Bonsoir à tous ! Désolée du retard, mais hier soir, quand j'ai voulu poster, le site buggait donc... J'ai pas pu publier ! Encore une fois désolée, pour le moment, je traduis un chapitre par semaine donc le rythme de publication restera le même.

J'espère que le chapitre vous plaira ! Et au fait, n'oubliez pas : JE VEUX DES REVIEWS !Non, mais ça me fait vraiment plaisir alors n'hésitez pas !

Voilà ! C'est tout ce que j'avais à dire. Bonne lecture !

Swanny Hooper


Réponses aux reviews :

Noour : Merci ! C'est très gentil, ça me fait extrêmement plaisir ! Je suis contente que tu aimes mon style d'écriture, car étant une traduction, j'avais peur que l'histoire ne soit pas forcément très fluide et compréhensible !


Chapitre 2: S'échapper


Mes trois fils et moi -Emmett ayant insisté pour venir aussi- nous tenions en face de la maison dans laquelle Ember se trouvait. J'avais décidé d'emmener Edward, en raison de sa capacité à lire les pensées et Jasper car il était le plus sensible au sang. Je pensais que si quelqu'un pouvait bien ressentir une brûlure, ce serait lui et il pourrait me le signaler. Emmett avait crié au favoritisme et comme je n'étais pas d'humeur à négocier, et que je ne voyais aucune raison pour qu'il ne vienne pas, j'ai accepté. Esmée aussi, avait voulu venir mais je l'avais convaincue de ne pas le faire. Elle était déjà trop attachée, elle n'avait pas besoin d'un visuel pour accompagner son espoir.

Edward avait un air concentré sur le visage tandis que Jasper avait l'air mal à l'aise. Il y avait deux personnes dans la petite maison de deux étages. L'une, Ember, était à l'étage dans ce que je supposais être sa chambre et l'autre était endormie en bas devant une télévision.

Jasper parla alors :

« La personne à l'étage ressent une anxiété incroyablement forte, comme si elle était sur le point d'être attaquée. Mais elle ne le montre pas non plus extérieurement. Je ne comprends pas. »

« Elle ne pense à rien qui puisse provoquer de l'anxiété. Elle écrit un essai pour un cours d'anglais. »

Dit Edward, également confus.

Le téléviseur en bas s'éteignit soudainement. Cela devait être une minuterie, cependant, car la personne endormie ne bougea pas. Les yeux d'Ember se levèrent soudainement vers sa porte. Son cœur battait la chamade et elle prit une inspiration apaisante, son visage redevenant sans expression, sans plus aucune trace de la panique qui l'habitait il y a quelques minutes.

Edward grogna :

« Elle pense à dire à son père qu'elle ne pouvait pas obtenir d'ordonnance et se demande à quel point il va la blesser. Elle a d'abord été alarmée et a ensuite pensé qu'elle avait besoin de se calmer à nouveau alors que la peur l'encourageait. C'est un père monstrueux. Il lui fait du mal. Elle se demande si elle va pouvoir aller à l'école demain. «

Du plus profond de mon être, je pouvais ressentir de la colère. La vie humaine était précieuse et je n'ai jamais voulu la prendre, sauf maintenant. La menace que cet homme représentait pour cet enfant me rendait absolument furieuse. Jasper m'a regardé, choqué.

«Papa. As-tu besoin de…»

«Oui, mon fils. S'il te plaît. »

Je savais que Jasper demandait s'il devait m'aider à me calmer. J'avais besoin de cela maintenant pour plus de clarté.

« Jasper . Dis-je au bout d'une minute. Quand cet homme se réveillera, j'aurai besoin que tu le gardes calme. Agréable. Sédaté… Je m'en fiche. Tant qu'il n'a pas envie de lui faire du mal. »

« Oui chef ! » A-t-il répondu immédiatement, semblant heureux de pouvoir aider. Il n'acceptait peut-être pas la situation aussi facilement qu'Alice mais s'il pensait que cette fille ferait partie de la famille, il la protégerait à tout prix.

