Nouveau départ, et... déjà des emmerdes.

POV Law :

Peu à peu, sa voix montait dans les aiguës. Il sentit son égarement, et approcha lentement sa chaise du lit, prenant garde à ne pas la toucher.

Elle fixa sur lui ses beaux yeux turquoise complètement angoissés devant toutes ces nouvelles réactions qu'elle ne connaissait pas et aurait dû connaître.

- Je ne connais que très peu de choses de toi miss. Commença-t-il d'un ton apaisant, ne voulant pas risquer de refaire la scène inquiétante de tout à l'heure, quand ses yeux avaient changés de couleur. Ce que je sais, tu me l'as dit, ou je l'ai deviné. Je peux déjà affirmer que cela fais très longtemps que tu n'as plus été en contact avec tes semblables, tes réactions le prouvent. La plupart des femmes matures... (elle haussa de nouveau les sourcils). Ah, d'accord.

Son ignorance sur sa race est à ce point ! Songea-t-il. Elle était vraiment fascinante, et il était ravie qu'elle fasse désormais partit de son équipage, même s'il devait passer par un cours sur la race humaine pour ça.

Elle était déjà plus calme, et l'écoutait avec nervosité, ses doigts triturant le bord du drap. Il souffla, et se passa la main sur le visage.

- Alors, commença-t-il, moi, je suis un homme. Tu le sais ça ?

- Bien sûr, renifla-t-elle, dédaigneuse. Un mâle quoi.

- Et que sais-tu d'autre sur les mâles, comme tu dis ? Demanda-t-il en la fixant.

- Vous croyez que tout vous appartient, qu'une femelle n'est pas capable de défendre son territoire, vos humeurs varient selon votre entourage de mâles ou femelles, vous êtes dominants, cherchez toujours à prouver votre supposée supériorité, à partir d'un certaine âge, vous partez former votre propre clan. Il y a des moments où vous montez sur les femelles aussi, ça je sais pas... surtout que vous montez aussi sur les mâles d'autres fois.

Tout le long de sa tirade, il l'avait regardé, profondément amusé et surpris. Tout ce qu'elle savait, elle l'avait appris de sa vie avec les animaux. Et le plus amusant, c'était qu'elle n'avait pas tout à fait tort pour les « mâles » comme elle disait. Les hommes étaient assez semblables aux animaux après tout.

Il y avait bien sûr des détails à savoir, mais il ne la jugea pas encore prête à aborder ces sujets-là. Elle devait être un puits de connaissance en plantes en revanche, et tout ce qui concernait la survie devait être une seconde nature chez elle.

- Bon, sur ce sujet-là, ça peut aller, mais tu te réfère sans cesse aux animaux. Je vais avoir du mal à t'apprendre si je ne connais pas bien ton parcours tu sais. Dit-il sur un ton neutre.

Elle se hérissa immédiatement, avant de se détendre. Elle ne me dira pas toute la vérité. Songea-t-il. Qu'importe, la moindre information l'intéressait.

- Je suis née dans une petite île semblable à celle-ci. Commença-t-elle, je l'ai quitté à l'âge de huit ans, et me suis embarqué dans un navire qui m'a déposé ici. A mon arrivée, il y a eu un accident, et on m'accusa d'en être responsable. J'ai dû quitter le village pour vivre dans la jungle. Maintenant j'ai à peu près 17 ou 18 ans, et j'ai toujours vécu seule dans la forêt.

Elle avait tout dit d'une voix monocorde, sans prêter réelle attention à son récit, les yeux fixés dans le vide devant elle. Law fronça les sourcils. Il n'avait pas appris grand-chose, et ce manque de coopération l'exaspérait. Enfin, il examinerait tout en détail plus tard.

- D'accord, reprit-il. Bon, si moi, je suis un homme, toi tu es une femme, ou plutôt, une jeune fille.

Elle plissa le nez, et il s'empressa d'ajouter :

- Laisse tomber, c'est la même chose. Les femmes, même si nous sommes de la même espèce, sont très différente des hommes, et c'est pourquoi je ne suis pas le mieux placé pour t'expliquer tout ça. Tout d'abord, tu dois savoir que ta réaction de tout à l'heure était normale, n'importe qui aurait réagi comme ça. Surtout que tu ne me connais pas.

