Aaah sérieux ça fait du bien de recommencer à écrire ! Ca m'avait manqué, mais j'avais cette horrible chose là, la page blanche…. Oo Pas moyen d'écrire correctement. Mais ça va mieux, et je vous remercie grandement pour votre patience. S'pas Hitsu ?
(Oh oui oh oui ! *s'incline*)
Merci à Trafy D Lamy pour ses encouragements si particuliers ! XD
Merci bien spur à Je t'adore (Nyyya ça c'est du nom qui fait briller les nyeux !*.*), Luka Chinohana, Nikkouyoku, et favoria pour ne pas m'avoir abandonné dans mon manque de présence ! Un grand merci pour votre soutien !
Enjoy !
Retour chez les vivants
(Ou comme quoi, parfois quand on est évanoui, mieux vaut le rester encore un peu….)
J'ouvris soudainement les yeux. Un plafond à peine éclairé se présenta comme premier accueil dans le monde des vivants. Mm, on avait déjà vu plus chaleureux je crois.
Mon esprit n'était cependant plus embrumé de cauchemars et j'arrivai enfin à penser clairement, à mon plus grand soulagement.
Tout était calme dans l'infirmerie. Les nombreux hublots laissaient passer de paresseux rayons de lune qui s'étalaient en flaques argentées sur le sol clair.
Clignant des yeux devant cette scène, je réalisai avec ravissement que ma vue s'était nettement améliorée ! Je pouvais apercevoir le fond de la pièce, et la porte d'entrée presque nettement cette fois-ci. Une sacrée progression quand on savait que mon exploration précédente de la salle s'était résumée au détail de mes draps, passionnants et de qualité il fallait le dire.
Un léger ronflement et une odeur piquante attirèrent mon regard de l'autre côté de mon lit. Akar surveillait toujours mon état… Enfin, roupillait, affalé sur une chaise en ayant un intérêt limité pour mon sort serait une description plus juste présentement.
Je me souvenais vaguement des crises qui m'avaient secouées durant ma convalescence, des cris de panique que je poussais soudainement et de la lutte d'Akar pour que je reste tranquille. Plissant le nez, je passai les mains sous mes draps et laissai glisser mes doigts sur mes blessures rugueuses.
Elles étaient presque guéries à présent. Depuis combien de temps étais-je allongée ici ? Cinq jours ? Plusieurs semaines ? Et d'ailleurs…. Comment étais-je arrivée ici ! Et où était ce « ici » accessoirement?
Un brusque frisson d'appréhension me parcouru alors que l'image de cette créature monstrueuse me revenait en mémoire. Je me frottai instinctivement les bras en me recroquevillant contre mes oreillers de plumes.
Pourtant, cette fois, aucune vague de panique n'enfla en moi, pas même l'ombre d'un murmure agité…
Ce vide, au lieu de me rassurer m'angoissa encore davantage, à ma grande surprise. La Bête m'était-elle devenue si familière au point que son absence soit pesante ? Certes, elle n'était pas l'être fou assoiffée de sang que j'imaginais… enfin si, un peu quand même, mais ses raisonnements, sa façon de penser avaient tout d'un esprit de logique indéniable.
Alors pourquoi cette réaction totalement irrationnelle de peur et de folie ? Je me passai une main hésitante dans mes cheveux d'un blanc osseux, grimaçant devant cette couleur que je détestais. Envolées mes mèches brunes…
Mais en y réfléchissant, quand la Bête prenait le dessus sur moi, il y avait toujours eu une part de lutte entre nous, part que je perdais bien trop souvent à mon goût, mais qui avait déjà sauvé la vie de mes compagnons. Pourtant, cette fois-ci, mon corps m'avait échappé immédiatement, sans aucun moyen de résistance possible…
Ce monstrueux félin, bien que hideux, n'avait pas de raison d'éveiller une telle peur en moi. Elle venait donc obligatoirement de la Bête.
Un petit détail me revint en mémoire : le serpent.
Bien sûr, ce genre de carnassier ne devait sûrement pas exister, ce devait être une hallucination sous l'effet du venin. Mais ma compagne indésirable n'avait jamais subi l'effet d'aucun poison, pourquoi celui-ci l'aurait-il affecté ?
Agacée de ces réflexions qui me donnaient de nouveau mal au crâne, je décidais de les laisser pour l'instant et d'essayer de me dégourdir les jambes.