Nous avons attendu, chacun d'entre nous, y compris Ember semble-t-il, avec un souffle coupé que l'homme en bas se réveille. Ember termina son essai et le rangea, fixant son bureau vide pendant quelques minutes. Elle se leva alors et fit les cent pas, mais eu l'air de décider que c'était trop bruyant. Environ une heure et demie après l'extinction de la télévision, un téléphone sonna en bas. La panique apparut instantanément sur le visage d'Ember. Elle secoua la tête comme si elle voulait mentalement que le téléphone se taise. L'homme en bas remua puis s'éclaircit la gorge. Il s'assit, puis s'est dirigea vers le téléphone pour regarder le numéro. Il se trouvait maintenant dans notre champ de vision, nous pouvions l'apercevoir à travers une fenêtre. Décidant de ne pas répondre, il le posa. Il sortit de notre champ vision mais, d'après ce que nous entendions, nous pouvions dire qu'il fouillait dans un réfrigérateur.

A l'étage, ce que je vit et entendit me brisa le cœur : Ember s'était agenouillée près de son lit et priait à haute voix.

« S'il te plait mon Dieu. Ne laisse pas quelque chose de grave arriver. S'il te plaît, permets-moi de pouvoir aller à l'école demain. À mon rendez-vous aussi. Je- je pense que le Dr. Cullen pourrait vraiment m'aider. S'il te plaît, laisse-moi juste me rendre à ce rendez-vous. . Aide-moi s'il te plaît. »

Elle resta silencieuse et agenouillée pendant encore une trentaine de secondes, priant toujours je pense alors qu'elle murmurait «Amen » puis se leva. Elle inspira profondément et regarda autour d'elle. Ensuite, elle se calma et retint son souffle. Il montait maintenant les escaliers. Elle s'assit sur son lit et regarda le sol, l'air complètement soumise. Elle essayait de paraître aussi obéissante que possible, je le savais carque j'avais également essayé tant d'occasions.

« Jasper. »

« Je m'en occupe. » A-t-il simplement dit. J'entendis les pas de l'homme ralentir instantanément. Il marcha lentement jusqu'à ce qu'il soit à l'extérieur de sa chambre. Il a ensuite ouvert la porte et s'est tenu dans l'encadrement en fixant Ember, attendant la confirmation. Il mesurait environ 1m80, épais mais pas musclé, et avait des cheveux noirs bouclés plutôt longs tirés en arrière en une queue de cheval basse. Ses yeux étaient les même que ceux d'Ember, tout comme la structure de son visage. Ils avaient tous les deux des visages de forme carrée, bien que le sien soit plus masculin tandis qu'Ember était arrondi de manière féminine. Il avait l'air fatigué, grâce à Jasper, mais aussi mauvais et excité.

« Bonjour père. » Dit Ember calmement et poliment.

Il ne la salua pas en retour et alla droit au but :

« Où sont les pilules? Combien t'en ont-ils donné cette fois ? »

Elle leva les yeux vers lui.

« Eh bien, il a dit que cela faisait trop longtemps et que la blessure avait guérie, donc il ne pouvait plus m'en prescrire. Il m'a donné une ordonnance d'Ibuprofène… »

La colère s'est immédiatement manifestée sur le visage de son père avant de retrouver un peu de calme. Merci Jasper. Ses pensées ne pouvaient cependant pas être contrôlées. « Eh bien, que dirais-tu d'un nouvel accident pour toi puisque cela fait trop longtemps. De l'Ibuprofène ? C'est une blague ? Je t'ai dit d'agir comme si tu avais besoin de cette prescription. Je vais te donner une raison d'y retourner et de demander mes pilules ! Si tu réussis, peut-être que je te laisserais garder l'Ibuprofène. »

Je grognai. Jasper et Edward aussi. Ember répondit rapidement :

« O-oui, je sais que j'ai loupé une occasion... J'essayera d'être convaincante, je le promets. J'ai même prévu un rendez-vous pour demain. Il a remarqué que mon poignet me faisait mal. Je vais euh, je lui dirai que ça commence à faire plus mal. Je vais obtenez la prescription demain. «

«Elle a l'intention de se casser le poignet ce soir pour que son père ne puisse pas lui faire plus de mal. Nous devons l'empêcher de l'approcher ou elle le fera devant lui pour l'arrêter. »

Edward grogna, sachant si c'était le cas que ce qu'il ferait serai beaucoup plus douloureux.

Jasper fronça les sourcils et soudain les yeux du père se baissèrent.

«Tu as de la chance que je sois trop fatigué pour faire face à ton échec de ce soir petite salope. Si tu n'obtiens pas cette ordonnance demain, je me fiche de ma fatigue, tu n'auras pas besoin de simuler. »

Il quitta aussitôt la porte, entra dans sa propre chambre et s'effondra sur son lit dans un sommeil.