Elle resta silencieuse, attendant la suite avec curiosité. Par où commencer ? Il n'avait jamais expliqué ce genre de choses, et là, il était aussi perdu qu'elle. Il se passa la main sur la nuque. Comment expliquer des détails qu'il ne comprenait pas lui-même sur le sexe opposé ?

La situation avait un peu dérapé et ça ne lui plaisait que moyennement. Mais il ne pouvait pas laisser un membre de son équipage dans l'ignorance, surtout une jeune fille. Il n'y avait pas que des gentlemans à bord. A commencer par lui.

- Bon… sais-tu comment marche le corps d'une femme ?

Elle secoua la tête. Ah ! Il pouvait lui faire un cours de science, là-dessus par contre, il n'y voyait aucun inconvénient ! Ils verraient la question des réactions... plus tard...Il entamerait donc son apprentissage par là. La suite n'en serait que plus facile. Elle le fixait de ses grands yeux, sans ciller, écoutant avec attention. Le passage des règles fut assez compliqué à expliquer, surtout quand elle voulut vérifier qu'elle ne les avait pas. Il l'en empêcha à grand peine, se retenant de rire.

Les réactions, sans aucune pudeur pour la plupart, de la jeune femme ne cessaient de le surprendre, et si elle lui avait grondé dessus quand il l'avait touché, elle le laissait s'approcher quelques fois très près, sans que cela ne la gêne aucunement.

Elle ne voyait que le côté pratique et nécessaire de la chose, ce qui était normal, après presque dix ans à vivre seule en pleine nature. Elle ne connaissait que les lois des animaux, et ignorait tout de celles régissant le monde des hommes.

L'apprentissage serait long. Heureusement, la vie d'un pirate n'avait que peu de règles, et les comportements animaux trouvaient plutôt bien leur place dans ce monde.

- Aller, ça suffit pour aujourd'hui. Lâcha-t-il bien plus tard. Il doit être au moins minuit, et il faut que tu te reposes. Demain je te présenterai aux autres membres de l'équipage, et tu as intérêt à être moins agressive que tout à l'heure. Lui dit-il d'un ton plus menaçant. Maintenant, ta vie de solitaire est terminée, et tu vas devoir t'adapter, compris ?

- Oui captain ! Marmotta-t-elle en fermant les yeux et en se blottissant sous le drap.

- Capitaine ! Ne m'appelle pas comme cet imbécile de Kidd. Grogna-t-il.

Mais elle s'était déjà endormie. Il sortit en secouant la tête. Les prochains jours n'allaient pas être de tout repos.

POV Aylan :

Je me réveillai doucement, et fixai un instant le plafond blanc au-dessus de moi en levant un sourcil, histoire de me rappeler pourquoi je voyais ça au lieu des contours irréguliers des murs de ma grotte.

Le sommeil quittant doucement mon esprit, des images d'hier me revinrent. Ah oui, exact, rebelote. J'étais une pirate sous les ordres d'un capitaine qui avait passé la soirée, ou plutôt la nuit, à m'expliquer les méandres du corps d'une femel... femme.

Par la malepeste, que c'est compliqué ! Surtout ces histoires de... le bouzin là, mensuels quelque chose. Les femelles n'avaient pas ça dans la jungle... Enfin pas que je sache. Il faut dire, ce n'était pas comme si j'étais allé vérifier. Bon aucune importance.

Alors, première nouvelle de la journée, hormis le fait que j'ignorais d'ailleurs totalement l'heure, était que je mourais de faim. La deuxième, bien meilleure, était que je n'avais presque plus mal. La troisième était plus une équation : pour manger il faut une cuisine. (Enclenchement des méninges). Pour trouver la cuisine, il faut la chercher. Pour la chercher, il faut se lever.

Jusque-là, aucun soucis de parcours.

C'est après que me vint une illumination. Quatrième nouvelle, j'étais toujours toute nue sous les draps. Et merde.

Vu ma réaction d'hier devant Law, qu'est-ce que ça allait être devant l'équipage ! J'allais sûrement perdre tous mes moyens. Et il ne fallait absolument pas que je perde mes moyens. Sous aucun prétexte.

