Capitaine, accidents, et représailles

(et pas forcément dans cet ordre)

- J'en ai assez, pourquoi on ne s'est pas arrêté plus longtemps à la dernière île ? Grognai-je, attablée dans la cuisine avec Penguin et Sachi, après le repas de midi.

Ils s'étaient mis en tête de m'apprendre à jouer au poker, quand, hier, en arrivant dans le dortoir à quatre lits où dormait Penguin en entendant des rires, je les avais trouvés en train de tenir des morceaux de papier qu'ils balançaient sur la couette et s'amuser à empiler des jetons les uns sur les autres. Je n'avais pas tout compris.

Sachi ricana.

- On n'avait plus rien à y faire. Le capitaine ne voulait pas traîner avec la tempête qui se prépare. Répliqua Penguin. Et, pour la quatrième fois, tu tiens tes cartes du mauvais côté.

Je remis mes cartes dans le bon sens en bougonnant.

Ça faisait plus d'un mois que nous étions sur Grand Line, et toujours rien concernant le vieux qui pourrait m'aider. J'avais fait une seule « rechute » durant ce long mois, mais, j'étais parvenue à la contrôler... du moins jusqu'à ce que quelqu'un ait la merveilleuse idée de me balancer son poing dans la figure, histoire de passer un petit coucou à Morphée.

J'avais fini par tout raconter à Law sur ce qui s'était passé dans le gymnase, d'abord difficilement, puis j'avais réussi à lui parler de la majeure partie des événements, même s'il ignorait encore pas mal de choses de mon passé, qui ne regardaient que moi d'ailleurs. Il avait écouté sans broncher, mais j'avais senti la tension dans ses épaules.

Il m'avait alors donné à faire des entraînements bizarres, qu'il appelait « méditation ». Quelque chose dans ce goût-là.

J'ai eu le malheur de me foutre de lui quand il m'a expliqué que je devais m'asseoir par terre au calme et... penser. Et m'étais retrouvée avec un emploi du temps qui passait de l'entraînement dans le gymnase le matin, à l'entraînement dans un coin tranquille l'après-midi, et à l'entraînement à la lecture et à l'écriture le soir. Sans oublier les crottes de « mon insupportable dindon schizophrène ». Aucune idée de ce que ça veut dire.

En tout cas, c'est sûr, je ne suis vraiment pas faite pour bosser ! Surtout quand vous avez un psychopathe penché au-dessus de votre épaule qui vous colle 50 pompes supplémentaires si vous vous plantez ! Si je pouvais me lever le lendemain, ça tenait, soit du miracle, soit d'un capitaine un peu trop zélé qui vous balance par-dessus bord dans le meilleur des cas, ou dans la chambre froide dans le pire. Bref, ma nouvelle vie était assez animée.

Ah, et grand progrès, j'avais mes propres vêtements ! Après avoir massacrer un énième pantalon en m'entraînant avec Bepo, qui avait de sacrées griffes, Law avait décidé qu'on s'arrêterait plus longtemps à la prochaine île pour me trouver des frusques. Et ça ne s'était pas fait sans peine ! Je ne comprenais rien à ces histoires de monnaie, de valeur et autre machin de marchandages et d'échanges.

Après quelques petits problèmes, rafalgar avait fini par faire s'effondrer un bâtiment ou deux, histoire de vider un peu les lieux et les échoppes. Il avait choisi cette île pour le peu de Marines présents, et on avait pu manœuvrer tranquillement. Puis il avait lâché la laisse :

- Vas-y Aylan, prends ce qui te fais plaisir et fais vite, je n'ai pas que ça à faire.

Je ne m'étais pas faite priée ! Pour une fois que je pouvais faire ce que je voulais dans une ville ! Alors que j'entrais dans une boutique de vêtements, l'équipage s'éparpilla dans les autres échoppes, à par Bepo qui fit un sort au distributeur de glaces, vu qu'on était sur une île estivale et qu'avec sa fourrure, c'était pas le top.

