Bijour les gens ! C'est partit pour un nouveau chapitre alors !
( Heu ouais, à moins que tu sois là pour faire autre chose... à par faire chier le monde bien entendu.)
Je sais pas qui est la plus casse-pieds là, je t'ai même pas sonné les cloches que t'es déjà là à faire des commentaires désagréables.
( Je t'em*****.Et ce en toute amitié !)
C'est ça...-'
Bref ! Merci à ShaunyBlackSheep, Kyona-sama, AliceLaw, la vague folle, Scarylox ( tu te nourris convenablement où tu vas te retrouver dans le coma pour de bon cette fois, et ça sera même pas ta faute.) La rveuse, Dj-Mya972 et Dark D Maeva pour leur review !
Merci vraiment ! Vos coms' sont toujours super utiles ! Vous vous êtes pas mal demandé pourquoi Aylan partait dans son délire. Tout d'abord, elle a quand même un grain.
Ensuite, l'esprit de la bête, qu'elle a inversé avec le sien pour la commande du corps, n'est pas humain.
Donc pas de conscient réel dans tout ça pour empêcher l'esprit de divaguer.
( Ce sont des suppositions.)
M'en fou ça fait sérieux.
Enfin, elle s'est quand même pris un sacré coup sur la caboche.
( Pour connecter les deux neurones restant c'est utile !)
Merci beaucoup beaucoup ! Je vous aime !
Bon chap' !
La panthère et l'homme
( Ou le cas où passer du coq à l'âne n'est pas qu'une métaphore)
Ils reculèrent tous brutalement en voyant les yeux jaunes les fixer.
- Merde ! Jura Akar. Déjà ?
- Comment ça déjà ? Demanda avec inquiétude Penguin, après avoir reculer de trois bon mètres, suivis des deux autres.
- Les sédatifs qu'on lui a donné étaient adaptés à sa taille, et censés la faire dormir au moins dix-huit heures ! Elle a à peine rempli les dix ! Son organisme doit traiter plus rapidement les produits qu'on lui injecte... Expliqua l'arbalétrier en fronçant les sourcils.
La panthère regarda autour d'elle avec raideur mais rapidité, sembla s'apaiser légèrement en voyant Bepo, mais montra ses crocs impressionnants en posant les yeux sur les trois autres hommes.
Bepo s'avança immédiatement, et lâcha un fort grognement, les oreilles pointée en avant en signe de détente et de tranquillité.
Le félin fixa son attention sur lui, et une vibration s'échappa de sa gorge. Le second des Hearts Pirates approcha plus près et, très lentement, mis une main dans son dos.
Accélérant d'un coup son mouvement, l'ours décocha très vite dans son poitrail une fléchette rouge, à l'aide d'un petit pistolet qu'il avait glissé dans la ceinture de sa combinaison.
L'animal grogna d'avantage sous la piqûre, mais n'en tint pas plus compte, et continua de les fixer de son air méfiant et farouche.
- Des calmants ? Demanda doucement Penguin d'un air anxieux, se tournant vers son supérieur qui, après avoir glisser son arme dans sa ceinture, se tordait anxieusement les pattes.
- Oui... mais ils vont mettre du temps à agir sur un corps de cette taille ! Gémit le concerné sur le même ton, s'agitant encore plus, piétinant le sol de ses grosses pattes. Elle va avoir le temps de faire des dégâts ! Pourvu qu'ils agissent viiite...
- Elle a pas l'air de beaucoup nous aimer... coupa Sachi en déglutissant.
Tous reportèrent leur attention sur le félin. L'animal s'était redressé sur le ventre, ses pattes de devant étendues devant elle, la fléchette rouge toujours plantée dans son torse.
Ses oreilles s'étaient rabattues sur son crâne, et ses babines s'étaient de nouveau relevées dans un grondement qui augmenta en intensité alors que son regard se chargeait de tensions meurtrières.
L'air s'alourdit brusquement sous la menace qui envahit l'espace où ils se trouvaient.
Chaque homme (- et ours -), firent un léger pas en arrière alors que la panthère se redressait en émettant une sorte de jappement agressif, les dents dévoilées.
Sa queue, jusque-là traînant au sol, se releva et fouetta l'air.
