Que suis-je, qui suis-je
Comment ça je ronronnais ? Mais c'était vrai en plus !
Waah ! C'était totalement incontrôlable ! Je ne parvenais pas à arrêter ma gorge de vibrer joyeusement sous les caresses et grattouilles de mon alpha. De plus, son odeur m'envahissait le museau par vagues, me faisant tourner un peu la tête alors que je la respirais avec bonheur sans davantage pouvoir le contrôler.
Et c'est qu'il se foutait de moi en plus ! Penguin, dont le sourire était tout d'abord un peu forcé, finit par éclater de rire à son tour, suivi de Sachi et Bepo, puis de tout l'équipage.
- Mais arrêtez bon sang ! Criai-je, sans qu'autre chose qu'un grondement rageur sorte de ma gueule.
Furieuse, j'agitai la queue et rabattis les oreilles alors que leurs rires reprenaient encore plus fort. Penguin essayait difficilement de se retenir, devinant que j'étais inquiète, mais Law ne se gênait absolument pas pour rire haut et fort.
Salopard...songeai-je, très, très énervée. C'était bien le moment tient !
Je me retenais très fort de ne pas lui sauter à la gorge, dans mon état -et le sien- je risquais de le blesser. J'espérais vraiment que le vieil homme au bout de mon voyage allait avoir une solution à ce nouveau problème. Comme si ça ne suffisait pas...
Law finit par se calmer, essuyant ses larmes aux coins de ses yeux.
- Aller, sourit-il, on fouille le navire et on retourne à bord. Aylan et Bepo, vous venez avec moi tout de suite dans le sous-marin.
Bepo obéit immédiatement, mais je pris mon temps pour me lever, toujours vexée qu'il se soit payé ma tête comme pas permis. Il ne m'attendit de toute façon pas, et sauta par-dessus la rambarde, atterrissant souplement sur le pont du sous-marin.
Quel frimeur ! J'allais lui montrer moi.
Je ne pris même pas la peine de m'approcher du bord, je pliai mes pattes et sautai sans élan largement au-dessus de la rambarde. L'équipage regarda mon large saut, ébahit, alors que j'atterrissais bruyamment en faisant cahoter le sous-marin, juste devant Law qui faillit se retrouver le cul par terre sous le brusque contre-poids.
Il me donna une claque sur la croupe en me dépassant. Je répondis en le bousculant du bout du museau dans son dos, plus fort que prévu, et l'envoyai embrasser la porte.
- Ouch !
Trafalgar amortit avec ses mains de justesse. Sinon, a pu de bout de nez ! Il se retourna et me lança un regard meurtrier. Je léchai innocemment ma patte, agitant une oreille. Il secoua la tête en grognant et entra, suivit d'un Bepo très amusé qui essayait comme il pouvait de le cacher.
Mais là, je peux vous dire que, heureusement, la Bête n'était pas trop large de corps... Sinon on aurait eu un sérieux problème. J'eus du mal à me glisser dans l'ouverture avec mes épaules musclées, mais réussis après quelques essaies infructueux, en rampant de côté. Ouf. Je me voyais mal passer ma vie sur le pont, dans une… niche aquatique ? ... sans commentaire. Je suivis en trottinant Law et Bepo, et me rendis compte que je voyais aussi bien dans le sous-marin mal éclairé qu'en plein jour. Pratique ça !
Soudain, un cri me fit sursauter.
- AYYYLLAAANNN !
- Kidd ! Piaulai-je, ravie de le revoir.
Je m'approchais de lui, la queue haute en signe de bienvenue. Mais à peine le perroquet, volant dans le couloir à notre rencontre, m'aperçut-il qu'il fit immédiatement demi-tour à toute vitesse, se payant un mur au passage, les plumes hérissées de peur en hurlant de nouveau :
- KIDDOUDOUDINDON !
Je m'arrêtai dans mon élan. Ma queue s'abaissa lentement avant d'aller toucher le sol. Même Kidd ne me reconnaissait pas. Un soupir rauque glissa entre mes longues dents.
POV Bepo :
L'ours n'en croyait pas ses oreilles. « Kiddoudoudindon ? » Où est ce que cette bestiole était aller pêcher ça ? Kidd, le redoutable pirate avec une prime de 315 millions de berrys. Un poulet bleu pétard gueulant son nom un chouillat déformé dans tout le sous-marin. S'il apprenait ça...Songea-t-il, se retenant de glousser bêtement.
