EENNFFIINNNN !
(PAR LES TRENTE MILLE POILS DE LA BARBE DE GAULDUR L'INTRÉPIDE !)
Finis ces ****** de ***** de **** de TPE !
( Tu commences direct comme ça toi ? Pis ya encore l'oral à faire j'te signale...)
T'es pas d'accord ?
( Si, ce sont bien des ***** de ***** de ***** de TPE.
Mais qu'est c'qu'on a rigolé ! )
Aah tu vois, tu me rassures. Bref, vous avez de quoi me blâmez pour mon retard, alors je ne vais pas m'éterniser et disparaître dans mon coin pour me repentir et vous laissez lire !
( On jure beaucoup dans cette fic ^^)
Merci un million de fois encore pour vos reviews !
Merci à Mon petit Prince( 3 ;) ) la vague folle, à Luka Chinohana, à KiddLaTulipe, à AliceLaw, à Juju-LovelyManga , à minimilie, à Roussette, à L'annonyme, à Lou, à Loranna et à ShaunyBlackSheep !
Je ne sais pas comment vous supportez une posteuse aussi pourrie que moi...
( Je dois admettre que moi non plus.)
*vas bouder dans son coin... lance de loin :*
Enjoy !
Retour
(Ou quand on a rien dans le crâne, forcément ça finit comme ça...)
Très contente de moi-même, je sortis d'un pas énergique de la salle de bain, traversai le dortoir des mâles en retenant mon souffle et retournai dans le couloir après avoir soigneusement claquer la porte derrière moi.
La froideur du passage me frappa de plein fouet et je frissonai, grimaçant dans mon short et mon débardeur noir. Short mouillé d'ailleurs - merci à l'autre empaffé - ce qui n'arrangeait rien. Des gouttes devenues froides coulaient sur mes tibias.
Avançant rapidement pour me réchauffer, je tournai les talons et m'enfonçai dans le sous-marin, les ampoules dégageant une faible lueur dans cette zone.
M'être défoulée sur le blond m'avait fait un bien fou, évacuant la colère que j'avais emmagasiné au fil des jours d'un seul coup.
Et en prime je l'avais remis à sa place de simple visiteur dans la meute.
Mieux valait tout de même que ce soit moi qui l'ai fait plutôt que Law... Je gardais des souvenirs de raclée assez...
Brreeeeeef !
Malgré tout, je continuais à porter une affection à Thib que je ne m'expliquais pas, ou peu. Un quelque chose dans son comportement qui m'attirait d'une façon ou d'une autre.
Mais la révélation qu'il était Alpha m'avait refroidie brutalement et rendue méfiante. Une femelle dans la jungle doit toujours se méfier d'un mâle dominant, encore plus si ce mâle est solitaire comme semble l'être Thib.
Et avoir deux Alphas au sein d'une même meute, c'était un de trop.
Après, comment cette histoire allait se dégoupiller, ça restait à voir. Affection ou pas, ma loyauté allait à Law, et la loi de la jungle réglerait inévitablement le conflit.
Quoiqu'il arrive, c'est Law que je suivrai.
Songeuse, je marchais sans faire attention, et au détour d'un couloir, après dix minutes de marche, je me rendis compte que je m'étais encore paumée.
- C'est pas vrai... râlais-je. Stupide bout de métal !
Un léger grincement me répondit, résonnant familièrement dans le couloir, et j'envoyai mon pied droit dans le mur gris, créant un échos beaucoup plus fort dans toute la surface en métal.
Pestant un peu plus, je fis demi-tour en trottant pour lutter contre le froid, résistant à une petite et curieuse envie de me mettre à quatre pattes et courir plus vite...
oOo
POV Penguin ( Plus tôt...):
Elle va encore se faire enguirlander... songea le cuisinier en voyant les derniers membres de l'équipage finir les préparatifs et quitter le sous-marin, ne laissant qu'un homme de garde dans la vigie.
Aylan était en retard, et ça commençait à devenir une sale manie.
Debout sur les quais de pierre, Penguin gérait le débarquement de ses caisses de provisions comme une poule veille sur ses œufs, lançant de temps à autres des regards exaspérés à la porte du sous-marin.
