Et on relance le rythme avec un new chapitre !

(Ca irait plus vite si tu faisais moins le pitre.)

Tsst tais-toi je cherche un bon titre….

Merci à Caro-hearts (Wiiouuuu une nouvelle copiiiine !) tes reviews m'ont fait carrément plaisir ! :D

A Talion's justice (Je sens l'ombre du Mordor planer sur toi… *o*)

A Favoria en espérant qu'elle découvre ce chapitre plus rapidement que le dernier :D (Nyyyaaa ça devait être frustraaant ! Désolééééée !)

A Tiger D Arya, Nikkouyoku (elle s'y est reprise à trois fois pour écrire ton nom XD)

Aaah mais laisses moi finir sale parasite ! A Taffy-D-Lamy, éééh oué Marco le pervers… ça lui va bien !

A Nasuada Dragon et à Emma BD pour vos encouragements et vos compliments ! Vous êtes le vent dans les voiles de cette fiction ! D

Enjoy !

Retour aux sources

(Ou parfois, une piqûre de rappel, c'est utile…)

- Il faut que ça s'arrête... Grommela Marco d'une voix sourde.

Law, adossé au bastingage à côté du Phénix, ne put que hocher gravement la tête en signe d'assentiment. Tous deux contemplaient d'un air maussade leur compagne et compagnon respectifs, perchés sur la vigie, discutant et gesticulant sans prêter la moindre attention au monde qui les entourait.

Et cela durait depuis quatre jours.

Aylan, une fois qu'elle eut avalé plusieurs repas solides et adaptés à sa condition de blessée grave, avait récupéré sa capacité à guérir plus rapidement que prévu. Bien que faible et prise de légers vertiges, elle s'était échappée de l'infirmerie et avait rejoint Ace dès qu'elle avait pu marcher correctement.

Ace. Pas lui.

Une crise de jalousie dévorait gaiement le capitaine des Hearts, qui regrettait d'avoir rendu à l'allumette l'intégrité de ses membres lors de leur duel, quelques jours plus tôt.

Ace s'était fait un devoir et un plaisir de montrer chaque recoin de l'immense navire de Shiro Hige à sa demi-sœur nouvellement découverte, qui l'avait suivi avec un enthousiasme surprenant pour quelqu'un sensé être alité. Fureter dans les coins avait toujours été un passe-temps favori de la jeune femme, ce qui lui avait valu la plupart des ennuis qu'elle s'était « de façon malencontreuse et totalement indépendante de sa volonté » attiré.

Et depuis cette visite guidée maudite, ils ne se quittaient plus. La découverte de la réserve de nourriture et son pillage partiel avait aussi aidé un peu. Ils passaient des heures à discuter, à chahuter, à tester des techniques de combats au corps à corps, ou simplement assis l'un à côté de l'autre à regarder la mer.

Leur complicité malgré leur récente rencontre agaçait les deux capitaines, privés de leur compagnie. Law, qui s'était fait un sang d'encre pour la demoiselle, en souffrait encore plus. Mais il se refusait d'aller voir Aylan, considérant que ce serait quémander de l'attention comme un adolescent. Sa fierté ne l'aurait pas supporté.

Le Phénix était plus patient et moins tendu que son compagnon d'infortune, mais il commençait à atteindre ses limites.

Une lueur rouge attira leur attention : Ace recommençait ses démonstrations de pouvoir du fruit du démon, ce qui faisait toujours éclater de rire Aylan, ravie.

Serrant les mâchoires, Law fit brusquement volte-face et quitta d'un pas raide le pont du Moby Dick en direction de son sous-marin. Marco le regarda partir et souhaita bien du courage à son équipage pour les jours à venir…

Ce fut d'ailleurs un éclat de voix qui attira l'attention d'Aylan, mais ce ne fut pas celle de Trafalgar Law. Cela sonna plutôt comme un coup de tonnerre qui ébranla l'atmosphère paisible du pont…

POV Aylan :

- MAUDIT OISEAU A LA CERVELLE DE BATRACIEN ! rugit Shiro Hige du fond de son navire.

La voix perça les remparts de bois et envahit tout le bâtiment. Sursautant brusquement, je m'agrippai par instinct à la barrière de la vigie en jetant un regard interloqué à mon grand frère. Ce dernier gloussa.

- Père s'est trouvé un nouveau compagnon on dirait !

Mon esprit mit quelques secondes à saisir son sous-entendu.

