Salut ! J'espère que vous allez bien !
Je suis désolée si certains avaient cru que je posterai un chapitre dimanche dernier, je sais que mon message n'était pas clair. Désolée ! Je voulais également vous dire que je suis désolée, mais je vais passer à un chapitre toutes les 2 semaines : En une semaine, je n'ai plus le temps de traduire le chapitre.
Bon ! Passons au chapitre, aujourd'hui, au programme, un appel inquiet, une petite mise au point et un petit moment familial ! J'espère qu'il vous plaira !
Bonne soirée !
Swanny Hooper
Réponses aux reviews :
Anya Kristen : Merci ! Je suis contente que ma traduction te plaise ! Pour ce qui est des Euros aux USA, dans l'histoire originale, c'était des dollars, mais étant donné que ce sont des français qui me lisent, je me suis dis que si je mettais les prix en Euros, cela serait peut-être moins dérangeant pour les gens qui ne connaissent pas les équivalences Dollars/Euros. Est-ce-que c'est choquant d'avoir mis des Euros ?
Chapitre 8 : Erreur
Point de vue de Carlisle :
J'étais dans mon bureau à travailler sur la paperasse lorsque j'ai reçu un appel sur mon téléphone portable. Le numéro n'était pas enregistré, mais j'ai reconnu celui de l'école.
« Allô, Dr. Cullen à l'appareil. » Ai-je répondu, espérant que cet appel était du à quelque chose de positif. Je savais cependant que ce n'était probablement pas le cas car dans le cas contraire ils ne m'auraient pas appelé sur mon téléphone portable.
« Bonjour Dr Cullen, ici le principal. J'ai appelé votre domicile mais personne n'a répondu. Je voulais juste me renseigner sur votre fille, Ember. Est-elle malade? »
Mes sourcils se froncèrent, instantanément inquiets. « Pas que je sache. Est-elle dans le bureau de l'infirmière? Je peux venir la chercher tout de suite. »
Je me levais tout en parlant.
« Non, monsieur. Elle est arrivée à l'école aujourd'hui mais elle n'a pas assisté à ses premiers cours et sa voiture n'est plus sur le parking. Personne n'a appelé pour me prévenir de son absence, je voulais donc savoir si elle vous avait appelé, vous ou votre femme pour signaler qu'elle ne se sentait pas bien, ou qu'elle devait rentrer ? »
Si cela avait été l'un de mes autres enfants, j'aurais eu la certitude qu'ils étaient partis en raison d'un problème avec leur soif. Pour Ember, j'étais perplexe. Elle avait été surchargée de travail; peut-être était-elle tombée malade et avait décidé de rentrer. Mais pourquoi n'avait-t-elle pas appelé ? Je sentis l'inquiétude m'envahir.
« Bien, M. Le Principal, je vais me renseigner et je vous rappellerais quand j'aurais de nouvelles. Merci beaucoup de m'avoir prévenu. » Dis-je rapidement, approchant déjà du bureau de mon collègue pour l'informer que j'avais une urgence familiale.
« D'accord, j'attends de vos nouvelles. J'espère que vous éclaircirez la situation. Au revoir Dr Cullen. »
Moins de deux minutes plus tard, je courais vers la maison. Je pensais que ce serait là qu'elle irait si elle se sentait malade mais ne voulait pas nous appeler. Différents scénarios me venaient à l'esprit. Ember était si particulière. Je savais que si elle sautait l'école, il y avait une bonne raison.
En remontant vers l'allée, je me calmai légèrement. J'entendais son cœur battre à l'étage, mais il était plutôt rapide. Je me dépêchais vers sa chambre. Sa porte était ouverte et elle fermait une valise. Une valise ? Fuyait-elle ? Qu'est-il arrivé ? Pourquoi penserait-elle que partir était nécessaire?
« Où crois-tu aller, jeune fille ? » Ai-je dis, avec fermeté, exigeant des explications. Mon cœur se serrait à l'idée de connaître la raison de son départ. Pourquoi voulait-elle partir?
« Ce n'était pas une question rhétorique. » Ai-je ajouté, les bras croisés tandis qu'elle me regardait silencieusement, les yeux écarquillés. Je posai sur elle un regard scrutateur, ma peur me rendant plus sévère que ce que je souhaitais. Elle était clairement en détresse.
