[Note de l'auteure] Salut à tous ! Désolée pour le retard, je suis vraiment débordée en ce moment, mais je ne vous oublie pas ! (et puis j'ai encore beaucoup trop de choses à écrire) Voici un petit chapitre, en attendant que mon emploi du temps me permette de relancer l'histoire un bon coup !
Merci encore pour toutes vos reviews ! C'est vous qui me motivez à continuer !
à bientôt !
Rien de plus
Végéta reviendrait sur Terre près d'un mois plus tard.
À son arrivée, la mère de Bulma se précipiterait dans le laboratoire ou travaillait sa fille en s'écriant joyeusement : « Ma chérie ! Ton amoureux est de retour ! »
Mais celle-ci se contenterait de hausser un sourcil indifférent en constatant froidement « Tiens, sa chambre de gravité a fini par lui manquer finalement. » Non, elle n'avait pas regardé une seule fois sur le radar de son père qui signalait la position du vaisseau spatial. Elle n'y avait pas tenu.
Après un mois de balancement entre la déception et l'espoir, elle avait fini par se fixer (comme à son habitude) sur la colère. Cet homme avait osé s'en aller sans une explication ni même un merci, comme si plus rien ne le retenait plus sur Terre maintenant qu'il avait obtenu ce qu'il voulait.
Oui, elle était vexée. Aussi, ne daignerait-elle pas se déplacer pour accueillir cet invité inopportun.
Elle avait eu son lot d'invités ces derniers temps...
ooooo
C'était une semaine auparavant.
Ça avait commencé par un « bip bip » insistant en provenance de son détecteur, que Bulma conservait sur son bureau puisqu'elle n'avait plus vraiment besoin de le porter en l'absence de Végéta. Elle avait d'abord cru que le dispositif signalait que sa batterie était vide et s'était concentrée sur son travail.
Il lui semblait avoir entendu des bruits en provenance de l'extérieur, des moteurs et la sonnette de la maison, mais elle n'avait pas daigné sortir de son laboratoire pour voir de quoi il s'agissait. Ce jour-là plus que n'importe quel autre, elle était de mauvaise humeur, et n'avait pas envie de réfléchir. Ça lui donnait le sentiment d'avoir raté sa vie, surtout ce jour-là, alors que...
L'écran de télécommunication sur son mur s'était activé, affichant le visage angélique de sa mère : « Bulma ma chérie, est-ce que tu aurais quelques minutes pour venir me donner un coup de main ?
-Qu'est-ce qui se passe ? Avait-elle demandé, blasée.
-Euh... mmmm... J'ai besoin d'un coup de main... Pour euh... Ah oui, un robot ménager ! Il tourne en rond sans s'arrêter, je ne sais plus quoi faire.
-Ah. Papa n'est pas là ? Il les connaît mieux que moi, tu sais. » Bulma espérait juste qu'on la laisse tranquille, mais sa mère en avait malheureusement décidé autrement.
« Non, il est occupé. Il euh... Il arrose les fleurs.
-Quoi ? » Son père n'arrosait jamais les plantes. Bulma avait senti venir l'arnaque, mais il était trop tard.
Sa mère lui fit son regard suppliant : « S'il te plaît ma chérie, j'ai vraiment besoin d'aide. Ça ne te prendra que quelques minutes, j'en suis sûre, tu es tellement géniale ! En plus il est bientôt l'heure de manger. Ça te fera bien une pause... »
Vaincue, Bulma avait capitulé et quitté son laboratoire en grognant pour rejoindre la maison.
Elle espérait juste que ses parents ne s'étaient pas rendu compte qu'elle avait trafiqué les calendriers électroniques de toute la maison... Elle n'était pas d'humeur à...
« Bon anniversaaaaaaaaaaaaaaaaire ! »
… Elle n'était pas d'humeur à ce qu'on lui rappelle qu'elle avait trente ans... Vieille, sans mari ni enfant...
Face à elle, au premier rang, Oolong et Pua'r qui sautaient en levant les bras. Derrière eux, Yamcha et Krilin qui tapaient dans les mains, et (encore plus surprenant) à côté se tenait la famille Son au complet : Goku, Gohan et même Chi-Chi, un peu en retrait, mais un discret sourire aux lèvres. Par terre, ayant chanté particulièrement faux, se trouvait la Tortue de mer.
Ce qui voulait dire qu'il y avait aussi...
Bulma s'était retournée juste à temps pour gifler comme il se devait l'invité manquant qui s'était glissé derrière elle dans l'espoir de lui pincer les fesses.
Après quelques protestations, elle avait soupiré et souri à ses amis qui avaient fait l'effort d'interrompre leur entraînement une journée pour venir la voir.
Sa mère, bien entendu, avait préparé un véritable festin, qui fut englouti en grande majorité par Goku et son fils, mais chacun parvint malgré tout à trouver son bonheur entre tous les plats qui se trouvaient sur la table.
Et le gâteau était la plus grosse pièce montée aux fraises que Bulma avait jamais vue.
