Bonjour bonjour!

Enfin terminé ! Je vous l'offre avec plaisir, je me suis beaucoup amusée à le faire !

Hou début des oraux blancs ! On commence à être sérieux d'un seul coup.. ; )

( Vous.. vous penserez à nous hein ? Snrf..)

Merci à Scarylox, Loranna, ShaunyBlackSheep, AliceLaw, Juju-LovelyManga (3;)!), Bonney, Speedyamel, Neifhleim ( Tu pouvais pas choisir un nom moins galère toi hein ?!)

La ferme, je cause.

Merci à Minimilie, Luka Chinohana et Mistrale9331 pour votre soutien !:D ! Mille câlins !

( Bonjour ! Je m'appelle Olaf et j'aime les gros câliiinns !)

Enjoy !

Rencontre fortuite

( Ou comme quoi, avoir du bol, parfois ça existe.)

J'ouvris péniblement les yeux, laissant échapper un bâillement, avant de grimacer sous la trop forte lumière agressant mes mirettes.

Clignant plusieurs fois des paupières, je m'asseyai avec paresse et regardai autour de moi d'un air un peu perdu, le corps engourdi.

Les rayons du soleil se déversaient à travers les ramures veinées de feuilles, et les grands arbres semblaient litéralement se baigner dans la chaleur du petit jour.

Secouant la tête, je portai la main à mon front, sourcils froncés. J'avais la bouche aussi déshydratée qu'une feuille morte et je tentai de déglutir, sans succès, ne déclenchant qu'une vague brûlure dans ma gorge.

Encore dans les vappes, je jetai un nouveau regard alentour, me demendant ce que je pouvais bie foutre ici...avant de plaquer vivement la main droite contre mon cou, les yeux brusquement écarquillés.

Les souvenirs me revenaient graduellement. La jungle, la panthère noire, la chute dans le vide, le serpent...

Le serpent.

- Nom de... murmurais-je, perturbée.

Enfin, tentais-je de murmurer. Je restais bêtement la bouche ouverte, comme pour gober une mouche.

Wowowow, une minute...

- Qu'est ce que...

Nouvel échec.

Je fis encore une tentative, puis une autre, encore et encore, de plus en plus tendue.

La stupéaction et l'inquiétude eurent vite raison de mes espoirs : j'étais incapable d'émettre le moindre son ! Mes cordes vocales semblaient, figées... inexistantes.

Pourquoi ? La morsure du serpent vert ? Son venin aurait paralysé, ou pire, sectionné mes cordes vocales ?

Mais où serait l'intérêt d'un tel effet pour un prédateur, surtout capable de tuer une panthère d'une seule morsure ?

Ou alors j'avais réagis différement...

Le gros chat était un mamiffère, tout comme moi, d'après ce que m'avait dit Law. Alors pourquoi aurais-je eu une autre réaction que celle du félin ?

J'aime pas ça... Songeai-je en moi-même, une main sur la gorge pour tenter de percevoir des vibrations, même infimes.

Me retrouver muette n'était pas le pire des handicapes, mais ça n'avait jamais fait partie de mes projets pour l'avenir... Certes ce n'était pas comme si j'avais prévu beaucoup dans tout ce qu'il m'est arrivé, mais là ça dépassait un peu les limites.

Law... Law saurait peut-être.

Il faut que j'y retourne... qui sait combien de temps j'ai passé ici.

Même si j'étais bien décidée à ne pas me mettre la rate au cour bouillon pour un retard, faire attendre et s'inquiéter les autres n'était pas dans mes habitudes de tous les jours... même s'ils s'acharnaient à le répéter tout le temps.

Mais alors que je me forçais à me lever avec lenteur, les membres ankylosés, un bruit furtif dans le silence des arbres me fit relever la tête vivement.

Mes yeux s'écarquillèrent d'horreur : devant moi venait litéralement de bondir une monstrueuse créature aux yeux totalement noirs ébène, aux crocs saillants et luisants, aux pattes si épaisses qu'elles dépassaient la largeur de son dos pelé.

Pire, deux longs ergos partaient de ses omoplates pointus pour venir fouetter l'air autour de son échine dépourvue de poils.

La fourrure clairsemée, grise à certains endroits du corps osseux, noire à d'autres, laissait apparaître des flancs creux, des articulations saillantes et anguleuses, des côtes qui semblaient à vif.

La queue n'était longue que de quelque centimètres, et se terminait par un épais moignon.

