur battait moins vite..

Duo voyait moins rouge.

David pensait reconquérir Duo facilement avec des banalités, avec ce qu'il aimait.

Avec la foi de ceux qui pensaient qu'avoir été repris une fois ou deux signifiait avoir reconquis.

Alors que c'était autant de plumes qui étaient perdues, jusqu'au plumage.

T

- Souffle. Écoute.

T

Le corps était tellement contracté, tellement dur qu'un rien pouvait le faire craquer.

Les colères de ceux qui ne s'énervaient jamais, grognaient beaucoup et riaient très souvent étaient explosives.

Un peau à presque peau improvisé.

T

- …

- Écoute. Cale ton cœur sur le mien.

T

David frustré eut un rire nerveux.

Aucun docteur ne soignait comme ça.

T

- Hein ? Non, non, non. Docteur de quoi ? C'est pas un Doc, ça, c'est Jean-Pascal le Grand Frère Gay ? Ou c'est ton mec, c'est ça ?

- …

T

Duo bien que calmé, se raidit.

Mais le docteur ne le lâchait pas.

T

- Nooon. Tu me feras jamais croire que c'est ton mec ! So out of your league, comme qui dirait.

T

Il éclata d'un rire incrédule et conclut.

T

- C'est juste pas pour toi, quoi. C'est pas pour rien que Quatre est juste un pote. Ça c'est plus pour Quatre.

T

Les deux ennemis prirent la peine de regarder l'imbécile à terre...

Puis ils levèrent les yeux au plafond en un osmotique…

T

- Ta gueule.

- Ta gueule.

T

Duo reparlait. Ouf.

Et au moment où il resserrait la main sur sa batte.

Le Docteur attrapa ses lèvres.

T

- Heehmph…

T

Duo avait Heero sur le bout de la langue.

T

T

Tsuzuku !


Radis 4 OS X huîtres ? (humour de meerde mais assumé depuis le temps :p)

Attention : les attaques anti organics sont celles des personnages, et je ne suis pas mon personnage :D (mange aussi bio que possible XD)

J'ai renommé Une (ou plutôt, je l'ai nommée :p)

Prochain OS : ? Euh... toujours aucun pronostic, comme ça, toute surprise est une bonne ! Vraisemblablement pas dans un an mais bon, en 2018 la vie m'a dit fuck you et après j'ai fait un contre-fuck et me voili :)

On croise les doigts pour que j'ai le temps de corriger. Mais quand je peux, je fais, donc here I am :p

Je me marre bien avec cette fic, j'espère que ceux qui restent l'aiment encore aussi ! Et mine de rien, ça bouge :)

Ils avancent et le dernier protagoniste est arrivé.

Bonne fêtes de fin d'année et BONNE ANNEE si vous la lisez en 2019 ! Amour, amour et amour, plein de bonheurs etc. Et de la chance, bordel. De la chance sur vos pommes :D

B peluch' et merci !

Petite Mithy *Wonder Woman in 2019 :D*