Précautionneusement, je me redressai et laissai mes pieds glisser hors du lit, sortant du cocon de tiédeur confortable des draps. Ma faiblesse m'emplit de dégoût : j'avais la tête qui tournait et le cœur au bord des lèvres simplement en essayant de me lever !
Grognant pitoyablement de colère, je crispai mes doigts sur les draps et posai les pieds au sol, refusant fermement de me rallonger malgré l'orage qui tonnait dans mon crâne.
Un glapissement sonore me fit brutalement bondir en l'air –ou l'équivalent quand on est réduit à l'état de légume :
- Kiiiiidd !
Mon petit compagnon s'était lové dans un coin du drap pendant la nuit, et mes efforts pour me lever l'avaient catapulté au sol ! Reprenant mon souffle, les yeux encore écarquillés sous le coup de la surprise, je le regardai se relever très dignement, les plumes ébouriffées, choqué qu'on puisse le traiter de la sorte.
Il sauta sur le lit en battant bruyamment des ailes, balayant les draps de sa longue queue… et fienta fièrement dessus.
Je plaquai une main sur ma bouche, me retenant de rire devant le spectacle qu'il m'offrait, ainsi outragé.
Je tendis la main et le cajolai quelques secondes sous le bec.
- Pardon Kidd, murmurai-je d'une voix rauque et cassée qui me surprit. Mais la fiente tu aurais peut-être pu éviter tu sais…
Ravi de ces caresses, le perroquet ferma ses grands yeux de plaisir et émit quelques hoquets de contentement. Il se releva et alla s'affaler contre mes jambes.
- Tu es le comble de l'élégance !
Mais mes forces s'épuisèrent rapidement après la frayeur qu'il m'avait fichue, et je dus retourner m'asseoir en tailleur sur le lit, en veillant à éviter la fiente de mon affectueux compagnon, pour ne pas m'évanouir aussi sec.
Continuant mes mots doux et mes caresses, je me rendis compte que je mourrais de faim. Me tournant vers mon garde-malade personnel, je vis qu'il avait changé de position, se tenant plus droit désormais, et sa respiration était moins profonde. Kid avait dû le réveiller, et voyant que tout se passait bien, il s'était rendormi.
Pas beaucoup d'espoir de ce côté-là semblait-il. Dépitée, me voyant mal le réveiller pour qu'il m'apporte à manger alors qu'on était dans un lieu inconnu, je regardai en direction des hublots et eut la satisfaction de voir que la lumière qu'ils filtraient se teintait légèrement de rose. L'aube n'était plus très loin.
Mais, à ma grande surprise, j'entendis la porte s'ouvrir seulement quelques minutes après cette constatation. Surprise d'autant plus grande que je m'attendais à découvrir un médecin, - d'après mon expérience personnelle il n'y a qu'eux pour se lever à des heures pareilles- et que je découvris la tête blonde de Thib !
Que venait-il faire ici ? Cela faisait très longtemps que je ne lui avais pas parlé, depuis qu'il m'avait embrassé il me semble… Et fait le guignol devant Law pour se prendre la raclée du siècle. Je regrettais depuis de l'avoir pris sous mon aile celui-là, chose que je ne m'expliquais d'ailleurs toujours pas.
Le Thib en question s'approchait d'ailleurs d'un pas furtif de mon lit au coin de la pièce. Fronçant le nez et montrant les dents, je l'accueillis assez mal. Non mais sans blague. Pourtant, une pointe de contentement s'agitait faiblement en moi, à mon plus grand agacement…
- Bonjour, souffla-t-il.
Et il s'assit en plein sur la fiente de mon perroquet, qui monta d'un cran supplémentaire dans mon estime. Je souris d'un air mauvais, sans répondre.
Thib semblait gêné, se frottant le crâne de sa large main, comme ne sachant pas quoi faire de sa grande carcasse dans ce lieu calme et silencieux.
- Écoute, je sais que tu te poses beaucoup de questions. Je voulais te dire que j'ai les réponses, mais que je n'ai pas le droit de t'en parler… Et je voulais te dire d'être toujours prête à tout.
Encore cette phrase ! Il la rabâchait sans arrêt depuis que l'on s'était rencontré… Rectification, depuis qu'il s'était pointé alors qu'on s'accouplait Law et moi. Décidément je ne comprendrais jamais ce mâle.
Je pris un air encore plus renfrogné, mais l'étincelle en moi très heureuse de sa présence m'empêcha de lui gronder dessus. Zut.
- On est où ? finis-je par demander en chuchotant de ma voix rouillée, ignorant ses paroles. Puisque tu es là autant que tu te rendes utile.