Voir pareille créature vous fixer avec un air meurtrier, même derrière des barreaux et enchaînée, avait quelque chose de particulièrement impressionnant, et une montée d'adrénaline fit son apparition dans les trois hommes, qui se crispèrent instinctivement, prêt à réagir (en l'occurrence, la réaction serait un repli stratégique. -non, pas une fuite, s'il vous plait-).
Avec raideur, elle se redressa sur ses pattes bandées, faisant chuter des bandes de gazes imbibées de sang séché au sol.
Les chaînes cliquetèrent sous les mouvements, attirant un instant l'attention de la créature, qui se pencha dessus pour les renifler avec perplexité.
- On fait quoi ? Murmura Penguin d'une voix difficilement contenue. On va pas non plus l'attaquer pour la faire roupiller ! C'est Aylan là-dedans !
- Bougez pas pour le moment... marmonna Akar sans lâcher l'animal des yeux. Faudrait pas qu'elle-...
CLANG !
D'un brutal, imprévisible et violent coup de tête, la panthère venait d'enfoncer de plusieurs centimètres les barres de métal de devant, tordant le fer d'une façon pas dutoutdutout engageante.
- Merde !
L'exclamation s'échappa des bouches des trois hommes au même moment, alors que Bepo commençait à sautiller d'une patte sur l'autre frénétiquement.
Il se lança dans un concert de grognements, couinements et gémissements pour tenter d'attirer son attention.
L'animal secoua sa grosse tête, comme surprise de la résistance des barreaux. Et les chaînes semblaient plus la gêner qu'elle ne voulait bien l'admettre.
Elle jeta un regard à Bepo, mais ne fit pas attention à lui. De toute façon, elle ne comprenait pas bien ce qu'il disait et ce coup de tête lui avait filé un méchant mal de crâne.
Qu'à cela ne tienne, l'animal se pencha, saisit fermement entre ses crocs les maillons de métal reliant sa patte avant droite au sol, puis y asséna un puissant coup de mâchoire.
Le métal tinta et grinça affreusement, mais tint le coup. Visiblement agacée, le félin lâcha un grognement douloureux, et du sang s'écoula de ses gencives roses et de ses dents malmenées.
Sa langue lécha les maillons, comme mesurant, gouttant ce nouveau matériau. Puis elle lui décocha un nouveau bon coup de dents au même endroit.
Le métal crissa et couina horriblement. Les quatre nakamas firent des grimaces douloureuses, n'appréciant pas vraiment le bruit.
Le félin força d'avantage, blessant sa bouche et entaillant ses gencives.
Les chaînes s'affaissèrent en tintant sourdement sur le sol de bois.
Apparemment satisfaite, la panthère allait pour s'occuper des autres anneaux de métal autour de ses pattes, quand un léger tic agita son oreille.
Les quatre compagnon avaient retint leur souffle, priant pour que les sédatifs agissent avant qu'ils ne soient forcés d'intervenir par la force sur le félin.
Ce dernier sembla un moment surpris, comme découvrant un truc pile sous son nez depuis le début, et loucha un instant sur son museau arrondi, recouvert de poils plus clairs.
Elle vacilla quelques secondes sur ses pattes, essaya de se ressaisir.
Plus personne ne bougeait d'un seul millimètre, entièrement absorbé par le spectacle devant eux, leur concentration fixée sur le danger que représentait Aylan sous cette forme. La tension dans l'air semblait presque palpable.
Puis, lentement, comme au ralenti, la masse noire s'affaissa doucement au sol, pliant les coudes, se couchant délicatement sur le ventre, puis sur le flanc.
Sa tête se déposa calmement sur le sol.
Les yeux d'or aux pupilles fendues se fixèrent de nouveau sur le groupe, les contempla longtemps, jusqu'à ce que ses paupières s'abaissent entièrement, masquant l'intensité sauvage de son regard.
Le silence s'étendit à toute la pièce. La tension diminua avec lenteur, alors que les quatre nakamas commençaient doucement à souffler.
Ils échangèrent quelques regards soulagés, laissant la tension s'évacuer d'elle même.
- KIDDOUDOUDINDOOONN !
-KYYYYYYYAAAAAAA ! Hurlèrent Penguin et Bepo en bondissant au plafond.