Mais la nouvelle numéro un me revint à l'esprit sous la forme d'un grondement de la part de mon estomac. Tch ! Il ne peut vraiment pas attendre deux secondes celui-là ? Il me répondit par un nouveau grognement. Ok Ok...

Bon, après l'analyse, l'action. Je regardai autours de moi, mais ne vis aucun vêtement potable. Je me souvins alors de la porte de la chambre de Law, qui était encore ouverte. Il ne devait peut être jamais la fermer après tout. Profitant de l'aubaine, je me levai d'un bond, avant de retomber aussi sec sur le lit en me tenant douloureusement la tête.

OK ! Message reçu ! On se calme... et que quelqu'un arrête cette saleté de pièce qui se prend pour une toupie ! Finalement, ce n'était pas si mal que j'ai le ventre vide... Ça m'étonnerait que Law ait apprécié la nouvelle décoration du sol dans le cas contraire.

Je tentai un deuxième essai, plus lentement maintenant que la salle ne dansait plus la dernière rythmique locale. Ouf, je pouvais au moins tenir debout sans vaciller.

Me voici donc nue au milieu de la salle, avec pour seul vêtement les bandages toujours en place latéralement sur ma poitrine et ma cuisse gauche. Qui supportait d'ailleurs très bien mon poids, à ma grande satisfaction. J'avais une étonnante cicatrisation, et ce depuis cet événement à mon village.

J'eus soudain un petit sourire, coupant net les images revenant défiler dans mon esprit. Aaalors comme ça Law me piquait mes frusques... Qu'à cela ne tienne! J'entrai dans sa chambre – vide heureusement -, et y restai quelques instants...

POV Law : Avant le réveil d'Aylan, vers sept heures du matin

Couché torse nu dans son lit, Law se réveillait doucement d'un sommeil agité, entrecoupé de rêves étranges où il se voyait avec une blouse blanche et des lunettes sur le nez, entouré d'une bande de gamins bruns et couverts de peau de bête, derrière un bureau avec un tableau noir en face de lui.

Hum hum. Sans commentaire.

Il s'étira avec bonheur dans la chaleur des draps, crispant les muscles de son dos, et faisant rouler ses épaules en poussant un soupir d'aise.

Law secoua la tête en glissant la main derrière sa nuque, puis se leva et traversa sa chambre couverte d'un tapis blanc et noir vers son armoire, à deux mètres de son lit. Son large bureau était collé au mur entre les deux.

Il enfila rapidement son habituel sweet et son pantalon bleu à pois noir. La soirée lui revint en mémoire, et un sourire tordu vint étirer ses lèvres. Il allait en voir de toutes les couleurs avec cette nouvelle recrue, il le sentait.

Sur ces pensées, il traversa la chambre en sens inverse, passant devant son lit et vint à la porte de l'infirmerie. La jeune fille dormait toujours. En boule sous le drap, seules sa tête apparaissait, ses longs cheveux bruns répandus autour d'elle comme une protection sur sa peau bronzée.

Law ne put s'empêcher de sourire en la regardant. Il avait toujours trouvé comme apaisant de regarder quelqu'un dormir. Il allait s'approcher quand quelqu'un frappa à sa porte.

- Capitaine ? Vous êtes réveillé ? On voudrait vous voir au village. Même si votre absence à la fête n'a pas vraiment eu d'importance, le vieux cinglé veut vous parler. Maintenant si possible.

- J'arrive Bepo. Un instant.

- Ah, désolé... répondit la voie étouffée de son second.

Il l'ignora et attrapa son chapeau et son nodachi, posé sur sa chaise, puis sortit sans un regard en arrière. Elle se réveillerait bien toute seule, et puis, il lui fallait du repos après tout le sang qu'elle avait perdu hier.

Il avait été étonné qu'elle ressente si peu la fatigue, mais la voir dormir comme une marmotte était rassurant. Il ne manquerait plus qu'elle se lève plus tôt que lui.

Son second le salua, et le conduisit à l'extérieur du sous-marin, où un vieil hystérique à l'apparence de savant fou l'attendait en tapant des pieds sur le sol d'un air furieux. Law soupira.

Il n'a pas changé, toujours aussi excité malgré ses 78 ans. Vieux shnock.