Étonné que je ne lui pose pas plus de questions, Thib haussa les épaules et répondis :
- Sur le Moby Dick, tu sais, le navire de…
- On est sur le bateau du gorille ?! m'exclamè-je un peu trop fort, l'interrompant.
Thib me regarda d'un air effaré.
- Le…. Le gorille ?
Il s'étrangla en tâchant de ne pas rire. Mais soudainement, alors que les premiers rayons de soleil perçaient l'horizon, il redevint sombre et sérieux.
- Je dois y aller, penses à ce que je t'ai dit et fais lui confiance.
Il grimaça brusquement et fila sans demander son reste avant que je n'ai pu l'interroger. De quoi parlai-t-il encore ? Ses devinettes étaient très énervantes j'espérais qu'il ne parlait pas comme ça à tout le monde, sinon il allait finir par se faire un peu taper dessus par quelque susceptible... et il l'aurait bien mérité tiens.
Songeuse, je restai quelques minutes dans la pénombre de la pièce redevenue silencieuse. Etre prête, cette petite voix qui me faisait l'apprécier malgré moi, ses actes étranges… que cherchait-il à me dire ? Et pourquoi ne pas en parler clairement ?
Il faudrait que j'en touche deux mots à Law à l'occasion.
Mais au fait ! Où était-il? Pourquoi n'étais-je pas dans l'infirmerie du sous-marin ? Il ne m'aurait pas abandonné, l'alpha ne laisse jamais sa compagne derrière, mais c'était assez étrange.
Mon ventre affamé interrompit mes réflexions en se rappelant douloureusement à mon bon souvenir.
- Mangeeer… Gémis-je.
Je regardai mes jambes d'un œil sceptique. Aurai-je la force de me traîner dehors ? Mon odorat devrait me mener aux cuisines sans problème, mais restait à voir si j'y parviendrais toute seule. Plissant le museau à l'idée de demander de l'aide à Akar, je préférais largement me débrouiller toute seule, comme je l'avais toujours fait auparavant.
Plus facilement cette fois, je m'extirpai de mes draps chauds et posai la plante des pieds sur le sol froid. Aucun vertige ne vint me renvoyer sur le lit, et, ravie, je pus me redresser et enfin me tenir debout.
Je fronçai pourtant les sourcils. Mon corps tremblait simplement sous l'effort d'être debout… Guérissant habituellement très vite, je n'avais pas souvent eu à supporter une longue convalescence. Le venin m'avait donc mit dans un état aussi pitoyable ?
N'importe ! Je pouvais tenir debout, et trouver de quoi me remplir la panse prit la place numéro un dans l'ordre de mes priorités. Ce fut donc d'un pas chancelant, sous le regard désapprobateur de Kidd lové dans les draps, que je vacillais vers la porte.
Malgré cela, mes muscles se raffermissaient à chaque pas et cela me fit un bien fou de pouvoir bouger.
Tournant la tête, j'aperçus une plage de sable et de galets teintée de rose par le lever du soleil au loin.
J'ai fait un sacré trajet en étant inconsciente apparemment…Songeai-je en me rappelant la forêt vierge dans laquelle je me trouvais avant de perdre connaissance. Un éclair blond fugace me revint soudainement en mémoire, mais avant que je ne parvienne à comprendre cette parcelle de souvenir, il disparut aussitôt.
Clignant des yeux, je secouai la tête et repris mon chemin d'un pas décid-…. Rhmrm, je continuai mon trajet cahin-caha.
Enfin la porte ! Je m'y adossai pour reprendre mon souffle un instant, mais la faim me poussa bien vite en avant et je quittais la quiétude de l'infirmerie pour m'aventurer dans un sombre dédale de couloirs.
L'odeur de Thib était encore présente dans l'air. L'ignorant royalement, je me concentrai et tendis le cou dans différentes directions. Là ! Un doux parfum de pain grillé me parvenait du couloir de droite. Avide, je le suivis frénétiquement, posant régulièrement une main sur le mur de bois sombre pour ne pas me laisser glisser au sol.
Je me rapprochai, je sentais l'odeur s'intensifier proportionnellement à ma faim. Haletante, je perçus pourtant un nouveau bruit étrange…. Je dressai l'oreille, continuant cependant ma marche résolue. Le bruit se faisait de plus en plus audible et semblait provenir de la même pièce que l'odeur délicieuse du pain chaud et craquant… j'en salivais d'avance.