Sa face massive, aux traits durs et secs, était contractée, laissant apparaître des cicatrices encadrant son museau carré et ses yeux d'ombres.

Une de ses petites oreilles rondes était déchiquetée et presque inexistante.

Si j'avais pu hurler, mon cri aurait traversé la forêt jusqu'à atteindre l'océan. Je restai pétrifiée sur place, terrorisée par l'apparition qui n'avait même pas raison d'exister dans le monde animal.

La créature gronda sourdement, et ce simple son résonna caverneusement dans ses flancs frémissants, faisant vibrer ma boîte cranienne.

Elle dégageait une odeur fétide de roche glaciale imprégnée de fer et de sel acidulé.

J'eus un brusque hoquet, mon estomac se tordit avec violence. Je m'écroulai sur les genoux pour vomir de la bile amère.

Le corps tremblant et épuisé, la gorge brûlante, je relevai brusquement les yeux, fixant cette horreur avec d'autant plus de fascination et de peur que ses yeux d'abîme me semblaient étrangement familiers.

Je déglutis comme je pouvais, un sale goût dans la bouche qui me permit pourtant de calmer quelque peu mon affolement.

Ces yeux si froids et pourtant brûlants... que me rappelaient-ils ?

A mesure que je les regardai, mon corps se détendait, je m'intéressais, subissais une véritable attirance pour ces yeux, cette créature, qui semblait à son tour s'apaiser.

Ses moustaches se redressaient un peu, tandis que ses pattes contractées se décontractaient, mais je la sentais encore sur le qui-vive.

Malheureusement, mon corps jusque là pétrifié n'en supporta pas davantage.

Il reprit soudainement vie, et reproduit à sa manière le hurlement que je n'avais pas pu émettre plus tôt.

Brusquement, je me levai sans pouvoir me contrôler et reculai avec précipitation, des frissons parcourant mon dos et une sueur froide collant mon tee-shirt à ma peau !

La panique et la terreur se lisaient dans chacun de mes gestes, mais quoique je fasse, j'étais incapable d'agir sur mon propre corps !

Les yeux noirs se plissèrent de nouveau avec sauvagerie alors que ses oreilles rondes se rabattaient sur son crâne miteux, agressivement.

La peur enflait en moi de manière incontrôlable ! Cette créature qui me fascinait effrayait mon corps, ou ce qu'il y avait dans mon corps...

Je hurlais intérieuement :

« NON ! Laisse moi te voir encore ! »

Alors que mon corps apeuré rugissait :

« PLUS JAMAIS UN TRUC PAREIL ! PLUTÔT MOURIR !».

Mais mes pieds trébuchèrent contre l'écorce et je basculai en arrière, droit dans le vide, battant des bras.

Le mouvement brusque involontaire déclencha l'attaque.

Alors que je basculai vers le sol de plus en plus vite, ma dernière vision fut celle des crocs blancs fusant vers mon visage pour s'y planter dans un écoeurant bruit d'os et de cartilages brisés.

Je sombrais dans le noir alors qu'un feulement rauque, satisfait et amusé, résonnait à mes oreilles en carillonnant.

oOoOoOoOoOoOoOoOoO

- AAAAAAAAAAAAAAAAHHH !

- Aylan ! Aylan !

-AAAAAH !

- Calme-toi Aylan ! Bon sang arrête de te débattre !

- Pas ça ! Pas toi ! Hurlais-je encore plus fort, secouant brusquement la tête de droite à gauche, le corps tressautant.

- Arrête je te dis ! Tout va bien ! Il n'y a aucun danger !

- La... la panthère ! Le serpent... Ces yeux... Ses yeux ! Ses-...

- Calme toi ! Là n'ais pas peur... Tout va bien.

- Ses yeux... ses yeux noirs...

- Oui je sais... ça va aller... Détends toi, tu n'as rien à craindre.

Je haletai, le corps glacé, tremblant de froid. Je m'acrochai à cette sensation pour reprendre pied avec la réalité, quitter l'environnement plongé dans le noir dans lequel j'avais cru être enfermée.

Je commençai à ressentir les pressions sur ma peau : un drap me recouvrant, et une couverture... deux mains ensserant mes poignets...

J'entrouvris les yeux, me calmant doucement, l'esprit enfievré. Ma respiration se fit plus sèche et hachée, je toussai.