Elle avait même retrouvé le sourire et trouvé la force de discuter aimablement avec ses ami, malgré son humeur maussade des derniers jours.
Yamcha était retourné s'entraîner dans le désert depuis la fin de la saison de baseball. Lui et Pua'r passaient régulièrement à Kame House voir Krilin, Oolong, Muten Roshi et la Tortue. La façon dont il parlait à Bulma laissa apparemment croire aux autres qu'ils étaient tous deux juste à nouveau en froid, et non pas séparés depuis plusieurs mois. Cela aurait pu l'ennuyer, mais elle décida de se contenter de cela plutôt que de risquer d'attirer les questions sur ses nouvelles conquêtes. Elle ne se sentait pas très conquérante récemment...
Krilin travaillait à lancer plusieurs disques de ki en même temps, et s'entraînait contre Yamcha lorsque ce dernier était de passage. Bulma nota qu'il était légèrement déprimé par le manque de soutien de la part de son maître d'arts martiaux, qui comme à son habitude passait son temps à regarder des magasines au contenu douteux sous l'œil réprobateur de la Tortue.
Oolong restait principalement à Kame House également, généralement à lire avec Muten Roshi, mais il lui arrivait aussi de retourner en voyage dans sa région d'origine où il avait fini par se rétablir une bonne réputation auprès des habitants.
Tenshinhan et Chaozu étaient injoignables, d'où leur absence.
Goku riait tout en mangeant, racontant combien son fils était doué et devenait de plus en plus fort. Ils passaient leurs journées à se battre, lui, Gohan et Piccollo, au grand dam de Chichi qui rouspéta ouvertement son mari à propos de son inconscience et du retard scolaire de son petit Gohan. Ce dernier, en revanche, semblait surtout fier d'avoir le droit de s'entraîner avec ses deux idoles et d'être l'objet de tant d'éloges.
Piccollo n'était pas venu, prétextant avoir besoin de temps pour méditer tranquillement. « De toutes manières, il ne mange rien. » Remarqua Goku entre deux bouchées. « Ch'est fou ch'a !
-Heureusement, il ne manquerait plus que ça. » Soupira Chichi.
En son fort intérieur, Bulma compatissait. Pauvre Chichi... Deux saiyans à nourrir, trois fois par jour... En allant faire les courses soi-même en traversant toute la forêt sans voiture... Déjà que elle, riche, en plein centre-ville, avec des commandes automatiques, et une mère et des robots ménagers, elle avait déjà des soucis pour nourrir un seul saiyan deux fois par jour...
« Au fait, demanda Goku comme s'il avait lu ses pensées, où est Végéta ? »
Bulma se renfrogna immédiatement. C'était précisément la question qu'elle avait cherché à éviter, allant même jusqu'à implorer sa mère de ne pas parler de lui, à tout prix, en guise de cadeau d'anniversaire. Sans ça, celle-ci aurait déjà certainement commencé à vanter à tout le monde combien ses hypothétiques petits-enfants imaginaires seraient beaux avec de tels parents... Oh non, tout mais pas ça...
« Bah ! Éluda-t-elle d'un air désintéressé. Il est parti s'entraîner quelque part dans l'espace je pense.
-Ouf, j'espère qu'il est parti pour de bon cette fois ! Remarqua Yamcha d'un air réellement soulagé.
-Hum ! J'en doute. Persifla-t-elle.
-Ah non, il faut qu'il revienne ! Intervint Goku. Il faut que... euh... Je voudrais vraiment pouvoir l'affronter quand il sera devenu un super saiyan ! Et en plus, il y a les androïdes.
-Moi j'espère qu'il ne reviendra pas. Remarqua Pua'r.
-Eh ! Goku, pense un peu à Bulma ! Répliqua Yamcha. Tu as idée du calvaire que c'est de vivre avec un type pareil sous ton toit ?
-Ouais ! Approuva Krilin en riant nerveusement. Ça doit pas être facile tous les jours !
-Mais vous êtes méchants ! Se défendit Goku. Je suis sûr que Végéta n'est pas si mauvais que ça !
-Ouais, eh ben il le cache bien alors ! Grogna Yamcha.
-Et puis il est terrifiant ! Ajouta Oolong.
-Mais non, vous exagérez ! S'acharna Goku en riant nerveusement. Et puis je suis sûr que s'il était vraiment maléfique, Bulma l'aurait mis à la porte depuis longtemps ! Pas vrai Bulma ?
-Hmm !
-Ah ! S'exclama Yamcha en riant. Mais en fait c'est pour ça qu'il n'est pas là ! Tu l'as enfin jeté dehors ! Bravo Bulma !
-Quoi ? S'exclama celle-ci. Mais bien sûr que non ! Quoique j'aurais peut-être dû...
-Non, ne fais pas ça Bulma ! Intervint Goku d'un air triste. Sinon... euh... Il n'aura plus nulle part où aller quand il reviendra sur Terre !
-Ce serait bien fait pour lui ! Lança Oolong.
-Je sais. Répondit Bulma d'un air sombre.
