Salut ! J'espère que vous allez bien ! Je poste ce chapitre un peu plus tôt que d'habitude parce que... Bah parce que j'ai le temps ! J'espère qu'il vous plaira !

N'oubliez pas les reviews !

Bonne soirée !

Swanny Hooper


Réponses aux reviews :

Noour : Franchement, merci d'être toujours là pour reviewer ( verbe de mon invention !) ! Ca me fait trèèèès plaisir ! Je suis d'accord, je trouve son panda trop mignon ! Moi aussi j'aimerais connaitre la fin ( l'histoire originale n'est pas encore finie ) ! J'espère que ce chapitre te plaira !

Teikilou : Je suis heureuse que le début de l'histoire te plaise, et pour ce qui est de mon travail, de rien ! C'est surtout moi qui te remercie de ta review !


NOTE IMPORTANTE : Il y juste un truc que je voulais vous dire : l'histoire de Carlisle dans cette histoire, est une fanfiction anglaise de Phoenixhp5 : The Pastor's Son ( Le fils du Pasteur) je lui ai envoyé un message pour savoir si je pouvais la traduire pour que vous connaissiez son histoire, mais je ne suis pas sûre qu'elle réponde... Donc si vous pouvez, allez la lire en anglais, et sinon, bah en fait, Carlisle a été maltraité et battu durant son enfance. Il y a bien sûr tout un tas d'autres choses dans l'histoire, mais pour ce qui est de l'histoire de Carlisle, en gros, c'est ça.


Chapitre 4 : S'installer


Point de vue de Carlisle :

J'ai laissé Ember s'installer, sachant qu'elle serait plus à l'aise en ayant un peu de temps pour elle-même pour se retrouver, avec tout ce qui s'était passé aujourd'hui. Alice m'a informé en descendant que son père avait été retiré de leur maison il y a environ une heure. Elle ne voulait pas me le dire devant Ember au cas où cela lui causerait de la détresse. J'acquiesçai, heureux que cela ait été réglé. J'étais sur le point de dire à Esmée que j'allais récupérer les affaires qu'Ember m'avait demandé de ramener quand Alice m'interrompit :

« C'est déjà fait Papa. Jazz et Em sont déjà allés chercher ses affaires. Ils seront de retour dans quelques minutes en fait. Ils sont partis dès que tu es allé lui montrer sa chambre. »

J'ai souri à la serviabilité de mes enfants et j'ai attiré Alice, qui était la plus proche de moi, pour un câlin.

« Merci à tous d'être si ouverts à cet énorme changement. Je n'aurais pas pu aider cette fille sans vous tous. Je sais que c'était complètement inattendu et que cela changera un peu nos vies, sans aucun doute. Vous, les enfants, êtes incroyables. »

Je me suis assuré de regarder tous mes enfants qui étaient dans la pièce mais j'ai posé mon regard sur Rosalie. J'ai exprimé avec ce regard que j'étais extrêmement fier et reconnaissant qu'elle ait mis de côté tous les scrupules qu'elle avait pour que cette fille se sente la bienvenue.

« Oh papa, ce n'est pas un problème. Ember va être une très bonne chose pour la famille. » Dit Alice en me retournant mon étreinte.

Bella ajouta :

« Je sais à quel point rejoindre cette famille comptait pour moi. Je ne voudrais pas empêcher quiconque de ressentir ça. »

Edward sourit à sa compagne. Rosalie a simplement retourné mon regard et a souri. Aussi fougueuse qu'elle aimait le croire, ma fierté était quelque chose dont elle rêvait et appréciait beaucoup de savoir qu'elle l'avait.

Juste à ce moment, Emmett et Jasper franchirent la porte chacun avec un sac dans une main. Jasper tenait un album photo dans son autre main tandis qu'Emmett tenait un panda en peluche tout flasque, abimé et bien usé !

Il souriait d'un immense sourire à fossettes et levait l'animal en peluche.