- TRAFALGAR LAW ! Qu'est-ce que tu marmonnes dans ta barbiche ! Le vieux shnock à des oreilles !

- Mais oui mais oui. Tu as jeté un œil au sous-marin ?

- Comment peux-tu être aussi direct… Se lamenta le vieil homme aux cheveux blancs dressés sur sa tête. Voilà plus de 10 ans que l'on ne s'est pas vu. Je te reconnais bien là, éternel sans-cœur. Moi qui ai si généreusement accepté de réparer cette boîte de conserve qui te sert de navire et...

- Tu as accepté par ce que tu as une dette envers moi, et n'insultes plus mon sous-marin sous peine de te retrouver toi sous forme de boîte de conserve. L'interrompit placidement Law avec un regard froid. Alors ?

- Désespoir ! Malgré tous mes efforts tu restes cette personne vide de sentiments que je connais tant...

Seulement de quelques jours. Précisa calmement Law qui était pourtant au bord de l'énervement, comme à chaque fois qu'il revoyait le vieux.

- … Mon travail est fichu ! Et...

Il s'arrêta net de jacasser quand il vit du coin de l'œil, autant que ces gesticulations théâtrales le lui permettaient, la main du capitaine jouer agilement avec le cordon du manche de son nodachi.

- Heu, hum... Ou en-étais-je ? Ah oui, le sous-marin donc.

- C'est ça. Acquiesça lentement Law, avec son impassibilité habituelle.

L'homme l'énervait à chaque fois mais il était un vrai génie. Il avait cumulé les métiers, de savant en laboratoire à mécanicien en passant par chimiste, et excellait dans chacun.

- Heu, oui... hum hum. Donc, le moteur a deux-trois couacs pas bien méchants qui ne seront p- s dur à remplacer. J'ai justement quelques pièces qui me seront utiles pour la révision. Il n'y a qu'un détail, il me faudrait quelques-uns de tes hommes pour les réparations.

- Pas de problème, je te les fournirai. Combien de temps cela va-t-il prendre à ton avis ?

- Oh, pas plus de deux jours, je pense. Ça dépendra de la vitesse de tes hommes surtout. Ce n'est pas un travail compliqué et...

Il s'arrêta net, l'œil brillant.

- Un problème ? S'enquit Law.

Tu m'avais caché que tu avais une petite amie ! Susurra le vieux hibou avec un sourire malicieux et appréciateur, fixant un point derrière le jeune homme.

- Qu'est-ce que tu...

Il s'interrompit aussi sec en apercevant Aylan sortir du sous-marin d'un pas énergique, parcourant la plage déserte des yeux pour finir par l'apercevoir. Elle se dirigea vers lui en s'exclamant :

- Dis-donc Law, ton sous-marin c'est un vrai labyrinthe, je crève la dalle et je ne trouve pas la cuisi...

Elle stoppa net sa phrase et s'arrêta, palissant. Elle venait d'apercevoir le vieil homme. Law sourit.

- Je t'ai déjà dit que c'était capitaine maintenant, et... ce ne serait pas mes vêtements que tu portes là ? Ajouta-t-il, soudain énervé.

Mais elle ne l'écoutait pas.

POV Aylan :

J'avais déambulé un moment dans les couloirs après avoir enfilé un bermuda noir au tissu léger, parfait pour le climat tropical de l'île, et un tee-shirt jaune bien trop grand pour moi auquel j'avais fait un nœud sommaire pour qu'il me serre juste sous la poitrine en dénudant mon ventre, comme mon ancien tee-shirt

Je n'avais rien trouvé de mieux, et comme le bermuda était bien trop grand, j'avais utilisé une longue et fine écharpe orange -me demandais qui l'avait oublié ici et en plus ça empestait le parfum sucré- en guise de ceinture.

Cette tenue me plaisait ! Et puis, le t-shirt portait la forte odeur de Law, un mélange de sel marin musqué, de menthe fraiche un peu piquante et d'une autre touche indéfinissable.

L'odeur était clairement celle d'un mâle, forte et dominatrice. Je portai à ma truffe le bord du tee-shirt et inspirai à fond cette délicieuse odeur. C'était naturel pour moi de retenir quelqu'un aussi bien par son visage que par son odeur. Mais la senteur n'était pas assez forte, il m'en fallait encore plus.