« Je… Je dois y aller. » A-t-elle simplement répondu.
« Je vois. » Ai-je répondu. « Allez où, exactement ? » L'ai-je questionné.
« Je…Je ne sais pas. » M'a-t-elle répondu. « Vous ne voulez pas de quelqu'un comme moi dans cette maison. » A-t-elle ajouté.
La confusion m'a envahi. Je suis sûr que j'avais l'air étonné. Pourquoi penserait-elle cela ? Je décidai de lui poser la question.
« Pourquoi diable penses-tu cela ? Ai-je fait quelque chose pour que tu te sentes mal accueillie ? » Ai-je demandé, craignant de lui avoir causé un préjudice. Je me suis senti malade cette idée.
« Non. C'est le contraire en fait. Fais-moi confiance. Il faut que je parte. Je ne ferais que du mal à ta famille. »
Elle évitait cependant de me donner la moindre explication.
« Ember. Tu ne partiras pas. Tu es clairement en détresse et tu te trompes. Tu es également sous ma tutelle et je ne te donne pas la permission de partir. Parle moi s'il-te-plaît. Que se passe-t-il ? »
J'étais sûr que je pourrais arranger ça si elle se confiait simplement à moi. Qu'est-ce qui avait tellement bouleversé mon enfant qu'elle sentait qu'elle avait besoin de partir? Je repensai brièvement à Rosalie avait-elle aussi essayé de s'enfuir en pensant que nous la détestions. Mais c'était tellement différent, Ember s'était déjà si bien intégré dans la famille, elle semblait si attachée à nous.
« Je t'en prie, laisse-moi partir. » A-t-elle chuchoté. Cela m'a brisé le cœur.
« Pas avant que tu me dises pourquoi tu crois que tu dois le faire. » Ai-je insisté.
Sa voix se brisa, « Je ne peux pas. Tu me détesterais. »
J'ai immédiatement arrêté de respirer. La détester ? Ainsi, elle pensait la même chose que Rosalie il y a tant d'années ? L'idée même de la détester était absurde. J'aimais tant Ember, c'était ma fille ! Je devais lui faire comprendre à quel point c'était ridicule, tout comme je l'avais fait des années auparavant avec mon autre fille.
« Je ne pourrais jamais te détester ! » Lui ai-je dis, en colère qu'elle puisse penser de telles choses.
« Si ! Tu pourrais ! Tu devrais même » insista-t-elle. « Tu voudrais me voir morte ! » s'exclama-t-elle, une vive émotion s'infiltrant dans ses mots. Elle croyait vraiment ce qu'elle disait. Mais pourquoi? J'étais consterné.
« Morte?! Ember Idalia Cullen, je ne pourrais jamais rien vouloir de ce genre! Pourquoi penses-tu cela ?! »
J'ai commencé à marcher vers ma fille paniquée d'une manière apaisante. Tout ce que je voulais faire, c'était la rassurer.
« Parce que je suis ce que tu as chassé ! »
Je ne compris pas le sens de sa phrase.
«Ember, je…» ai-je commencé.
« Je suis un monstre Carlisle! »
Elle devenait de plus en plus angoissée. J'avais peur qu'elle fasse une crise de panique. J'ai commencé à devenir encore plus inquiet, si c'était possible, quand ses yeux sont devenus orange, rougeâtre.
« Ember… » Ai-je dit, d'une voix calme et apaisante.
« Je suis une sorcière ! » Cria-t-elle. Sa voix tremblait de peur, de colère et de frustration. Je fus un peu choqué en voyant ses cheveux prendre feu. J'ai paniqué pendant une seconde avant de réaliser que cela ne lui faisait pas mal. J'avais remarqué qu'elle se sentait plus à l'aise dans des températures très chaudes. J'avais même remarqué que le feu agissait étrangement en sa présence. J'ai pensé que cela avait quelque chose à voir avec le fait qu'elle était plus qu'humaine. Je ne l'avais pas poussée à me parler de son côté plus mythique, mais j'avais récolté quelques indices. C'est pourquoi j'avais su qu'une couverture chauffante lui apporterait du réconfort lorsqu'elle avait eu peur la nuit dernière. Une sorcière ? Cela expliquait définitivement certaines choses.
« Laisse-moi partir. »
Elle avait l'air complètement vaincue.