- Kidd ! couinai-je en écarquillant les yeux.

Mais qu'est-ce qu'il avait ce perroquet suicidaire à s'attirer des ennuis auprès de tous les capitaines pirates qu'il rencontrait!

Ni une ni deux, je sautai la barrière et m'agrippai aux cordages, escaladant au plus vite le mat pour le retrouver… ou retrouver ce qu'il restait de lui.

Je me demandai vaguement ce que pouvait bien être un batracien en saisissant une autre corde pour glisser au plus vite jusqu'au sol.

Ma rencontre avec Shiro Hige deux jours plus tôt m'avait laissé un souvenir indélébile. J'avais vu ce gigantesque mâle se pencher vers moi, mettant un genou au sol, et me regarder avec une douceur insoupçonnée.

- Tu as le visage de ton père. Avait-il murmuré comme pour lui-même.

- Vous avez sa moustache. Lui avais-je répondu du tac-au-tac sans bien savoir comment réagir, veillant à conserver une attitude inoffensive face à cet alpha plus puissant que tout ce que j'avais connu jusqu'ici.

Manquerait plus que de le mettre en colère tiens…

Un rire silencieux avait secoué sa large carcasse. Il s'était contenté de me demander de lui raconter mon histoire, de la façon dont j'avais atterri dans l'équipage de Law, qui était ma mère… A cette dernière question, je dus blêmir soudainement, car il l'abandonna aussitôt pour une autre, à mon plus grand soulagement.

Marco et Law avaient assisté à la majorité de notre discussion, et si je sentais une grande tension chez mon compagnon, le blond n'avait manifesté qu'un profond intérêt pour la sœur de son amant. Moi-même n'en menais pas large, extrêmement nerveuse face à toute cette attention centrée sur moi.

Pourtant, le géant Yonku n'avait manifesté que douceur et amitié à mon égard, et le lien qui l'unissait à son équipage m'avait beaucoup marqué. Il s'approchait de celui des Hearts, mais plus puissant, et n'avait rien à voir avec celui des Mugiwara, basé sur une folie mutuelle plutôt qu'un lien de respect envers le capitaine.

Avec Luffy, ça ne risquait pas d'arriver en même temps.

Secouant la tête pour en chasser les souvenirs, je sautai à bas du cordage et me précipitai vers l'une des nombreuses portes du navire. Je n'eus pas le temps de l'atteindre une fenêtre ouverte expédia dehors une masse bleue qui glapissait à tue-tête :

- AAYYYLAAANNNN ! AYYLAAANNN !

M'arrêtant en pleine course, je fis demi-tour en dérapant pour réceptionner au vol l'oiseau affolé. Il atterrit dans mes bras dans un nuage de plumes et de piaillements. Je le rassurai comme je pu, les mains éraflées par ses serres acérées.

Ace, qui m'avait suivi de peu, se tordait de rire, étalé par terre. Rassurée quant au sort de mon compagnon à plumes lové –tout ébouriffé…-sur mon épaule, je fichai tout de même un coup de pied dans l'épaule d'Ace.

- Tu as fini espèce de macaque ! Imagine ce qui aurait pu arriver !

- Oh oui ! Justement ! Ha haha !

Roulant des yeux comme mes compagnons avaient dû le faire maintes fois à mon sujet sans que je le remarque, les poings sur les hanches, j'aperçus Marco, contre le bastingage à quelques pas de nous. Tournant les yeux vers moi, il me fit signe de m'approcher.

Curieuse, je laissai l'autre idiot continuer de se rouler par terre et rejoignis Marco, une main protectrice sur le dos de Kidd.

Marco semblait curieusement… embarrassé.

- Ce n'est pas dans mes habitudes de me mêler de ce qui ne me regarde pas… commença-t-il avec une hésitation à peine perceptible. Mais pour le bien-être de tes nakamas, tu devrais peut-être aller parler à Trafalgar.

Je le regardai en me mordillant une joue, penchant la tête sur le côté.

- Law ? Mais on se voit tous les jours ! Ace est là maintenant, j'en profite pour le connaître, c'est logique.

Marco sembla encore plus gêné face à ma réponse brute de pomme. Contredisant son visage impassible, son cops se crispa davantage malgré lui. Intriguée, je songeai que s'il me disait cela, ça devait être important… même si je ne voyais pas du tout où il voulait en venir et n'avais pas tant envie que ça de m'y intéresser.

