Bonj- KAAAAÏÏÏÏ !
Non non on on ne m'agresse pas avec ces objets pointus !
( Avec quoi alors ?)
Essayez le papier toilette !
(…- -')
Bein quoi ? … Bon bon... Ouiii, je sais j'ai du retard ! Un immense pardon ! J'ai à peine pu toucher à l'ordi cette semaine, je n'étais pas chez moi pendant quatre jours, et mon père a changé la Livebox, nous privant d'internet pendant un paquet de temps... T.T
Enfin bref ! Le voilà ! Je suis vraiment désolée d'avoir mis autant de temps, je sais combien c'est désagréable d'attendre un chapitre et qu'il n'est même pas là à l'heure...
Merci infiniment pour vos reviews et votre soutien !
( BISOUUUUUUX !)
NON ! Assis et pas bougé !
*Couine*
Non mais... * se frotte les mains* Reprenons ! Merci à ShaunyBlackSheep( du Saaaaaang...), AliceLaw, Kyona-sama, Scarylox ( Tu parles d'un pseudo ! La mouette ou le corbeau, c'est mieux ! Et faut qu'on se refasse une partie de rugbyyy ! Et tu sais s'qu'elle te dit la panthère chromatique ?!) Guest ( c'est quiiii ? Un pseudo dans ta prochaine review ? Pour pouvoir te nommer !=D), La vague folle( Tas vraiment un grain ! Dans mes braaaaas !;P) La rêveuse, Dj-Mya972, et ZebreRose !
Je. Vous. Adore !
Enjoy !
Sans queue ni tête
( Ou comme quoi, perdre la boule n'est pas un euphémisme.)
Je plantais mes canines dans la peau souple de son cou et plongeais mon visage dans sa fourrure épaisse, poisseuse de sang par endroits.
Je m'enfonçais de plus en plus loin dans les poils tandis que la bête reprenait ses hurlements de rage et de douleur, balançant des coups de pattes qui, cette fois, m'étaient destinés.
Mon esprit disparut.
Mon corps suivit.
Je me retrouvais absorbée par l'esprit de la bête jusqu'à ce que le mien soit entièrement en lui.
Étrangement, je ne ressentais rien,comme si rien ne s'était passé, que je n'avais pas bougé de ma position agenouillée auprès de la créature.
Hé, une seconde ! Ça veut dire que la bête était dans une partie de mon esprit et qu'elle venait d'absorber justement cet esprit, alors qu'elle était à l'intérieur et que du coup j'étais en elle alors qu'elle était en moi ?
…
Mmm, non, réflexion faite, c'était pas ça. Pas fut'-fut' la bestiole... Et en plus j'étais nue. C'était quoi cette manie de dégager les vêtements à chaque fois ? Connaît pas les futals l'esprit de la bête ?
- Tes réflexions personnelles on s'en passera volontiers, merci bien !
- YIIIIIIIIIRRRRK! QUELQUE CHOSE M'A TOUCHEEE ! Hurlais-je, faisant un bond de six mètres.
- Mais c'est moi pauvre gourde ! Rouspéta la voie.
- Ah c'est toi... soupirais-je, me passant une main sur le visage. Minute. T'es ou ? Relevais-je, regardant autour de moi et ne voyant que du noir.
Un soupir exaspéré résonna dans le vide.
- Tu es en moi, donc je suis partout. Et je peux savoir ce qu'il t'a pris de commettre pareille stupidité ?
Tiens, ça ne lui plaisait pas. Tant mieux !
- Tu as besoin de moi pour combattre. D'ailleurs ça a l'air d'aller vachement mieux !
- C'est mon corps physique qui encaisse, pas mon esprit. Même si ce n'est pas vraiment agréable, je parviens à réguler cette douleur seulement dans mon corps physique.
- Cool !
- Et le surplus de douleur peux me faire perdre la tête et sombrer dans une douce folie.
-... Moins cool. T'étais déjà cinglée au départ de toute façon... arguais-je en levant les yeux au ciel, sans la prendre vraiment au sérieux.
- Là n'est pas la question ! Laisse-moi faire, je commence à faiblir, et je n'arrive pas à utiliser tes possibilités !
- …. S't'as dire ?
- Çela signifie, expliqua-t-elle avec de plus en plus d'énervement, que tu n'ouvres pas assez ton esprit petit chiot.