« Ne cherchez pas un mais deux nouveaux membres de la famille. »

Il y a eu quelques rires à cette annonce. Je me suis approché de chacun et j'ai tendu les bras pour les objets. Emmett me dit alors :

« Nous pouvons les emmener PAPI ! Je ne voudrais pas que tu te fasses mal au dos ! »

Il me contourna ensuite et se dirigea vers les escaliers.

« Emmett ! »Dis-je, tentant d'avoir l'air énervé mais n'y parvenant pas, pendant que ma famille au grand complet, y compris ma femme ricanaient. J'ai plissé les yeux vers elle et elle a simplement ri encore plus. Je pouvais dire que tout le monde était un peu étourdi par les changements qui s'étaient produits aujourd'hui.

J'ai décidé de les suivre pour m'assurer qu'ils ne gênaient pas Ember. Emmett a frappé à la porte, doucement à ma grande surprise, mais a ensuite crié,

« C'est le livreeeur ! »

«Emmett. »Ai-je à nouveau râlé en secouant la tête. Jasper répondit rapidement :

« Ne t'inquiète pas, elle est amusée. »

« Heureusement. Emmett, vraiment. Je ne veux pas la submerger. » Ai-je répondu sérieusement.

Ember ouvrit la porte et leva les yeux, rougissant quand elle vit Emmett tenir son animal en peluche.

« Oh merci beaucoup. »

Elle s'est écartée pour que les garçons puissent poser ses affaires. Emmett posa le panda sur son lit et demanda.

«Alors quel est son nom? »

« Hein? Oh…. »

Ember rougit fortement mais sourit à Emmett, donc je n'intervins pas. À vrai dire, j'étais aussi un peu curieux de connaitre le nom de ce doudou.

« Hum, Oreo. C'est idiot, je sais. Je l'ai depuis des années. C'était un cadeau. »

J'ai alors déclaré :

« Très bien les garçons. Merci pour votre aide, laissez Ember déballer ses affaires et s'installer. »

Regardant Ember, j'ai ajouté:

« Esmée va servir le dîner pour toi dans une vingtaine de minutes, mais ne te sens pas obligée de te cacher ici. C'est aussi ta maison maintenant. Tu ne nous gêneras pas. »

« Merci beaucoup Dr C-euh Carlisle. » Répondit Ember.

« Je pense que je vais aller me doucher maintenant que j'ai mes affaires et je descendrais après. »

« Très bien. A bientôt ma chérie. » Ai-je répondu.

J'ai chassé mes garçons et j'ai fermé sa porte.


Dîner :

Esme était juste en train de déposer une assiette quand nous entendîmes Ember sortir de sa chambre et commencer à descendre les escaliers. Esme me regarda en souriant. Je pouvais dire qu'elle essayait de contenir son excitation mais je pouvais voir clair comme de l'eau de roche qu'elle était extatique. Elle aimait déjà tellement Ember. Son cœur était si grand et semblait avoir toujours de la place pour plus. Je contenais mieux mon excitation, cependant, je ressentais la même chose.

Cette situation était si différente. Même lorsque Bella était devenue ma fille et est restée humaine pendant une courte période, elle avait l'intention de devenir un vampire. J'étais curieux de connaître la nature d'Ember parce que je savais qu'elle faisait partie de notre monde. Je ne savais tout simplement pas comment. Je la laisserais cependant s'ouvrir à moi à son rythme, car en ce moment, aussi courageuse qu'elle était, elle devait être proche de sa limite de stress.

Ember entra dans la cuisine, ne sachant pas trop quoi faire. Esmée s'avança immédiatement et la dirigea vers le tabouret devant l'assiette. Elle ne mit pas sa main sur son épaule car je lui avais dit qu'elle était encore blessée.

Ember avait les cheveux mouillés, attachés en une tresse désordonnée tombant dans son dos. Elle s'était changée, elle portait désormais un pull gris, un legging noir et des chaussettes grises. Elle avait lavé son maquillage, qui, malgré le fait qu'il soit léger, cachait assez bien son état. Cela nous permettait de voir à quel point elle avait l'air épuisée. Je me rappelait brièvement quand Bella avait souffert de cauchemars. Elle avait de tels cernes sous les yeux et en ce moment Ember me la rappelait. C'était certes moins grave, mais on aurait dit que c'était presque devenu normal. Comme si elle avait toujours eu des cernes et qu'elle n'avait pas bien dormi depuis des années. Je fronçais les sourcils en réalisant que c'était sûrement le cas.