Inquiet, le brun jeta un coup d'œil à son capitaine, qui détaillait avec attention ses hommes en mouvement autour de lui, émettant des ordres brefs de temps à autres.
Son visage était fermé, ses yeux froid ne cachant en rien son agacement.
- Qu'est ce qu'elle peut bien foutre ? Lui souffla Sachi en déchargeant une dernière caisse vide à ses côtés, un peu essoufflé.
Penguin grimaça, n'osant imaginer comment le capitaine allait réagir.
Law se tourna vers eux, et son regard ne disait rien de bon. Voyant que tout était terminé, il ordonna sèchement, sans un regard vers la porte du Nautilus :
- On y va.
Soupirant, les deux hommes le suivirent.
POV Aylan :
- Petit rappel pour la prochaine fois : prendre un pull ! Notais-je à voix haute, pas entièrement habituée à tous les vêtements et leur fonction chauffante.
Tout vêtement chaud était en générale à bannir sur mon île, du moins la majeur partie du temps, je n'étais vraiment pas faite pour le froid.
Si j'retrouve le crétin qui l'a inventé...
Soufflant, je m'étirais les épaules et commençais à trotter pour tromper l'ennui dans ma recherche coutumière de chemin.
D'humeur un peu plus joueuse, ainsi seule dans les couloirs, je commençai à sauter, courir, bondir de part et d'autre des tunnels s'ouvrant à moi, appréciant une solitude très rare ces derniers temps.
Éclatant de rire sous le coup d'une brusque bonne humeur, je me laissai complètement aller et entamai un sprint pour le seul bonheur de sentir mes jambes chauffer, sentir le sang affluer dans mon corps plus vite, avoir l'impression que si j'accélère encore un peu à chaque pas je finirais par m'envoler !
Un sourire de pur bonheur sur le visage, je dérapais et virais à droite, continuant à accélérer jusqu'à ce que le souffle me manque complètement.
Pantelante, je m'arrêtai alors, les joues rouges et le corps brûlant d'un feu apaisant après la course, un point de côté gâchant un peu mon bien-être. Je plaquais ma main gauche dessus, appuyant sur mon flanc pour chasser la sensation désagréable.
M'adossant au mur frais, je haletais, les yeux fermés, un grand sourire aux lèvres, mes muscles légèrement douloureux sous le brusque effort.
Reprenant ma respiration, je riais encore toute seule lorsque quelque chose sembla résonner au même moment à l'intérieur de moi, vibrant dans ma tête alors que mon propre rire résonnait dans le couloir désert.
Je me figeais, immédiatement en alerte.
Plongeant en moi, je cherchais un indice, une trace d'une menace directe venant du fond de mon esprit.
- C'était quoi ça... marmonnais-je les yeux fermés.
Non...
Rien. Pas même un frémissement. Pas de feulement méprisant.
Mais je sentais quelque chose d'inhabituel qui m'inquiéta tout de suite. Je n'arrivais pas à décrire ce que je percevais, mais ça ne me disait rien qui vaille...
Me secouant, je pris le parti de la garder bien attentivement à l'œil aujourd'hui.
Ça pourrait être assez problématique si j'attaquai un membre de l'équipage de Shiro Hige...
La Bête ne s'était pas manifester violemment, même si je sentais que, lors la dernière nuit, il s'étaient passés des événements un peu plus grave qu'un simple coup de fièvre.
Mais impossible de m'en souvenir clairement...
Je jetais un dernier « coup d'œil », histoire d'être sûre, puis laissai ça de côté et repartais plus calmement à la recherche de la cuisine. C'était quand même ça l'objectif à la base.
Ah non... oouuups.
Un petit détail venait de me revenir : la réunion de l'équipage. J'avais complètement zappé pour le coup, et j'allais encore me faire enguirlander...
Oh et puis tant pis ! Là maintenant tout de suite, je mourrai de faim, c'était compréhensible que j'aille d'abord manger !
Non mais.