Soupirant, il secoua finalement la tête.

- Vas le voir c'est tout. Lâcha-t-il d'un ton sec en s'écartant rapidement du bastingage pour aller voir Ace qui nous regardait avec curiosité, assis en tailleur par terre.

Avant que j'aie le temps de réagir, il le saisit brusquement par le bras et sans perdre de temps, le traîna sans autre forme de procès vers sa cabine, ignorant ses protestations outrées. Un instant plus tard, la porte se refermait à double tour sous mes yeux ébahis.

- …. Emis-je la bouche entrouverte.

Non mais c'est qu'il venait de me piquer mon frère sous le nez là !

Je fichai un coup de pied rageur dans le bois du bastingage, grognant sourdement alors que la douleur se répercutait dans mes muscles encore sensibles. Tch, et qu'est-ce qu'il lui voulait exactement pour que ça soit si urgent ?

Kidd s'étant glissé jusqu'à mon épaule, je posai les coudes sur le rebord, et commençai à bouder en grondant, fixant les flots bleus d'un œil rageur.

Malgré ma colère, ce son me perturba un instant… Je ne me souvenais pas avoir déjà produit un son aussi grave et menaçant… Cela sonnait bien plus comme le grognement agressif d'un félin.

Je frémis. Après mes cheveux blancs et ce tatouage sur ma gorge, si ma voix commençait aussi à changer… je devais me l'avouer, même si j'avais tout fait pour oublier en passant tout mon temps avec Ace, j'avais peur. Tout ce qui s'était passé dans la jungle me terrifiait à un point que je n'avais encore jamais connu.

Après tout, la Bête elle-même avait eu peur, et ça je ne l'avais jamais vécu, cette absence totale et cette peur. J'avais l'impression d'un trou béant dans mes émotions, un vide effrayant qui minait mes forces dès que j'y songeai.

Je n'étais pas allé voir Law pour la même raison. Aller le voir revenait à en parler avec lui… bon d'accord, et à me prendre une sacrée engueulade, oui aussi. Mais en tant que compagne c'est ce que j'aurais dû faire et je le savais. Pourtant je n'osais pas, pas tant que ce vide ne serait pas comblé.

Eh bé. Si maintenant je souhaitais de toutes mes forces le retour de la Bête qui avait manqué de tuer Law pour oser le voir, c'était que j'avais vraiment un pète à la cafetière.

Un souffle de vent me fit avaler des mèches de cheveux blancs et je toussai, distraite de mes sombres pensées. Grimaçant, je tirai sur ma crinière trop longue et emmêlée, retirant les cheveux humides de ma bouche, et me promis de les couper plus court rapidement.

En parlant de ça, récupérer mes deux couteaux serait un programme intéressant. Sachi les avaient repris et m'avait assuré qu'il les gardait en lieu sûr le temps que j'aille mieux. Mes deux meilleurs amis m'avaient presque étranglée dans une grosse étreinte quand ils étaient venus me voir à l'infirmerie ! Un peu bête comme mort quand on y pense.

Je devais d'ailleurs avouée que cette boîte de conserve aquatique me manquait, les infirmières tenant à ce que je dorme encore sur le Moby Dick tant que je n'étais pas remise. Law avait grincé des dents lorsqu'elles lui avaient affirmé la sagesse de leur proposition, et sa crispation ne m'avait pas échappée.

Je finis par tourner le dos à la baie, abandonnant définitivement mon humeur morose et observais un moment les allers-retours de l'équipage de Shiro Hige, qui transportant un cordage, qui jouant aux cartes au soleil, qui roupillant contre un tonneau cerclé de fer. Je répugnai à me joindre à eux, toujours méfiante envers les inconnus. Mais ils dégageaient un sentiment de tranquillité routinière qui m'apaisa quelque peu.

Tête penchée vers le sol, adossée à la rambarde, je jetai finalement un œil inquisiteur à la porte close de Marco.

Hum. Qu'est-ce qu'ils fichaient…

Des images assez intéressantes envahirent mon esprit. Je me demandais si Law avait déjà été avec un autre mâle. En parlant de Law, il était vraiment plus que temps que j'aille le voir, et l'avertissement de Marco me résonnait encore dans les oreilles.

Délaissant mes pensées pourtant fort plaisantes, je me détachai de la balustrade et marchai d'un pas peu motivé vers le pont entre les deux navires. Esquivant deux ou trois marins qui me fixèrent avec amusement –j'étais devenu la deuxième mascotte meilleure amie avec la première, Ace- je franchis le pont de bois peu stable et posai le pied sur le sous-marin jaune canari avec une certaine émotion.