-Ah non ! Pas chez nous ! S'exclama Chichi sur un ton d'alerte.
-Héhéhé. Ricana Goku d'un air gêné. Mais non, ne t'inquiète pas Chichi !
-Quoique j'y pense... Soupira Krilin d'un air songeur. Bulma, tu es probablement une des seules personnes à avoir assez de caractère et d'intelligence pour réussir à côtoyer ce type sans te faire tuer, et en plus, tu as réussi à l'empêcher de transformer à nouveau la Terre en champ de bataille.
-Oui ch'est vrai ! Approuva Goku la bouche pleine.
-D'ailleurs, comment tu as fait ? Demanda Oolong.
-Eh ! Se vanta Bulma, flattée. Tu ne connais pas mes talents de négociateur ? Je suis un génie tout de même !
-Et tu as négocié quoi ?
-Bah ! Rien de sorcier ! Un toit, à manger, et du matériel d'entraînement. Ça suffit pour faire pression sur un saiyan.
-Wahou ! S'exclama Goku. Donc tu lui fabriques des machines pour s'entraîner ?
-Oui.
-Génial ! Il va sûrement devenir très très fort ! J'ai hâte de l'affronter !
-Goku, ce n'est pas un jeu ! S'exclama Yamcha. Ce type est un psychopathe ! Vous vous souvenez qu'il voulait nous voir tous morts il n'y a pas si longtemps ?
-Ouais... Se renfrogna Krilin.
-Oui mais... Moi il m'a sauvé la vie aussi... Intervint timidement Gohan.
-C'était uniquement par intérêt ! Répliqua Chichi. Tu sais mon chéri, des gens comme ça ne sont pas dignes de confiance... »
Le débat se poursuivit encore un moment, mais cette dernière phrase resta longtemps dans l'esprit de Bulma. C'était uniquement par intérêt. Oui, sans doute. Végéta ne faisait rien qui ne soit pas dans son intérêt... Même... Même ça...
Mais ce qui la surprenait le plus, c'était le point de vue qu'avaient les autres au sujet du saiyan. À part Goku qui voulait voir absolument du bon en chacun, tous prononçaient son nom d'un air méfiant. Yamcha le détestait viscéralement, Oolong se mettait à trembler, et tous les autres fronçaient les sourcils à l'évocation de son nom.
Végéta.
Le guerrier terrifiant, méprisant, hautain, au cœur de pierre et au regard de glace, l'assassin fier, le semeur de mort, le solitaire... Quand avait-elle commencé à le voir comme un homme séduisant et nimbé de mystère ?
Avait-elle eu tort ?
ooooo
« Humaine. Salua-t-il froidement.
-Végéta. » Répondit-elle sur le même ton, sans se retourner, concentrée sur son travail.
Elle n'était pas surprise qu'il soit venu la trouver dans son laboratoire dès son retour. Après tout, elle n'était pas allée l'accueillir. Par contre, elle était surprise par ce semblant de salut.
Végéta, en revanche, fut très surpris par le manque de répondant de l'humaine. Il s'était attendu à une de ses habituelles tirades. Au moins des reproches pour avoir à nouveau volé la capsule de gravité (et l'avoir rendue dans un état lamentable), et sans doute aussi pour être parti sans rien dire. Il n'avait pas vraiment eu envie d'aller lui parler, mais il s'y était retrouvé contraint. Et puis il y avait un point qu'il s'était promis de clarifier avec elle.
Mais la réponse très courte de l'humaine l'avait surpris, au point qu'il ne sut que dire ensuite.
Ce fut elle qui reprit la parole, toujours sans se retourner. : « Qu'est-ce qui t'amène ? Tu en as déjà assez de l'espace ? »
Allait-elle donc poursuivre la totalité de cette discussion en refusant de le regarder ? Qu'est-ce qui lui prenait ? Comment osait-elle ainsi lui manquer ainsi de respect ?
« J'ai décidé de revenir m'entraîner dans ma chambre de gravité. Répondit-il simplement.
-Oh ? Eh bien vas-y donc, je ne te retiens pas !
-Elle est toujours sous blocage administrateur.
-Ah ! Évidemment ! Tu croyais quoi ? C'est pas écrit "libre service" dessus ! Et sur moi non plus d'ailleurs ! » Rétorqua-t-elle en se retournant enfin pour le foudroyer de son regard bleu.
Végéta fronça les sourcils. Donc elle était fâchée. Et sauf erreur de sa part, elle faisait un sous-entendu sur un autre sujet...
« Débloque-la. Ordonna-t-il froidement en croisant les bras.
-On dit "s'il te plaît Bulma".