Ember s'assit et sourit à Esmée. Polie comme toujours, elle dit:

« Merci beaucoup. Ça a l'air délicieux. »

Esmée avait fait le plein de nourriture humaine ce matin et avait décidé de préparer une salade césar au poulet grillé pour son dîner. Cela semblait être une option sûre et Bella la recommanda car elle était la plus récente mangeuse de nourriture humaine de la maison. Nous découvririons ce qu'elle aimait avec le temps. Je m'assis en face d'elle, espérant que cela ne la mettrait pas mal à l'aise. Je voulais juste discuter de certaines choses et je me suis dit qu'un dîner serait une bonne idée.

Ember commença à manger après avoir vérifié un peu sa salade. Je me demandai pourquoi. Je lui demandais :

« Quels autres plats aimes-tu ? »

Elle mâchait en réfléchissant.

« Je ne suis pas particulièrement difficile. J'aime tous les plats classiques. Je pense que mon préféré serait les tacos. J'aime beaucoup la nourriture épicée »

Elle remarqua également mon regard intrigué par son petit manège.

« Je suis légèrement allergique aux carottes. »

Je pris une note mentale et remarquai qu'Esmée sortait les carottes qu'elle avait achetées et les jetais. J'eu un léger sourire en voyant sa promptitude, sourire qui s'agrandit alors qu'elle commençait à vérifier les ingrédients de chaque article qu'elle achetait. Comme elle ne faisait aucun bruit et qu'Ember me faisait face, elle ne remarqua pas ce qui se passait. Je reportai ensuite mon attention sur l'enfant assise en face de moi.

« Y-a-t-il des aliments que tu n'aimes pas ? »

«Hum...Je n'aime pas vraiment les champignons ou les olives mais je peux en manger s'il le faut. Je n'aime pas non plus le jambon. Il a une… texture… et ça a un goût de métal. »

Elle fronça le nez, ce que je trouvais adorable !

« Je ne l'ai jamais entendu décrit comme ça ! » Dis-je avec gaieté en voyant le jambon prévu pour les prochains repas être mis à la poubelle par Esmée. Dans le dos d'Ember, elle m'a montré la dinde.

« Aimes-tu la dinde ? » Ai-je demandé en essayant de dissimuler mon amusement à ma femme.

« Oui. » A-t-elle simplement répondu.

Esmée la remit donc dans le frigo.

Elle rougit légèrement et continua à manger avec un visage pensif. Elle ajouta ensuite : « Les courgettes ont un goût de… Je ne sais pas quoi… Brr ! Beurk !» ( Note de la Traductrice : Ce n'est pas ça dans l'histoire originale, mais… Je DÉTÈSTE ça !)

Je ne pus plus me retenir : j'éclatais de rire. Elle rougit plus fortement mais sourit sachant que ses descriptions étaient étranges.

« Dans quel club de danse es-tu ? »Ai-je alors demandé.

« Juste celui de mon école. Je m'entraîne beaucoup par moi-même et je regarde des leçons en ligne. Je veux pouvoir rejoindre une équipe universitaire quand j'y serai. »

« Voudras-tu rejoindre un studio ? Il y en a un ici en ville, je pense, près de l'école où vont les enfants. Nous serions heureux de payer pour les cours tant qu'ils n'interfèrent pas avec l'école. » Ai-je dit, espérant que cela lui fera plaisir.

Elle me regarda avec de grands yeux avant de devenir légèrement gênée. Je pouvais déjà dire que ça lui plaisait.

