Bonjour tout le monde ! Alors, dernier chapitre avant l'Irlande, et probablement pour un moment encore après ça, je vais vadrouiller pas mal cet été...

( NOUS allons vadrouiller !)

Ouais bein je préférais le « je » perso. Bon laissons la pinailler dans son coin !

oOo

…. En fait, c'est ce que j'avais écris il y a maintenant deux semaines, avant que l'ordinateur, situé très intelligemment près d'une fenêtre (ouverte par la pinailleuse en question), ne se fasse allègrement arroser par le **** d'orage la veille du départ !

Alors je regrette vraiment de ne pas avoir pu poster avant ! TOT Mille excuses, et pendons la vile scélérate qui a tenté de noyer l'ordinateur ! IIIAAAH !

( Désolée désolée désoléeeeee !)

Merci à Umichan

( Oh ! En effet belle erreur ! Merci beaucoup de la noter ! C'est vrai pour les personnes plus âgées ! :D Le bac ça allait, merci ! ^o^ Et toi ? Tu as eut tes notes maintenant non ?:)

On a eut un berger Picard ! Jato qu'il s'appelle ! ;P Un vari petit monstre adorable ! Y nous en fait voir des vertes et des pas mûrs, mais qu'est c'qu'il est mignoooooon)

Il me semble qu'on appelle ce genre de phrase un paradoxe...-.-' (influence du bac de français...)

Visiteuse ( Tu viens incognito ? XP), ShaunyBlackSheep, Luka Chinohana, Sassy129, Neiflheim, PortgasDLisanan, Machinonyme

( Oooh ! Je peux t'appeler The Mask ?:D)

Mystrale9331, Petit Prince ( ^-^ ) Speedyamel, Littlejuju, AliceLaw, Minimilie et Aikami !

Vos reviews m'ont bien aidé grâce à vos remarques, critiques et encouragements ! C'est super de vous avoir pour lecteurs ! Merciiii !

Recherches et rencontre

( Ou comme quoi, allier devoir et plaisir c'est possible pour certains...)

Law prit finalement sa décision, ne pouvant se permettre d'attendre plus.

- On ramène tout les gars ! Meeting sur le pont du Nautilus dans moins de vingt minutes. Aucun retard ne sera toléré.

Immédiatement, ses hommes s'activèrent, sautant sur leurs pieds, rangeant jeux et bouteilles avec rapidité, et réunissant leurs affaires éparpillées çà et là sur les quais.

Thib rangea sa guitare sur laquelle il grattait faiblement depuis des heures et participa au rangement du matériel.

Bepo et Sachi marmonnèrent leur inquiétude entre eux, faisant un tour d'horizon dès qu'ils le pouvaient pour tenter d'apercevoir Aylan, en vain. Ils seraient resté toute la nuit pour la guetter s'ils en avaient eut la possibilité.

Law partit d'un pas vif en direction du sous-marin jaune, ancré non loin du groupe de marins. Il avait besoin de calme pour réfléchir, et la vue du blondin l'irritait au plus haut point ces derniers temps...

Aussi s'isola-t-il dans la vigie, après avoir traversé les couloirs déserts du Nautilus sans perdre de temps.

Un compagnon d'infortune l'y attendait, perché bien sagement sur un ventilateur éteint.

- KIDDOUDOUDINDON ! Glapit avec joie le perroquet en entendant des pas venir vers lui, sentant venir la fin de la solitude.

- Tiens, il ne manquait plus que toi. Grogna le supernova en se hissant en dehors de l'ouverture au sol, encore plus mécontent d'avoir cet imbécile de volatile dans les jambes alors qu'il voulait avoir la paix.

- TRAAFFYN-...

Le cri s'étrangla dans un gargouillement de gorge dès que l'oiseau bleu pétard le reconnu.

Il ferma son bec aussi sec, et s'envola avec précipitation pour se poser, pas fou, sur le meuble le plus éloigné de l'homme brun dont le regard avait prit une lueur meurtrière.