- Hey je te permets pas ! Et puis tu veux que je fasse quoi encore ?! Commençais-je à m'énerver à mon tour. Déjà je me suis mise entièrement sous ton contrôle alors hein !
- Non, je ne contrôle pas ton esprit et ses capacités.
Ah ? Intéressant ça..
- Pour le moment.
Ok, j'ai rien dis.
- Et tu veux quoi ? Grognais-je. M'étonnerait qu'Akainu soit gentiment en train d'attendre la fin de notre discussion.
- Je m'échine à te le dire ! J'ai besoin de temps ! Souffla d'une voix un peu plus rauque l'animal. Et de sang !
- … Hein ?! Non mais t'es malade ! VAMPIIIIRE ! Glapis-je en sautant partout.
Je me pris une surface dure dans la face et retombais sur les fesses, sonnée.
- Aïeuuh... couinais-je en frottant mon museau endolori de mes deux pat-... mains.
- Tu vas te tenir tranquille deux minutes ! Ne bouges pas, tu es très bien, assise là.
- C'était quoi ce machin dur ? Pestais-je sans écouter, tâtant le truc noir en face de moi du bout des doigts.
- Un mur virtuel. Mais écoute moi sacré vingt dieu !
- Oui oui, c'est bon... Attends, t'as dis quoi là ?
La bête ignora ma question que je trouvais pourtant tout à fait légitime, et un frôlement glacé m'effleura le bras droit. Je sautais au plafond – inexistant, soyons clair-.
- KYYYYAAAAAA !
- Hhhh... de tous les réceptacles que je pouvais avoir, il fallait que je tombe sur cette hurluberlue... Hé ! Non mais tu vas te tenir tranquille !
Tchak !
- AAAAAÏÏÏÏEEE ! gémis-je en frottant ma tête où une sacrée bosse commençait à pousser. Mai-heu !
- Le sang qui s'écoule de ton bras, donne le moi !
- Franchement, t'es... Nany ?!
- Vite ! Le temps presse ! Grogna sourdement la bête, et la tension faisait vibrer sa voix sensuelle.
- On a vraiment du mal à te prendre au sérieux quand tu causes comme ça ! Ricanais-je, n'écoutant qu'à moitié, complètement ailleurs.
- Bon sang de tudieu de vermicelles saisonnières ! Ton bras ! Ou on s'éteint toutes les deux !
- Hein ?
- Mords ton putain de bras de mes deux où on crève la maintenant tout de suite dans un déluge d'entrailles et de cervelle ! C'est assez clair comme cela ?!
J'éclatais de rire.
- Ahahahaa ! Ihihi ahahahaaa ! Trop fort ! Wouahaha !
- Je pensais pas avoir taper aussi fort... Il faut vraiment tout faire !
Alors que je me tordais de rire sur le sol invisible, un air glacial m'entoura brutalement et je sentis des crocs se refermer sur mon avant-bras gauche, déjà blessé par mes propres canines.
- HEYY ! M'écriais-je, les abdos douloureux à force de rire, qu'est ce que tu fous... houhouhou !
- Tu as vraiment un grain c'est pas possible ! Cracha le félin en relâchant mon bras, d'où un ruisseau de sang un peu plus important s'écoulait joyeusement à présent.
- Ooooh, c'est zoliiie ! M'extasiais-je en louchant sur le liquide sombre aux reflets bordeaux dégoulinant sur ma peau.
Je sentis une matière rappeuse et humide lécher mon bras, puis la bête ajouta d'une voix légèrement ragaillardie :
- C'est ça. Restes donc tranquille !
Et la voix disparut.
Je restais un instant à observer avec la plus grande attention le sang coulant sur mon poignet jusqu'au bout de mes doigts, avant de goutter silencieusement au sol.
Finalement je relevais la tête.
Fixais le vide avec un sourire un peu stupide, qui s'effaça au bout d'un moment. J'explorais mes ongles des yeux.
- Je m'ennuiiiiie ! Pis j'ai mal à la tête... hé ho, y'a quelqu'un ?
Personne ne me répondit, et je m'enfonçais dans un silence morose. Pfff, pas moyen de s'amuser dans ce bled pourri. Je me mis à chanter, ou plutôt à brailler d'une voix forte :
- Je suis la reine d'la danse, oh la jungle est à mes pieds ! De la puissance, chuis au plus haut, et pourtant, qu'est s'que ça m'fais chier ! Je voudrais me sortir de là, se serai quand même mieux ! Être dehors avec une choppe- d'une bonne bière ou même deux !