-Humaine, ne joue pas avec ma patience. Je suis le guerrier et tu es la scientifique. Dorénavant notre relation s'en tient là, alors tiens-toi à ton rôle et active-moi ma chambre de gravité. »
Elle s'immobilisa quelques secondes, puis ricana : « Bien entendu que notre relation s'en tient là ! À quoi d'autre est-ce que tu t'attendais ? À ce que j'en veuille encore ? Que je me jette à tes pieds peut-être ? Pauvre type ! (Elle se leva et s'avança vers lui) Laisse-moi te dire un truc. Tu as franchement des progrès à faire au lit, ET tu n'es même pas capable d'être aimable ! En quoi est-ce que tu espérais m'intéresser ? Une princesse comme moi ne donne pas deux fois sa chance à un soldat dans ton genre ! Ce n'était pas la peine de le préciser ! »
Il tenta d'éclater de rire pour se moquer d'elle, mais il serrait les dents trop fort. Si son interprétation était bonne, elle venait de l'insulter et de mettre en question sa virilité, ce avec un discours qui semblait avoir été préparé à l'avance...
Il voulut la saisir par la gorge, et d'instinct, il voulut la saisir tout court et lui faire retirer ce qu'elle venait de dire en la faisant crier de plaisir. Ses doigts le démangeaient, mais il ne bougea pas, obligeant son esprit à se plier à une réponse plus appropriée.
« Ça ne sert à rien d'essayer de me faire croire que tu es une créature importante, humaine. Le seul intérêt que tu peux avoir à mes yeux, c'est pour ton utilité scientifique. Alors pour ta sécurité, je te conseille de réactiver immédiatement ma chambre de gravité. »
Bulma le foudroya du regard pendant plusieurs secondes, avant de faire volte-face, retournant vers son bureau, et répliquant sur un ton venimeux : « D'accord, mais rends-moi juste un petit service avant ça. Ramasse cette grosse boule de métal là-bas contre le mur et débarrasse m'en !
-Tss ! Et pourquoi je ferais ça humaine ? »
Pour le plus grand agacement de Végéta, l'humaine lui tournait à nouveau le dos et pianotait sur son ordinateur. « Parce que c'est un nouveau droïde de combat, et que ça fait bientôt un mois qu'il encombre mon bureau et ça m'énerve. » Répondit-elle d'un air distrait, avait de jeter par dessus son épaule : « Bon entraînement !
-Humaine, tu n'as pas réactivé ma chambre de gravité. Grogna-t-il sans bouger.
-Si, je viens de le faire. C'est le miracle des connexions réseau. Mais je ne sais pas si tu sais ce que c'est. » Fit-elle nonchalamment en reprenant son travail.
Il serra les dents et les poings aussi fort qu'il le put. Elle cherchait à le provoquer. Elle cherchait à lui faire perdre le contrôle. Mais s'il le perdait, il n'avait pas la moindre idée de s'il lui sauterait dessus pour la tuer ou la violer ou les deux. Il ne comptait perdre de temps ni pour l'un ni pour l'autre.
Il regarda de côté.
Une inspiration.
Deux inspirations.
Trois inspirations.
Puis, lentement, il se dirigea vers le nouveau droïde et laissa son rictus victorieux se dessiner sur ses lèvres. Oui, la scientifique tenait bien son rôle. Tout rentrait dans l'ordre. Sa colère s'était même un peu allégée par ce geste inattendu de la part de la femelle... Une offre de paix dissimulée derrière ses paroles hargneuses ?
Il ricana, décidant de tester ''l'offre de paix'' sur-le-champ. « J'espère que ton robot tiendra plus longtemps que les précédents cette fois ! » Lança-t-il en s'en allant.
Il avait presque refermé la porte derrière lui quand il entendit l'humaine murmurer : « Oh que oui... »
ooooo
La chambre de gravité était à nouveau active. Végéta n'avait pris ni le temps de se changer ni celui de manger, et était retourné directement s'entraîner. Il avait l'impression d'avoir perdu son temps pendant près d'un mois, tout ça pour échapper à la Terre. Mais fuir n'était pas dans sa nature, c'est pourquoi il était revenu. C'était là qu'il pouvait s'entraîner dans les meilleures conditions. Le matériel, la nourriture et le confort, il avait tout sous la main ici.
Dans l'espace, il avait régulièrement dû changer de planète pour pouvoir continuer de trouver de la nourriture en suffisance. Par contre, il avait enfin pu réellement évacuer sans restriction sa frustration accumulée depuis tant de temps.
Et il avait détruit la planète Frieza 79.
La dernière en liste.
ooooo
L'atterrissage s'était effectué sans encombre, mais à l'ouverture de la porte, Végéta s'était retrouvé cerné par une vingtaine de soldats armés de fusils à protons braqués sur lui : « Déclinez votre identité ! ».
Ce fut tout ce que les malheureux bougres eurent le temps de dire avant de tous se retrouver décapités l'un après l'autre, rapidement et proprement.