Un sourire désabusé au visage, sachant que cette excuse n'allait pas m'éviter la crise qu'allait me faire Law, je repérais rapidement l'effluve sucrée un peu ancienne du petit déjeuner de l'équipage et filais dévorer quelques tranches de pain grillées, confiturées, avec un bol de chocolat chaud dans la cuisine déserte.
Coup de chance en plus, je n'étais pas loin de la salle de réunion, je ne serais peut être pas trop en retard !
Sauf que l'horloge me détrompa immédiatement. Onze heure !
- Merde !
Ça expliquait pourquoi le sous-marin était désert : ils étaient probablement déjà tous partis. Rapidement, j'avalais la fin de ma dernière tartine, laissai mon bol à demi vide en plan et déguerpis vers la sortie, que je trouvais -ô miracle!- du premier coup.
Le soleil m'éblouit dès que je fis un pas dehors alors qu'un coup de vent ébouriffait mes cheveux.
Clignant des yeux, je regardais autour de moi. Cette fois le Nautilus jaune était ancré dans le port, puisque aucun marine ne se risquerait à traîner dans les environs avec la présence du grand patron sur l'île.
Le port de pierre brune était très petit en comparaison de la taille de la ville qui s'étendait devant moi, ce devait être l'arrière port de la cité.
Le fait que je ne voyais aucun bateau correspondant à la description que m'avait fait Bepo du navire de Shiro Hige confirmait la supposition.
Sautant sur le rempart de pierre à bâbord, je retrouvais enfin avec plaisir la sensation d'un sol dur sous mes pattes, amusée de sentir aussi un léger déséquilibre.
L'air chaud de l'île, en total contraste avec celui du sous-marin me rappela avec bonheur le climat de mon ancien territoire.
D'ailleurs en y regardant plus attentivement, la végétation et la façon dont étaient construits les bâtiments ressemblait beaucoup aux images de mon enfance.
Ce paysage me rendit nostalgique un instant, et j'eus un sourire partagé avec une grimace.
- Je sens qu'elle va me plaire cette île... murmurai-je pour moi-même, savourant la vue avec délice.
- Aylan ! Attends !
Surprise, je me retournais vers le couloir et vis émerger Thib, habillé d'une chemise couleur sable et d'un pantalon large bleu, sa guitare sur l'épaule. Ses cheveux étaient encore humides et laissaient échapper de petites gouttes à chaque mouvement, parsèment sa peau mate de paillettes sous les rayons du soleil.
J'attendis qu'il arrive à l'entrée du Nautilus où il s'arrêta un instant, reprenant son souffle, puis je lui souris et il se figea, perturbé.
- Tu es vraiment étrange toi des fois... soupira-t-il en se frottant l'arrière du crâne avec la main droite. Un coup tu m'en colle une, voir deux, l'autre coup tu m'accueille avec un grand sourire...
Haussant un sourcil perplexe, je le dévisageai :
- Tout à l'heure je t'ai coller la raclée que tu méritais. Maintenant j'ai envie de te sourire, où est le mal ?
Il eut un drôle d'air à ma réplique avant d'éclater de rire.
- Ahaha ! Tu es un tel livre ouvert que c'est impossible de te prévoir vraiment. C'est comme ça que j'aime lire, ne connaître la fin que lorsqu'elle arrive, et pouvoir la savourer à son maximum.
Son ton était étrange... Plissant mentalement le museau, je le dévisageai encore, humant son odeur discrètement, mais seul le savon à la vanille me parvint, masquant toute autre senteur.
Chiotte. Saloperie de douche. Il voulait dire quoi là... ?
Je lâchais un immense point d'interrogation mental avant de relever à voix haute :
- Heu... Livre ouvert ?
Pour le coup, si son ton m'avait alerté, je ne pigeais pas le rapport entre moi et un morceau de papier gribouillé et poussiéreux...
Secouant la tête et riant encore, Thib sauta à son tour sur la digue souplement.
Il remit correctement la sangle de sa guitare sur son épaule et se redressa avant de me faire face, attendant probablement que j'avance pour me suivre.
Je ne bougeai pas. Nous nous regardâmes quelques secondes, attendant chacun que l'autre dise ou fasse quelque chose.
- Tu sais où sont partis les autres ? Finit par me demander le grand blond avec un léger sourire.