Un gêneur en moins. Songea avec satisfaction ce dernier en passant la main dans ses courtes mèches brunes.

Le silence de la pièce l'aida à contrôler sa colère et son inquiétude, lui permettant de recouvrer peu à peu son calme.

Déposant sa casquette blanche à poids noirs et le Nodachi sur une banquette proche de l'entrée, il s'approcha de la vitre pourvue d'une loupe, et contempla quelques instants la vue magnifique qu'offrait la hauteur de l'avant-poste aquatique.

Songeur, il admira la baie qui subissait les derniers rayons lumineux du soleil, teintée de pourpre.

Law se tourna finalement vers la terre, où l'on pouvait voir la jungle, désormais sombre et peu accueillante, tendant ses branches griffues et feuillues à la lisière des bois, en direction de la ville.

Cette ville, qu'il savait n'avoir aucun attrait pour sa nakama, n'avait à ses yeux aucune valeur d'aide. S'il voulait obtenir des réponses, la première chose à faire était d'observer la forêt.

Même si il n'avait que peu de chance d'en trouver, le rookie ne pouvait pas rester assis à se tourner les pouces.

Outre son inquiétude pour la jeune femme, la proximité du Shin Sekai l'exaltait autant qu'elle le faisait douter. En tant que capitaine, il se devait d'assurer la sécurité de son équipage, du moins autant que possible.

Aylan représentait à ce niveau un grand atout, malgré le risque qui accompagnait la puissance de ce qu'elle possédait.

La rencontre avec Ceaser Clown était capitale, et il avait longuement songé aux dangers et aux avantages que pourraient apporter cet évènement. Si le scientifique était toujours à Punk Hasard bien sûr...

Law avait fait des recherches à ce sujet, mais n'avait rien pu découvrir, ce qui attisait sa méfiance déjà grande à l'égard de Clown.

Il savait qu'Aylan l'avait suivi uniquement pour cela au départ, pour cette rencontre. Mais était-elle toujours sûre de vouloir détruire la Bête ?

Il ne lui en avait pas parlé jusqu'à présent afin de la laisser réfléchir, mais la question s'imposait désormais d'elle même.

Et, forcément, c'était le jour où il aurait voulu en parler qu'elle disparaissait...

Tout en songeant, il écoutait le doux bruissement des ailes du perroquet, qui avait repris son vol à travers la pièce. Son mutisme satisfit Law, et le léger bruit de son vol l'apaisait.

Le jeune capitaine s'étira quelques instants avant d'effectuer quelques réglages sur la loupe, songeur au parcours à venir et aux nombreux dangers du Shin Sekai.

Etaient-ils prêts ? Cette question le taraudait de plus en plus, mais sa décision était prise depuis qu'il avait pris la mer : le One Piece était pour lui, et son équipage était fort. Il devait avoir confiance.

Le Shin Sekai les attendait.

Se répétant cette phrase encore dans sa tête, la tournant dans tous les sens pour chasser ses doutes, le supernova se pencha sur la loupe.

- AAYLAAAANNNN !

Law retint de justesse un violent sursaut devant le cri strident qui résonna dans toute la pièce et dans le couloir de métal, vrillant ses tympans.

- HORS DE MA VUE ! Hurla-t-il en se retournant d'un bloc vers l'oiseau.

Celui-ci, à deux mètres du capitaine, déploya ses ailes en panique et plongea dans l'ouverture du couloir sans demander son reste, dans un claquement de plumes.

Law s'étonna presque de l'intelligence passagère dont faisait preuve cet animal !

Il se reconcentra sur sa tâche, appréciant cette solitude bienvenue, et observa attentivement la forêt, à la recherche de quoique ce soit d'anormal dans les parages.

Mais rien ne remua à l'horizon hormis quelques oiseaux suffisamment lointains pour n'être que des points sombres dans le ciel.

Pestant de plus en plus en son fort intérieur, Law aperçut du coin de l'œil, à travers le bas de la loupe, ses hommes finir de charger les derniers paquets et se réunir sur le pont, au devant de la vigie.