« Je… Je ne peux pas… Je ne peux pas accepter… Vous avez déjà fait tellement de choses pour moi…. Merci, mais je ne peux pas... »

«Ce n'est vraiment pas un problème, ma chérie. Rejoins ce club si c'est ce que tu souhaites. »

Elle réfléchit. Elle dit ensuite :

« Vraiment Dr C-euh, je veux dire Carlisle, je ne peux pas l'accepter. Le studio de la ville est un club de compétition et coûte assez cher. J'ai déjà fait des recherches... »

« Si tu veux essayer, nous paierons. C'est ton choix, cependant. Je te promets que nous pouvons nous le permettre. »

J'ai insisté, parce que je pouvais voir que c'était quelque chose qu'elle voulait vraiment et à ce moment-là, je voulais lui donner tout ce dont elle avait été privée.

Elle réfléchit encore quelques instants puis acquiesça.

« D'accord, j'aimerais essayer alors. Merci beaucoup. »

« Ce n'est pas un problème. Y a-t-il d'autres passe-temps que tu aimes ? » Ai-je demandé.

« Euh pas vraiment. Je dessine parfois mais je n'appellerais pas ça un passe-temps. Je me concentre principalement sur l'école et la danse. » A-t-elle répondu.

J'hochais la tête puis abordais le sujet des études :

« Ember, je ne sais pas si l'école que tu fréquentes actuellement te permettra de rester si tu vis dans cette région maintenant. Tu devras peut-être changer d'établissement. »

Étonnamment, elle ne semblait pas opposée du tout à cette idée, bien au contraire :

« C'est bien. Je n'ai pas d'attachement par rapport à cette école. »

Je me posais tout un tas de questions, mais je n'insistais pas. Les enfants ne s'inquiétaient-ils pas normalement de quitter leurs amis, leur équipe de sport et leurs habitudes ? Je suppose qu'elle préférait vivre dans un environnement sécurisé, même si pour cela elle devait quitter tout cela.

« Nous serions heureux de te laisser revoir tes amis. Je suis sûr que tu vas manquer à tes camarades de danse ! »

Elle avait l'air légèrement embarrassée :

« Les filles de mon équipe ne m'aiment pas beaucoup. Je n'ai personne à qui je voudrais rendre visite dans cette école. »

« Je ne vous aucune raison pour laquelle ils te rejetteraient… » Lui ai-je dit, mécontent d'entendre qu'elle pourrait être victime d'intimidation. N'avait-elle pas assez souffert ?

« Eh bien… C'est entièrement de ma faute. Je ne parle pas aux gens. Ce que je veux dire, c'est que je n'ai personne de l'école ou de la danse à voir à côté. Si vous rejetez quelqu'un ouvertement, il peut le prendre mal. Elles ne l'ont pas non plus fait. Je sais que je leur ai enlevé des solos une fois que je les ai rejoints. Je ne le voulais pas. J'ai juste auditionné et j'ai été choisie. »

Elle a dit cela sans vraiment d'émotions et j'ai compris que l'amitié était en bas de la liste des priorités.

« Rien n'est de ta faute ma grande. » Ai-je dit, ce à quoi elle a simplement haussé les épaules. J'ai décidé de changer de sujet.

« Tu as mentionné tes études, as-tu une idée de ce que tu veux faire plus tard ? » Demandai-je.

« Euh non, pas vraiment, j'hésite encore. J'ai pensé à devenir travailleuse sociale, mais j'aimerais aussi être infirmière, rédactrice en chef dans un journal, enseignante et un tas d'autres choses. Je suis sûre que je changerai d'avis des dizaines de fois avant de me lancer. »

J'ai hoché la tête.

« Eh bien, tu as certainement le temps d'y penser, mais tout cela ressemble à de bonnes carrières. »

En réfléchissant, j'ai réalisé qu'elle voulait, la plupart du temps, aider les autres. Je me suis demandé si cela venait du fait qu'elle souhaitait qu'on l'aide

«As-tu toujours voulu être médecin? » Me demanda-t-elle.

En l'entendant me tutoyer, je fus extrêmement fier, cela signifiait qu'elle commençait à avoir confiance en moi.