La pièce était plongée dans une pénombre douce et bienvenue. Mes yeux ne furent pas agressés et s'accoutumèrent rapidement à la confortable luminosité.

Ma vue encore floue ne me permit en premier lieu que de distinguer une forme penchée au-dessus de moi, me parlant avec calme et fermeté.

Malgré moi, mes paupières se fermèrent, comme épuisées. Trop lourdes... je n'arrivais pas à rouvrir les yeux.

Je m'en remis alors à mes autres sens.

Ces intonations m'étaient famillières... cette odeur aussi, salée et un brin amère. Me fiant à ces indices, j'articulais avec lenteur et difficulté :

- A... kar... ?

Ma voix était rauque, mais parfaitement audible, à mon grand soulagement.

- Oui, c'est ça, calme toi. M'encouragea le médecin arbalétrier sans douceur.

Un rêve... ça n'était qu'un rêve ? Les pensées brouillées, j'écoutai, inspirai, tachant de me situer. Mais je n'arrivai pas à me concentrer suffisament.

- Gardes les yeux ouverts le plus possible Aylan, même si ça fait mal. Me conseilla Akar en desserant sa prise sur mes mains et se levant du bord du lit.

Garder les yeux ouverts... le plus possible. Je déglutis.

- Pour-quoi ? Soufflai-je, les lèvres à peine entrouvertes.

- Tu as des gouttes dans les yeux, cela facilitera leur efficacité.

- C... comment je... suis arr-ivée là ? Toussotai-je encore.

Un court silence.

- Tu t'es réveillée quatre fois depuis que tu es là, tu as même mangé et bu un peu. Tu ne t'en souviens pas ?

Nouveau silence, de ma part cette fois.

- Non... finis-je par murmurer, prise de court.

- Bref, ouvre les yeux. Asséna Akar, mettant fin à la discussion sèchement.

Ouvir les yeux...

Bon, on va essayer hein... m'ordonnais-je faiblement.

Je crispai les paupières, forçai, et parvins à rouvrir les yeux de quelques millimètres.

Regardant autour de moi, je tachai d'analyser mon environnement du mieux que je le pouvais. Du blanc... des draps... Akar bougeant d'un coin à l'autre de la pièce, le corps floué... encore du blanc...

Ma vision se divisait, je voyais flou, et tout en dehors d'Akar devint blanc et gris.

Je plissai les yeux de douleur, ne comprenant rien de ce qui s'était exactement passé et de l'endroit où j'étais. Ce n'était pas l'infirmerie du sous-marin.

Chez, -comment qu'il s'apelle le gorille déjà... ah oui- Shiro Hige peut-être ?

Akar revint vers moi et reprit la parole, interrompant le fil de mes pensées en désordre. Aucun son ne me parvint, je ne vis que sa bouche articuler des mots qui n'avaient pas d'impact sur moi.

Ma vue se brouilla d'une chappe de brume blanche. Enfiévrée, je retombai évanouie dans les draps blancs.

oOo

Akar se tut.

Elle s'est de nouveau endormie. Songea le médecin en la voyant les yeux dans le vide.

Tendant la main, il fit jouer ses paupières manuellement, ces dernières ne fonctionnant plus normalement, les fermant et les rouvrant très délicatement pour diluer le produit dans ses yeux.

Puis, épuisé, il se laissa tomber lourdement sur une chaise. La journée avait été longue, et un peu de repos était le bienvenu.

- Mais comment elle arrive à se foutre dans ce genre de pétrin... marmonna l'arbalétrier, plus blasé qu'autre chose à présent.

Même s'il s'était habitué aux catastrophes que cette femme attirait sur elle avec un talent incomparable, il se demandait comment elle pouvait encore être en vie.

Sans les compétences de médecin de Law, de son équipe et lui-même, la probabilité qu'elle meurt plus de dix fois était au delà du 90%, ça Akar en était sûr...

Jetant un oeil en arrière, vérifiant qu'il était bien seul, le médecin sortit discrètement un paquet de cigarettes et en alluma une, inspirant avec délice une bouffée de nicotine.

Enfin... soupira-t-il en lui-même.

La cigarette était la seule chose capable de le calmer après tant d'heures enfermé auprès d'un patient, qui plus est, elle.

Cette fille lui pourrissait la vie depuis son arrivée dans l'équipage, et il ne l'avait jamais vraiment apprécié. Mais le simple fait que son capitaine lui ait ordonné de s'occuper d'elle suffisait à ce qu'il accomplisse sa tâche sans défaut.