Le rookie brun se résignait à abandonner son poste lorsqu'un éclat bleuté attira son attention.

Réglant la loupe, il zooma sur le ciel.

Ses yeux s'écarquillèrent : ce qu'il prenait au premier abord pour un gros oiseau marin venait de se muer en une masse volante auréolée de flammes... bleues.

Law prit le temps de l'examiner, de plus en plus surpris.

Soit c'était bel et bien une masse volante auréolée de flammes bleues, soit c'était un certain commandant en chef de la flotte du vieux Shiro Hige...

Et le Chirurgien de la mort optait plus volontiers pour cette dernière hypothèse.

Pourquoi Marco le phœnix viendrait-il leur rendre visite ? Probablement pas par courtoisie. Law fronça les sourcils.

Si le phœnix survolait la zone depuis un moment, il aurait peut être des informations concernant Aylan.

A moins qu'il ne vienne spécialement pour cela...

Quittant rapidement la vigie, le rookie se dépêcha de descendre vers le pont extérieur.

Manquerait plus que ses hommes attaquent le premier commandant de la flotte de Shiro Hige...

POV Kidd :

Ouuuf, il avait réussi à échapper à l'autre taré de « brun aux yeux bizarres »...

Voletant paresseusement à travers les couloirs à présent qu'il était hors de danger, le grand perroquet songea une fois de plus à sa Soeur d'âme, qui l'avait de nouveau laissé, partant sans lui cabrioler il ne savait où.

Il maudit une fois de plus le jour où Aylan avait rencontré l'autre « brun aux yeux bizarres », entraînant sa compagne de jeu, de repas, de nuit et d'aventure, dans un monde totalement différent, un monde qu'il ne pouvait atteindre.

Glapissant, il se posa finalement sur une lumière accrochée à un couloir et rumina sa peine d'être séparé chaque jour un peu plus d'Elle, malheureux comme jamais il ne l'avait été auparavant.

Ses plumes, autrefois éclatantes, n'avaient plus qu'un éclat terne. Il ne s'amusait même plus à crotter partout, c'est dire s'il déprimait.

POV Bepo :

Tout l'équipage était désormais rassemblé sur le pont, discutant, riant, et criant dans un tapage qui agressait les petites oreilles sensibles de l'ours en combinaison orange.

Fatigué, Bepo laissa ses camarades s'amuser entre eux et alla s'affaler sur la balustrade de métal, profitant d'un repos bien mérité après avoir passé la soirée à courir partout pour transmettre les ordres du capitaine.

Appréciant la brise fraîche après la chaude journée ensoleillée, le second entendit soudainement de douces notes de musique s'élever dans l'air doux de début de soirée.

Surpris, il se retourna, cherchant la provenance de cette mélodie. Très vite, il aperçut une tête blonde assise sur une caisse, guitare entre les mains, effleurant les cordes avec lenteur, attirant l'attention d'une dizaine d'hommes, qui se rapprochèrent sensiblement de Thib.

Au centre d'un cercle désormais important, le grand blond entonna un chant de sa voix grave et profonde.

Au-delà de l'océan aux brumes agitées

Loin vers des îles de nacre, de perles dorées

En fuite d'un grand destin à la tombée du jour

Oublie donc tous ceux qui ont offert leur amour

Le mystère d'un peuple de jadis tu es

Tu as reçu l'âme offerte, étrange dernier

Un calice que la fuite d'un jeune être

Te prive d'une vie que tu croyais paraître

Sa voix s'élevait, claire et pure. Il avait ce don de la musique, et son chant captiva tous les hommes présents. Seul Jean Bart était resté de l'autre côté, adossé contre la balustrade près de la porte, et ne prêtait aucune attention au chanteur.