Puis, après avoir essuyé ses mains gantées l'une sur l'autre, Végéta avait ramassé un détecteur au sol, qui avait volé lors de la décapitation de son propriétaire. Passant le canal de communication sur le réseau général, il avait décliné son identité : « Message à toute la base : je suis Végéta des saiyans, et je suis venu tous vous tuer. Message à l'équipe médicale : s'il y a beaucoup de blessés, vous avez quinze minutes. »
C'était le code dont il avait convenu avec un certain médecin, plusieurs années auparavant, en prévision de ce fameux jour où il reviendrait pour tout détruire. Après tout, vu le nombre de fois où ce médecin lui avait sauvé la vie, sans compter les anesthésiants qu'il lui avait parfois glissés en douce lorsqu'il était plus jeune et avait encore du mal à supporter certaines séances de « punition » pour sa désobéissance... il pouvait bien épargner la sienne une fois.
C'était ce qu'ils avaient convenu depuis des années.
Végéta ne tenait ses promesses que lorsqu'il était de bonne humeur. Mais en cet instant, il était d'excellente humeur.
Ricanant d'anticipation, Végéta avait retiré de son œil le détecteur d'où s'échappaient des dizaines de voix sur tous les canaux de communication, et l'avait écrasé dans sa main.
Les ennemis se méfiaient peu d'un combattant sans détecteur, et encore moins lorsque celui-ci portait une armure trouée.
Puis il entra dans le bâtiment principal, tuant sur son passage les premiers soldats mandatés pour localiser l'intrus. Puis il se tourna vers la caméra de surveillance, ricana, et la détruisit. C'est à cet instant que les sirènes se déclenchèrent, juste au moment où il entrait dans un couloir. Timing parfait.
Derrière lui un espace vide, devant lui, un espace exigu où s'amassaient tous les soldats qui arrivaient les uns après les autres. C'était comme s'ils faisaient la queue pour se faire assassiner. Un véritable abattoir.
C'était trop facile, et Végéta n'était pas stupide. Il évaluait parfaitement la force des soldats arrivant devant lui, et les savait ridiculement faibles. Il savait où se trouvaient les autres, les élites. Mais il attendit la dernière seconde pour se retourner et envoyer derrière lui une décharge énergétique puissante. À l'endroit précis où venait de se rassembler un escadron de guerriers bien moins faibles... Mais malgré tout insignifiants face à lui. Une seule décharge énergétique avait suffit : un seul était encore en vie, et tenait à peine à genoux, tremblant soudain de terreur en réalisant sa condition.
Malgré son état misérable, Végéta l'avait reconnu. Un gouverneur d'élite, et certainement celui qui avait commandé l'attaque à revers. Il était maintenant à genoux à ses pieds, au milieu des cadavres de ses congénères, le suppliant de lui laisser la vie, au moins la vie, bafouillant qu'il serait un serviteur utile et dévoué et l'appelant seigneur. C'était drôle, et Végéta riait quand il le tua.
Il était vraiment devenu plus fort qu'il ne l'aurait jamais cru. Tous les prétendus soldats d'élite de l'armée de Frieza tremblaient à ses pieds, pleuraient de terreur et l'imploraient de les épargner. Les seuls êtres dans ce maudit univers à ne pas le craindre était un troisième classe capable de se changer en super saiyan, et une scientifique terrienne avec un caractère insupportable et l'esprit tranchant comme un disque de ki. Mais ça allait changer.
Terminant proprement son carnage, Végéta arriva au niveau de la base spatiale intérieure. Là il fronça les sourcils : il avait mis 17 minutes au lieu des 15 minutes annoncées. Il avait perdu trop de temps à savourer l'instant du combat, tuant certains plus lentement qu'il n'aurait pu, couvert de sang plus que de nécessaire.
Devant lui, trois capsules spatiales de forme pyramidale (des techniciens) prenaient leur envol. Un message brouillé résonna dans tous les détecteurs des soldats gisant au sol : « Bon vol à vous seigneur Végéta, et au plaisir de vous servir si d'aventure vous passez dans le deuxième bras de la galaxie du nord ! ». C'était la voix du vieux médecin. Végéta ricana et fit demi-tour, laissant disparaître les trois vaisseaux dans le ciel.
Une chose qu'il n'aurait jamais faite quelques années auparavant.
ooooo
Dans la chambre de gravité, vingt-sept droïdes en parfait état de marche, plus celui que Végéta apportait, étaient parés à l'entraînement. Gravité : 550G.
Sentant la pression augmenter et engourdir chacun de ses membres, Végéta souffla en fermant les yeux.
Il était de retour à son entraînement. De retour là où il fallait qu'il soit pour accomplir les objectifs qu'il s'était fixés. De retour sur la planète de la scientifique. Celle qui lui permettait tant d'avancer grâce à ses inventions, celle qui le distrayait tant de son objectif avec ses techniques de manipulation.
Mais il ne se laisserait plus distraire.
Elle n'était qu'une sirène.
ooooo
Il avait décidé que cette planète ferait une bonne base alimentaire, ce qui signifiait qu'il ne génociderait pas la population tout de suite. Il obtiendrait d'abord autant de ressources alimentaires qu'il le pouvait, et s'assurerait qu'il n'y avait pas d'autres ressources de valeur à prendre. L'idée de détruire une planète telle que la Terre, où l'eau chaude était considérée comme un confort de base et non un luxe princier, le contrariait. Il ne voulait pas risquer de renouveler une telle erreur. Il prendrait d'abord tout ce qu'il pourrait prendre.