Il était capable de n'importe quoi pour cet homme qu'il respectait plus que tout.

Law apparut dans son esprit alors que de vieux souvenirs remontaient en lui.

Un nouveau soupir de nostalgie lui échappa en même temps qu'un petit nuage de fumée, comment il avait fait sa rencontre lors d'une sale journée après une opération qui avait échouée...

Comment il avait été frappé par sa beauté, son aura et son caractère insupportable...

Comment il l'avait suivi dès que ce dernier le lui avait proposé, charmé par le jeune capitaine futur Roi des Pirates.

Il jeta un regard à Aylan, tranquillement endormie pour une fois, et eut un rictus mauvais.

Secouant la tête, il chassa le visage du capitaine brun de ses pensées.

Terminant rapidement sa cigarette, car il savait que fumer était normalement interdit, il la jeta dans la poubelle après avoir éteint les braises et nettoya avec soin chaque trace de cendres.

S'activant ainsi, les derniers épisodes de la semaine lui revinrent en tête...

oOo

Plus tôt :

POV Marco :

Marco s'envola du pont du Mobby Dick et s'élença dans les airs, retrouvant comme à chaque fois l'excitation du vol.

Jetant un oeil vers le bas, il aperçu un Ace boudeur accoudé à la rambarde, très vexé de ne pas pouvoir faire partie du trajet. Sur ordre d'Oyaji, il devait rester sur le navire.

Cet idiot s'excitant rapidement, et faisant toujours flamber des maisons lorsqu'il combattait, on avait préféré le laisser à l'écart sur ce coup...

Secouant la tête avec amusement en se rappelant la crise qu'avait fait le jeune capitaine de la deuxième flotte, Marco se détourna et vola rapidement en direction de la ville, où des pirates mineurs y semaient les emmerdes.

Cela faisait longtemps que le second de Shiro Hige ne s'était pas défoulé, alors il s'était aussitôt proposé dès qu'ils étaient arrivés sur l'île aux abords du Shin Sekai.

Semant des flamèches bleutées dans son sillage, il repéra avec facilité les fauteurs de troubles, faisant face à un groupe de villageois ayant pris les armes et opposant une maigre défense.

Plongeant aussitôt, il se posa avec brutalité au milieu d'eux, éteignant ses flammes bleues, bras tendus et un genou au sol.

Pris par surprise, les deux groupes reculèrent avec précipitation, lançant des exclamations effrayées.

Relevant la tête avec un sourire mauvais, Marco fixa ses yeux couleur azur sur les pirates, qui blêmirent en le reconnaissant.

- C'est... C'est Marco ! Bafouilla l'un d'eux, qui recula encore, les genoux flageolants.

Le nommé plissa le nez, exaspéré par cette lâcheté.

- Il est seul ! En avant vous autres ! Et à nous la prime pour sa tête ! Hurla celui qui devait être le chef de la troupe, levant son sabre bien haut et encourageant ses compagnons.

- OUAIS !

Alors que tous se jetaient vers lui, accompagnés des hurlements horrifiés de la foule, Marco soupira.

- Bande d'idiot.

Il disparut soudainement du cercle formé par les brutes, qui se figèrent avec des exclamations surprises.

- Où est-il passé ?! Rugit le capitaine, crachant sur le pavé avec fureur, tournant la tête en tout sens.

Un violent coup sur la nuque lui fit lâcher un glapissement de douleur, et il s'écroula bruyamment face contre terre.

Il ne se relèverait plus.

- Et d'un.

Deux autres s'effondrèrent, crachant du sang.

- Deux, trois.

Quatre se retrouvèrent avec un trou dans la poitrine.

- Quatre, cinq, six et sept.

Marco réaparut, accroupi au milieu des corps ensenglantés, soufflant avec ennui, la main détendue tachée de pourpre gouttant lentement au sol.

- Il ne reste plus que...

Se retournant, il jeta un regard meurtrier au tout dernier, qui couina de terreur et tira une rafale dans sa poitrine.

Le blond ne bougea pas, un rictus méprisant au visage.

Les balles traversèrent son torse sans dommage et se plantèrent pour la plupart dans un poteau non loin, faisant s'écarter les villageois précipitamment avec des cris apeurés.

Mieux vallait le laisser en vie, qu'il transmette à ses nakamas le message.

- Th-th-t-h. Lâche ça, tu vas finir par te blesser, yoi.