Il jeta un regard à Aylan et vit soudain sa peine. Il tendit une patte amicale vers elle.
POV Aylan :
- Aller Aylan, ça va aller. Me dit Bepo en venant poser sa patte sur mon épaule massive – je le dépassais presque -. On est avec toi, et tu ne resteras pas indéfiniment comme ça, le capitaine trouvera une solution.
Je relevai la tête avec un faible jappement d'acquiescement, reconnaissante mais peu réconfortée. Me redressant, je repartis d'un pas penaud derrière Trafalgar, Bepo me suivant plus lentement, apparemment plongé dans ses pensées.
Kidd avait disparu des couloirs, probablement de retour dans la chambre.
Law envoya Bepo s'occuper des manœuvres pour le sous-marin et m'emmena dans sa petite infirmerie personnelle. Il banda ses propres blesseurs aux épaules avant de se tourner vers moi, sagement assise dans l'embrasure de la porte. Il me fit allonger sur le sol, devant répéter son ordre pour que je ne le comprenne.
- Ouvre la bouche...là, comme ça...
Concentré sur sa tâche, il ne me regardait même pas, attendant que j'obéisse pour m'ausculter, les sourcils froncés, les yeux pétillants alors qu'il exerçait sa passion.
Ravie de te servir de cobaye hein... Au moins un qui s'amusait.
Il notait la longueur de mes crocs, testait mon odorat, mon ouïe, ce genre de trucs. Au bout de 20 minutes de ce manège, j'en eus assez. Je le repoussai du bout du museau et commençais à me lever. Agacé que je ne le laisse pas continuer, il me donna une pichenette sur la truffe accompagner d'une tape sur l'oreille, et je laissai échapper un grondement rageur en me redressant alors que la colère de me faire traiter comme un petit chien m'envahissait.
- Grrrrrooo...
Mon grondement se transforma de lui-même en menace vibrante en guise d'avertissement. Nous nous figeâmes en même temps, nous fixant avec intensité. Merde ! Mais qu'est ce qui me prenait de gronder sur mon alpha ! Je me plaquai aussitôt au sol et offris ma gorge bien en vue en signe de soumission, laissant vibrer mes cordes vocales d'un son moins grave.
Law me regarda. Je voyais bien qu'il ne savait pas très bien comment réagir, il ne connaissait pas aussi bien que moi le monde animal, mais avait parfaitement compris le message de menace de tout à l'heure. Mais la Bête en moi était trop forte pour que je me contrôle entièrement, et mes réflexes étaient modifiés vers un côté plus animal, plus sauvage, alors que je pensais en tant qu'humaine.
Rien n'allait plus dans mes émotions confondues avec celles de l'animal. Et j'avais de nouveau besoin d'une assurance, d'une base solide, savoir que Law était mon alpha, qu'il pouvait assumer ce rôle. Et plus il tardait, plus mon malaise augmentait. Il finit par se décider, et, avançant d'un pas ferme vers moi, appuya un genou sur mon poitrail et posa un scalpel sur ma gorge offerte, y exerçant une légère pression. Je retins un mouvement de recul, le laissant faire, sentant que c'était là l'affirmation dont j'avais besoin.
Un nouveau lien sembla alors se tisser entre nous, un lien que seuls les alphas et leur soumis pouvaient ressentir, comprendre. Il était mon alpha. Je ne l'avais jamais su avec tant de force, c'était un sentiment qui chantait et vibrait en moi. C'était donc ainsi que les animaux vivaient ? Avec cette sensation de légèreté face à celui qui déciderait, qui ordonnerait, et à qui on accordait notre confiance ?
POV Law :
Le félin immense se plaqua au sol, laissant vibrer avec douceur sa gorge, qu'elle dégagea, la laissant vulnérable. Law hésita, ne sachant pas exactement comment réagir, mais sentant que cet instant était crucial pour Aylan, pour les jours à venir. Elle le regardait de ses grands yeux turquoises, désormais fendus, et noyés dans une angoisse palpable. Soudain, le jeune homme se décida. Il attrapa un scalpel qu'il vit danser entre ses doigts et s'avança vers elle, la démarche assurée, le regard froid et dominant.