J'avais quand même failli mourir une ou deux fois depuis que je l'avais quitté celui-là… Kidd s'agita sur mon épaule, me mordillant l'oreille et me tirant de mes réflexions. Je le caressai encore avec affection. Cette boule de plumes devait en voir des vertes et des pas mûres sur ce rafiot immense plein d'inconnus menés par un géant un peu perché.

Tournant la tête vers la plage, j'aperçus un bon nombre des membres de l'équipage des Hearts en train d'installer un campement de fortune pour la soirée festive qui se profilait. J'aperçus avec déception mes deux compagnons et mon ours préféré en train de s'affairer avec les autres.

Kidd, les apercevant aussi, battit des ailes, me fouettant la joue, et s'envola gaiement en direction de la plage, sachant que des cacahuètes l'attendaient souvent dans la poche de Penguin.

- Grmm... s'pèce de lâcheur...Grrmlgrm... grommelai-je entre mes dents.

Je soupirai en le regardant s'éloigner et frottai la marque douloureuse sur ma joue. Tant pis, je passerais les voir plus tard. Prenant une profonde inspiration, j'entrai… et manquai de percuter Akar.

Reculant précipitamment alors qu'il ralentissait son pas énergique, nous nous fixâmes sans aménité.

- Décidément ce ne sont pas les meilleurs qui restent ! me moquai-je agressivement.

- C'est toi qui dis ça ? Tu aurais pu crever dix fois dans cette forêt sans l'équipage ou le capitaine pour te protéger, et ça aurait mieux valu. Tu es pire que du chiendent, même quand tu disparais, tu n'es qu'une source d'emmerdes !

Je feulai de colère. Akar ne m'avait jamais témoigné la moindre affection, bien qu'il remplisse toujours son devoir quand il en recevait l'ordre comme lorsqu'il avait veillé sur moi. Je le lui avais bien rendu, la patience et la tolérance n'étant pas mes qualités premières.

Mais cette soudaine cruauté ne lui ressemblait pourtant pas. Avant que je n'ai eu le temps de répliquer, il me bouscula et parti d'un pas rageur vers la plage.

Qu'est ce qui avait bien pu le mettre dans une telle colère ?

Ses mots m'avaient blessés, mais en l'absence de la Bête qui aurait explosé de fureur, je ne ressenti qu'une vague irritation en rien comparable à la vague de haine que j'attendais. Je n'étais peut-être pas aussi soupe-au-lait que je le croyais…

Un bruit de verre brisé résonnant à travers le couloir me ramena à la réalité. Fronçant les sourcils, je tournai mon regard vers le passage qui s'enfonçait dans le noir. Un « Schblong ! » violent retentit de nouveau, me faisant sursauter brusquement.

Mais qu'est-ce que…

Mon cerveau se mit à tourner et à imbriquer les éléments que j'avais en main.

Voyons… L'équipage sur la plage… Akar furieux comme après une bonne engueulade… Des bruits de casse… Law absent de ladite plage…

…..

Déglutissant, je pris mon courage à deux mains et pénétrai dans l'obscurité froide du sous-marin.

Mes yeux s'habituèrent vite à la pénombre environnante, mais je préférai utiliser mon flair pour m'y retrouver, un indicateur bien plus performant actuellement. L'odeur de Law, ponctuée du fumet âcre de la colère me guidèrent rapidement à son infirmerie.

Un autre choc sonore se répercuta sur les murs alors que je m'avançais d'un pas peu assuré vers la porte entrouverte.

Aller ma grande, quand faut y aller…

C'était après tout de ma faute s'il était en colère, l'équipage n'avait pas à payer à ma place… je me demandais avec une vague culpabilité si cela durait depuis 4 jours… Pauvre Bepo. L'ours tendre et affectueux avait dû en baver de voir Law dans cet état.

Retenant mon souffle, je poussai lentement la porte qui s'ouvrit en silence.

Les éclats de verre éparpillés devant la porte attirèrent tout de suite mon attention. Première cible de la colère de mon compagnon : trouvée. Si Akar était la deuxième… La troisième se présenta sous la forme d'une profonde crevasse aux bords déchiquetés dans le mur de métal, et de l'armature du lit déboitée… Law avait dû flanquer un coup de pied dedans.