Ember, l'air absolument déconcerté d'avoir esquivé une attaque aussi facilement se dirigea vers sa porte et la referma doucement. Elle laissa échapper un soupir de soulagement et s'appuya contre la porte. Elle leva les yeux et dit doucement: «Merci».

Son père étant probablement absent pour les prochaines heures, nous nous sommes préparés à rentrer à la maison en courant après nous être assurés qu'Ember allait se coucher indemne.

« Attendez. Avant de partir, j'ai besoin que vous vous rapprochiez d'elle. Dites-moi si son odeur vous brûle la gorge ou vous donne soif. »

Ils hochèrent la tête et se rendirent silencieusement devant la maison. La confusion envahit leurs traits et soudain, ils entrèrent chez elle. Ils étaient entrés et sortis en moins d'une minute.

« Papa… Je ne ressens aucune soif... » Dit Edward.

Jasper acquiesça.

« Alors son sang n'est attirant pour aucun d'entre nous…» Ai-je pensé à haute voix avant qu'ils ajoutent quelque chose qui me laissait pantois.

« Son père non plus. Ils sentent tous les deux les senteurs de la nature et nous pouvons entendre leur sang circuler dans leurs veines, mais nous n'en ressentons aucun désir. Tu avait raison, Ember sent le bois, la forêt mais son père sent l'océan. Presque salé. »

Je les ai regardés pendant une seconde. Qu'est-ce que cela pouvait donc signifier ?

« Papa, il y a autre chose. » Me dit Edward. Je le regardai en pensant : « Qu'il y a-t-il d'autre ? »

« Quand elle a pensé à toi pendant sa prière… elle… son esprit… quand elle a dit: « Je pense que le Dr Cullen pourrait réellement m'aider » elle pensait cela parce qu'elle le savait.

« Le savait ? » Ai-je demandé, ayant besoin de clarification.

« Elle sait que tu es un vampire. En fait, j'ai compris ce qu'elle pensait dans son silence après avoir prié à haute voix. Elle… eh bien elle a pensé aux Volturi. »

« Elle a quoi?! » Demanda Jasper incrédule. Je me posais la même question.

« J'ai rassemblé ce que je pouvais papa. Elle connaît ce monde des vampires. De plus, elle connaît les loups-garous que Caius déteste, les modificateurs comme Jacob, et tout le reste de notre monde. C'était presque comme si elle avait suivi des cours sur tous les êtres « extraordinaires » de ce monde. Elle… Papa, je pense qu'elle fait partie de ce monde. Je ne sais pas comment, mais elle sait tout, son sang ne nous plaît pas, et elle n'a pas peur de nous. Elle se demande comment te parler et te demander de l'aide demain. Elle pensait à la possibilité que tu puisses avoir des problèmes avec les Volturi pour avoir interagi avec elle, mais elle ne sait pas pourquoi tu est autorisé à travailler avec des humains en premier lieu. Elle ne connaît pas notre alimentation et ne comprend pas pourquoi nos yeux ne sont pas rouges. Elle est sûre que tu vas bien, cependant. Elle… et bien papa, elle a décrit une attirance vers toi dans son esprit. » A-t-il terminé, notant l'interaction entre Ember et moi à l'hôpital quand elle m'a surpris en train de grogner, dans ma mémoire.

Je suis resté immobile. J'étais complètement sous le choc. Elle faisait… partie de notre monde? D'une certaine manière, je le savais. Il n'y a aucun moyen qu'elle sache tout, y compris les règles des Volturi, si elle ne l'était pas. J'ai pris ma décision sur-le-champ. Je la sauverai, je la ferais appartenir à la famille Cullen. Esmée serait heureuse. Mais comment? Comment la sauver sans qu'elle soit considérée comme disparue ou enlevée ? Je pourrais signaler l'abus, mais il faudrait tellement de temps avant qu'une enquête ne soit terminée. Pas forcément, j'avais plusieurs cordes que je pouvais tirer. Ma famille avait accès à pratiquement tout ce dont nous avions besoin et avec Alice qui pourrait nous prévenir si quelque chose avait un risque de mal finir, cela pourrait fonctionner. Mon cœur battrait la chamade si c'était possible. Une nouvelle fille. Ember. Quelque chose en moi, l'anxiété, avait disparu. J'avais pris ma décision et je me sentais bien. Je devais le dire immédiatement à Esmée et je devais tout planifier. J'avais jusqu'à 16 heures, demain.