Les deux autres se retournèrent d'un bond instinctif, le cœur battant. Le grand perroquet les avait contourné et s'était posé juste derrière eux.
Maintenant, il s'approchait fièrement, sa longue queue bleu pétard se dandinant derrière lui.
Il s'arrêta devant Sachi, pencha la tête de côté, et le regarda avec grande attention, comme tentant de lire les pensées du mécanicien par son regard perçant.
En clair : stupidement.
Ce dernier le fixait d'ailleurs tout aussi bêtement, le souffle court et les yeux écarquillés, la bouche ouverte, tachant de réguler les battements frénétique de son cœur.
Ils échangèrent un long regard, figés dans la même position.
Les autres les contemplèrent un moment les bras ballants, attendant que Sachi se réveille et envoi promener le perroquet, qu'il avait en horreur depuis que ce dernier avait laissé un petit souvenir dans sa casquette.
Mais l'instant se prolongea, les deux antagonistes se fixant, comme échangeant les plus grands secrets de la planète.
Les trois autres n'y tinrent plus.
Ils explosèrent de rire, faisant de nouveau sursauter le pauvre mécanicien, qui les regarda sans comprendre se torde de rire au sol.
Il leva un sourcil, perplexe :
- J'peux savoir ce qui vous prends les gars ?
Ils s'arrêtèrent un instant.
Le regardèrent. Se regardèrent.
Et repartirent dans leur fou rire !
Sachi se frotta la tête, ôtant sa casquette blanche, jeta un dernier regard méfiant à la panthère assoupit, puis se tourna vers Kidd, comme le prenant à témoin involontaire.
- Y'a des fois où faut pas chercher comme on dit... Lâcha-t-il d'un air lassé, la tension se relâchant enfin dans son corps.
Kidd confirma en piquant du bec, et conclu d'un triomphal :
- TRAAAAFFYNNOUNEEEET !
Deux jours plus tard :
- Ça fait combien de temps qu'il est là ?
Un murmure discret.
- Près de quatre heure...
Réponse sur le même ton.
- Il fait quoi à ton avis ?
- Je sais pas... il a pas bougé depuis tout à l'heure.
- Tu penses qu'on devrait aller voir ?
- … non, vaut mieux pas. Pour une fois qu'on peut se reposer dans cette semaine galère... Profitons un peu hein...
Penguin, accroupi aux côtés de son meilleur ami devant la porte défoncé du gymnase, hocha la tête avec conviction.
Dans les dernières nombreuses heures écoulées, ils avaient enchaîné surtension après surtension.
Un coup la panthère se réveillait et manquait de briser encore une fois ses liens -qui avaient été remplacés pour la patte avant droite-.
L'autre coup c'était une bordée de récifs un peu trop pointus pour le sous-marin. Ou alors un coup de stress après une chute brutale de tension de la part de leur capitaine, mais elle n'avait pas durée longtemps, un homme de l'équipe médical était sur les lieux quand ça s'était passé.
Ou bien encore des navires, qu'ils avaient soigneusement évité, devant veiller non seulement leur capitaine blessé, mais abritant une véritable bombe à retardement dans le gymnase...
La semaine avait donc été très éprouvante pour les Hearts pirates, qui étaient légèrement sur les nerfs.
Le réveil de leur capitaine, il y avait environ dix heures, avait permis à chacun de souffler et de se détendre un peu.
- Viens, on y va... marmonna Sachi, se relevant, imité par son compagnon.
Ils époussetèrent leur combinaison, ayant passés plusieurs dizaines de minutes à observer leur capitaine, puis repartirent lentement, après un dernier coup d'œil vers lui. Sachi vers la salle de contrôle, Penguin vers la vigie.
Resté seul, Trafalgar Law ne quittait pas des yeux la masse de muscles et de crocs qui se dressait devant lui.
Dès sa reprise de connaissance, il avait tenu à être mis au courant de tout.
Étant presque guérit, il n'avait pas attendu, et était venu ici après avoir mangé et pris une douche qui avait achevé de le réveiller.
L'animal l'avait accueillit par un rugissement de colère.
Elle avait abandonné l'idée de briser ses fers quand l'équipage avait enduit les chaînes d'un produit au goût tout a fait immonde que la panthère avait en horreur apparemment.