Respire, ça va aller….

Non loin du lit bizarrement penché, le médecin brun était penché sur la table du fond, les flancs se soulevant rapidement sous ses brusques inspirations.

Évitant avec la souplesse d'un chat les débris de verre, je m'avançai silencieusement vers lui. Il se retourna pourtant aussitôt que j'eus franchis le seuil et posa sur moi un regard glacé qui me fit l'effet d'une douche froide.

Je m'arrêtai immédiatement, tendue. La colère de l'alpha n'était pas à prendre à la légère, je le savais d'expérience dans la jungle… et d'expérience personnelle. Un frisson me parcourut. Je sentais sa fureur affluer par vague et m'assaillir de toute part.

Je me risquai pourtant à redresser la tête pour le regarder. Un rictus déforma aussitôt son beau visage, et il agrippa d'une main de fer mes cheveux pour me forcer à m'agenouiller. Je me laissai immédiatement faire.

Malgré ma situation, un pétillement de contentement vint faiblement combler le vide en moi. Les hommes étaient bien plus animaux qu'ils ne voulaient l'admettre…

Chutant sur mes genoux, je m'entaillai les jambes sur les morceaux de verre, mais conservai une attitude soumise face à mon compagnon brûlant de colère. Je ne l'avais jamais vu dans cet état et une brusque angoisse m'étreint la gorge.

Je me mordis les lèvres jusqu'au sang, la culpabilité dansant à présent en moi comme un feu follet.

- 4 jours…

Je tressaillis au son grave et tranchant de sa voix, le cou tordu par sa poigne brutale.

- Tu disparais en pleine jungle sans même penser à me prévenir.

Fermant les yeux avec force, j'attendis péniblement la suite. Sa prise se resserrait sur mes cheveux à chaque mot.

- Tu reviens à moitié morte. Tu traînes sur ce navire depuis 4 jours, gambadant avec cet hurluberlu d'Ace sans même remettre un pied sur le sous-marin ! Et tu t'attends peut-être à un accueil chaleureux ?!

Sa main tremblait contre ma nuque et mes yeux s'humidifièrent quand je réalisai la portée de mon absence. Il en était presque à me reprocher de vouloir rester avec l'équipage de Shiro Hige !

Pourtant, sa voix s'était imperceptiblement brisée sur ces derniers mots…

Hésitante, je relevai lentement les yeux, avec crainte, ignorant la vive douleur dans ma nuque. Mon regard, embué de larmes, croisa le sien, envahi par la colère.

Mais avant que je n'aie le temps d'ouvrir la bouche, je me retrouvais enserrée dans une étreinte brutale. Law me serra fort contre lui, au point que j'en eu du mal à respirer.

N'osant d'abord pas bouger, je sentis un léger tremblement parcourir son corps alors que ses doigts crochetaient mon tee-shirt. Quelques instants s'écoulèrent avant que je ne m'autorise à bouger. Relâchant mon souffle, je tournai finalement la tête et glissai doucement mon visage contre son cou.

- Je… je suis désolée…je... soufflai-je, ma voix se brisant sous l'émotion de voir mon alpha dans cet état.

Son corps trembla encore plus fort contre le mien, de colère cette fois au vu de l'odeur âcre qui pimentait son parfum iodé.

Je me crispai, attendant une réaction violente, un coup… rien ne vint. Étonnée, je rouvris mes yeux humides que j'avais fermés par automatisme.

- Ne disparais plus jamais comme ça… entendis-je alors dans un murmure à peine audible.

Les larmes débordèrent définitivement de mes yeux et dévalèrent mes joues. Alors que les bras se décrispaient en un enlacement plus tendre autour de moi, je me laissai envahir par la peur et la joie de le retrouver que j'avais refoulées au fond de moi pour ne pas affronter mon cauchemar.

Je resserrai à mon tour mes bras dans son dos et me blottis contre sa poitrine puissante, m'efforçant de contenir les quelques sanglots qui m'échappaient.

Assis par terre, ses jambes encadrant mon corps, Law me serra contre lui et me berça doucement, comme je n'avais pas été bercée depuis bien des années.

oOo

Aaah perso ça m'a fait un bien fou d'écrire ce chapitre ! :D j'espère que vous l'avez aimé, vos impressions me seraient très utiles ! A bientôt pour la suite et merci d'avoir lu et de me suivre depuis si longtemps ! Je (NOUS !) vous aim(ONS !) !