Aussi, c'était en position non-offensive qu'il s'était présenté à la taverne la plus proche du spatioport, demandant ce qu'on pouvait lui servir à manger. Il avait épuisé ses dernières provisions trois jours auparavant, et son estomac commençait à se plaindre dangereusement. On lui avait servi une assiette contenant une sorte de pâte orange sentant le souffre, mais qui avait goût de pomme de terre et de brocoli.
Tandis qu'il mangeait, l'aubergiste n'eut de cesse de lui répéter combien il était heureux d'accueillir à nouveau un étranger, que cela faisait si longtemps que plus personne ne venait visiter leur planète, et combien c'était une tare pour une planète commerciale comme la leur. Et de lui resservir une deuxième assiette de pâte orange en précisant que c'était la maison qui offrait. Cela arracha un sourire amusé au saiyan qui de toutes manières n'avait aucune intention de payer. Il laissa même l'aubergiste continuer à parler, expliquant comment le monstre qui attaquait régulièrement la ville plombait leur économie, et combien personne ne se serait douté qu'il deviendrait si gros le jour où un étranger l'avait laissé là en s'en allant.
Bientôt ils étaient trois personnes, l'aubergiste et deux habitués, à débattre sur la puissance du monstre qui plombait leur économie, et combien d'armées s'étaient faites écraser par la créature géante.
« Est-ce qu'il est comestible, votre monstre ? Avait fini par lancer Végéta en louchant sur son assiette vide.
-Oh, toutes mes excuses noble étranger. S'était exclamé l'aubergiste. Vous avez encore faim ?
-Oui, et pas qu'un peu. Je vous ai demandé si votre monstre était comestible.
-Ben dam' ! S'exclama l'un des habitués (une créature jaune à quatre bras et une tête carrée), pour le savoir, il faudrait déjà pouvoir le tuer !
-Mais il veut p'têt essayer, le noble étranger ? Avait demandé le second (ressemblant au premier, mais de couleur brune).
-Arrête, toi ! L'avait réprimandé l'aubergiste. On dit pas ça à un visiteur ! Ne l'écoutez pas noble étr... »
Mais Végéta l'avait coupé d'un geste autoritaire de la main : « Combien on me donne pour vous débarrasser de votre monstre ?
-Oh ? Pa'sque vous voulez vraiment essayer ?
-Non, noble étranger, des centaines de gens sont...
-C'est moi qui juge du danger et du risque que je prends. Avait rétorqué Végéta. Ce que je vous demande, c'est combien on me donne pour le tuer ?
-Ah ben ça...
-Ne faites pas...
-COMBIEN ?
-Bon, écoutez, noble étranger.
-Je vous écoute.
-Ça fait bien des lustres qu'on a retiré l'offre de récompense à qui tuerait ce monstre, parce que des dizaines de mercenaires y ont laissé la vie, et des centaines de gens qui avaient uni leurs forces aussi.
-Comme c'est touchant.
-Et à chaque fois que quelqu'un avait réussi à le blesser, le monstre est devenu fou de rage et il a presque démoli une ville entière à chaque fois. On ne peut plus prendre ce risque.
-C'était quoi la récompense ?
-Passez votre chemin noble étranger.
-Bon, maintenant, VOUS m'écoutez. S'agaça-t-il. Je ne suis pas un noble étranger, je suis Végéta des saiyans, et je n'ai pas l'intention de quitter cette planète l'estomac vide. Et c'est pas avec trois assiettes que vous allez y faire quelque chose. Alors vous allez me dire où il est votre monstre, je vous le ramène, et après j'espère que vous aurez assez à manger à me servir, sinon c'est moi qui démolis votre planète ! Et je vous dis pas comment marchera votre économie après... »
Ainsi fut fait.
Quelques minutes plus tard, Végéta déposait sur la place du centre-ville, suspendu par les pieds, le cadavre fumant d'un volatile de vingt mètres de haut et trente mètres de long. Vu la ressemblance avec les volailles élevées sur Terre, il ne faisait aucun doute que l'animal était comestible.
Une foule en délire se précipita pour l'acclamer, et après avoir envisagé de tous les faire disparaître dans une petite explosion, Végéta décida que, finalement, c'était aussi amusant comme ça.
On lui offrit la gratuité à vie dans tous les établissements commerciaux de la ville, allant des hôtels aux magasins de pièces détachées, en passant bien évidemment par les restaurants et fournisseurs de provisions qui s'empressèrent de lui en remplir les moindres recoins de son vaisseau.
Et le bordel aussi.
Le bordel, il n'avait d'abord pas pensé y aller, pas intéressé. Mais il souhaitait également s'alléger de certains souvenirs qui lui revenaient chaque nuit, à propos d'une certaine terrienne au parfum d'épices et d'océan, aux mains agiles et aux seins doux. Même le goût de la viande qu'on lui servit à manger lui rappelait la Terre. La Terre et sa chambre confortable, et Bulma dans ses bras. La Terre et sa douche à l'eau brûlante, et Bulma contre le mur. La Terre et sa chambre de gravité formidable, et Bulma sous lui... Et zut ! Pas moyen de se concentrer sur son entraînement avec de telles pensées !