En quête de lieux profonds, dorment les ténèbres

D'un antique clan, assume la marche funèbre

Perdue dans un calice de voile d'écume

Prisonnière dans un cachot, contemple la hune

Au-delà de l'océan de brume agité

Loin vers des îles de nacre, de perles dorées

En fuite d'un grand destin à la tombée du jour

Oublie donc tous ceux qui ont offert leur amour

La mélodie, douce et mélancolique, se poursuivit encore quelques minutes, brouillant dans les esprits la répulsion qu'inspirait le passager à son arrivée.

Nul ne l'avait encore vu aussi nostalgique, faisant vibrer sa musique d'une pointe personnelle qui la rendait vivante.

Thib chanta les derniers vers, caressant les cordes des dernières notes, puis se tue.

Un long silence remplaça la triste chanson. Thib ne regarda même pas le public autour de lui. Il contemplait une vision invisible pour les autres, le regard fixé sur le Nord.

Peu à peu, des murmures se firent, murmures qui devinrent paroles, et les hommess se détournèrent lentement de l'étrange homme assis sur sa caisse, une guitare entre les jambes, un regard nostalgique et des yeux brillants d'humidité.

Bepo, très touché par cette chanson, peinait à s'y retrouver dans ses sentiments partagés envers Thib.

Alors que les dialogues reprenaient de plus en plus autour de lui, chassant l'atmosphère mélancolique qu'avait inspiré aux hommes le chant, il s'enfonça dans une profonde réflexion personnelle.

Ce fut un bruit de dispute qui le tira de ses pensées perplexes.

Penguin, commençant à crier avec un mécanicien aux courts cheveux blancs, se détourna avec agacement de l'homme et rejoint le second avec un soupir irrité.

S'adossant sur la rambarde, il profita des derniers rayons du soleil sur son visage, les yeux fermés, la casquette à la main, ses courts cheveux flottant doucement dans la brise tardive.

Bepo l'observa quelques instants, lui laissant le temps de se calmer, avant de demander, un peu hésitant :

- Un... problème avec Rôle ?

Penguin lâcha un grognement désabusé, le nez plissé.

- Un imbécile comme tant d'autres... grommela-t-il dans sa barbe, ne s'étendant pas sur le sujet, peu d'humeur à discuter là-dessus.

Mais Bepo sentit la tension émanée de lui. Il insista :

- A quel propos ?

Le cuisinier resta un instant sans rien dire. L'ours blanc patienta en se frottant la truffe d'une patte, curieux.

- Aylan bien sûr. Soupira finalement Penguin, passant une main dans ses cheveux. Beaucoup n'ont jamais accepté sa présence, marmonnant entre leurs dents sans contredire le capitaine. Mais ils n'en pensent pas moins, et ça me bouffe de penser qu'il pourrait lui arriver quelque chose si jamais certains s'enhardissaient.

- Tu exagères ! Jamais ils ne feront de mal à un de leurs compagnons, encore moins à une femelle. ... Heu, une femme.

Penguin eut un regard sceptique, il ne partageait pas le point de vue optimiste de son ami poilu.

- Est-ce vraiment une simple femme ? Se contenta-t-il de répondre avec simplicité, les yeux dans le vague, fatigué.

Bepo ouvrit la bouche, la referma.

Il était vrai qu'une femme qui avait les cheveux et les yeux qui changeaient de couleur, dont l'enfance n'avait rien de banale, qui avait réussi à séduire le capitaine solitaire qu'était Trafalgar Law, qui pouvait devenir un danger public sans crier gare, et qui en plus enchaînait conneries sur conneries n'avait rien de simple...

Reniflant un peu, il reprit pourtant la parole doucement :

- Aylan est notre compagnon comme tous les autres. Personne n'osera la tuer volontairement. Personne. Elle est non seulement sous la protection du capitaine, mais en plus de la nôtre. Et puis elle est loin d'être faible ! Ajouta-t-il dans l'espoir de remonter le moral de son ami.

Le cuisinier soupira et remit sa casquette dans un geste las.

La tuer ne sera peut être pas leur but justement... songea-t-il, sourcils froncés.

- J'espère que t'as raison. Mais je-...

L'arrivé d'Akar interrompit leur conversation, et Penguin se tut.