Ça recommençait. Le masque un peu effacé à l'instant se remettait en place immédiatement lorsqu'il s'agissait de mes compagnons de meute.
Reculant d'un pas, je me détournais, regardant la mer, inspirant une nouvelle fois son odeur.
Rien à faire, je n'arrivais pas à discerner quelque chose.
Je rageais de ne pas pouvoir outrepasser l'odeur du savon et me concentrer sur celle de son corps ! Il allait falloir que je m'entraîne là-dessus...
Moi qui maudissais mon odorat, il était devenu sans que je m'en rende compte un allié, un véritable petit espion. Indispensable dans certains cas.
Le visage du blond s'était assombri, mais je n'arrivais pas à savoir si c'était par ce que je m'étais détournée, ou qu'il m'avait vu le renifler.
- Non, répondis-je finalement à sa question. J'allais justement les chercher.
- Allons-y ensemble ! S'exclama-t-il avec enthousiasme, ses yeux d'un noir intense pétillants.
- Pas envie.
- Tu es méchante ! Gémit-il avec une moue déçue, s'avançant d'un pas vers moi et tendant la main, paume offerte vers le haut.
- Et toi tordu. Assénai-je agressivement. A plus !
Sans attendre sa réponse ni faire attention à sa mine attristée, je décampai à toute vitesse, un malaise grandissant dans ma poitrine.
Courant jusqu'au bout de la jetée, atteignant le port, je traversai la large place encombrée de monde au pas de course et m'engouffrai dans une ruelle au hasard.
Continuant de courir, esquivant ou bousculant les passant dont les cris irrités et furieux me poursuivirent jusqu'à ce que je m'arrête, pantelante, dans une petite rue aux abords de la forêt.
Le coeur palpitant, je haletais, la course précipitée me donnant un coup de chaud désagréable.
Essuyant la sueur coulant sur mon front, je me redressai et m'adossai au mur répandant une ombre bienfaitrice.
Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je ressentais des choses à tout va, des pics d'humeur allant d'une joie intense à une gêne violente sans que rien ne le justifie particulièrement...
Secouant le bout de mon tee-shirt, je tentai de m'aérer un peu, la chaleur de l'île me donnant de plus en plus soif.
Je secouai la tête, abasourdie par ce que je venais de réaliser :
- Bordel... soufflais-je en déglutissant. Est ce que quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi j'ai eu envie de lécher Thib ?!
Les jambes lourdes, j'étirai mes muscles, tentant de me vider l'esprit sans grande réussite, et une odeur me fit brusquement froncer le museau.
Tournant la tête, je regardai autour de moi. La ruelle étroite, plongée dans la pénombre, était complètement déserte et finissait en cul de sac remplis de sacs et de bennes à ordures, empuantissant l'air.
- Yeurk... Grimaçai-je, dégoûtée en voyant tous les insectes tourbillonnant autour des déchets moisis.
Les Hommes étaient décidément étranges.
Derrière le mur, je pouvais voir les arbres épais, hauts et touffus de la forêt. J'eus un sourire nostalgique : ils étaient de la même sorte que ceux de mon île, le climat était vraiment très semblable.
Je dus me forcer à détourner le regard, et fis quelques pas jusqu'à l'entrée de la grande rue éclairée de l'autre côté.
L'avenue était pleine de monde se parlant, riant, achetant... et se bagarrant notai-je en me collant au mur en apercevant plusieurs pirates aux prises avec quelques habitants en armes. Pas le moment de me faire remarquer.
Les cris de colère allaient crescendo, et tous semblaient vouloir rapidement en venir aux mains.
Ils vont se faire tailler en pièce. Me dis-je en observant un des pirates entamer quelques passes aisément avec une longue lame argentée.
Mmh, très jolie. Songeai-je en fixant le sabre d'un des pirates.
Les civils, seulement armés de piques et de petites épées, reculèrent de quelques pas, un cercle de curieux se formant autour d'eux.
Alors que je restais cachée dans l'ombre, une appétissante odeur de nourriture grillée me parvint, attirant mon attention et celle de mon estomac, qui gronda sourdement.