Alors, par curiosité, il était passé au bordel.
Il y avait été accueilli en héro.
Mais quelques temps plus tard…
« Bon, allez, mercenaire. Dis-moi à quoi elle ressemble. »
Adossé au mur de la pièce sombre où les filles de joie en petite tenue allaient et venaient en faisant du charme aux hommes installés là à faire leur choix, Végéta garda les bras croisés et leva un regard méprisant vers son interlocutrice : « Quoi ?
-Dis-moi à quoi elle ressemble. Répéta la femelle, une créature rose avec des tentacules bleus à la place des cheveux, qu'il reconnut comme étant la maquerelle.
-Qui ?
-Celle à qui tu penses.
-Je ne pense à personne.
-Mais oui, fais-moi croire ça ! Sourit la créature en croisant les bras à son tour. J'en ai vu d'autres, mercenaire ! Tu as renvoyé presque la moitié de mes filles en les insultant. Je connais ce genre de comportement. Tu cherches à oublier une sirène ou je ne m'y connais pas.
-Hn ! Ce n'est pas une sirène. » Répliqua Végéta en visualisant les créatures à écailles de poisson argentées et aux mains palmées, réputées pour leur beauté.
« Ah ! Il y a donc bien une fille ! » Triompha la maquerelle.
Là, Végéta se mit à grogner. Non seulement il ne trouvait rien qui attire son attention dans cet endroit insalubre, mais en plus la gérante trouvait le moyen de venir lui faire la morale. Il haussa un sourcil indifférent, se repoussa du mur (dans lequel il laissa une trace de pied), et se dirigea vers la sortie. L'endroit puait l'encens et le parfum, il avait hâte de respirer.
« Ce n'est pas en fuyant que tu parviendras à l'oublier ! Lança la créature derrière lui. Si tu fais ça, ton esprit va rester obnubilé par elle et les souvenirs que tu as d'elle vont s'embellir au point que tout te semblera toujours fade ! »
Il ne se retourna pas mais s'arrêta. Pour une raison qui lui échappait, personne dans la pièce ne prêtait attention à leur conversation. Ou bien il parlait depuis tout à l'heure avec une télépathe.
« Ce n'est pas une sirène. Répéta-t-il mentalement.
-Bah ! Tu sais, on appelle sirène n'importe quelle fille qui s'installe dans ton esprit au point que tu trouves toutes les autres sans intérêt. » Lui répondit la télépathe, confirmant ainsi son hypothèse.
« Toutes les autres SONT sans intérêt.
-On peut t'arranger ça.
-Ah oui ? » Répondit-il, sceptique et méfiant.
La créature lui répondit par un sourire hideux, en battant des cils très rapidement. Elle appelait quelqu'un d'autre par télépathie. Quelques secondes plus tard, une petite femelle à la peau bleu-clair et une tête minuscule arriva à son côté. Végéta la reconnut comme étant une polymorphe.
La maquerelle leur fit discrètement signe à tous deux de la suivre dans la pièce vide la plus proche.
Après quelques secondes d'hésitation, Végéta les suivit. Curieux.
« Allez. Reprit mentalement la maquerelle. Montre-moi à quoi elle ressemble. »
Trouvant l'idée mauvaise, mais le concept intéressant, Végéta se concentra sur une image.
La polymorphe, qui recevait sûrement les images mentales de la télépathe, fronça les sourcils, mais obtempéra, prenant l'apparence d'une femme saiyan en armure. Son visage était flou, son corps ne comportait aucun détail.
Elle enroula sa queue autour de sa taille et croisa les bras : « Je ne suis personne, là.
-Non, notre héro refuse de se concentrer sur la bonne personne. Essaye encore, mercenaire ! »
Végéta fronça les sourcils à la recherche d'une idée. Il tenta de se souvenir de Kholi et Flooer, les deux dernières femmes saiyan qui avaient existé. Bon, disons Flooer.
L'apparence de la polymorphe devint plus précise, ses cheveux s'allongèrent et son visage se dessina plus finement. Mais ses yeux étaient vides et du sang coulait de sa bouche. Aussitôt, elle reprit son apparence initiale, peau bleue et petite tête : « Ah non ! Je ne peux pas incarner un cadavre ! S'exclama-t-elle.
-Mercenaire, reprit la télépathe. Ta sirène est-elle morte ?
-Tous ceux de ma race sont morts. Répondit-il avec indifférence.
-Ta sirène aussi ? » Insista-t-elle.
Végéta cilla et resserra ses bras croisés sur sa poitrine. Il n'était pas prêt à reconnaître Bulma comme étant une sirène. Ce n'était qu'une terrienne sans importance.
En face de lui, la télépathe sourit et la polymorphe commença à nouveau à changer de forme. Merde, il venait de penser à...