Il se pencha avec lenteur au-dessus du corps massif bien plus imposant que lui, puis apposa sa lame sur la gorge offerte. Le félin tressaillit. Law appuya plus fort, les yeux glacials. Il sentait qu'il devait faire preuve d'une pression, d'un calme et d'une dureté implacable. Il était le dominant.
POV Aylan :
Le jeune capitaine me fixa droit dans les yeux avec une aura implacable jusqu'à ce que je ne puisse plus soutenir son regard. Il appuya une dernière fois sur la lame, puis se releva, emportant avec lui le scalpel aiguisé. La peur reflua. Les choses reprirent un peu leur place dans mon esprit mélangé entre deux espèces.
Lâchant un petit soupir rauque, je me relevai en m'ébrouant pour chasser les restes de crispation, tachant de les ignorer.
L'atmosphère tendue de la pièce s'était dissipée, laissant place à une étrange complicité. Je suivais Law dans ses déplacements du coin de l'œil sans jamais chercher à croiser son regard, et je sentais qu'il percevait l'attention insistante du félin. Mes émotions semblaient beaucoup plus fortes sous la forme d'animal. J'avais un mal de tête qui pointait devant toutes les sensations qui déferlaient sans arrêt en moi, de la petite poussière glissant du meuble à l'odeur acide des produits dans les placards.
Me d'mande bien c'que c'est d'ailleurs. Pas sûr d'être sûr de vouloir savoir…
- Je n'ai rien trouvé comme idée pour te faire redevenir humaine pour l'instant Aylan. Commença alors Law d'une voix calme, comme s'il ne s'était rien passé. Tu es en forme, pas de maladie, et oui, tu es une femelle. Ajouta-t-il avec son sourire en coin.
Je soufflai en secouant la tête. Hin hin, très drôle. Bizarrement, j'avais parfaitement compris cette phrase-là. La Bête le faisait exprès. Si si, elle le faisait exprès.
- On va voir jusqu'où va ta compréhension des choses. Reprit Law plus sérieusement, me tirant des rêves de torture qui avaient suivis cette déduction.
Il attrapa un livre et lu quelques passages que je devais tenter d'expliquer juste avec des signes et en montrant des objets nommés dans l'extrait. Ce fut très dur.
- Découpez les chairs mortes avec soin et glissez le scalpel sous la peau...
Là, que dal. Je penchais la tête sur le côté pour lui montrer que je n'avais absolument rien capter. Il répéta plusieurs fois, jusqu'à ce que je sache reconnaître chaque nuance de la phrase. Je ne comprenais que la moitié des mots qu'il utilisait, même les plus simples, ne parvenant plus à saisir toutes les subtilités de la langue humaine. Surtout que son foutu bouquin était distingué !
« Sans plus de soins, incisez la plaie afin d'éviter l'infection, puis, vous armant d'une aiguille P-2et d'un fil dont la largeur égale 2 mm, appliquez vous à ressouder les lèvres de la plaie entre eux, parallèlement. »
… Dé ké ?
Mais je comprenais de mieux en mieux cependant, m'habituant à écouter ce genre de sons. Après une heure pendant laquelle le sous-marin repartit dans les profondeurs de Calm Belt, Law referma son livre et déclara que cela suffisait.
Ooouuuufff...je n'en pouvais plus et tentais tant bien que mal de ne pas laisser mon énervement transparaître comme tout à l'heure. L'animal en moi semblait apaisé par la démonstration de pouvoir de Law, et cela m'aida à conserver mon calme. Mon alpha dû sentir ma colère contenue, et m'envoya faire un tour à la vigie, sentant que je voulais être seule. Et il savait que c'était mon endroit préféré.
Il me dit qu'il partait voir ce que la meute avait trouvé sur le navire et me planta là, sans plus s'attarder. S'il était resté une minute de plus, j'aurais craqué.
Je ne sais pas exactement ce que j'aurais fait mais... En tout cas, je l'aurais fait. Ça ne lui aurait sûrement pas plus. A moi non plus d'ailleurs. Encore moins à l'équipage. Ni à la salle. A pas beaucoup de monde en fait...