Je me mis à saliver. Mon petit déjeuner pris en quatrième vitesse était déjà très loin...
Mon regard retomba sur la forêt, les branches agitées par un faible vent faisant ressortir la verdure de ses feuilles.
Cette vision m'hypnotisa presque, et cette fois je ne résistai pas à l'appel. Un sourire de prédateur étira mes lèvres sur mes longues canines.
En chasse !
Me détournant définitivement de la grande rue éclairée, je m'enfonçai dans la ruelle, accélérant peu à peu afin d'avoir suffisamment d'élan.
Courant, j'arrivai au fond de l'impasse. Je sautai sur les poubelles, rebondi, et crochetai le bord du mur du bout des doigts.
Me hissant sans difficulté dessus, je m'accroupis un instant en haut, et jetai un un oeil derrière moi.
Les gens passaient dans l'encadrement de la ruelle, insouciants dans leur propre monde.
Un tout nouveau sourire étira mes lèvres.
L'instant d'après, je sautai et disparu de la ruelle.
oOo
Enfin ! Enfin je retrouvais les sensations des branches fouettant mon corps, du vide sous moi, de la vie tout autour, bruissant, criant, vibrant dans les arbres.
Je laissai un feulement joyaux s'échapper et résonner un instant, rapidement étouffé, alors que, prenant appui d'un pied sur un tronc tordu, je sautai agilement vers une branche plus haute, puis une autre plus loin.
Balançant mon corps dans le vide, je me tordis et me réceptionnai sans mal sur une large plateforme de bois.
Un univers de feuilles, de branches larges et fines, d'oiseaux bruissant dans les arbres, laissant apparaître en un éclat furtif leurs couleurs et disparaissant aussitôt, m'entoura pleinement.
J'inspirai avec bonheur, heureuse, retombant dans mes souvenirs d'enfance, m'y plongeant totalement. J'avais l'impression que de la joie coulait à la place de mon sang dans mes veines, faisant battre mon cœur plus fort et me rendant plus heureuse que jamais.
Un rire doux brisa soudainement le silence dans ma tête, comme un toussotement léger résonnant dans un feulement.
Me pétrifiant, brutalement ramenée sur terre, je restai abasourdie devant ce son si nouveau.
Non...Ce... C'est... La Bête ?!
J'écarquillai les yeux, choquée. Non mais vous rigolez !
Jamais la Bête n'avait fais la démonstration d'un réel bonheur en même temps que moi, tiré d'une chose aussi simple... aussi naturelle...
Je ne comprenais pas. J'avais un blocage sur ce son... ce son... J'inspirai lentement, fermant les yeux.
Ma bouche crispée se détendit en un début de sourire tordu que je ne parvins pas à effacer. La commissure de mes lèvres s'étirait sans que j'ai un quelconque contrôle dessus.
Mais loin de la sensation horrible de la Bête envahissant mon esprit pour me prendre les rênes, son être semblait se fondre un peu au mien, communiant avec moi d'une toute nouvelle manière, s'approchant doucement, sans forcer.
Une douce brûlure remonta le long de mes flancs, sans me labourer les entrailles du même coup, comme une caresse curieuse et attendrie.
Je laissai faire, une étrange émotion me serrant la gorge.
La chaleur glissa sur ma nuque un moment, sembla vouloir monter un peu plus loin dans ma tête, mais se retira soudainement sur une dernière caresse, disparaissant de mon esprit.
Le souffle coupé, je tombai sur les genoux, les jambes molles.
Mes yeux dérivèrent, regardant sans le voir le large tronc en face de moi. Je déglutis péniblement. Le nœud dans ma gorge refusant de se défaire, je recommençai avec plus de succès.
Passant ma main sur mon visage, je soupirai brusquement, éberluée.
- Si je m'attendais à ça... marmonnai-je, encore incrédule.
J'ignorais ce qu'il s'était vraiment passé, mais j'avais l'impression d'avoir franchi un énorme cape avec la Bête.
Je me souvenais de la fois où elle m'avait reprocher de ne pas connaître son nom. A cette époque je ne l'avais pas pris au sérieux, et même l'avait méprisé pour ça.