« Non, j'ai étudié tout un tas de choses après avoir été transformé, mais je n'ai pensé à poursuivre une carrière dans le monde humain que beaucoup plus tard. Quand je l'ai finalement fait, je savais que je pouvais aider les gens en tant que médecin, mais j'ai aussi brièvement envisagé d'être professeur d'université. Et quand j'étais humain, j'ai grandi en sachant que j'aurais un métier ecclésiastique. Mon père était pasteur d'une église à la fin des années 1600 et en tant que fils, je devais suivre ses traces. Il a pris des emplois pour traquer les vampires ainsi que les loups-garous et les sorcières. J'ai suivi son chemin en interrogeant les personnes accusées de sorcellerie, mais j'étais meilleur que lui pour différencier les innocents des créatures que nous traquions. Pendant une de mes chasse aux vampires, j'ai découvert un véritable nid de vampires dans les égouts »

Je souris légèrement en pensant à quel point la situation était ironique. Mon regard se tourna vers elle, alarmé par les battements précipités de son cœur. Elle déglutit difficilement et sa respiration devint légèrement irrégulière.

« Est-ce que ça va? Qu'y a-t-il ? »

Ai-je immédiatement demandé.

« Hein ? Oh, euh, non non, je pensais juste à quel point cela avait dû être effrayant pour toi. »

Je savais qu'elle ne me disait pas la vérité, mais je décidai de ne pas insister. Je devais m'en tenir à ma règle : lui imposer le moins de stress possible.

Je décidai de passer à un autre sujet, ne sachant pas pourquoi elle était alarmée.

« Quelle est ta matière préférée à l'école ? »

Elle s'était déjà calmée, maîtrisant ses émotions comme je l'avais remarqué plus tôt.

« J'aime bien l'anglais et l'art. »

J'ai hoché la tête, je prenais mentalement des notes par ci par là, car je voulais juste connaître cette fille. Elle était entrée dans cette famille si rapidement. Je voulais tout savoir sur mon nouvel enfant.

« Et celles que tu aimes moins ? » Ai-je demandé.

« Les maths. »( Note de la traductrice : QUOI ?! Elle n'aime pas les maths ?! Sacrilège !) A-t-elle rapidement répondu.

J'ai souris.

« Si jamais tu as besoin d'aide, n'hésites pas à demander, nous sommes disponibles. » Ai-je proposé.

« Merci. Je me débrouille bien, c'est juste que je n'aime pas vraiment ça ! »

A ce moment, elle avait finit son repas et Esmée venait juste de terminier de vérifier le contenu du frigo, des placards et de toute la cuisine pour éliminer tout ce qui était lié aux carottes, jambons, champignons ou olives. Elle se leva et commença à emmener son assiette dans l'évier pour la laver. Esmée fut immédiatement à côté d'elle : « Laisses, je vais laver ça."

« Non... Vous n'avez pas à faire cela, je dois aussi faire des choses et puis, vous avez déjà cuisiné. »

« Ce n'est vraiment pas un problème, ma chérie. Et je t'en prie, tutoies moi. » Insista Esmée et Ember relâcha à contrecœur sa prise sur son assiette. Elle avait alors l'air de chercher quoi faire.

« Quand changerais-je d'école ? J'aimerais savoir si j'ai du travail à faire pendant le weekend. » A-t-elle dit, en me regardant.

« Nous n'avons qu'à dire que tu es dispensée de devoirs ! Nous irons lundi matin au collège et nous nous occuperons de ton transfert. »

Elle hocha la tête et dit:

« Eh bien, je suppose que je vais finir de déballer mes affairs et probablement aller me coucher. »

« Bien sûr, tu dois être très fatiguée. N'hésite pas à nous demander tout ce dont tu as besoin. J'ai acheté des articles de toilette ce matin et j'ai rempli ta salle de bain mais ça fait un bon moment que je ne suis plus humain, alors dis nous si il te manque quoi que soit. D'accord ?

« Encore une fois, merci beaucoup. Je vous suis incroyablement reconnaissante »A-t-elle répondu.

Je pouvais voir ma que ma femme résistait à la tentation d'embrasser Ember pour lui souhaiter une bonne nuit, ne voulant pas la mettre mal à l'aise.