Le Lendemain à l'Hôpital :

J'ai jeté un œil nerveux à l'horloge. Hier soir, nous étions tous plongés dans un état frénétique, moi y compris. Nous avions tous travaillé ensemble pour que tout soit en ordre. J'avais déterré plusieurs dossiers médicaux des visites d'Ember à l'hôpital, qui concernaient toujours des blessures très graves et rien de moins. Ce seul fait me rendait furieux mais j'avais besoin de me concentrer. Esmée s'était mise au travail pour localiser ses dossiers scolaires. Comme il y avait tellement de choses en ligne et qu'Esmée faisait du bénévolat dans le district scolaire de temps en temps ici, généralement dans les écoles élémentaires, elle avait accès aux serveurs de l'école. Après avoir falsifié un consentement à la divulgation d'informations pour expliquer comment elle a obtenu ces fichiers, ce qui semblait immoral mais nécessaire, Esmée a examiné son dossier scolaire. Comme elle était mineure, c'était un peu délicat. Heureusement, lorsque la maltraitance concerne un enfant, il existe des lois qui permettent la divulgation d'informations sans le consentement du parent. Ses dossiers montraient qu'elle était une excellente élève. Ce n'était pas ce que nous recherchions. Après quelques recherches supplémentaires, Esme trouva des notes de l'enseignant ainsi qu'une du conseiller scolaire. Ils notaient sa fatigue en classe, ses ecchymoses, son port de manches toujours longues malgré le temps, et son comportement nerveux en discutant de sa vie à la maison. Comme moi, ils n'avaient rien pu prouver mais avaient pris note de tout ce qui pourrait aider pour l'avenir. Je fus immédiatement reconnaissant envers ces enseignants qui se souciaient de leurs élèves

Le matin, nous avions fait ce que les services de protection de l'enfance aurait fait en un mois. Nous avions une trace écrite des dossiers médicaux, des déclarations d'enseignants et les formulaires nécessaires pour la ramener à la maison. Encore une fois, les formulaires en ligne avaient beaucoup aidé, grâce à la rapidité d'obtention. J'avais tout préparé. La dernière chose serait le rendez-vous d'aujourd'hui au cours duquel j'étais sûr que j'aurais de solides raisons de l'empêcher de rentrer chez elle.

Il était actuellement 15h50 et je venais de l'entendre entrer dans le hall. Je sortis à sa rencontre plutôt que de la laisser attendre qu'une infirmière la rappelle, trop anxieux pour que cela se produise maintenant. Anxieux de voir qu'elle était vraiment là et qu'elle allait bien.

"Ember Hagan. Quatre heures." Je l'ai entendue parler à Denice à la réception. Elle portait une veste bleu clair sur une chemise blanche, un leggins noir et des bottes noires. Ses cheveux étaient en chignon bas, en désordre et elle avait l'air épuisée. La vision d'Alice la voyant blessée avait disparu lorsque nous avions décidé d'aller chez elle. Cependant, elle avait toujours l'air fatiguée.

J'ai fait semblant d'aller chercher quelque chose et je suis passé dans le hall.

« Ah, Ember. Je suis très heureux que tu ais pu venir aujourd'hui. Je sais qu'il est tôt mais puisque nous sommes tous les deux ici, je peux t'emmener maintenant. »

J'ai maintenu la porte de mon bureau ouverte pendant qu'elle me regardait, les yeux écarquillés.

Elle cligna des yeux plusieurs fois puis acquiesça. En approchant de moi, elle me dit:

« Bonjour Dr Cullen. »

Sa voix avait beau être calme, polie et posée, je sentais qu'elle avait peur. Moi aussi. Et si elle n'était pas d'accord? Pourrais-je la forcer à revenir avec moi ? Non ? Oui ? De toute façon, elle ne retournait pas avec son père, ce qui me soulageait. Elle pouvait choisir de ne pas venir avec moi mais j'aurais les papiers si elle le faisait. J'avais fait tout mon possible. J'avais donné l'impression qu'une enquête avait déjà eu lieu et je la terminais avec le bilan de santé d'aujourd'hui.

« Comment vas-tu aujourd'hui? » Ai-je demandé poliment, faisant de mon mieux pour créer une atmosphère rassurante.

« Je vais bien et vous ? » A-t-elle répondu lorsque nous sommes entrés dans la salle d'examen.

« Je vais beaucoup mieux aujourd'hui qu'hier. » Ai-je répondu honnêtement.

