PDV Claire :
Oh- Mon- Dieu ! Quil, c'est Quil, Quil qui vient de m'empêcher d'avoir un bleu sur les fesses... mais qu'est-ce que je racont ? Mon subconscient est en plein beug, il faudrait que je l'envoie en vacances : je le vois bien allongé au soleil, sur un transat, un cocktail à la main sur une plage de Hawaï... ah bah, ça y est je recommence à parler toute seule.
OK. On reprend depuis le début.
Heure : j'en sais rien.
Lieu : maison de ma cousine, Emily Young Uley.
Mon emplacement : dans les bras du mec sur qui j'ai fantasmé toute mon adolescence.
Dès que j'avais croisé son regard : c'est comme si la Terre s'était arrêté de tourner, comme si la seule chose qui me rattachais à cette planète s'était lui, comme si toute allait bien à-partir du moment que j'étais avec lui.
- Claire, souffla-t-il.
Pour seule réponse, je hochais la tête.
- Je... Je suis... Je... Je suis content de te revoir, bafouilla-t-il, tu as bien grandi.
Je souriais.
Et c'est la que je le remarquais, lui, n'avait pas changé, pas du tout. C'était exactement l'adolescent que j'avais laissé derrière moi pour rentrer à New York, l'été de mes cinq ans.
J'essayais de me convaincre que s'était normale.
Quil se redressa, et m'entraîna avec lui.
Mon téléphone vibra dans ma poche, pour m'indiquer que j'avais un message.
Je ne bougeai pas.
Un deuxième message arriva, puis un troisième et un quatrième, mais je ne réagissais pas.
Puis mon téléphone sonna pour de bon, pour me faire comprendre qu'on m'appelai.
Je sortais de ma léthargie.
Je me retournai, tout le monde nous fixaient, je leur dit au-revoir, et les saluai d'un signe de main, quand je voulu sortir, je m'arrêtais devant Quil.
- On pourra se revoir ? Lui demandai-je.
- Bien-sûre, me répondit-il en m'offrant un sourire.
Je sortais de la maison, et répondais au téléphone, s'était ma mère.
- Ah bah, enfin, j'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose, me répondit ma mère d'une voie paniqué.
- J'étais chez Emily, j'ai revue toute la meute, et j'ai mangé des cookies, c'est tout.
- La meute ?
- Oui, c'est comme ça qu'ils appellent leur groupe d'amie, lui expliquai-je en arrivant au bout du chemin qui menait chez Emily et Sam.
- D'accord, tu rentres quand ?
- Je suis en chemin.
- OK, fais attention.
- Maman, râlai-je avant qu'elle ne raccroche.
15 minutes plus tard, je rentrai dans ma maison.
Des amoncellements de cartons étaient disposé un peu n'importe comment sur les meubles qui était un peu pareil.
Nous grignotions des chips et du poulet dans des assiettes en cartons, assis en tailleur autour de la table du salon, enfin ce qui était censé être le salon, parce que pour l'instant on aurait plus dit un bric-à-brac.
Après mangé, je montais dans ma chambre et m'allongeai sur mon lit. Ma chambre était la seule pièce, qui ressemblait à la pièce qu'elle était censé être.
Je finis par m'endormir, exténué, en pensant à Quil.