Je continuais joyeusement mon petit délire, avant de reprendre mon fou rire en imaginant la tronche que tirerait Law en me voyant étalée sur le sol, nue, à chanter n'importe quoi, une bosse de la taille d'un œuf sur la caboche.
Un éclat attira alors mes yeux.
Une vive lumière, brillant douloureusement pour mes pauvres mirettes, dansait à quelque pas de moi. Cessant de ricaner dans le vide, je m'approchais d'elle, curieuse, prise d'un irrépressible hoquet après ma crise de fou rire.
- Qu'est ce que c'est que ce - hoc - machin ? Dis-je en mettant avec application mon doigt sur ma bouche, les sourcils froncés.
La lumière m'attirait comme un papillon, et un brin de ma conscience légèrement atteinte alluma le voyant rouge.
Mais alors que je me décidai à reculer un peu, mon mal de tête augmenta d'un coup et je trébuchai, perdis l'équilibre et tombai droit sur la lumière, qui m'avala.
La seule pensée qui me traversa fut : « non mais la pas douée... »
Je me retrouvais sur le bateau à l'extérieur, étalée sur les planches repeintes en bordeaux. Joli couleur, j'insiste.
Puis une info indésirable atteignit mon cerveau tandis que mes nerfs se reconnectaient : Mal mal mal !
La douleur me brûlait le corps, et semblait vouloir consumer mon esprit sur place.
Lâchant un hoquet qui n'avait plus rien de joyeux, je revenais brutalement à moi sous la souffrance de mes membres gigantesques.
La bête. J'étais dans son corps. Mal... Mal bordel !
Quel était le pignouf qui s'était fait tabasser dans mon corps ?!
Je relevais péniblement la tête, tentant de voir ce qu'il se passait. Ce que je vis me glaça le sang.
Akainu, dressé au-dessus de Law, son dos me masquant le buste et le visage de mon alpha, l'immobilisant au sol.
Lâche le, salopard de mes deux ! Hurlais-je intérieurement, furieuse qu'on ose s'en prendre au mâle de la meute.
Je me forçais à me lever, détachant mon corps massif et brûlant du bois sombre, humide de sang.
POV Akainu :
Concentré sur sa tâche, le marine ne vit absolument pas la masse furieuse dégoulinante de sang et toutes griffes dehors se jeter sur lui dans un rugissement.
Akainu pivota immédiatement, mais ne fut pas assez rapide pour empêcher le félin de le plaquer au sol et de planter ses griffes recourbées dans sa chair, qui se transforma aussitôt en magma, brûlant la peau tendre des coussinets qui fumèrent.
La douleur disparut dès lors que son corps se changea en lave, et un sifflement furieux de douleur, très satisfaisant, s'échappa de la gueule ensanglantée du monstre.
Le marine ricana, mais pesta en lui-même contre ces chiens de pirates. A cause d'elle, Trafalgar Law lui avait échappé.
Il bourra de coups de poings les flancs du félin, faisant voler les poils et le sang autour de lui. Un rugissement lui répondit, un rugissement imprégné d'une force qui le cloua au sol.
Retenant un hoquet de douleur, -Se le prendre en pleine figure n'était jamais agréable.-, il reconnu immédiatement le Haki du combat.
Comment cette petite salope peut-elle l'avoir ?
La colère lui faisant perdre le fil du combat un instant, il activa le sien, avant de se souvenir des informations sur cette fille : aucun fruit du démon.
Oui, mais aucun Haki non plus merde !
La souffrance brisa ses pensées quand la bête déchira sa chair, labourant ses épaules et son ventre de ses pattes musclées.
Il réagit en conséquence, et frappa tout spécialement chaque point qu'il avait blessé, les ayant soigneusement gardé en mémoire.
S'en fut trop pour l'animal, qui rua et se dégagea de sa prise, perdant tout de suite le contrôle de son Haki et recula, patinant misérablement dans le sang.
Haletant, les épaules et le ventre déchirés laissant s'échapper le fluide bordeaux, qui se tarit bien vite dès qu'il réactiva son pouvoir, Akainu se redressa, mais le capitaine des Hearts Pirates fut plus rapide.