J'ai alors réalisé ce qu'elle voulait dire en étant ce que je chassais. J'ai repensé à la conversation que nous avons eue pendant le dîner le jour de son arrivée ici. Elle était devenue angoissée quand je parlais de ma vie humaine chassant des vampires, des sorcières, etc. Mais elle avait sûrement réalisé que j'étais forcée de le faire et que je ne savais pas grand-chose au-delà de ce qu'on m'avait dit de ces êtres. J'étais moi-même quelque chose que je chassais. J'ai compris en tant que vampire qu'il pouvait y avoir du bien dans n'importe laquelle des créatures de cette Terre. Nous prenons nos propres décisions. Je laissais échapper un souffle, sachant que je pourrais gérer cela. C'était un malentendu. Elle se trompait complètement. Honnêtement, j'étais heureux d'avoir une réponse quant à sa nature. Ensuite, je pourrais poser des questions plus approfondies et en savoir plus sur ce qui pouvait et ne pouvait pas la blesser ou l'affecter. Jusqu'à présent, j'avais compris qu'elle était susceptible de subir des blessures humaines normales, mais elle guérissait beaucoup plus rapidement. J'ai remarqué que ses blessures avaient guéri plus rapidement que prévu et qu'elle avait pu retirer son attelle après un peu moins d'une semaine. Toutes ces pensées ont rempli mon esprit pendant assez longtemps pour faire croire à Ember qu'elle avait fait mouche. Elle se retourna vers sa valise, finissant de la refermer. Au moment où elle allait s'en saisir, je l'ai arrêtée.
« Je ne te donne pas ma permission pour partir, comme je l'ai déjà dit. » Lui ai-je dit, ayant besoin qu'elle comprenne que fuir n'était pas une option.
C'était imprudent et dans l'état actuel des choses, j'ai senti que j'avais besoin de discuter des règles de la famille. Je repensai à Bella qui s'était enfuie et comment elle avait failli mourir à cause de son imprudence et de son mépris pour elle-même. J'ai réfléchi à la façon de m'y prendre avec Ember. Il était impensable et impossible pour moi de la frapper ou de la punir physiquement, peu importe la manière. Je ne savais que trop bien que des flashbacks étaient susceptibles de se produire. Je ne pouvais pas non plus supporter l'idée qu'elle ait peur de moi.
Son petit murmure m'a alors brisé le cœur. « S'il te plaît ne me renvoie pas à mon père. Tout sauf ça. S'il te plaît, je m'en irai et tu n'auras plus jamais à me revoir. Tu as ma parole. »
J'ai alors réalisé que je devais d'abord répondre à sa peur de ce que je penserais d'elle. Je devais le faire vite aussi car elle supposait le pire.
« Chérie, j'ai besoin que tu prennes une profonde inspiration. Personne ne te renverra là-bas. Jamais. »
Elle avait l'air choquée, confuse et soulagée par mon ton et mes intentions. Ses cheveux étaient revenus à la normale, mais l'élastique qui les tenait attachés était réduit en cendres. Ses cheveux étaient maintenant lâchés dans son dos.
« Je ne comprends pas... » Dit-elle après un moment. « Je suis exactement ce que tu as cherché à éliminer. J'aurais été exécuté si j'avais été en vie à cette époque. »
J'ai déplacé sa valise et son sac de danse et m'assis sur le lit, lui indiquant de se joindre à moi. Je pouvais voir qu'elle ne voulait pas, mais elle semblait incapable de ne pas obéir. J'ai légèrement froncé les sourcils. C'était une bonne chose, mais pas si elle le faisait pas peur. Elle s'assit à côté de moi avec raideur, comme si elle comme si elle s'attendait toujours à être expulsée ou à devoir retourner avec le monstre qu'était son père biologique.
« Sais-tu que si Alice avait été vivante à cette époque, elle aurait également fait face à toute cette haine envers les êtres surnaturels ? »
Elle avait l'air choquée et ouvrit la bouche pour parler mais je levai la main. Je me mordis l'intérieur de la joue quand je la remarquai tressaillir. Je ne l'ai pas abordé à voix haute car j'étais sûr qu'elle n'avait pas voulu que je voie ça mais je ne pouvais pas faire comme si je n'avais rien vu. Je me suis contenté de lever la main et de tendre la main pour rentrer une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Elle m'a regardé avec de grands yeux, à présent redevenus bleus, emplis de confusion et de curiosité.