Et Law avait remarqué ma queue battante, mes oreilles plaquées en arrière et le hérissement de mes poils avant moi. Gestes instinctifs...C'était l'équivalent des rougeurs chez l'homme ? Ou du froncement de sourcils ? D'autres trucs à maîtriser. Je n'en pouvais plus. Reconnaissante du temps qu'il m'offrait seule, je filai dans les couloirs en silence sur mes pattes aux épais coussinets, retrouvant facilement mon chemin grâce à mon odorat beaucoup plus développé. Un sentiment de pure rage envers tout être vivant pulsait de plus en plus fort en moi et je fis tout pour éviter de croiser n'importe qui, dangereusement gardienne de ma solitude.
Grimpant avec difficulté l'escalier, manquant retomber une fois arrivée, je sautai dans la pièce entourée de poissons et bondis sur le sofa...qui se brisa net sous mon poids et me fit rouler par terre. Je me figeai sur la moquette. Je ne pouvais vraiment, vraiment plus rien faire sous cette forme ! Je crachai de colère, les oreilles plaquées sur mon crâne, la queue battante.
Si je restais comme ça...je ne pourrais pas rester dans la meute, j'en étais consciente. Un tigre dans un sous-marin, impossible. Que ferai-je dans ce cas-là ? Retourner dans ma jungle ? La fatigue monta d'un cran, faisant trembler un peu plus mes pattes. Si j'avais pu pleurer, je l'aurais fait aussitôt, et beaucoup. Mais désormais, je n'avais qu'une seule solution pour évacuer.
J'emplis mes poumons, rejetai la tête en arrière et laissai partir un violent et terrible rugissement de fureur et d'anxiété :
- GRROOOOOOOOOAAAAAAAAAAAARRRRRRRRR !
POV Law :
Le rugissement résonna d'un bout à l'autre du sous-marin. Law s'arrêta un instant, contemplant le couloir qu'il venait de traverser. Il retint sa soudaine envie de faire demi-tour. Elle avait besoin d'être seule, de s'y habituer. Il était très curieux de savoir comment la perte de contrôle s'était passé, ne comprenant pas comment elle avait pu perdre aussi vite. Elle avait résisté les premières fois, lui laissant le temps d'agir. Mais il était aussi et surtout inquiet pour elle, se demandant si elle allait pouvoir un jour reprendre forme humaine. Il avait senti les émotions contradictoires bouillonner en elle avec une telle précision…
Elle avait contenu, où plutôt tenté de dissimuler inutilement son angoisse et sa frustration jusque-là, mais il avait vu la limite approcher à grand pas, et apparemment, elle venait d'exploser. Lui-même avait caché ses inquiétudes pour ne pas ajouter à son propre stress. Secouant la tête, chassant la crispation de son visage, Le Chirurgien de la Mort entra dans la salle où l'équipage avait réuni ce qu'ils avaient trouvé.
Penguin lui sauta presque dessus :
- Capitaine ! Comment va Aylan ?
- Bien. Répondit Law calmement devant son air très nerveux. Elle va bien, mais elle a besoin d'être seule. Il faut qu'elle s'habitue.
- Elle doit paniquer...la pauvre...s'inquiéta Penguin, complètement affolé, se passant la main dans les cheveux, la casquette à la main.
- C'est toi qui paniques. Remarqua gentiment Law. Ne t'inquiète pas pour elle. Elle s'y fera et elle ne restera pas indéfiniment sous cette forme.
- Vous avez une idée capitaine ? Releva le cuisinier en levant ses yeux marron chocolat vers lui, plein d'espoirs.
- Je n'ai pas encore fais de recherche, même si je l'ai ausculté. Mais il n'est pas exclu que je trouve une réponse. Sinon il faudra aller voir ce vieil homme dont elle ne cesse de parler. Lui aura peut être une solution. En attendant, on ne s'inquiète pas pour Aylan, elle t'en collerait une si elle te voyait dans cet état.
- C'est vrai...murmura Penguin, penaud, en remettant sa casquette.
- Qu'avez-vous trouvé ?
Le visage de Penguin s'éclaira alors qu'il récitait la liste des choses récupérées. Law ne l'écoutait que d'une oreille, tentant de percevoir un nouveau rugissement. Mais le sous-marin resta silencieux.
POV Aylan :
Je restai quelques instants immobile la tête en arrière, l'écho de mon cri résonnant encore autour de moi, tintant dans mes oreilles, avant de me redresser avec lenteur. Une fatigue immense me saisit, probablement due à la transformation. Je me sentais un peu mieux déjà, moins oppressée, mais profondément malheureuse, un fossé dans le cœur.