« C'est notre plaisir. Bonne nuit et dors bien. » Répondit Esmée.

Ember a quitté la cuisine et nous avons écouté jusqu'à ce qu'elle arrive dans sa chambre. Esmée demanda à voix haute :

« Je me demande pourquoi elle a soudainement pris peur lorsque tu parlais de ta vie humaine… »

«Je ne sais pas. Je voulais demander à Edward s'il a remarqué quelque chose mais je ne veux pas non plus le forcer. »

« De toute façon Papa, je ne pourrais rien te dire. »Dit Edward en entrant dans la cuisine.

Je l'ai regardé avec curiosité et il a continué.

« Je ne pouvais pas lire dans ses pensées. J'y arrivais au au début, mais quand elle a établi un contact visuel avec moi, elle s'est souvenue que je pouvais lire dans les pensées et soudain ses pensées se sont tues. Un peu comme toi quand tu me bloques mais là c'était tout de même différent. Je ne pouvais pas entendre quoi que soit… »

Il semblait légèrement irrité, comme il l'était lorsque son don lui était inutile.

C'était si étrange... Cette fille se révélait être un mystère et mon esprit insatiable et curieux avait besoin de réponses. Je ne pouvais pas la bombarder de questions mais je voulais désespérément connaître les réponses. Elle devait d'abord me faire confiance. Je savais qu'elle le faisait dans une certaine mesure, mais je voulais qu'elle sache qu'on pouvait me faire confiance pout tout.

« Jasper n'a pas non plus pu lire ses émotions une fois qu'elle est entrée dans la maison. On aurait dit qu'une fois qu'elle s'est souvenue que nous avions des capacités, elle les a bloquées. »

« C'est vraiment intriguant…» Ai-je réfléchi à voix haute.

« Eh bien, elle est douée. Aucun doute là-dessus. »


Point de Vue d'Ember :

Il a chassé les sorcières ? Il… S'il le découvre. Tout cela ne servira à rien car je serai chassé. Il va me détester. Dans ses jours humains, il condamnerait ceux qui avaient mes capacités à… à quoi? Brûler sur le bûcher? Cela ne ferait rien d'autre que de me rendre plus forte mais ce n'était pas le but. Mais il chassait autrefois les vampires, et maintenant il en est un. Ce n'était tout de même pas la même chose qu'une sorcière. Il était de toute façon très peu probable que les sorcières qu'il avait chassé soient les même que moi. Les nôtres étaient très rares, une mutation très exceptionnelle. Je n'étais pas vraiment une sorcière, mais, c'était le terme correspondant le mieux. Mon genre était lié aux éléments de la nature. Mon père pouvait manipuler l'eau et j'avais un contrôle parfait du feu et de la chaleur. Cela faisait partie de moi. Je pourrais exploiter sa puissance et l'utiliser comme si c'était la mienne. J'avais aussi d'autres capacités. Nous ne lancions pas de sorts et nous n'utilisions pas de chants comme le faisaient les sorcières. Nous avions simplement exploité notre pouvoir, qui semblait plus fort lorsqu'il est entouré de notre élément, et l'avions utilisé pour nous protéger. Cela semblait être la raison de nos pouvoirs. Protection et survie. Nous pouvions ainsi utiliser ces capacités pour nous protéger. Nous étions naturellement à l'abri des menaces dans ce monde. Comme un caméléon qui se fond dans le décor, notre sang n'était pas vraiment attirant pour les vampires ou toute autre créature. Notre parfum est tout simplement proche de l'odeur de l'élément auquel nous sommes connectés. Ma mère n'était pas comme mon père et moi, elle ne possédait donc pas nos capacités. Quand je me suis souvenu qu'Edward pouvait lire dans mes pensées, j'ai consciemment mis ma protection corporelle en place. C'était probablement semblable au bouclier de Bella. Ma température corporelle avait augmenté suite à cela, mon élément étant le feu. C'était cependant fatiguant et je ne pourrais pas maintenir cette protection durant mon sommeil.