L'arbalétrier se plaça aux côtés des deux hommes, les saluant brièvement sans relever la brusque interruption de Penguin.

- Dure journée pas vrai ? Lança Bepo au nouveau venu, désireux de se faire plaindre un peu et de changer de sujet.

L'ours étouffa un bâillement en se frottant à nouveau le museau de sa patte.

- Personnellement, je n'ai pas trop souffert ! Rit Akar, en envoyant une bourrade amicale dans le dos du second pelucheux. Je me suis posé dans un coin tranquille au soleil, et j'ai joué aux cartes !

Devant la mine mortifiée de l'ours, les deux autres éclatèrent de rire, se donnant des claques sur l'épaule.

Soudain, Bepo, boudant un peu devant l'hilarité des deux autres, leva une oreille attentive en direction de l'île. Sa tête se redressa d'un coup et il agita sa patte vers eux.

- Attendez ! Taisez-vous ! Euh... Désolé... Chut.

Cessant de rire, les deux compères retrouvèrent rapidement leur sérieux face à la mine concentrée de Bepo.

- J'ai entendu quelque chose... Ah ! Ils ne peuvent pas se taire ! Se plaignit doucement le second, gémissant en fixant les marins derrière eux.

Akar se retourna vers les groupes d'hommes sur le pont responsables du tapage. Il prit une grande inspiration, et ...

- VOS GUEULES ! Hurla-t-il à pleins poumons.

Le silence se fit brusquement face à la puissance de la voix et l'autorité du petit homme.

Tous se tournèrent vers lui, un air éberlué peint sur le visage. Ils le connaissaient, Akar n'haussait jamais la voix sans une bonne raison.

- Ah, c'est mieux. Sourit Akar sur un ton nettement plus modéré, se frottant les mains comme si de rien était. Le prochain qui l'ouvre est mort, ok ? Ajouta-t-il, presque gentiment.

Des hochements de tête répondirent ici et là. Un homme plaqua précipitamment sa main sur la bouche de son voisin, qui s'apprêtait à répondre un grand et spontané « Compris ! » .

- Merci Akar. Ronronna Bepo soulagé, une fois ce dernier de retour parmi eux.

Il se reconcentra et tourna la tête dans plusieurs directions, huma l'air plusieurs fois... Il observa les alentours, puis finalement se tourna vers Penguin :

- Dis Penguin, on a reçut le courrier par pélican ce matin ? Demanda-t-il, le museau plissé.

Le nommé haussa avec surprise les sourcils.

- Heu... non... pas que je sache, pourquoi ?

Bepo montra un point qui grossissait rapidement à l'horizon, droit vers eux.

- Alors c'est qui celui-là ? Le Père Noël ?

POV Marco :

Le Phœnix avait décidé de se rendre directement auprès de l'équipage des Hearts dès qu'il avait pu confirmer l'identité de la femme aux cheveux blancs.

Après avoir informer son père de la nouvelle, ainsi que de son départ imminent, il avait décollé aussitôt. Il savait que les hearts avaient amarré leur nautilus jaune dans un petit port de la ville, il n'aurait pas de mal à les retrouver.

Gold D. Aylan.

Voilà un nom qu'il valait mieux ne pas divulguer à tout va. Ace serait sûrement intéressé ! Cela expliquait probablement le fait qu'il semblait à l'allumette avoir déjà rencontré la fille.

En les comparant mentalement, il avait en effet remarqué un air de famille : ils avaient les même grands yeux, hormis la couleur, les mêmes boucles brunes folles et la même forme de pommettes hautes.

Il espérait très fort qu'ils n'avaient pas le même caractère de tête brûlée...

Cette découverte l'avait beaucoup amusé, le gouvernement avait dû cacher au mieux cette information concernant son nom, mais il avait ses propres réseaux d'informations, et avait pu confirmer celle-ci assez rapidement.

Ainsi que son appartenance à l'équipage des Hearts.