« Durant sa vie humaine, on l'avait enfermé dans un asile à cause de ses visions. Elle était différente. Douée. D'autres ne la voit pas de cette façon, cependant. Tout comme ils ne l'avaient pas vu à l'époque. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a du potentiel pour être bon ou mauvais dans chaque être. Je ne pense pas, et ce depuis près de quatre cents ans, qu'être différent vous rend intrinsèquement mauvais. Tu es incroyablement spéciale. Tu es gentille, polie, motivée, altruiste, intelligente, belle, talentueuse, et je suis incroyablement fier de la personne que tu es. Pour Esmée et moi, tu es notre fille bien-aimée, une bénédiction à laquelle nous ne nous attendions pas. Peu importe si tu ne nous vois pas comme tes parents, tu seras toujours traitée comme notre fille adorée, ainsi que nous te considérons. Tu peux partir à l'université, avoir une carrière, être séparé de nous, vieillir et nous te verrons toujours comme notre fille. Nous t'accorderons toujours une place dans cette famille. Dans ta famille. Et ce dès le premier où je t'ai rencontré. L'affection que j'avais pour toi était la même que celle que j'ai ressenti pour chaque membre de cette famille. Tu fais partie de notre famille et j'en suis très fier. »
Elle n'a pas répondu tout de suite. Elle était en train d'analyser mes paroles. Elle réfléchissait toujours avant de parler. Ma fille, réfléchie, responsable et intelligente.
« Moi aussi j'ai ressenti de l'amour. » A-t-elle dit simplement.
Je savais qu'elle n'avait pas fini, mais ce fut la seule chose qu'elle dit pendant quelques instants. Elle ajouta ensuite : « Vous tous… vous êtes presque indestructibles mais le feu vous fait du mal. Et si un jour je perds le contrôle. Et si je vous blesse accidentellement. Et si… je suis juste… Je suis dangereuse... »
« Chacun de nous peut se blesser gravement. Il y a déjà eu des pertes de contrôle entrainant parfois des blessures. Je l'ai toujours traité. Tous les membres de ma famille sont conscients des complications qui peuvent survenir à tout moment. Aucun d'entre eux n'a jamais perdu sa place dans cette famille à cause d'une perte de contrôle. Il y a eu des conséquences, mais je ne mettrais jamais un membre de ma famille à la porte. Rien ne pourra jamais faire que j'arrêterai de t'aimer. Rien. » Ai-je insisté, voulant à tout prix qu'elle comprenne que j'étais sincère.
Je savais qu'elle tentait de s'en convaincre mais son peu de confiance en elle ne lui facilitait la tâche. Elle ajouta quelque chose qui me ravit. « J'irais peut-être à l'université, je partirais peut-être pour mon futur tarvail mais je ne vieillirai pas. Je peux mourir beaucoup plus facilement que vous, mais je ne vieillis plus à partir d'un certain âge. Nous sommes peu nombreux, c'est pourquoi je ne suis pas surprise que vous n'ayez jamais entendu parler de nous. Nous essayons délibérément de rester cachés des autres créatures douées parce que nous sommes plus sensibles. C'est pourquoi vous ne pouvez pas tous sentir mon sang. Nous sommes camouflés et à cause de cela, peu de gens savent que nous existons. En fait, nous ne savons même pas quand nous rencontrons des gens comme nous, parce que personne n'oserait se révéler. Nous pourrions facilement être mis à profit et être obligés d'utiliser nos pouvoirs pour le mal. En fait, je pense que c'est la raison pour laquelle les sorcières ont reçu une mauvaise réputation. Quand quelqu'un découvre ce que nous sommes, notre nature et nos faiblesses, ils peuvent nous manipuler. Nous guérissons rapidement, mais nous pouvons toujours mourir aussi facilement qu'un humain. D'ailleurs, nous pouvons mourir plus facilement, d'une certaine manière. Je ne me vois pas me séparer de vous. Je me suis senti plus moi-même ici que jamais ailleurs. Même s'il fait froid, mon cœur est chaud. »
Elle termina son explication et je pris sa main dans la mienne.