Il sectionna le navire en deux avant de le téléporter bien plus loin.
L'amiral hurla de rage en voyant ses proies lui échapper, songeant aux remarques désagréables des autres imbéciles de collègues quand ils apprendront qu'il s'était fait avoir comme un bleu.
POV Penguin :
Cela faisait deux jours qu'ils avaient vaincus de justesse -pour ne pas dire sur un gros coup de bol- le navire du gouvernement envoyé à leurs basques.
Ils s'étaient débarrassés facilement du Roi des Mers mécanique, l'animal ayant cessé de bouger dès que l'attaque avait commencé. Ils s'étaient acharné sur la machine, assez puérilement mais avec grand plaisir, déchargeant leurs rage sur la boite de conserve marine.
Putain qu'ça faisait du bien !
Mais le capitaine n'était toujours pas réveillé. Et Aylan...
Le cuisinier laissa tomber ses cartes sur la table de sa chambre, s'attirant le regard surpris de Sachi et Akar.
- Hé bein ? T'arrêtes de jouer ? Râla son ami roux, fronçant les sourcils derrière ses lunettes de soleil.
- Comment ça se passe Akar ? Demanda Penguin, ignorant la remarque agacée.
Le concerné, à sa droite, soupira. Il vérifia le petit appareil attaché à sa ceinture qui le tiendrait au courant si l'état de leur capitaine empirait. Un geste qu'il avait effectué un nombre incalculable de fois.
- Pour la centième fois, le capitaine se porte bien. Il n'est pas en danger, toutes ses plaies sont saines. Il ne se réveille pas parce qu'il a trop utilisé son fruit du démon. Il a besoin de refaire ses réserves, son état est normal et stable.
- Et...
- Et Aylan n'a toujours pas repris forme humaine. Du moins pas depuis que je l'ai quitté. Termina la voix neutre du sous-médecin, où la fatigue commençait pourtant à pointer. Alors arrêtes un peu de me harceler et patiente. Bepo est avec elle, ça ira. On a eu un pépin, mais c'est réglé, maintenant il ne la quitte plus.
Un pépin ? Sachi nota le détail, mais laissa tomber en voyant qu'Akar ne voulait pas aborder le sujet. Il lui demanderai plus tard, sans Penguin, histoire qu'il ne s'en fasse pas plus.
Ce dernier laissa échapper un soupir malheureux, n'ayant pas relever.
- Je peux pas m'en empêcher Akar. C'est comme ma petite sœur, et elle est...
- Je sais bien, mais on n'y peut rien ! Alors lâche moi ! Répliqua plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu ce dernier, sa patience usée par la fatigue des dernières nuits, surtout avec l'incident au début de la nuit...
Sachi les observa, puis décida d'intervenir.
- On n'a qu'à aller les voir, on a pas eu l'occasion depuis le début. On a aucune corvée de prévue. Allons-y comme ça tu seras plus tranquille.
Et moi aussi... songea-t-il en son fort intérieur.
- C'est pas permis non plus ! S'exaspéra Akar.
N'appréciant pas autant la jeune fille que ses deux nakamas, il n'était pas spécialement prêt à leur accorder cette faveur, ajouter à l'énervement, la fatigue, le stress de ces dernières nuit, il n'avait aucune envie que deux zigotos viennent gâcher son travail .
- Ils ne sont pas malades que je sache ! S'énerva Sachi devant le comportement buté de leur compagnon. Et pas en quarantaine non plus. Rien ne nous empêche, si ce n'est une permission de ta part, d'aller les voir quelques minutes.
Akar soupira, passa une main devant ses yeux rouges et fatigués. Il avait raison, les deux hommes n'allaient rien déclencher par leur simple présence, fallait arrêter d'être parano.
Mais autant en profiter un peu, il était vraiment au bout du rouleau :
- Très bien... Mais en échange, Sachi tu prends mes trois prochains tour de gardes, et Penguin ma corvée de linge de demain. S'il vous plaît. Ça me permettra de dormir un peu plus.
Voyant l'air légèrement irascible de leur ami, les deux hommes se regardèrent un instant, puis acquiescèrent, heureux d'avoir obtenu gain de cause.