Dès qu'elle avait essayé de les mordre, elle avait retiré ses crocs dans un feulement de colère, et avait vite retenu la leçon, après plusieurs tentatives infructueuses et un horrible goût dans la bouche.
Law s'était assis sans faire attention à elle, prenant garde à ne pas rouvrir ses blessures, puis l'avait fixé.
Il l'avait fixé jusqu'à ce que la panthère se calme et fasse de même. Cela demanda un long moment.
Elle se tenait à présent assise bien droite devant lui, ne le quittant pas de ses grand yeux d'or aux pupilles dilatées.
Law sondait inlassablement ces yeux qui changeaient continuellement d'humeur, passant à toute vitesse de la curiosité à la méfiance, de la colère à la faim, et du stress à la fatigue.
Tu es là Aylan. Tu n'as plus qu'à avancer pour revenir. Songeait-il.
Les deux se fixaient sans relâche avec la plus grande attention, étudiant le moindre mouvement de son face-à-face.
Rends la moi.
Law avait posé son nodachi juste à côté de lui, et, assis en tailleur, les mains sur ses genoux, si près de la cage qu'ils touchaient les barreaux, il attendait que l'animal se décide à faire le premier pas.
L'heure passa à deux, qui se transforma en trois. Aucun des deux n'avait encore bougé.
Enfin un frémissement agita la queue de la panthère. Elle était à bout.
Remarque, Aylan sous forme humaine n'avait déjà jamais été très patiente.
Les oreilles agitées de frémissements nerveux, elle se leva lentement, poussant de ses pattes les bandes de gaze sales jonchant le sol, et s'approcha des grilles.
Law ne bougea pas. Le museau du félin effleura les barreaux, renifla l'air, ses moustaches s'agitèrent doucement.
Un tressaillement.
Il eut presque l'impression qu'elle fronçait les sourcils. Elle aurait fait cette mimique sous une autre forme. Un léger sourire narquois se dessina sur les lèvres du médecin.
Les oreilles rondes se redressèrent, attentives. L'animal inspira plus, puis gronda, ne parvenant pas à obtenir ce qu'elle cherchait.
Elle tendit le coup, tentant d'insérer son museau entre les barreaux, comme pour s'approcher plus près.
Ses yeux clignèrent plusieurs fois,et un doux gémissement s'échappa de sa gueule aux dents dissimulées pour la première fois.
Elle semblait presque miauler ! Toute tendance agressive avait disparu dans ses yeux jaunes.
Retenant un rire d'amusement et de satisfaction -bien qu'il ne comprenait absolument pas ce qu'elle fichait-, Law se décida alors enfin à bouger. D'un accord tacite, le félin recula d'un pas, et il se saisit de son nodachi, sans se lever.
- Room.
La sphère bleutée s'étira autour de lui. D'un habile mouvement, il trancha les chaînes et tailla une porte dans les barreaux avec assurance. Tout fonctionnait comme il l'espérait. Pour le moment.
Venait la partie un peu plus délicate. Un nouveau mouvement du nodachi.
Les fers traînèrent enfin au sol, et la panthère secoua ses pattes une par une avec ravissement. Mais elle revint très vite à son premier sujet de préoccupation, ce qui l'attirait inexplicablement depuis presque cinq heures.
En douceur, elle appuya son large museau contre les barreaux sectionnés en forme de rectangle.
Ils chutèrent dans un tintement bruyant au sol, et l'animal s'aventura dans le gymnase d'un pas mal assuré, regardant tout autour avec méfiance.
- Aller, sors. Dit simplement Law, toujours assis sur le sol.
Immédiatement, les oreilles pointèrent dans sa direction, et la panthère se tourna vers lui. Elle sembla hésiter, son corps massif déserté de toute énergie après quatre jours de jeun, sur l'ordre de Bepo.
Le capitaine reconnaissait bien là son second quand il s'occupait d'un animal dangereux.
En silence, la panthère s'approcha enfin de l'objet de ses convoitises. Elle s'arrêta à deux centimètres de lui, sur la gauche du Chirurgien de la Mort, qui l'ignora, fixant son regard loin devant lui et relâchant tous ses muscles.