Plus maintenant. Ce que je venais de vivre c'était... c'était comme une démonstration d'affection et de simple curiosité cachée, dissimulée sous... ça. Je n'arrivais pas à le nommer.
Je me secouai pourtant, la sensation s'estompant peu à peu.
Plongée dans mes pensées, je sautai de mon perchoir et atterris plus loin, sachant d'expérience qu'il ne valait mieux pas rester trop longtemps au même endroit dans la jungle...
Mais, déconcentrée, je ratai une branche d'un doigt et lâchai un petit cri en me sentant basculer dans le vide.
Merde !
Je me rattrapai in-extrémis à une autre, la heurtant brutalement du dos, roulant sur le côté et saisissant l'écorce épaisse le plus vite possible, arrêtant ma chute.
Mes omoplates martyrisés, haletant, je jetai un œil vers le bas.
Une chute mortelle.
Transpirante, je déglutis et me hissai sur la branche secourable. Tout tournait autour de moi, et je m'assis avec précaution, la tête battante entre les mains, attendant que la douleur de mon dos s'atténue.
J'avais l'impression que mes poumons s'étaient décrochés de mes côtes, et chaque inspiration me brûlait la trachée.
- Fais mal... grognai-je pour moi-même, toussant un peu, la voix cassée.
Parvenant à reprendre un peu plus mes esprits, je me remis debout et m'insultant de tous les noms.
- T'es vraiment une abrutie finie ! Ça t'arrive de réfléchir ? Tu ne sais même pas quel genre de bestiole vit la dedans et t'y fonces bêtement dans la joie et la bonne humeur. Tant pis si tu te fais bouffer c'est ça ? Au fond on s'en fout ? Crachai-je dans un murmure en me frappant le crâne avant de grimacer.
Aïeuh... D'accord pas d'agression physique... Ou en tout cas pas à la tête.
Soupirant, je fermai les yeux et écoutai. Atténuant ma respiration au plus infime bruit possible, j'écoutai attentivement.
Le fourmillage de vie qui faisait résonner la forêt s'était soudainement tue après le vacarme de ma chute, mais je percevais encore quelques grondements ici et là...
Un souffle.
Je me laissai précipitamment tomber et attrapai la branche de mes mains, m'y suspendant. Les griffes acérées manquèrent ma nuque de peu et je sentis le vent dégagée par le mouvement vif sur ma peau.
L'animal qui m'avait attaqué laissa échapper un feulement rageur en passant au-dessus de moi.
Me retournant, changeant de prise, je vis une masse noire se réceptionner sur une épaisse branche non loin de moi.
Lâchant ma prise d'une main, je portai mes doigts à ma cuisse où étaient suspendus mes-...
Re-merde !
Je jurai intérieurement. Je n'avais pas pris mes couteaux !
Pas le temps de m'incendier mentalement, la panthère se retournai déjà, un grognement dévoilant ses larges crocs, son regard doré et mauvais me promettant un peu trop de tripes et de festin à mon goût.
L'excitation m'envahit malgré la précarité de ma situation, et un frisson remonta le long de mon échine.
- Bonjour toi... Murmurai-je.
Immobiles, moi toujours suspendue par une main qui devenait douloureuse, la noiraude, accroupie, à demi retournée sur sa branche, nous nous regardions.
J'avais le souffle court, de la sueur rendant moites mes mains, et des crampes commençaient à titiller mes doigts.
Je sentis que je n'allais pas tenir plus longtemps. Je fixais l'animal aux beaux yeux d'ambres. Elle ne semblait pas vouloir retenter l'attaque avant que j'ai bouger. Je lui lançai un sourire carnassier.
-On danse ?
A suivre...
Je pense que je vais faire un chapitre par mois pour quelques temps... je suis navrée, mais je ne pourrais pas faire autrement pendant un bon bout de temps.
Vraiment désolée !
(Z'inquiétez pas, j'moccupe de la remuer autant que possible, on fera au mieux mes p'tits choux ! Et oui on a regardé Avatar hier...;P)
Merci de me soutenir autant !
A dans un temps des plus indéterminés pour mon plus grand malheur !T.T