« Nous non plus, nous ne nous pouvons pas imaginer d'être séparés de toi. Je voudrais juste savoir ce que tu veux dire par être plus sensible qu'un humain ? J'ai besoin de savoir ce qui peut être dangereux pour toi. »
Elle hocha la tête et sourit. Je pense qu'elle avait finalement compris que jamais je la détesterai et qu'elle ne partirait pas. Elle regarda nos mains, l'une dans l'autre.
« Je suis désolée si je donne l'impression de ne pas aimer l'affection que vous me donnez tous. C'est juste que je n'en ai pas l'habitude, mais j'espère que je nous vous ai jamais blessé par mon attitude… » J'hochai simplement la tête et j'ai attendu qu'elle m'explique sa vulnérabilité, tout en gardant sa main dans la mienne.
Elle prit une profonde inspiration. « Le feu, la chaleur, le soleil, la chaleur, etc. Tout cela me donne de la force. Ils me rendent plus fort qu'un humain. Je suis, littéralement, dans mon élément autour de ces choses. Le froid me rend mal à l'aise et vulnérable aux maladies. L'eau, si elle est très froide également. Etre exposée à des températures glaciales et de l'eau glacée pendant un certain temps me tuerait. J'ai découvert, enfin mon père a découvert qu'en fait, être exposé à une eau à 0 degrés ou moins m'est presque instantanément mortel. J'ai très peu de temps si cela se produit. Quelques minutes. Une eau entre 1 et 15 degrés ne me tuera pas tout de suite, mais une exposition prolongée me rendra instantanément très malade et je mettrai beaucoup plus de temps qu'un humain à guérir. L'eau froide au-dessus de 15 degrés me rendra également malade, mais de manière moins sévère. Le feu et la chaleur me permettent de guérir bien plus vite, donc si un jour je suis blessée ou tombe malade, mettez moi à coté d'un feu ou même dedans. Peu importe, le feu ne peut pas me blesser. Je préférerais à côté, cependant, car sinon, mes habits prennent feu... » Finit-elle, l'air légèrement embarrassée à l'idée que ses vêtements brûlent. J'ai pris des notes mentales tout au long de son discours et j'ai réalisé qu'en raison de notre nature, elle aurait plus de chances d'être accidentellement exposée à des conditions froides. Il faudrait que j'ajoute aux règles de la famille. Premièrement, pas d'eau glaciale autour d'Ember. Je ne vois pas pourquoi il y en aurait, mais tout de même.
« Très bien. Je veux que tu saches que j'ajouterai une règle de famille, et j'attends de toi que tu la respectes sérieusement. »
Elle écoutait attentivement, voulant connaître mes attentes.
« Pas d'eau glaciale. Ne t'en approche pas. A chaque fois que cela pourrais te blesser, je t'interdis de t'en approcher. » Elle hocha la tête.
« Le reste de nos règles familiales ne consiste pas à t'exposer ou révéler ta nature à un humain, à ne pas te faire de mal, à ne pas mentir à moins que ce ne soit nécessaire pour ta survie ou que la vérité mette en péril notre secret, et enfin, à ne pas te mettre en danger ou être imprudente. Si tu étais partie, j'aurais considéré cela comme imprudent. Tu ne savais pas où aller ni ce que tu allais faire. En fin de compte, tu te serais exposé à un préjudice potentiel. Heureusement pour toi, tu as fais cela avant de connaitre les règles de la famille, ainsi, je ne te punirai pas. Cependant, si cela se reproduisait, je te traiterai comme n'importe quel autre enfant de cette famille. Comme je l'ai dit, tu es ma fille. Je comprends si tu ne me vois pas comme ton père, mais tu seras traitée comme ma fille tant que tu seras dans cette famille. D'accord ?
« Oui… Monsieur. » A-t-elle répondu. « Carlisle… Je… » Elle semblait hésitante.
Je l'ai exhortée à continuer: « Tu peux me dire tout ce que tu veux, ma petite danseuse, du moment que c'est respectueux. »
Elle rougit en entendant le surnom mais eut l'air ravie.
« Le seul exemple réel que j'ai eu d'un père était quelqu'un qui me traitait comme si je ne valais rien. Je… Je… je ne peux pas te voir comme ça, alors je ne sais pas comment te voir comme mon père parce que le terme dans mon esprit ne correspond pas à ça … Mais… Je… Heu… » Elle commençait à paniquer, pensant que je serais offensée qu'elle ne m'appelle pas « Papa ».