J'avais trouvé plein de choses bizarres et inutiles ( Une robe ?! Yeerrk ! Et c'est quoi ce... non, je le repose, ça vaut mieux pour moi.), mais finalement, je m'étais fait une petite garde-robe pas trop mal ! Je m'étais aussi « achetée » de nouveaux couteaux, les miens n'étant plus tout jeunes. Des couteaux avec une garde entourée de cuir rouge sombre, avec accrochée au pommeau une longue cordelette d'un rouge plus vif pour les deux plus grands, et un simple cordon noir pour les quatre plus petits, qui étaient surtout des armes de jets, alors que les deux premiers pouvaient servir en combat rapproché. Plutôt jolis.

Law avait dû emprunter une armoire pour moi, qu'il avait mis trèèès loin de la sienne, à l'autre bout de la chambre, près de sa petite infirmerie, histoire que je comprenne bien le message : pas-tou-ché. Qu'il m'avait fait rentré dans la caboche avec difficulté, avec combats et renvoi au tapis.

J'avais tellement l'habitude d'ouvrir son placard pour prendre des trucs au hasard et les arranger à ma sauce...

Au moins, je m'améliorais niveau combat. J'avais appris à me battre de différentes manières avec mes nouveaux couteaux. Je les avais suspendus dans un étui accroché, un sur la hanche droite avec mes deux plus grandes lames, l'autre sur la cuisse gauche, contenant les quatre plus petites. Étant gauchère, comme disait Penguin, c'était plus facile dans ce sens. J'avais appris à les lancer – et j'en connais plusieurs qui n'ont pas apprécié la phase j'apprends-à-lancer-encore-plus-loin. Allez savoir.

J'étais douée avec ces armes. En revanche, mettez-moi un sabre dans les mains et je m'empale dessus toute seule. Même pas besoin d'avoir un adversaire ! Pratique non ? On se fatigue moins, suffit juste de regarder ! CHAAAARG- argh...

Un nouveau tee-shirt de Law en a fait les frais. Laissez-moi vous dire qu'il m'en veut. Bien sûr, tout ça met ses talents d'épéiste enseignant en doute, et ses capacités de médecins au travail ! Faut bien qu'il serve à quelque chose de temps en temps.

L'arc ou les armes à feu, même pas la peine d'y penser, le premier je n'étais même pas fichu de le tenir correctement, et en plus, j'l'aimais pas. Et les deuxièmes, ça faisait un boucan pas possible, mes oreilles prenaient cher, et en plus, ça empestait.

Je me débrouillais dans le combat à mains nues, Law m'ayant obligé à continuer mes séances d'entraînement les yeux bandés sans arme. Mon ouïe s'était un peu améliorée, mais la progression était lente. Pfff. Au moins j'avais la chance de partager la chambre de Law, qui avait une salle de bain. Du coup y'avait pas trop la queue pour la douche, vu le temps que j'y passais après mes entraînements.

Bref, j'en étais à cette fameuse partie de poker. Un jeu assez étrange, mais il me plaisait bien. L'histoire des jetons, ça rejoignait le coup de la valeur des choses, mais je comprenais de mieux en mieux l'affaire. Et les règles aussi, qui étaient au passage assez galère à capter. Sérieux, ils entendaient quoi avec leurs brelans, leurs foules aux valets par les as et compagnie ? Mais Sachi et Penguin étaient très patient, il fallait bien ça avec moi.

- Check. Sortit alors le mécanicien.

- Toi-même !

- Ça veut dire qu'il ne mise rien. Expliqua l'autre homme.

- Et si moi je veux miser ? Protestai-je.

Et c'était reparti pour des explications. Je finissais par comprendre hein ! Je n'étais pas débile non plus... juste un peu lente sur certains sujets. Bepo arriva alors en trombe dans la cuisine.

- Excusez-moi, le capitaine demande tout le monde dans la salle de contrôle !

- En pleine partie de koper ! Râlais-je.

- De poker, Aylan, de poker. Tu as quoi à la place de ton cerveau, une limace de mer ?! Soupira Sachi.

- Pourquoi Bepo ? Demanda Penguin en nous ignorant alors que nous commencions à nous chamailler.

- Un navire est dans notre visu depuis un moment déjà. Répondit l'ours, déjà en train de stresser.

Sa déclaration coupa cour au début d'empoignade que j'avais avec le mécanicien.

- Des Marines ? Dis-je aussitôt, me redressant avec enthousiasme, lâchant Sachi qui en profita pour me faucher les chevilles.