Elle avait l'air curieuse mais ne savait pas comment répondre. « Très bien, nous avons déjà ta taille et ton poids dans ton dossier. Est-ce que l'un ou l'autre a changé à ta connaissance ? »

Elle a répondu non.

« D'accord, alors commençons. S'il te plaît, retire ta veste et retrousse ta manche pour que je puisse prendre ta tension artérielle. »

Instantanément, son cœur se mit à battre la chamade, mais à ma grande surprise, elle fit ce que je lui avais demandé. Une fois qu'elle eu enlevé sa veste, je vis qu'elle était en débardeur. J'ai tout de suite su qu'elle s'était préparée pour aujourd'hui. Il n'a jamais été un temps pour mettre un débardeur, ici. Nous avions déménagé dans une autre partie de Washington, près de la frontière canadienne où le soleil était rarement un problème. Elle n'était pas préparée comme moi, mais elle était déterminée à échapper à son père. Je me suis arrêté pour la regarder, incapable de contenir mon expression contrariée.

« Ember. Je vais te parler et j'ai besoin que tu ne m'interrompes pas, d'accord » Je suis passé aux choses sérieuses quand j'ai vu, non dissimulés, les bleus qui jonchaient ses bras et continuaient à traverser ses épaules.

Elle hocha la tête, trop nerveuse pour parler je suppose. Je m'assis en face d'elle.

« Je sais que tu sais ce que je suis. Ce qu'est ma famille. »

Ses yeux s'écarquillèrent. J'ai continué :

« Ce que tu penses est juste. »

« Mais com… »

« Ah, pas d'interruption. » Dis-je, mais connaissant l'explication qu'elle voulait.

« Mon fils a des capacités supplémentaires comme certains d'entre nous. Il a été capable de me dire à quoi tu pensais. Je suis très curieux de tout savoir sur tu et comment tu es au courant de notre existence. Quand j'ai t'ai vue hier, j'étais sûr de savoir ce qui se passait. Mes fils et moi t'avons cherché et nous avons retrouvé ta maison. Edward m'a dit ce que tu pensais et Jasper, mon autre fils, a manipulé les émotions de ton père pour qu'il soit incroyablement somnolent. »

Un éclair de compréhension traversa son visage alors qu'elle réalisait maintenant la cause de sa chance hier soir. J'ai continué.

« Je sais que tout cela doit sembler tellement difficile à comprendre, mais je vais être franc et franc parce que je le dois. Tu ne rentreras pas chez toi après ce rendez-vous. C'est gravé dans la pierre. »

J'ai attendu de voir quelle serait sa réaction à cela. Le soulagement se manifesta sur ses traits, comme si elle prenait une inspiration après l'avoir retenu aussi longtemps qu'elle le pouvait. Elle était soulagée de ne pas rentrer chez elle. Il est temps pour les autres nouvelles.

« Ma famille et moi avons longuement discuté des options et nous avons tous travaillé ensemble hier soir pour tout mettre en place. Tu as deux options. Je vais faire mon examen aujourd'hui et l'utiliser pour compléter le dossier contre ton père. C'est vrai pour les deux options. Ensuite, tu pourras soit partir avec un tuteur et je veillerai à ce que tu sois placée dans une bonne maison en attendant d'autre mesures. Soit tu pars avec moi. «

La confusion et l'espoir se mêlaient dans ses traits.

« Q-Quoi ? »

« Ma femme Esmée et moi souhaitons t'adopter. Notre famille est nombreuse et pleine d'adolescents. Ton odeur ne nous pose pas de problème et nous savons d'une certaine manière que tu fais partie de notre monde. Nous avons déjà rempli tous les documents nécessaires pour te prendre en charge. Nous n'avons pas besoin de la signature de ton père car c'est lui qui te mest en danger, par conséquent, il est un tuteur inapte et le l'État prend le relais. »

Elle me fixa, réfléchissant. J'ai décidé de lui permettre de réfléchir plus longtemps même si j'était très impatient d'entendre sa réponse.