Elle prit l'apparence de Bulma, souriante et yeux brillants de malice, entièrement nue, et précise jusqu'au moindre détail. Il ne manquait que le parfum.
« C'est quoi votre but ? » S'écria Végéta à voix haute, en serrant les poings et reculant d'un pas. « Ça sert à quoi de me faire apparaître cette chieuse alors que j'essaie de m'en débarrasser ? J'ai pas envie de coucher avec elle ! Si c'était ça je le ferais, je ne serais pas ici ! De toutes manières, je n'ai rien à foutre ici, je serai bien mieux à retourner m'entraîner ! C'est la seule chose qui en vaille la peine dans ce putain d'univers ! »
Le clone de Bulma lui barra le passage, ses yeux bleus lançant des éclairs : « Attends, tu es en train de nous dire que rien ne t'empêche de coucher avec ta sirène ?
-Occupe-toi de tes affaires ! Rétorqua-t-il sans se résoudre à la frapper.
-Mais pourquoi tu te fais ça ?
-Elle ne représente rien pour moi ! J'ai déjà couché avec elle deux fois et un saiyan n'en fait jamais plus, à moins de vouloir s'attirer de gros ennuis. Et elle, elle me cause déjà bien assez de soucis comme ça ! » Il avait tout lâché d'une traite, et ça lui avait fait du bien.
Les deux femelles restèrent un moment sans rien dire, puis le clone de Bulma masqua un petit rire amusé, tandis que la maquerelle répétait d'un air songeur : « La théorie des trois fois...
-Quoi ?
-La théorie des trois fois. Répéta-t-elle. Ça fait des années qu'on n'a pas vu de soldat qui croyait à cette théorie. Les derniers en date, je crois que c'était les d'jinsin et les saiyans. Ils étaient persuadés que la troisième fois qu'ils coucheraient avec la même fille, ils allaient se retrouver liés corps et âme avec elle, ou un autre malheur du genre. Mais tu sais, mercenaire, ici personne ne se souvient vraiment avec qui elle a couché. Des troisième fois, il y en a forcément eu, et personne n'a vu la différence.
-Peut-être que c'est différent avec les personnes qui se choisissent ? Demanda la fausse Bulma.
-Et pourquoi ça ?
-Euh... Je...
-Si vous voulez débattre de théories obsolètes et de vos choix de vie, c'est votre affaire. Répliqua Végéta. Moi je m'en vais. Merci pour l'information, mais je ne suis quand même pas intéressé. Et toi, rends-moi mon souvenir et retire cette apparence tout de suite ! Je t'interdis de jamais la réutiliser !
-Bien sûr. » Répondit la polymorphe d'un air penaud en reprenant son apparence originelle. Végéta la trouva apathique et indigne de porter l'enveloppe charnelle d'une personne qui avait le caractère d'une vraie guerrière. Toutes les filles ici étaient trop dociles pour attirer son attention.
« Reviens quand tu veux, mercenaire ! Si un jour tu changes d'avis, ici aussi c'est gratuit à vie pour toi ! » Lança à voix haute la maquerelle dans son dos, tandis qu'il s'en allait sans se retourner. Il n'avait plus aucune envie d'être là. Ça aurait dû le soulager, ça n'avait fait que l'ennuyer davantage.
L'entraînement et le combat étaient décidément la seule chose qui en vaillent vraiment la peine dans ce putain d'univers.
Il partirait sur-le-champ pour s'entraîner seul sur une planète déserte... qu'il finirait par faire exploser.
ooooo
Tant de temps perdu dans l'espace à détruire des planètes et les dernières bases de l'empire Cold... Il avait perdu tant de temps en pensant se changer les idées, alors qu'il n'avait fait qu'évacuer son agressivité.
Au final, il s'en rendait compte ici et maintenant, sur Terre dans sa chambre de gravité montée à 560G, entouré de robots de combat qui lui tiraient dessus, faisaient apparaître des obstacles virtuels, lui envoyaient une décharge électrique lorsqu'il les frappait, ou faisaient varier la température de la pièce, oui ici et maintenant, c'était le meilleur moyen de se concentrer à 100 % sur son entraînement, évoluant sur la fine frontière entre la vie et la mort, trop occupé à sauver sa peau pour penser à celle qui avait fabriqué ces machines.
La situation entre eux était claire maintenant. Le guerrier et la scientifique. Rien de plus. Il le lui avait dit, et elle l'avait accepté. Il n'y avait plus de marche arrière possible à présent, tous deux étaient trop fiers pour ça.
Tant mieux.
Les pensées d'elle lui encombraient bien assez ses rêves comme ça. Ça s'estomperait avec le temps, tant qu'ils se fréquentaient normalement. Tant qu'elle ne se remettait pas à glisser les doigts dans son dos quand elle passait derrière lui. Et si elle le faisait, il la remettrait immédiatement à sa place, et ça serait réglé. Rien n'était plus intéressant que le combat et l'entraînement.
Surtout pas elle.