Mais un son plus perçant que les autres m'écarta une deuxième fois de mes rêves de nourritures. Allons bon ! Un souffle ? Non… un gémissement ? Portant tout mon poids sur le mur en y appuyant une épaule, je repris ma respiration. Je n'étais plus très loin, et je percevais maintenant clairement les…
- Aaah oui….
…Gémissements de plaisir. Tiens donc ! Un rire inaudible secoua mes épaules. Law et moi ne l'avions jamais fait en public ! Ça ne se faisait peut-être pas chez les humains ? Après tout certains animaux s'isolaient pour s'accoupler. Je lui demanderai à l'occasion.
Plus reposée, je repris mon chemin, tendant aussi bien l'oreille que le museau. Franchissant un carrefour de couloirs, je bifurquai sur la gauche et aperçu une porte entrouverte qui laissait filtrer un rais de lumière jaune.
Mon odorat était formel. Ma vue et mon ouïe aussi. J'avais trouvé ce que je cherchais ! Les soupirs de plaisir s'accordaient à merveille avec ce délicieux parfum de brioche et de sucre ! M'étant approchée, j'ouvris davantage la porte et découvrit un bien curieux spectacle.
Deux mâles ! Si je m'attendais à ça ! Les humains avaient de bien étranges instincts, où alors Law avait omis un détail ou deux sur les méthodes de reproduction de la race humaine….
- Ah Marco encore !
Le cri poussé par le mâle brun recentra mon attention sur eux. Donc le blond aux cheveux en forme d'ananas s'appelait Marco. Bien. Mais le brun ?
- Ace ne gémit… pas comme ça… Aaah…
Ah Ace. Merci bien. Marco était donc en train de prendre brutalement Ace sur la table de la cuisine, car je suis fière de vous annoncer que oui ! J'avais trouvé la cuisine !
Cherchant des yeux l'origine de cette odeur de pain grillé qui me faisait saliver depuis bien vingt minutes, je remarquai tout de même avec un certain intérêt que chacun d'eux avaient une carrure plus large que mon compagnon.
Et le blond avait une musculature d'épaules très tentante… le blond ! De nouveau l'éclair blond de mon souvenir traversa mon esprit tandis qu'un nouveau coup de rein dudit blond faisait presque crier Ace qui s'abandonnait.
- On va t'entendre Ace… Ahaaa… rit Marco, les pommettes rougies et les yeux luisants de désir.
Oui bon, c'est plus ou moins déjà fait. Mais d'où me venait ce souvenir…. Je m'adossais à la porte, la main sur le menton, songeuse.
- Tu… voudrais bien, pervers ! Répondait en haletant le brun. Chiche !
Alors que Marco prenait très au sérieux le défi du brun et le relevait avec application, je réfléchis en fronçant fortement les sourcils. Bon sang je n'allais pas réussir à mettre le doigt sur ce souvenir ! Les cris et gémissements rauques des deux mâles emplirent la salle, rebondissant sur les murs.
Soudain, je me redressais !
Mais oui ça y était ! Alors que je perdais connaissance, à moitié dans mon hallucination… il me semblait bien avoir aperçu cette houppette caractéristique…
Les deux hommes jouirent l'un peu après l'autre en lâchant un ultime miaulement de plaisir.
Je frappais mes mains l'une contre l'autre, très satisfaite de moi d'avoir saisie.
- Ah et bien ce n'est pas trop tôt !
Un long silence suivit ma déclaration. Je me pétrifiai. Tournai lentement la tête vers la droite. Essoufflés, transpirants, les deux mâles me regardaient en haletant. Le brun avait la tête rejetée en arrière pour me voir, ses boucles brunes étalées sur la table, les jambes toujours serrées autour des hanches de Marco, et me fixait avec de grands yeux surpris.
Le blond n'avait presque pas réagi, mais je distinguais au fond de ses prunelles claires une étincelle profondément agacée.
La boulette.
- Heuu…. Je ne disais pas ça pour vous hein ! M'écriai aussitôt en battant rapidement des mains en signe de négation.
Ace cligna des yeux, puis éclata de rire. Je le regardai, éberluée. Cette expression sur son visage me perturbait… Dans un grognement de dédain à peine perceptible, Marco se recula, interrompant brusquement Ace dans son rire par son mouvement. Remontant son pantalon sans autre forme de procès, il soupira pourtant.
Il sembla sur le point de dire quelque chose, mais Ace le devança en se redressant soudainement, prenant à peine le temps de resserrer sa ceinture à son tour avant de s'asseoir sur la table, toujours riant.