SBLAF !

- Aïe ! Ca le rouquin tu vas le regretter!

Mais le second secoua la tête sans se préoccuper davantage de nous.

- Des pirates apparemment, mais on ne sait pas encore qui. Sur Grand Line, ça peut être n'importe qui.

J'en étais à étrangler Sachi tandis qu'il bourrait mon flanc de coups de poings, et Penguin dut nous prendre tous les deux par l'arrière de notre tee-shirt, -simple tunique bleue pour moi, combinaison blanche pour Sachi,- et nous soulever, avant de menacer d'en prendre un pour taper sur l'autre si on continuait comme ça.

- C'est elle qui a commencé !

- Même pas vrai ! C'est toi qui...

- Ça suffit ! Cria Penguin. Mériteriez que je vous prive de dîner !

- Aaaah ! Non fais pas ça ! Y'a du gâteau au chocolat ce soir ! M'écriais-je, horrifiée.

- Raison de plus ! Tu te tiens tranquille ?

Je hochai la tête frénétiquement et il me lâcha. Dès que je touchai terre à nouveau, je tirai la langue à Sachi dans son dos, qui m'assassina du regard. Hin hin ! Penguin exigea la même chose de lui, avant que Bepo commence à s'énerver à son tour et à nous expulser hors de la cuisine en nous poussant fissa fissa vers la salle des commandes, celle qui puait le fer et le caoutchouc. Penguin se mit immédiatement entre moi et Sachi, qui, à peine sortit avions recommencé à nous bagarrer.

- Sale dégénéré en blouse blanche !

- Sangsue des tropiques.

- Mécano arriéré !

- C'est toi qui dis ça, la gamine au piaf !

- Je préfère être la gamine au piaf que le type aux engins puants !

Penguin nous attrapa de nouveau par nos vêtements, nous soulevant comme des chatons.

- Mais vous allez arrêter merde !

Ça ne suffit pas, et on commença à se taper dessus en agitant stupidement les bras pour s'atteindre. Le cuisiner leva les yeux au ciel avec un soupir, et d'un geste précis, fit s'entrechoquer nos têtes d'un coup l'une contre l'autre dans un bruit mat.

- Wouaïe ! Gémis-je, alors qu'il me lâchait d'un coup. T'es fou !

Je zigzaguai un peu avant de retrouver mon équilibre.

- Pas besoin de taper si fort ! S'écria Sachi en se frottant le front, une main en appui sur le mur.

- Fallait pas chercher ! Maintenant vous avancez, le capitaine nous attends. Aller !

Voyant son air légèrement agacé, je décidais de suivre son conseil et d'arrêter de casser les pieds de Sachi, l'image du gâteau au chocolat dansant devant mes yeux. Je m'intéressais donc sagement à mon environnement pendant que Sachi bougonnait dans son coin.

Le couloir sentait l'humidité, comme à l'accoutumer, mais était plus lumineux, car, par les hublots, on pouvait voir la mer bien éclairée. Les chauds rayons du soleil transperçait le halo turquoise des eaux, offrant une magnifique lumière. On ne devait pas être très profond.

Me demande quels pirates on va rencontrer.

Je m'étais un peu plus renseignée, maintenant que j'arrivais – un peu – à lire, et en piochant des détails chez Penguin, Law, Sachi et Bepo quand je ne captais pas, j'avais monté un petit inventaire de certains pirates à connaître un minimum. Bon, je n'avais pas retenu la moitié, mais c'était toujours ça ! Kidd par exemple, juste un exemple hein, c'était facile à retenir. Et pas parce que l'image de Law et lui dans un lit me plaisait particulièrement. Pas du tout.

Bepo entra alors dans la salle de contrôle au pas de course, me tirant de mes pensées. La plupart de l'équipage était déjà réuni, sauf Akar et quelques autres que j'avais commencé à repérer, et à qui j'avais parlé une fois ou deux. Mon alpha était au milieu de la pièce, et avait déjà commencé.

- Enfin. Grogna Law de mauvaise humeur, pour changer.

- Désolé... murmura le second.