Mais que fichait-t-elle dans cette jungle, seule ? Et surtout comment avait-elle réussi à se faire mordre ?

Ces questions avaient engendré sa visite au capitaine rookie, le Chirurgien de la Mort comme on l'appelait. Cette rencontre risquait d'être intéressante, le jeunot brun ne semblant pas être une proie si facile pour les vétérans du Shin Sekai.

A l'heure qu'il est, ils devaient probablement se demander où elle pouvait être, et quoi de mieux comme signe amical de première visite que quelque chose du genre : « hey, on a trouvé votre copine mourante dans la forêt et actuellement on l'empêche de clamser ! Et vous ça gazouille ? » ?

Cette pensée l'amusa, alors qu'il virait de l'aile, une fois le sous-marin jaune repéré.

POV Law :

Dévalant les escaliers, Law traversa les couloirs au pas de course et sortit sur le pont, cherchant le Phœnix des yeux. Il était encore à distance raisonnable, et peu de ses hommes y avaient prêté attention semblait-il.

- Vous tous ! Cria-t-il, attirant l'attention des hommes éparpillés sur le pont. Marco le Phœnix est en route pour nous rendre une petite visite. Je vous fais confiance pour savoir ce qui vous attend au moindre geste belliqueux de votre part sans mon ordre.

- Aye aye Capitaine ! Répondirent-ils, surpris de cette nouvelle.

- Parfait.

Sans attendre plus, Law rejoint son second, en compagnie de Penguin et d'Akar.

- A votre avis capitaine, que veut-il ? Questionna Akar après l'avoir salué.

Ce dernier s'accouda à la rambarde, soucieux.

- J'espère qu'il a des nouvelles d'Aylan, mais pour le coup je n'en sais rien.

- On verra bien, il sera sur nous dans moins de cinq minutes. Lança Penguin, une main en visière la casquette à la main, le visage tourné vers le ciel.

Tous regardèrent dans cette direction. En effet, la marque bleue se distinguait désormais en un bel et grand oiseau de feu turquoise.

Encore quelques minutes, et le Phœnix se posa délicatement au centre du pont des Hearts, qui avaient formé un large cercle tout autour du point d'arrivée du premier commandant de Shiro Hige.

Penguin l'observa du coin de l'œil, appréciant la généreuse musculature du torse dénudé de l'oiseau encore auréolé de quelques flammèches bleues.

Law s'avança aussitôt, alors que le blond redevenait homme, et engagea la conversation.

- Bienvenu Marco, qu'est ce qui t'amène ?

Epoussetant d'une main distraite sa veste violette, Marco se tourna vers celui qui avait parlé et le détailla rapidement, le jaugeant, Law faisant de même.

Une certaine tension s'abattit entre eux, presque imperceptible, qui disparut dès que le grand blond prit la parole.

- J'ai deux messages pour toi Law. Le premier est une invitation sur le Moby Dick, histoire de faire autre chose que de s'user les yeux à fixer les vagues en attendant que le log pose soit recharger.

Un petit rire parcouru l'assemblée, ravi de la proposition. Marco sourit brièvement, avant de reprendre son masque neutre.

- La deuxième est bien plus importante. Y a-t-il une femme parmi vous qui a disparu il y a peu ?

- Tu sais quelques chose ?

La réponse vive de Law confirma les hypothèses du Phœnix. Le rookie fit un pas en avant, espérant que ses suppositions allaient enfin se concrétiser, et pas en mal de préférence...

Marco se reconcentra sur le jeune capitaine brun en face de lui. Son regard sérieux et froid venait de laisser place à une frêle lueur d'espoir. Son estime pour lui en tant que capitaine monta d'un cran.

Cet homme aimait ses membres d'équipage et les protégeait, ce qui n'était pas le cas de tous.

- Ta réputation semble vrai Law, tu veilles sur tes hommes autant que faire se peut. Et je sais que ce n'est pas évident tous les jours... Sourit-il avec complicité. J'ai trouvé une femme aux longs cheveux blancs, perchée sur un arbre à quinze mètres d'altitudes dans la jungle. A moitié mourante.