La mâchoire tremblotante, l'homme terrorisé lâcha son pistolet qui tomba au sol avec fracas.

- Un monstre... c'est un monstre... murmura-t-il, les yeux exorbités.

Le regard glacial du capitaine blond le frappa de plein fouet.

- Disparais. Vas dire aux autres que les territoires de Shiro Hige sont et seront toujours sous sa protection ! Cracha Marco, une flamme violente et sauvage dans les prunelles.

Glapissant, le dernier homme se détourna et déguerpit en courant comme un fou, criant des « Dégagez ! Laissez moi passer ! » et bousculant les spectateurs sur son passage.

Se relevant, époussetant ses vêtements d'une main distraite, Marco regarda autour de lui. Les habitants le fixaient tous avec une admiration sans borne.

- HOURRAA ! VIVE MARCO !

Les éclats de joie montèrent de plus en plus haut, et les remerciements lui tombèrent dessus par vagues croissantes, toujours plus reconnaissantes, torturant ses tympans.

- Merci ! Merci infiniment ! Si vous saviez ce que ces brutes ont fait...

Marco soupira. A chaque fois le même cirque recommençait, et il ne savait plus où donner de la tête. Ace adorait cela au contraire, et acceptait tout ce qu'on lui offrait sans hésiter...

Après avoir refuser quelques cadeaux des villageois, sauf une bourse bien remplie de berrys, le second aux yeux bleus s'extirpa de la foule et décolla aussi sec, ne voulant pas s'attarder davantage.

Ça ne vallait pas le déplacement, enfin... Soupira-t-il intérieurement, déçu du peu d'intérêt apporté par le combat.

Il était plus fatigué d'inaction que par la bagarre très inégale.

Son départ souleva une nouvelle volée de remerciements et d'acclamations en son nom et celui d'Oyaji, le remplissant de fierté devant le respect que son père attirait.

Prenant de la hauteur, Marco prit la direction de l'océan sans forcer l'allure, profitant du paysage montagnard et forestier de l'île.

Soudain, alors qu'il planait paresseusement au-dessus de la ville, profitant de la brise fraîche des hauteurs, une nuée d'oiseaux s'envola brusquement des arbres de la jungle profonde, piallant et s'agitant avec précipitation, comme paniqués.

Fronçant les sourcils, l'ananas blond sentit son instinct lui souffler que quelque chose d'anormal se passait là-bas. Stoppant son avancée vers le Moby Dick, Marco examina plus attentivement les arbres au loin.

Un soupçon l'envahissait, de plus en plus persistant à mesure qu'il fixait la zone au coeur de la forêt.

- Quelque chose cloche... marmonna-t-il, perplexe.

Le premier commandant de la flotte persevait comme une vibration étrange à ses oreilles, qui s'évanouit pourtant très vite, comme si elle n'avait jamais existé.

Cela ne fit que concrétiser ses impressions.

Jetant un oeil vers le Moby Dick encore à quelques encablures, puis vers le soleil couchant, il se décida à rapidement aller voir ce qu'il se passait.

Les pirates s'y sont peut être installés. Mieux vaut deux leçon plutôt qu'une... Se justifia-t-il intérieurement, sachant que son retard inquiéterait Ace et ses camarades.

Malgré tout, il n'avait pas le sentiment que son hypothèse était vrai. C'était autre chose, de plus spécial... plus frémissant. Et par là même autrement plus excitant.

Accélérant, virant de l'aile, et ne prettant cette fois-ci aucune attention au paysage défilant sous son corps de flammes bleues, il songea à ce qu'il pouvait y avoir comme créature dans pareille jungle pour déclencher autant de remu-ménage.

Après un petit quart d'heure de vol soutenu, Marco se retrouva positionné au-dessus du lieu qui l'intéressait.

Se remettant une nouvelle fois en mode « planeur », l'ananas blond fit un premier tour d'observation.

Aucun oiseau ne faisait s'agiter les branches, et sa vue perçante n'y détectait aucun mouvement suspect.

Son intuition persistait cependant, n'y accordant aucun crédit. Elle lui faisait rarement défaut, et cela suffit à le convaincre d'approfondir ses recherches.

Plongeant en piqué dans une ouverture entre les arbres, il entendit soudainement un cri ! Un cri humain, de femme pour être précis, perçant et paniqué.