La panthère inspira profondément, ce qui la fit frissonner.
Avec douceur, elle avança son museau et effleura ses cheveux, soufflant et faisant voler ses mèches courtes.
Puis elle huma à nouveau l'odeur du bipède fascinant assis devant elle. Inexplicablement, il l'attirait.
Une violente convulsion la traversa et elle redressa sa grosse tête avec surprise, les oreilles plaquées en arrière et les canines en partie dévoilées.
Law se força à l'immobilité totale, attendant qu'elle reprenne son calme, mais se sentant un chouillat vulnérable à côté de cette masse de muscles bien plus grande que lui.
Ses épaules se tendirent malgré lui, et il dut forcer pour se relâcher de nouveau.
Les poils hérissés de l'échine de l'animal se rabattirent légèrement en le voyant ainsi figé, sans réaction.
Puis elle se rapprocha, recommença l'expérience. Avec plus de retenue une première fois, et enfin une seconde, plus en confiance.
Le jeune capitaine sentait l'haleine chaude du gigantesque félin dans son cou, et il retint un sourire en sentant les canines pointues effleurer sa nuque.
Enfin, la panthère se plaça devant lui, et il releva les yeux, impassible, la fixant de nouveau.
L'animal plongea alors sa tête massive dans son torse, posant son front contre la poitrine musclée du pirate, lui coupant tout de même le souffle sous l'impact.
Respirant doucement, Law leva lentement le bras et posa sa main sur la nuque du félin.
Il sentit son cœur marteler sa poitrine, alors qu'un voyant rouge s'allumait en lui quand il sentit les longues dents de sabre glisser sur ses cuisses, beaucoup trop près de sa virilité à son goût.
Tout en se maîtrisant pour ne pas dégager le museau un peu dérangeant, il posa son autre main sur l'épaule de l'animal.
La panthère s'étendit alors doucement sur le sol, et posa sa large tête entre les jambes croisées du médecin, entaillant involontairement de ses dents de sabre l'intérieur de ses cuisses dans la manœuvre.
Law fronça un peu le nez alors que le sang s'écoulait des deux estafilades, imbibant son jean bleu. Encore un pantalon de fichu. C'était le combientième ? Il devrait tenir un livre de comptes.
Mais le félin réagit tout autrement à ce sang qui coulait sous son museau. Il recula brutalement, toujours couché au sol et rabattit ses oreilles surs son crâne.
Fronçant légèrement les sourcils, le jeune capitaine resta cependant immobile, curieux de voir la suite des événements.
- Mmiii... émit la panthère, gémissant faiblement en fixant les entailles sur les jambes du Chirurgien de la Mort.
Law se souvint qu'Aylan lui avait dit que l'odeur d'un homme, ou d'un animal, changeait en fonction de son état.
- Comme quand tu bandes par exemple, comme tu dis. Lui avait-elle expliqué avec un grand sourire, à son plus grand amusement. Ou quand tu saignes. Là ton odeur devient si forte que je peux la sentir cinq fois plus fort et plus loin, c'est... délicieux!
Elle semblait presque ailleurs quand elle lui avait expliqué tout ça, comme savourant une chose qu'elle seule pouvait comprendre.
C'était donc son odeur qui l'attirait ainsi.
- L'odeur de mon alpha. Avait-elle justifié un jour, mais y avait-il plus ?
Le fait qu'il ait couché avec elle par exemple, et ait laissé sa marque en elle, pouvait-il expliquer l'effet que son odeur avait sur elle, même sur l'animal sauvage derrière lequel elle s'était caché ?
Concentré sur ses réflexions, Law ne quittait pourtant pas des yeux la panthère, qui s'était peu à peu rapprochée en rampant.
Avec attention, les oreilles toujours rabattues, elle renifla le jean et effleura les blessures de son museau, évitant soigneusement sa peau de ses canines au bout ensanglanté.
Law se crispa.
On dira ce qu'on voudra, mais avoir un énorme félin, la tête entre ses jambes croisées et les dents qui vont avec à deux centimètres de son entrejambe, ce n'est jamais une expérience agréable, même pour Trafalgar Law, capitaine des Hearts Pirates.