« Tu réfléchis à cela pendant que je t'examine ? Si cela te mets plus à l'aise, je peux faire venir une femme ici pour examiner les parties qui nécessiteraient un retrait de vêtements. »

Elle a continué à me fixer mais a hoché la tête. J'ai immédiatement appuyé sur un bouton d'appel pour qu'une infirmière vienne. En attendant, j'ai examiné ses bras, ses épaules, son cou et son dos. Quand je suis arrivé à la dernière partie, je pouvais à peine contenir ma fureur. Il y avait des marques visibles sur la partie supérieure exposée de son dos non couverte par le haut. Je les ai bien reconnus et je savais qu'ils ne pouvaient être que le résultat de l'utilisation intensive d'une ceinture. J'ai posé mon bloc-notes alors que je me sentais physiquement malade, ce que je pensais impossible. Cette jeune fille était assise ici stoïque comme jamais quand je savais qu'elle devait souffrir. L'infirmière est entrée et a vu mon expression grave.

J'ai simplement dit :

« Terminez l'examen s'il vous plaît pendant que je vais lui chercher des analgésiques. » Je suis sorti rapidement, essayant désespérément de me débarrasser de cette furieuse envie de meurte. C'était quelque chose avec lequel je n'aurais jamais pensé lutter. Je me suis concentré uniquement sur ma tâche. Prendre des médicaments. Noter le montant et enregistrer. Ranger les fournitures. Revenir dans la pièce. Frapper à la porte. Attendre une réponse. Ouvrir la porte.

Il était plus facile, de se concentrer sur ce qui devait se passer maintenant car elle avait remis sa veste à sa place sur son dos et ses épaules. J'ai remarqué que l'infirmière avait l'air dégoûtée et bouleversée également. Elle m'a remis la feuille d'examen, complétée et je l'ai renvoyée avec mes remerciements. J'ai examiné la feuille et j'ai lu ce que je savais déjà. Je la posai soigneusement et me rassis en face d'elle. Je remplis un verre d'eau et lui tendis une pilule.

« Prends ça pour ta douleur. S'il te plaît." Ai-je ajouté en voyant qu'elle allait le refuser, prétextant ne pas en avoir besoin. À mon grand soulagement, elle pris cependant le médicament.

« Tu ne souffriras plus. » Dis-je, la regardant dans les yeux et lui transmettant ce que je ressentais pour elle. Je l'aimais déjà comme une fille, l'affection étant indubitable. Je ne laisserais plus jamais quiconque lui faire de mal, quel que soit son choix.

« As-tu pris une décision ? » Ai-je demandé.

Elle acquiesça. « Je-je voudrais partir d'ici avec vous. S'il vous plaît. Si-si ça va. » Elle était nerveuse. Je pris sa main dans la mienne et la regardai dans les yeux.

«Bien sur que ça me va ma grande. J'ai hâte que tu rencontres ma famille. Ils ont hâte de te rencontrer aussi. »

Je me suis levé de nouveau et j'ai saisi la feuille d'examen, puis lui ai tendu un stylo et du papier.

« Attends ici et ne t'inquiètes de rien. Notes tous les objets que tu souhaiterais récupérer dans ta maison et leur emplacement. Nous les récupèrerons. »

Elle a saisi le papier et le stylo. Je mis l'évaluation dans le dossier sur lequel ma famille et moi avions travaillé si dur et nous nous sommes dirigés vers le hall. Je passais mes derniers appels, donnant les nouvelles informations, et raccrochait avec un sourire. Je suis allé voir mon collègue, à qui j'avais confié ce matin mon projet, et lui ai annoncé la nouvelle. Il m'a félicité pour « Mon autre bouche à nourrir » mais je pouvais dire qu'il était soulagé que cette fille soit en sécurité. Il m'a dit de partir tôt, comme j'avais demandé à le faire si elle décidait de rester avec nous. Il m'a frappé dans le dos et m'a dit « C'est une fille ! » avant que je ne quitte son bureau. Roulant des yeux, mais ayant l'impression de marcher sur des petits nuages, je devais vraiment me concentrer pour ne pas me précipiter vers mon bureau pour appeler Esmée. Le dossier était en route vers l'endroit nécessaire, j'avais obtenu la permission de la ramener à la maison et un policier serait bientôt à la porte de ce monstre qui lui servait de père. Tant de choses avaient changé en si peu de temps. En un peu plus de 24 heures, voilà que je me retrouvais avec une nouvelle fille ! Je ne savais pas quand ou si elle me verrait un jour comme un père mais je m'en fichais. Elle serait une fille pour moi, pour toujours maintenant.

Esmée décrocha la première sonnerie, comme si elle avait attendu au téléphone toute la journée.

«Carlisle? »

« C'est bon Esmée, elle rentre avec nous. »


J'espère que ça vous a plus et n'oubliez pas ! DES REVIEWS !