Je repensai au moment où mon père et moi avions déménagé d'ici. Nous avions quittés la Californie après le départ de ma mère. Si seulement elle avait su que la violence qui lui était autrefois destinée pas mon père me serai aujourd'hui réservé. Elle ne pensait pas un seule instant qu'il me fera du mal, il ne l'a d'ailleurs pas fais au début. Cependant, après avoir surmonté son chagrin, il devint froid et en colère. Il me blâma pour le départ de ma mère. Mon existence était la raison pour laquelle leur mariage n'a pas fonctionné. Bien sûr, c'était moi, pas la façon dont il la traitait avais-je alors pensé ironiquement. Tout comme il m'a traité quand elle est partie. Malgré le fait que je sache que c'était lui le problème, je ne pouvais toujours pas m'empêcher de me dire que tout était de ma faute comme il se plaisait à me le répéter. Nous avions déménagé ici, car il y faisait toujours humide et pluvieux, ce qui lui permettait d'utiliser pleinement son pouvoir. Moi, en revanche, je devins extrêmement faible. Je ne pouvais pas me battre contre lui. Il savait que je n'atteindrais jamais mon plein potentiel ici. Pas de soleil, de chaleur, de feu, etc. Je fonctionnais au minimum. Si je devenais extrêmement en colère, je pourrais causer des dommages, mais le manque de chaleur me laissait si faible que je ne pouvais rien face à mon père. Depuis lors, je n'avais pas du tout utilisé mon pouvoir jusqu'à aujourd'hui, lorsque je devais empêcher mon corps d'être lu ou manipulé.

Je voulais ne jamais redescendre. Que devrai-je faire si Carlisle le découvrait? Me soumettrai-t-il à la torture? Eh bien, s'il me condamnait brûler, je ne serais que d'autant plus forte. Me verrait-il juste comme une abomination ? J'avais étudié ce qu'ils faisaient aux sorcières ainsi qu'à des gens comme moi, souvent regroupés avec des sorcières. Je n'étais pas une sorcière, non, mais j'en étais proche. Serais-je juste un monstre à ses yeux ? Serai-je damnée ? Je grimaçai à cette dernière pensée.

Je croyais en Dieu. J'aimais Dieu. Je me considérais comme chrétienne. Mais je pense que je suis l'une des rares, sinon la seule, à ne pas savoir si ma croyance était suffisante pour annuler ce que je suis. Mes pouvoirs m'auraient qualifié de damnée techniquement. Je mis mon visage entre mes mains. Il fallait que je cache ça. Deux ans et ensuite je partirais à l'université. Me débrouiller toute seule. Je n'aurais jamais à retourner ici. Mon cœur me faisait mal à cette pensée. J'ai réalisé que j'étais déjà attaché à cette famille. Comment pourrais-je ne pas l'être ? La chose que je voulais le plus dans ma vie, c'était une famille. J'en avais une désormais. Pourtant, j'avais l'impression de ne pas le mériter. Je devrais leur faire part de ma vraie nature. Mais, je ne pouvais pas, que penseraient-t-ils de moi ? Comment me considéreraient-t-ils ? Comme un danger. Une abomination. Une menteuse. Je soupirai et rangeai le dernier de mes vêtements. Stupide. J'étais tellement stupide de m'attacher après une journée. Plus d'attachement. Je ne pouvais pas me laisser approcher. Je ne pouvais pas sinon ils comprendraient. C'était mal de mentir mais je ferais n'importe quoi pour ne pas retourner vers mon père. Une partie de moi sentait que je méritais tous ce qu'il m'avait fait subir, après tout, n'étais-je pas un monstre ? Mais la plus grande partie de moi ferait n'importe quoi pour ne plus endurer de souffrance. J'avais en fait prévu de m'enfuir si je ne pouvais pas me tenir jusqu'à dix-huit ans. J'avais rendu des services à quelques personnes et j'avais même fait un peu de tutorat le midi dans mon école. J'économisais chaque centime depuis l'âge de douze ans. Quatre ans plus tard, j'avais économisé environ trois mille dollars. Cet argent, caché dans ma valise noire, je lui avais trouvé une nouvelle place ici à mon arrivée bien que je doutais fortement que quelqu'un veuille me le prendre, mais j'aimais savoir qu'il était quand même en sécurité. Je savais parfaitement qu'ils pourraient très facilement le retrouver, même si je l'avais mis dans une chaussette de mon tiroir, ils pourraient probablement le renifler. Tout avait une odeur et l'argent était facile à sentir, j'en étais sûre.