Ils se levèrent et partirent d'un pas rapide, un peu traîne-la-patte pour Akar, en direction de l'infirmerie principale.
- On commence par le capitaine. Lâcha le médecin, prenant la tête du groupe avec lassitude.
Les deux compères suivirent en silence en adaptant leur marche a la sienne, supportant la sale humeur du jeune homme d'un air sombre pour Sachi, plus anxieux pour Penguin, prompt à l'inquiétude et au stress.
Ils croisèrent peu de membres d'équipage à cette heure avancée de la nuit, saluèrent en passant devant la salle de contrôle Jean Bart, qui venait de remplacer un autre pilote.
Enfin, Akar arriva devant la large porte de métal blanc, et l'ouvrit en leur faisant signe de se taire.
Ils pénétrèrent dans la salle plongée dans la pénombre, passant devant plusieurs couches sombres avant d'arriver devant celle éclairée.
Ils saluèrent l'homme de veille, Hiken, qui lisait d'un air absent, fixant plus souvent le capitaine que les pages de son livre.
Allongé dans un lit, recouvert d'un drap blanc, leur capitaine était pâle mais semblait aller mieux. Un tuyau lui permettait de respirer correctement par le nez, et une perfusion était logée dans son avant-bras droit pour lui fournir les nutriments nécessaire.
- Rien de nouveau ? Murmura Akar vers le médecin de garde, qui leva sur lui des yeux gonflés, rouges de fatigue.
- Rien. Il a pas bougé. Marmonna avec déception l'homme blond habillé d'une blouse blanche, avant de lâcher un large bâillement. Mais il va bien, c'est le principal...
Ils restèrent un moment à contempler le visage tiré du Chirurgien de la Mort, écoutant les bip ! réguliers marquants chaque battement de cœur.
- On va voir Aylan ? Proposa ensuite Penguin, tendu, brisant le calme ambiant.
Ses deux nakamas se secouèrent, sortant de la chape de silence dans laquelle l'infirmerie sombre les avait plongé.
Akar tourna les talons et le mécanicien et le cuisinier le suivirent en dehors de la pièce sentant le désinfectant à plein nez.
Tout d'abord, Penguin pensait que l'arbalétrier allait les emmener dans l'infirmerie privée de leur capitaine, où Aylan avait été déposée deux jours plus tôt.
Mais l'homme bifurqua plus tôt et les mena en direction de la salle d'entraînement. Penguin et Sachi échangèrent un regard surpris, avant de questionner leur guide.
Akar se retourna et leur expliqua d'un air ennuyé.
- On l'avait mis dans l'infirmerie du capitaine au départ, mais ça s'est révélé impossible, elle était... est, encore complètement hors de contrôle, et quand elle s'est réveillée la première fois, on a dû prendre des mesures de sécurité.
- Des mesures de sécurité ? Répéta Penguin, fronçant les sourcils, commençant à entrapercevoir ce que voulait dire son ami. Pour qui ?
Akar poussa les battants - qui gémirent et tremblèrent, vieux souvenir d'un passage d'Aylan par cette porte -, et pénétra dans le gymnase, où se trouvait Bepo, une patte bandée reposant soigneusement sur le sol, assis devant une large cage de métal.
- Vous l'avez... souffla Sachi, pris de court.
- Oui, on a dû l'enfermer et l'enchaîner. On a eu des blessés au début de la nuit, quand elle s'est vraiment réveillée.
Son air grave laissait entendre qu'ils n'avaient pas eu le choix. Penguin déglutit, comprenant qu'Aylan aurait pu, et pouvait encore, tuer un membre de l'équipage. Et si ça arrivait...
Akar observa le visage des deux amis se durcir, preuve qu'ils avaient compris l'importance de la situation.
- Pourquoi tu ne nous l'a pas dis ? Reprocha Penguin au jeune docteur.
- J'étais un peu occupé figure toi ! Vous dormiez quand elle s'est déchaînée, et la partie de cartes de tout à l'heure à été mon seul moment de détente depuis deux jours ! J'avais un peu envie de me changer les idées ! Donc tes reproches, tu te les garde.
- Akar, t'es crevé, et moi un abruti qui stress alors que tu fais le maximum, mais tu-...
- On peut la voir ? Coupa immédiatement Sachi, sentant la dispute entre les deux hommes arrivée à cran.
Akar leur fit signe que oui en lançant un regard injecté de sang au cuisinier.