A ces mots, un brouhaha s'éleva de toute part, chacun y allant de son commentaire, des exclamations de stupeur, sarcastiques et d'inquiétude résonnant sur le pont.

Law n'avait pas quitté l'oiseau blond des yeux, et fronçait les sourcils à l'entente de l'état de sa compagne. Le bruit ambiant empêchant Marco d'en dire plus, il pivota et cria :

- Silence vous autres ! Je ne veux plus entendre un bruit !

Le calme revint aussitôt, uniquement ponctué de murmures légers. Law se retourna vers Marco, cachant difficilement son impatience.

- Alors ?

- Elle avait été mordu par un petit serpent vert endémique à la région. Son poison est destructeur, mais je l'ai ramené aussitôt sur le Moby Dick, et elle a été prise en charge par nos infirmières. Elles son tout à fait à même de la guérir, rassures-toi. Ajouta-il prestement en voyant Law prêt à l'interrompre.

Ce dernier prit un air sombre, à la fois soulagé et de nouveau tendu.

Lui seul était en devoir de soigner correctement les membres de son équipage, qui étaient sous sa responsabilité. Il avait du mal à avaler que d'autres s'occupent de soigner ses nakamas.

- Décidément elle aura tout inventé... murmura-t-il dans sa barbe. Merci Marco, je ne te remercierais jamais assez d'avoir sauvé un de mes hommes. Pourquoi l'avoir fait cependant ? Reprit-il plus haut.

Il lui tendit la main, sincèrement reconnaissant, et le blond la serra en répondant, clignant de l'œil :

- Ça aurait été dommage de laisser mourir une aussi jolie fille !

Law eut un sourire en coin. Ils se comprenaient aisément, et une entente amicale s'était à présent mise en place entre eux.

Les hommes tout autour, rassurés, reprirent leur discussion plus vivement encore, mais prenant garde cette fois à rester suffisamment discrets.

POV extérieur :

Le premier commandant sentait qu'il allait apprécier le jeune capitaine brun au charme particulier. Il proposa :

- Ancre donc ton sous-marin plus près du Moby Dick, la crique n'est pas loin vers le nord de l'île. Ce sera plus pratique ainsi.

Law hocha la tête, convaincu de la bonne foie du lieutenant adverse.

- Entendu.

Il accordait rarement sa confiance à quelqu'un, mais le Phœnix lui inspirait naturellement cette confiance, non seulement de par sa réputation d'honnête pirate – autant qu'un pirate puisse l'être -, mais par son comportement posé et son franc parlé.

Apaisé de savoir Aylan presque hors de danger, le capitaine tourna le dos au grand lieutenant blond

et lança rapidement ses ordres, lançant le début des opérations pour quitter le port.

Peu après, ils se retrouvèrent dans la salle de pilotage, en route vers le Moby Dick, Marco leur servant de guide.

Sachi, aux côtés de jean Bart, le navigateur, observait le radar permettant d'esquiver les récifs engloutis par l'eau devenue sombre et agitée.

Un vent d'Ouest s'était levé alors qu'ils mettaient le cap à tribord, chassant la douce chaleur du soir.

Alors qu'ils doublaient les feux du port, le rouquin mécanicien gardait un œil curieux sur son capitaine et le second adverse, en grande discussion depuis un moment, non loin d'eux.

Profondément rasséréné de savoir leur « il-lui-manque-une-case » de petite sœur en sûreté, il s'interrogeait à présent sur la suite des événements, qui risquaient de s'avérer pimentés...

Comme pour confirmer sa pensée, la vigie cria, reliée à la pièce par un escargophone :

- MOBY DICK EN VUE A TROIS HEURES !

A suivre...

Finite ! Le prochain chapitre sera fait par Hitsu-kun ! Et oui, déjà ! Epoustouflant ! Vous êtes vraiment super ! Merci à vous ! * s'incline/s'incline)

A la prochaine, et laissez moi vos commentaires !