« Ember. Respire ! » Je lui ai fait un gentil sourire pour montrer qu'elle ne m'offensait d'aucune façon.
« Je comprends ce que tu ressens. Je peux te faire une remarque ? » Lui ai-je demandé, ce à quoi elle a répondu positivement.
« Je ne pense pas que cet homme était ton père. » La confusion se manifesta sur son visage. « Ce que je veux dire, c'est ça. Les pères, les papas, les parents, ect… sont des gens qui nourrissent, soignent, protègent et aiment leurs enfants. Il est ton père biologique, ton géniteur, et c'est tout. Il n'a jamais été ton père. Il a abandonné ce titre à la seconde où il a décidé de te faire du mal. Tout comme les enfants adoptés ont des parents biologiques et de vrais parents. Les vrais parents sont ceux qui vous élèvent, répondent à vos besoins et sont là pour vous. Je ne suis pas ton père biologique, mais je ferai de mon mieux pour te montrer ce qu'est un vrai père. Si tu ne m'appelle pas Papa ou Père, ce n'est pas grave, mais sache que j'agirai toujours ainsi avec toi. Comme ton père. »
Elle semblait réfléchir sérieusement à ce que j'avais dit.
« Je ne l'ai jamais appelé « papa »… Je pense qu'avec ta remarque et un peu de temps, j'arriverai à t'appeler comme ça… Je… »
« Chérie, tu m'appelles comme tu veux. Si à un moment donné tu veux m'appeler Papa, je serais ravi. Je n'attends pas de toi que tu le fasses. Ce n'est pas une obligation ou un quelconque devoir. Quoi qu'il en soit, ma vision de toi ne changera pas » Dis-je, sérieusement.
Elle hocha la tête puis, pour la première fois, prit l'incitative d'un câlin. Elle se pencha en avant avec hésitation, commençant à étendre son bras. « Je… Je peux ? »
Je n'ai pas attendu qu'elle termine sa question. J'ai attiré la fille contre moi et l'ai serrée fort. « Tu n'as jamais à demander, ma chérie. Je t'aime. »
Elle avait son visage enfoui dans mon épaule, ses paroles furent donc étouffées, mais je les entendis tout de même. « Je t'aime aussi. »
Cette simple réponse fit bondir mon cœur. Chaque fois qu'un enfant rejoignait notre famille, j'étais extrêmement reconnaissant.
Je l'ai tenue pendant quelques minutes avant qu'elle ne s'écarte. Son visage était coupable. Je l'ai regardée d'un air interrogateur.
« J'ai loupé l'école. » A-t-elle dit simplement.
« Je vais m'en occuper. Je leur ferai savoir que vous ne vous sentiez pas bien, ce qui, techniquement, est vrai. Si cela se reproduit, cependant, il y aura des conséquences. » Ai-je dit avec fermeté mais en restant toujours très doux et gentil. Je savais que je devais être très prudent en évoquant la moindre punition. Je ne voulais pas avoir l'air de la menacer. Je refusais de lui rappeler son père biologique.
« Cela a été une matinée difficile et tu t'es déjà réveillée la nuit dernière. J'aimerais que tu essaies de faire une sieste. » Je ne la forçai pas, mais j'espérais tout de même qu'elle m'écouterai. Je m'inquiétais pour rien, car elle hocha la tête
« Je vais vider ma valise et faire une sieste alors. » A-t-elle simplement répondu.
Je pris cela comme un signal pour quitter la pièce. J'embrassai le haut de sa tête et me dirigeai vers mon bureau. Sa chambre était au même étage que mon bureau, ce qui me faisait me sentir mieux. J'étais nerveux. Nerveux après avoir appris sa sensibilité au froid et à l'eau. Elle me paraissait si fragile. Je savais qu'elle était également puissante, mais les deux semblaient varier selon les circonstances. Je n'aimais pas que sa sécurité soit circonstancielle. J'avais besoin de partager cela avec le reste de la famille dès leur retour à la maison. Peut-être qu'une fois que tout le monde serait au courant, je me sentirais mieux. Je savais qu'ils allaient tous garder un œil sur elle, tout comme il le faisait avec Bella quand elle était humaine.