- C'est bon, il n'y a pas le feu au lac, et ce n'est pas ça qui te rend plus aimable de toute façon. On est là c'est l'essentiel ! Dis-je en entrant, défendant le pauvre Bepo qui n'était pas du tout responsable.

Et pour le provoquer un peu, oui aussi ! Il me lança un regard noir, chargé de menaces. Oups ! Apparemment il n'avait toujours pas digéré la dernière fois...

Flash Back :

- AYLAN !

Et voilà ! C'était pour ma pomme. Qu'est-ce que j'avais encore fais ? Pour une fois que je me tenais tranquille dans un coin du gymnase, l'après-midi pour ma méditation, je n'avais rien fais... Je tournai la tête, vis Law furieux à côté d'une porte... jusque-là, je ne voyais rien d'anormal... Petit détour sur l'objet en question.

La porte était... éventrée.

Ah oui. Là en effet, j'y étais peut-être pour quelque chose. Je déglutis, me mordillant l'intérieur de ma joue. Je n'aurais peut-être pas dû la défoncer après avoir loupé pour la centième fois ma cible au couteau...

- Ici. Immédiatement.

J'eus l'intelligence d'esprit de retenir ma réplique : « Chuis pas ton chien ! » et me levai sagement, partant d'un pas tranquille dans sa direction. Tachant de maîtriser sa colère – je le sentais se retenir de taper du pied sur le sol voire taper tout court – il me regarda venir vers lui sans me presser. Je pris ma voix la plus innocente :

- Ouiii ? Aurais-je perçu la merveilleuse et si douce voix de mon capitaine venir chanter à mes oreilles ?

- C'est quoi ça ?

- Une porte mon ami, une porte. Continuai-je, toujours serviable.

Il se contint de justesse, respira et se pinça l'arête du nez. Héhéhé. Autant jouer tant que je le pouvais.

- Et est-elle à sa place ?

- Si on y réfléchit une seconde, techniquement je dirais que ou-...

- MERDE AYLAN ! TU LE FAIS VRAIMENT EXPRES ! Explosa-t-il en avançant d'un pas furieux vers moi, les yeux assombris par la colère.

Roo, ça va...mais c'est qu'il s'énervait en plus. Juste une petite porte de rien du tout...

- C'EST LA CINQUIEME PORTE DE LA SEMAINE !

Certes... mais c'est la seule vraiment cassée, les autres pendaient juste de leurs gonds... et étaient un peu abîmées d'accord, je l'admets, mais pas de quoi en faire un plat.

- ÇA T'ARRIVE DE REFLECHIR DEUX MINUTES ? TU VAS TOUTES LES DEMOLIR UNE PAR UNE ?

Faut pas s'attacher autant aux choses... mais c'est vrai qu'elle était plutôt jolie, cette porte avec sa couleur pomme. La pauvre.

- TU M'ECOUTES AU MOINS ?

Je fais que ça depuis tout à l'heure ! Alors môssieur le capitaine de mes deux, j'apprécierais grandement que t'arrêtes de me gueuler dans les oreilles et même que tu te la fermes un peu deux secondes, ça me ferait des vacances ! Et en plus ta porte, je l'emmerde ! Et toi aussi par la même occasion !

- Pardon ? Releva alors Law, sur un ton soudain très calme, me regardant avec un air très attentif.

...Aurais-je pensé tout haut ?

- Heu... hum... Salut hein...

Je pivotai en un quart de seconde et filai à toutes jambes vers une autre porte – déjà brisée en deux – alors que Law se lançait à ma poursuite en hurlant des choses peu recommandables, en particulier des descriptions très précises des futures utilités de mon anatomie. L'une serait clouée à son bureau pour le joli « boum-boum » que ça produisait, l'autre rejoindrait sa collec', une autre encore repeindrait les murs de sa chambre, celle-là finirait en descente de lit... Faut de l'imagination, je dois l'admettre.

Au final, je me suis retrouvée enfermée avec Kidd toute la journée pendant deux semaines, penchée sur des bouquins pourris – quand on lit un mot sur 6... Hhhh. - à bosser l'écriture et la lecture dans la bibliothèque de Law, sans rien pour dormir ou autre. Hé galèèère !

Tout ça pour une malheureuse porte... bon plutôt deux, peut-être trois... voir quatre, à la limite... Pas plus, je vous le jure ! Et quelques phrases qui m'avaient malencontreusement échappées aussi, mais rien de bien méchant au fond.