Comme le propriétaire n'était pas là, je me tournai vers son lit. Les draps étaient encore défaits et tièdes. Ça ne faisait pas longtemps qu'il était debout apparemment. Je m'approchai et me glissai sur les draps, m'étalant sur le ventre, ignorant le léger tiraillement au niveau de mes blessures, la tête sur les oreillers. Je fourrai mon nez dans le doux tissu et inspirai de nouveau.

L'odeur était beaucoup plus forte, et cela me donna un instant le tournis, mon odorat étant particulièrement développé et aiguisé par ces années dans la jungle. J'eus un frisson en touchant les parties encore tièdes du lit.

Je ne cherchai pas à comprendre, classant cette réaction inconnue dans le tiroir de ce que Law appellerait « les états d'âme », ou quelque chose dans ce style qu'il avait baragouiné hier. Il avait par ailleurs tenté d'expliquer ce qu'était une âme justement, avec plus ou moins de réussite. Pas hyper convaincant son histoire.

Je lâchai le tissu à regret, et descendis du lit. Mon estomac se rappelant de nouveau à moi, je grimaçai devant la faim qui me tenaillait le ventre. Je n'avais rien mangé hier, ma proie étant restée à la portée du premier fauve venu dans la jungle. Mais je supposais que Law n'était pas du genre à devoir chasser pour se nourrir, il devait l'acheter. Le mot me parut bizarre, ne m'étant quasi plus connu, et j'essayai de le dire plusieurs fois à haute voix assez inutilement.

Haussant finalement les épaules, je me mis en quête de la cuisine du bâtiment, qui devait être un... je tachais de me rappeler le nom... Un sous-marin ! Les murs n'étaient pas en bois, et pour le peu d'image que j'avais eu d'un sous-marin, ces grands couloirs aux murs de métal et à l'éclairage faible m'y faisaient aussitôt penser.

oOo

- Corne cul d'la mère molle ! grognai-je après une demi-heure de déambulation dans les couloirs vides, qui résonnèrent du juron. Saloperie de sous-marin. Où est cette cuisine ? Je vais lui dire deux mots moi à ce soi-disant capitaine qui laisse ses recrues sans indication et qui pique ses fringues !

En plus, j'étais pieds nus et le sol du sous-marin était vraiment glacial !

Tournant au hasard d'un couloir après avoir ouvert une énième pièce, une chambre puante, mais vide, je découvris une porte ouverte où se glissait la lueur du jour. Enfin. Je courus vers l'ouverture, l'ouvris en grand et clignai des yeux, éblouie par la luminosité du soleil.

Le sous-marin – après vérification, je suis fière de pouvoir vous affirmez que c'était un sous-marin !- était ancré devant une petite plage entourée de petites falaises rocheuses de pierres roses claires. J'étais déjà venu ici, et cette plage était un excellent moyen de protéger un navire, les courants marins ne pouvant atteindre le fond de cette crique.

J'avais passé beaucoup de temps à nager et à observer du haut d'un rocher la mer, et je connaissais les courants du coin aussi bien que ma grotte. Il allait d'ailleurs falloir aussi que j'y retourne, histoire de récupérer mes objets personnels et Kidd. Je parcourus la plage des yeux, et aperçu Law, qui se tenait non loin de l'entrée. Je sautais dans l'eau, qui m'arrivait seulement aux genoux, et courus vers lui en m'écriant :

- Dis-donc Law, ton sous-marin c'est un vrai labyrinthe, je crève la dalle et je ne trouve pas la cuisi...

Il se retourna, et j'aperçus un vieux bonhomme étrange derrière lui. Je plissai les yeux. Je connaissais cet homme, et ne le portais absolument pas dans mon coeu-…. mais une voix glaciale m'interrompit.

- Non. Pas lui. Le mâle n'est quand même pas en train de discuter avec... lui ?!

A suivre...

Voili voilou ! J'ai essayé de le faire un peu plus long, dites-moi ce que vous en pensez !

Merci d'avoir lu ! Dites-moi ce qui ne va pas aussi !(ou ce qui va d'ailleurs, chuis pas contre...;) )