Je me suis rappelé que je devais rappelé le principal. J'ai pris mon téléphone et composé le numéro.
« M. Le Principal, c'est le Dr Cullen. Je vous appelle pour vous vous informer que j'avais retrouvé ma fille. Elle se sentait plutôt mal après son arrivée à l'école. Ma femme est allée la chercher et a récupéré sa voiture. C'est une vraie mère poule et n'a pensé qu'à la ramener à la maison. Elle a complètement oublié de prévenir l'école qu'Ember se sentait mal. Elle sera de retour dès lundi, son état s'améliore déjà. Je m'excuse pour le dérangement. »
L'appel s'est bien déroulé et il a souhaité à Ember un prompt rétablissement. Je devais me souvenir de raconter l'histoire à Ember, je n'aimais certes pas qu'elle mente, mais je ne souhaitais pas non plus que son dossier comportemental parfait soit gâché par quelque chose comme ça car c'était quelque chose dont elle était fière. Sécher les cours n'était vraiment pas son genre, de plus, elle avait une bonne raison. Je ne voulais pas qu'elle fasse face aux répercussions alors qu'elle était visiblement bouleversée. Hmmm. Est-ce que j'agissais encore comme un père très protecteur ? De toute façon, il était trop tard maintenant. Je savais que mon comportement était justifié : elle était en détresse. Je secouai la tête pour me débarrasser de ces pensées et partis en direction de la chambre d'Ember pour lui raconter l'histoire. J'allais prendre la parole, quand, je m'interrompis, la voyant roulée en boule sur son lit. Je tirai silencieusement la couverture au bout de son lit sur elle et je sortis, fermant sa porte. J'ai monté le thermostat pour qu'elle soit à l'aise.
Au moment où j'eu fini de régler la température, Esmée entra dans la maison. En entendant des bruits de sac et le frigo s'ouvrir, je pensai qu'Esmée était passée à l'épicerie. En m'entendant à l'étage et en écoutant les battements de cœur de sa fille, elle déposa les sacs et monta à l'étage.
« Carlisle? Pourquoi Ember est-elle à la maison ? Est-elle malade ? » Je dus la rattraper avant qu'elle ne se précipite dans sa chambre.
« Non, elle n'est pas malade Esmée. Je t'expliquerai tout en rangeant les courses. »
Quand j'eus fini de raconter ce qui s'était passé, Esmée dit: « Eh bien, je suis contente que l'école ait été si prompte à t'appeler. Qui sait où elle serait en ce moment. »
Elle s'inquiétait, imaginant ce qui aurait pu se produire si Ember avait réussi à partir. Nous serions rentrés à la maison et aurions vu ses affaires disparues, sans aucune lettre ou quoi que ce soit. Elle a continué.
« Je suis contente qu'elle t'ai tout avoué. Je me demande si elle va se détendre davantage maintenant que la vérité est révélée et qu'elle sait que nous l'acceptons. Penses-tu qu'elle est réveillée ? » Elle s'interrompis pour écouter, entendant toujours la même respiration lente.
« Chérie, tu pourrais la dorloter bientôt, je te le promets. » Je me suis abstenu lâcher un petit rire et lui ai simplement souri avec amour.
Elle hocha simplement la tête, l'air impatiente. J'espérait qu'Ember voulait vraiment dire ce qu'elle a dit à propos des marques d'affection parce que je pouvais voir Esmée lutter pour ne pas courir dans sa chambre et l'étouffer sous des embrassades.
Message de l'auteure : Eh bien, regardez qui pourrait commencer à se permettre de faire partie de la famille à partir de maintenant. J'ai encore un chapitre pré-écrit pour cette histoire après cela, j'ai une petite idée de ce qui devrait se passer ensuite mais je ne sais pas comment l'écrire. Je prévois qu'après le chapitre neuf, il y aura une pause de quelques semaines entre une mise à jour. Merci beaucoup à tous ceux qui interagissent avec cette histoire, cela signifie beaucoup. Cette histoire est comme mon bébé maintenant je veux lui rendre justice !
Message de la traductrice : C'est pas trop mignon ce moment d'explication père-fille ? XD ! Personnellement, j'ai trouvé que Carlisle était un peu brusque avec Ember et risquait de lui faire peur… Je suis la seule ? N'oubliez pas de mettre une review !
A dans 2 semaines !