Ils s'approchèrent de la cage, et Bepo agita une oreille, leur montrant qu'il les avait entendu.
La masse sombre et imposante de l'animal reposait, affalée sur le sol, entourée de barres de métal épaisses.
Ses pattes étaient menottées par de grosses chaîne plantées dans le sol, et elle était recouverte de bandages dont certains, en parti défais, laissaient entrevoir des bandes de peau à vif.
Elle semblait dormir pour le moment, sa queue agitée par de légers frémissements appuyant cette supposition.
- Elle s'est encore réveillé. Déduisit plus bas Akar en direction de Bepo, constatant les bandages défaits.
- Oui, mais pas longtemps, et j'ai réussi à la calmer. Même si elle ne me comprends pas, le langage animal lui est instinctivement familier. Elle connaissait déjà les bases. C'est pour ça que le capitaine m'a demandé de veiller sur elle. Chuchota de sa voix grave l'ours.
Lui aussi semblait fatigué, sa fourrure avait perdu de son brillant, était terne et pas très bien entretenue. Il avait dû rester avec elle le plus longtemps possible. Une cicatrice lui barrait verticalement le côté gauche du museau, souvenirs de la dernière rencontre avec les marines d'Akainu.
- Elle s'est beaucoup débattu, mais a finit par m'écouter un peu. Elle est terrorisée ici, elle a tiré sur ses chaînes comme une damnée et s'est blessée à l'articulation de la patte. Marmonna encore le second.
On sentait qu'il prenait très personnellement la situation d'Aylan.
Mais cette fois, c'était un animal sauvage qu'ils avaient devant eux, pas la jeune fille qu'ils connaissaient, ni même la bête, qui faisait preuve d'une redoutable intelligence dès que sa survie était en jeu.
Et lui plus que d'autres semblait comprendre la peur et la désorientation que pouvait ressentir un animal dans une cage, entouré d'inconnus.
- Qui a été blessé ? Souffla Sachi, venant s'agenouiller aux côtés de son ami.
- Karro et Marle ont été légèrement blessé au bras, rien de bien méchant. Répondit Akar. Mais Démati a pas mal dérouillé. Il a eut beaucoup de chance, les griffes n'ont fais qu'effleurer l'estomac en évitant le foie. Et il a une jambe casée au niveau du tibia -pas de fracture ouverte, heureusement- et l'épaule droite luxée. Elle s'est écroulée sur lui quand les calmants ont enfin agis.
- Il n'est pas de l'équipe médical pourtant ! Releva le cuisinier un peu trop fort.
Il se mordit les lèvres et tourna la tête vers la panthère. Elle n'avait pas bougé. Un léger soupir échappa aux quatre nakamas, que ce soit de fatigue, de soulagement ou de lassitude.
Akar secoua la tête et expliqua :
- Il est venu nous rejoindre en entendant les rugissements et les cris. Heureusement elle était blessée et pas encore bien guérie. Sinon il serait mort.
Le silence revint dans le groupe. Penguin fronça les sourcils, ses yeux sombre brillant d'inquiétude.
Si jamais Aylan tuait quelqu'un de l'équipage, les conséquences seraient plus que catastrophiques, pour elle comme pour tout le monde.
Un frémissement dans l'air attira leur attention. Ils fixèrent le fond de la salle d'entraînement, où un point bleu pétard faisait des cercles dans les airs.
- Qu'est ce qu'il fiche là celui-là ? Marmonna Sachi, surpris de voir le dindon de la jeune fille hors de la vigie, son coin de prédilection quand Aylan n'était pas avec lui.
- Il est là depuis un moment. Avec toutes les portes qu'Aylan a défoncé, il peut passer à peu près partout...
Un petit rire agita Penguin à ce souvenir. Il reporta son attention sur le corps massif devant lui. La voir ainsi donnait l'impression que jamais elle n'allait reprendre sa forme humaine.
Et le regard jaune vif aux pupilles fendues qu'il croisa en un éclair n'allait pas le détromper.
A suivre...
Voili ! Encore pardon pour le retard...
Dites moi ce que vous en avez pensé ! Ça m'aidera pour les suivants ! Merci d'avoir lu !
( Un jouur, mon troll, viendra...il me recooonnaitraaaa...)
Pourcoaaa moiiii...