Je me laissai glisser sur la douce moquette au milieu de la pièce en lâchant de faibles gémissements-sanglots. Je contemplai un instant les poissons défilant derrière les baies vitrées, luttant contre mes paupières qui se fermaient d'elles même. Mais après quelques minutes à résister, je sombrai dans le sommeil, roulée en boule, la queue sur la truffe, au chaud.
POV Law :
Dans la soirée, une fois que Law eut donné les instructions sur la suite des opérations, il se dirigea finalement vers la vigie. Ses blessures le lançaient péniblement et la toilette sommaire qu'il avait faite l'avait rendu plus somnolant qu'autre chose. Il prit soin de ne pas faire de bruit, mais était certain que si Aylan était réveillée, elle l'avait entendu approcher.
Le capitaine brun remarqua une vilaine trace de griffure sur ce pauvre escalier. Elle avait dû tomber et tenter de se rattraper. Infructueusement à l'évidence. Il en trouva une autre sur la moquette de l'entrée, quand elle s'était hissée hors du conduit. Se glissant silencieusement dans l'ouverture, il trouva la grande tigresse à dents de sabre roulée en boule comme un chaton sur la moquette. Le sofa derrière elle était brisé en deux.
Hhhh ... Il aurait dû s'en douter.
L'escalier. Le sofa. Le tapis. Il attendait la suite.
Law la regarda dormir quelques instants, trouvant de l'apaisement dans son sommeil. Recroquevillée, sa masse imposante réduite de moitié, la queue posée sur le bout de son museau, ses muscles frémissant à chaque inspiration, sa fourrure noir et épaisse, le bout de ses griffes soigneusement rentrées... L'animal était très élégant.
Il tenta de replacer la jeune femme aux yeux turquoises, aux cheveux bruns, aux muscles fins et au corps maigre dans cette créature massive, puissante et dangereuse. Ce fut difficile, mais d'une certaine façon, il avait toujours su que la jeune femme possédait cette partie d'ombre et de danger en elle. Elle le lui avait dit, certes, mais cela se sentait aussi pour une personne sensible, comme lui, aux autres.
Elle était captivante. Il se sentait encore plus étrangement lié à elle, responsable d'elle peut être. Il ne s'attendait absolument pas à ce que soit possible une telle fusion avec la Chose, mais ne s'était pas étonné quand elle n'avait pas pu redevenir humaine. C'était la Bête qui l'avait fait, pas elle. Et Elle l'avait, pour une obscure raison, laissé ainsi après. Dès demain, il demanderait à Bepo de lui apprendre les rudiments du langage animal et il s'entraînerait avec elle. Mais pour l'instant elle avait besoin de repos et de temps.
Il avait senti sa fatigue alors qu'elle essayait de le comprendre, qui avait monté à une vitesse anormale. Ses pattes s'étaient rapidement mises à trembler, ses oreilles s'étaient couchées en arrière et sa queue avait commencé à s'agiter. Aylan ne s'en était même pas rendu compte.
Il continua à l'observer, et elle se mit à tressauter et à gémir doucement dans son sommeil, ses pattes arrière agitées de légers soubresauts. Law sourit, s'avança, et posa une main sur son épaule musclée, la calmant alors qu'il exerçait une légère pression. Il accentua sa caresse sur le doux pelage, ses doigts disparaissant dans l'épaisseur de la fourrure.
Elle avait l'odeur forte des félins, pas si désagréable, puissante et musquée. Elle emplissait le nez et donnait envie d'y plonger le visage. Il se décida à aller s'allonger près d'elle, contre son flanc musclé. Elle était plus confortable que Bepo, qui avait sa combinaison sur sa douce fourrure... Il s'adossa à son ventre, croisa les jambes devant lui et reposa la tête contre son flanc.
L'animal sembla accueillir sa présence et se pelotonna davantage autour de lui, s'attirant un regard attendri, expression rarissime chez Law.
Fermant les yeux, sentant la chaleur d'Aylan le pénétré délicieusement, il s'endormit contre son flanc.
A suivre...
Voilou ! Fini-té ! Terminus ! Tout l'monde descend ! Etc...J'espère qu'il vous a plu !
( Stupide hobbit joufflu ! Ça les abîme !)
Iirk ! Seigneur des Anneaux, le retour !