Ah si, j'avais percuté Penguin qui, sortant de la cuisine, portait alors un plat rempli de gruau. Et le capitaine... et bien, disons qu'il n'a pas apprécié sa nouvelle utilité en tant que lotion capillaire. Surtout que c'était le dernier sweat intact qu'il lui restait. Ça l'avait un peu mis en pétard, déjà que ce n'était pas fameux juste avant.

Et avoir retrouvé, dans la cuisine, Kidd en train de crotter joyeusement sur sa place n'avait pas forcément aidé non plus.

Bon, et le fait que je lui pique la couette et tous les oreillers la nuit l'agaçait au plus haut point, mais il s'était déjà vengé en me virant du lit -très violemment soit dit en passant- pour les reprendre sans rien laisser, donc ça n'avait rien à faire là.

Rien d'autre. Je crois...

Pourquoi fallait-il que les hommes aient si bonne mémoire ? Et il était rancunier par-dessus le marché.

Résultat des courses, nous étions tous les deux coincés dans la bibliothèque, à se regarder dans le blanc des yeuuux..en déprimant à mort.

- Tch ! Sérieux il va me laisser poireauter combien de temps là-dedans ! M'écriai-je, assise par terre dans la grande pièce pleine d'étagères en envoyant voler le livre entre mes mains.

Je commençais à en avoir marre, après une demi-semaine passée à manger ce que m'apportait Penguin, après avoir été contrôlé par Law pour qu'il ne m'apporte que le strict nécessaire à une alimentation saine.

Chose que Penguin n'acceptait que moyennement, d'ailleurs. Les poches d'une combinaison, c'est très grand vous savez... c'est fou la façon qu'ont certains bouts de gâteau au chocolat de s'y glisser sans qu'on les remarque...

En tout cas, j'étais assez bien nourris sans que Law puisse y faire quoique ce soit ! Penguin ! Dans mes bras ! Mais bon, je m'emmerdais joyeusement aussi. Puis, d'un coup, j'eus une idée.

Une idée de génie.

- Kiiidd ? Viens par là, on va faire un petit jeu... Répète après moi...

Au bout de quelques jours, quand Law vint voir si je bossais correctement, la première chose qu'il entendit, hurlée haut et fort par un « dindon ambulant », fut :

- TTRRRAFFYNOUNEEEET !

J'écopais de deux semaines supplémentaires enfermée, sans Kidd. Faut dire, exploser de rire à me rouler par terre et me foutre de lui devant sa tête d'ahuri au moment où mon perroquet hurlait ça, ce n'était pas forcément la meilleure des idées non plus. Et ne pas pouvoir s'arrêter pendant 10 minutes encore moins. Law était très susceptible en plus d'être rancunier. Très vilains comme défauts, tssss.

Mais ça avait carrément valu le coup. Je ricanais encore en repensant à ses yeux écarquillés devant le perroquet bleu pétard ! J'avais dû me jeter sur Kidd et le planquer sous mon tee-shirt pour que Law ne le réduise pas en chair à corbeau.

Remarque, ça ne l'aurait pas dérangé de venir fouiller mon tee-shirt pour retrouver « ce salopard d'oiseau qui gueule que des conneries à la con appris par sa non moins emmerdeuse de maîtresse complètement tarée !»

Je cite.

Il s'était un peu calmé quand je m'étais suis excusée en retenant très fort un fou rire, Kidd planqué dans mon dos cette fois. Le seul ennui c'est que Kidd continua à hurler ça dans le sous-marin. Ajouté à tous les événements de la semaine, laissez moi vous dire que Law me haïssait t sûrement maintenant.

Vraiment aucun humour.

Retour à l'instant présent :

J'offris à Law mon sourire le plus innocent, la tête penchée sur le côté. Il m'ignora. Holà là, il était de sale humeur.

- Bon, je répète pour les derniers, on ne se jette pas dans la bagarre sans réfléchir – il me lança un regard appuyé. Pff. - et on repère d'abord. On ne sait pas qui ils sont, il va falloir se rapprocher de la surface encore un peu. Nous n'aurons peut-être pas à combattre d'ailleurs.