L'animal tendit le coup et inspira profondément, les moustaches gigotant de haut en bas, chatouillant les cuisses du jeune homme.
Elle souffla d'un coup son haleine chaude sur le pantalon de son alpha, le faisant serré les poings tant son inconfort grandissait.
Inconsciente des réflexions qui agitaient le capitaine des Hearts, la panthère sortit sa longue langue et lécha soigneusement une des entailles, goûtant le fluide bordeaux.
Un frémissement agita Law alors qu'elle fermait les yeux, comme savourant le liquide vital.
Le Chirurgien de la Mort songea un instant à l'originalité de la scène, et un sourire amusé étira ses lèvres malgré son malaise, une irrépressible envie de rire commençant à monter devant cette situation qui échappait totalement à son contrôle.
La panthère reprit ses léchouilles sur les deux blessures, passant de l'une à l'autre avec le bout de sa langue, les yeux toujours clos, et le sang cessa rapidement de couler sous sa salive aux vertus coagulantes.
Law étendit ses jambes de chaque côtés des flancs du félin, ses bras en appui sur ses cuisses, surplombant la tête de l'étonnante créature devant lui, le menton touchant presque le sommet du crâne de l'animal.
Qui rouvrit des yeux turquoises qui se levèrent vers lui presque timidement.
- Te voilà toi. Sourit Law, ravi de revoir enfin cette couleur dans ses yeux.
Une convulsion agita le corps massif, qui soudain rétrécit alors que les poils étaient absorbés par la peau.
Aylan reprit enfin forme humaine et émergea dans un hoquet d'un très long sommeil.
Complètement hagarde, en appui sur les coudes, et nue entre ses jambes écartées, elle regarda autour d'elle avec surprise, les yeux papillonnants.
Law ne bougea pas, se contentant de la regarder avec intensité, retrouvant ses longs cheveux blancs en bataille, son tatouage noir sur sa gorge, son corps bronzé très amaigris recouvert de marques de brûlures zébrant sa peau de cicatrices plus claires...
Il la redécouvrait avec plaisir, et ne se gêna pas.
Quand elle posa ses yeux voilés par le sommeil sur lui, ils s'écarquillèrent et elle ouvrit la bouche.
Mais ce fut un jappement totalement animal qui en sortit, et la confusion s'afficha totalement sur son visage encore pâle.
Law éclata de rire devant sa tête complètement paumée, qui devint rapidement agacée devant son hilarité. Elle refit une tentative :
- Groo... Pas... drôle ! Articula-t-elle péniblement.
- Oh que si ! Rit le capitaine avant de prendre le visage de sa nakama entre ses mains.
Elle le fixa puis avança ses jambes sous elles, lui permettant de poser ses mains sur les hanches de son compagnon.
- Bonjour. Murmura-t-il, les yeux rieurs fixés dans ceux vexés de la jeune femme.
Les traits tirés se détendirent et son corps tendu s'apaisa. Elle vint se blottir péniblement contre lui, et il entoura son corps amaigri de ses bras.
- 'jour... souffla-t-elle d'une voix usée, fermant les yeux et enfouissant son visage dans son torse, comme l'avait fait la panthère avant elle.
Elle s'endormit immédiatement.
Law enleva son tee-shirt blanc et la couvrit, puis la porta jusque dans sa chambre, ignorant les exclamations de surprise et de ravissement qu'il rencontrait sur son passage quand les hommes apercevaient la forme assoupie dans ses bras.
Il l'étendit sur le lit et déposa un baisé sur ses lèvres froides.
Son sourire en coin revint, puis, après l'avoir recouverte de la couverture pour lui tenir chaud, il se releva, s'étira et sortit.
Il avait d'autres chats à fouetter, et sans mauvais jeu de mot...
A suivre...
Voilà ! J'espère qu'il vous a plu ! Il était galère, mais je me suis bien amusée à l'écrire ! Dîtes-moi ce que vous en pensez !
A plus les choupis !
( Tout le monde veut dev'nir un caaaat ! Parce qu'un chaat quand il est caaat ! Retooooombe- sur zes pattes !)
RENDS MOI CETTE BOUTEILLE DE CIDRE TOUT DE SUITE ! ET DESCENDS DU LUSTRE !
(IIIHAAA !)