- Tu es du genre discret toi quand même ! Même Marco qui ne se laisse jamais surprendre ne t'a pas senti venir ! s'esclaffa-t-il sous le regard plissé et mauvais de ce dernier.
De nouveau, son sourire et son expression quand il riait me fit tiquer. Il me rappelait…
- Tu ne devrais pas être à l'infirmerie ? Tu n'étais même pas censée pouvoir bouger avant une bonne semaine.
La voix de Marco s'éleva, interrompant mes réflexions par son sérieux soudain. Tournant les yeux vers lui, adossé à un plan de travail quelques pas derrière la table, je répondis du tac-au-tac :
- J'avais faim.
Marco me lança un regard oblique alors qu'Ace, ravi, se précipitait vers moi.
- En voilà une fille intelligente ! s'exclama-t-il bruyamment en m'attrapant par le poignet pour me tirer dans la cuisine.
- Ace, l'intelligence ne se situe pas dans l'estomac… Soupira la tête d'ananas.
Ignorant l'intervention du premier, Ace continua de me traîner avec enthousiasme en déblatérant sur les qualités des personnes qui avaient un appétit gargantuesque. Restait à savoir ce que signifiait gargantuesque… mais je me laissais faire, sentant que la nourriture serait au bout de la route !
Quelques instants plus tard, nous étions tous les deux attablés, une montagne de tartines et de brioches empilées dans des assiettes en face de nous. Les yeux pleins d'étoiles, j'avais l'impression de saliver devant ce spectacle tant espéré.
- Jeune fille, tu en fiches partout.
… Rectification, je salivais. Déglutissant, je tendis une main vers une brioche…. Qui disparut aussitôt de ma vue. Me tournant brusquement, les yeux écarquillés, je vis Ace me fixer d'un air de prédateur, la brioche disparaissant dans sa bouche.
Aaah il le prenait comme ça ! Parfait !
Un duel de rapidité et de vol de nourriture s'engagea férocement dans la cuisine, ponctué çà et là de cris de rages, d'insultes et d'exclamations victorieuses.
Marco, toujours accoudé au comptoir, poussa un soupir de fatigue intérieur en se passant les doigts dans ses mèches folles.
Aucun doute là-dessus, ils étaient bien de la même famille. Et dire qu'avec son frère Luffy ils avaient déjà du mal pour les gérer.
Il les regarda quelques instants. Ace avait réussi à saisir une brioche au chocolat, mais s'était aussitôt retrouvé avec une furie rugissante sur les bras qui, plutôt que de le laisser l'avaler, avait directement choppé le poignet d'Ace entre ses dents en feulant étrangement.
Ses dents… Elle faisait clairement attention de ne pas trop serrer, mais vu leur longueur, si Ace n'avait pas eu de bracelets en cuir sur le poignet, elle lui aurait déchiqueté la peau en un instant ! Cette fille était clairement différente des humains normaux.
Mais Marco haussa finalement les épaules. N'était-ce pas le cas de chacun des membres de l'équipage de Barbe Blanche ?!
Fronçant les sourcils, l'ananas de décida. Quand il faut y aller…
Se plantant devant eux, Marco s'exclama d'une voix forte.
- Yoï !
Les deux hurluberlus cessèrent un instant de se battre au vu du ton du commandant, la fille en équilibre sur les genoux du brun, tentant d'attraper une tartine dans la main tendue loin derrière d'Ace.
Ils le regardèrent du coin de l'œil, continuant pourtant mine de rien leur lutte acharnée pour la tartine, en silence.
Marco se frotta le crâne d'une main. Bon, il n'y avait pas trente-six moyens…
- Ace, je te présente ta petite sœur, Gold D. Aylan, avec une prime de 200 000 000 de berrys. Déclara-t-il d'une voix forte, le doigt tendu vers Aylan.
A ces mots, la pyramide instable vacilla soudainement et s'effondra dans un grand fracas de banc s'écrasant au sol, éparpillant les dernières tartines sur le sol et créant un joyeux micmac de jambes et de bras entremêlés. Marco esquiva souplement la table qui fonçait vers lui sur un coup de pied maladroit d'Aylan.
Ace comme Aylan se redressèrent aussitôt, toujours étalés par terre, les yeux écarquillés, éberlués. Ils fixèrent Marco une seconde, se fixèrent….
- HEEEIIINNN ?
J'espère que vous avez aimé ! J'attends vos critiques avec impatience !:D
Merci d'avoir lu !