- On ne doit pas aller leur casser la figure ? Demandai-je, excitée par le futur combat en écoutant à moitié.

- Sachi, vas aux machines et occupes toi de nous faire remonter d'une cinquantaine de pieds, pas plus. Continua Law en m'ignorant.

Je croisai les bras, et fis la moue. Pouvait répondre quand même, ça n'allait pas le tuer.

- Jean Bart, tu restes à la barre, et sois prudent au niveau des courants. Il y en a des vicieux dans le coin.

- Je connais. Je suis déjà passé par là. Assura le navigateur.

Le capitaine hocha la tête.

- Karro, tu prends deux trois gars avec toi et tu vérifies les alentours. Il ne manquerait plus que les poissons soient de la partie si ça dégénère. Et Niclays, file à la vigie, préviens moi quand tu identifieras le pavillon. Penguin, tu l'accompagnes, partagez-vous le boulot avec l'équipe de Karro.

Le cuisiner acquiesça immédiatement, suivit de Niclays, un grand homme blond à la musculature imposante et une arbalète accrochée à la ceinture de sa combinaison orange. Il choisit rapidement ses hommes et les deux groupes partirent ensemble.

Law donna encore quelques ordres et peu à peu la salle se vida. Enfin, il se tourna vers moi. Le rookie s'avança en appuyant son index à la jointure de mes clavicules, me fixant de ses yeux froids et cernés. Effrayants je devais l'admettre.

- Et toi, tu vas m'écouter attentivement. Tu restes avec Bepo, tu ne fais rien, tu ne dis rien et tu ne le quitte pas d'une semelle. Compris ? Pas d'attaque impromptue comme la dernière fois avec le Roi des mers.

… Looongue histoire. Je lui lançai un regard irrité. Je lui avais déjà expliqué je ne sais combien de fois que je n'y avais été pour rien cette fois-là !

- On se tient gentiment tranquille avec les autres. Continua le capitaine avec une expression glaciale. Je te vois ne serait-ce qu'à plus de deux mètres de Bepo et cette fois, tu n'auras plus assez de muscles valides, ou présents dans ton organisme pour te lever demain. Clair ?

Sa main se referma sur mon épaule, le pouce enfoncé dans un creux sous ma clavicule. Pas agréable. Je plissai le nez, appréciant très peu d'être ainsi tenue ainsi à l'écart.

- Je ne...

Il appuya plus fort, envoyant des ondes de douleur dans mes épaules en pressant un nerf. Merde, ça faisait mal ! Il appuyait fort en plus le chacal. Bon, d'accord. Mais le Roi des mers était un regrettable accident, pourquoi personne ne voulait me croire ?!

Je revins à Law, qui me fixait de ses yeux glacés.

- Oui. Soupirai-je.

- Parfait, c'est tout ce que je voulais entendre. Fit-il avec son sourire en coin pincé et sarcastique.

Il me lâcha et se détourna, sans plus s'intéresser à moi. Il allait mettre longtemps avant de me pardonner celui-là, je l'sens.

Je m'approchai donc de Bepo qui me jeta un regard contrit et s'excusa. Je lui souris sans enthousiasme, puis me plaçait à sa droite, histoire de ruminer tranquillement, planquée derrière sa masse imposante d'ours polaire. Je sentis mon estomac devenir lourd alors que le sous-marin commençait à remonter peu à peu. Beuh...

Soudain, un des hommes chargés de la surveillance appela à travers le denden mushi. Law décrocha aussitôt.

- Capitaine ! entendit-on. On a pu identifier le pavillon !

- Et donc ? Repartit Trafalgar, impassible.

- C'est celui des Mugiwaras !

A suivre...

Et voilà ! Je vous raconte pas le mal que j'ai eu à écrire cette semaine ! Levé 7h, rentré 19h ! Et toute la semaine en plus ! Faut dire, faut pas bosser dans un chenil... surtout avec sa jumelle...

( OUARF !)

LA PAIX ! RAS LE BOL ! Je ne peux plus entendre un seul chien aboyer ! Compris ?!

(Nihéhéhé !... )

BLONK !

(KAÏÏÏÏ !)

Putain qu'ça fait du bien...Merci d'avoir lu !