Quelle sinistre imbécile a pu avoir l'idée saugrenue d'aller dans la jungle à une heure pareille ?! S'énerva Marco en changeant sa trajectoire de quelques mètres, suivant l'origine du hurlement.

Se faufilant agilement entre branches et troncs épais, laissant le feuillage fouetter ses plumes bleues, le blond perça rapidement la canopée.

Il freina brutalement son vol, se mettant en planeur encore un moment, et parcouru les environs des yeux.

Un large espace dégagé s'offrait à lui, lui permettant une confortable marge de mouvement.

Là !

Il ne fut pas long à déceler la présence d'un être vivant, juste derrière un tronc massif à sa droite, masqué par une longue branche touffue.

D'un coup d'aile, contournant agilement l'obstacle, il s'y transporta.

Juste à temps !

Il n'eut que le temps de s'agripper très vite à une branche, se transformant en homme par la même occasion, et d'attraper d'une main ferme le bras d'une femme brune aux mèches blanches basculant dans le vide.

Ses yeux turquoises le frappèrent de plein fouet par leur apsect vide et dénué d'expression, avant qu'elle ne perde connaissance et devienne totalement inerte, suspendue à son bras.

Le poids supplémentaire l'ébrela une seconde et la branche souple ploya, avant qu'il ne retrouve son équilibre.

D'un coup de pied contre le tronc, Marco bondit sur la branche principale, soutenant la femme dans ses bras, la déposant avec délicatesse contre son genou.

- Hé ! Tu m'entends-yoi ? Tenta-t-il malgré tout, saisissant son menton vivement pour la faire réagir.

Elle ne frémit même pas. Marco s'aperçut qu'elle était encore très jeune, et d'une étrange beauté exotique.

Mais elle avait déjà le visage barré de cicatrices : une lui traversant l'oeil gauche, une autre, discrète, sur la joue gauche, et encore une autre suivant son arcade sourcilière droite, datant sûrement de plusieurs années...

Toutes irrégulières, Marco y décela la marque des animaux. D'une musculature tout à fait respectable, elle semblait avoir connu les combats.

Une sorte de tatouage inachevé s'étendant de sa mâchoire à son cou-...

- Merde ! Cracha le second, brusquement inquiet.

Un minuscule serpent vert vif se tortillait, lové au creux de son cou, ses crochets fermement plantés dans la peau mat.

- Saloperie !

Immédiatement, Marco saisit la tête du serpent et le força à écarter les mâchoire, retirant ses crocs de sa victime.

Le serpent n'opposa aucune résistance contre la force du blond, mais siffla de colère, et, se tournant vers l'aggresseur, lui cracha son venin transparent au visage.

Esquivant aisément, il arracha la tête du reptile et l'abandonna sur la branche, se penchant vers la jeune femme évanouie.

Très pâle, les lèvres entrouvertes laissant apparaître des canines très pointues pour une humaine, il percevait un mince sifflement de sa respiration au travers de sa bouche déssechée.

Posant une main contre son cou, il fut soulager d'en trouver le poul, battant à un rythme plus ou moins régulier.

Sa peau était glaciale, un léger filet de sang coulait de la morsure du reptile.

Pâle comme elle est, elle va y passer si elle ne voit pas un médecin rapidement.

Marco regarda autour de lui, cherchant d'autres indices. La branche était ravagée par des griffures profondes, mais il n'y avait pas trace du moindre félin pouvant faire ce genre d'entailles.

Il n'avait pas le temps d'observer plus avant, la fille allait vraiment passer l'arme à gauche d'ici peu de temps.

Ramassant le serpent en deux morceaux, il le fourra dans la poche du pantalon de la femme. Marco décolla et fonça à tire d'aile en direction du Moby Dick.

A suivre...

And voilà ! J'espère qu'il vous a plu ! Merci encore de venir lire et de me soutenir comme vous le faites, c'est une aide énorme !

( Promenons nous dans les bois.. pendant qu'les lecteurs r'gardent paaas.. s'ils re-gar-rdaient,ils nous scal-peuu-raient.. mais comme ils r'gardent pas, nous on s'emmerde pas...)

Owowow ! Arrête ça tout de suite ! Et redonne cette bouteille de cidre, ça sert à rien d'insister, elle est vide, et le Père Noël n'ira pas te la remplir par magie, Même si tu lui offre une bière glacée !

* soupir déçu en fixant d'un œil le fond de sa bouteille*

Laissez nous un com' , on veut savoir votre avis !

Salut tout le monde !