J'ai écarté toutes ces pensées alors que je me préparais à me coucher. J'ai regardé sous le lavabo de la salle de bain attenante à ma chambre. En dessous, il y avait un paquet complet de papier toilette, trois boîtes de tampons, trois boîtes de serviettes et un paquet de protège-slips. J'ai alors simplement décidé d'ouvrir chaque tiroir et chaque armoire pour voir ce qu'ils contenaient. J'ai trouvé tout un tas de produit d'hygiène : six types de lotion, douze parfums, trois paquets de rasoirs, un paquet de dix brosses à dents, deux tubes de dentifrice, deux bouteilles de bain de bouche, quatre types différents de nettoyant pour le visage, des cotons-tiges, des boules et des disques de coton, du dissolvant pour vernis à ongles, deux types de shampooing pour cheveux secs ou gras, deux types de d'après shampooing, trois types de gel douche, de la crème à raser, du savon, un gant de toilette, une brosse à cheveux , des épingles à cheveux, de la laque, un sèche-cheveux, un fer à friser, un lisseur et enfin un kit de maquillage bien approvisionné. J'ai regardé, bouche bée, tous les objets. Jamais de ma vie je n'avais eu autant de choses. Je m'assis sur le sol pendant un moment, me sentant soudainement faible. Je me sentais mal d'avoir menti sur ce que j'étais, mais j'avais aussi l'impression d'être sur un petit nuage. Je ne me souciais pas forcément des choses mais tout cela montrait que j'avais pas souvent eu tout ce dont je pouvais avoir besoin. Quelqu'un avait pensé à moi. Ils ont pensé à moi et ont voulu subvenir à mes besoins. Je me suis levé et j'ai sorti mon shampoing et mon savon bon marché de la douche pour les remplacer par les articles qu'Esmée m'avait apportés. J'ai soigneusement fermé chaque tiroir et chaque placard. Je me suis brossé les dents et me suis mis en pyjama.

Quand je suis rentré dans ma chambre, j'ai regardé une fois de plus autour de moi. J'ai regardé cette chambre en sachant que je pourrais tout perdre à tout moment.

Le lit était royal, avec une couette blanche moelleuse et des oreillers assortis. Il y avait une couverture rose pâle pliée au bas du lit. Le fauteuil à côté du lit avait également un coussin blanc et des oreillers. De l'autre côté se trouvait un bureau où se trouvait mon album photo. Il y avait autre chose que je n'avais pas remarqué. Je me suis approché et j'ai vu que c'était un ordinateur portable. Non. Je n'avais même pas de téléphone portable et maintenant j'avais un Macbook? J'ai recommencé à ressentir cette sensation de faiblesse et j'ai décidé qu'il était l'heure du coucher avant de trouver une voiture garée dans mon placard ou quelque chose comme ça ! Je ne pouvais pas m'empêcher de penser que je profitais d'une manière ou d'une autre de cette famille. Je ne pouvais pas non plus m'empêcher de me sentir prise en charge. Une sensation de chaleur que je n'avais pas connue depuis très, très longtemps commença à se répandre dans tout mon corps. Je me glissais sous les couvertures, me couchai sur le ventre pour ne pas aggraver mon mal de dos, et fermai les yeux, permettant à mes pensées de flotter librement. J'ai été heureuse de sentir mon bouclier toujours en place pendant toute la durée de mon endormissement. Je ne savais pas s'il tiendrait durant mon sommeil profond, mais j'étais trop heureuse et bien lotie pour m'en soucier. Quoi qu'il arrive demain, pour le moment, je dormais.


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