Woua je l'ai travaillé ce chapitre! Je suis en plein voyage à l'autre bout du monde, ça m'a inspiré faut croire X)
(Suis toute seule moaa...)
Et tu piques toutes mes fringues alors te plains pas.
Merci à Ylbi, calinmonamour (Kéksékse nom dément ! XD), LadyClau, I love Law, Madness-sama (Mon maaîître!), nykkouyoku, , Traffy-D-Lamy, favoria, Caro-Hearts (Tu nous a bien fait rire! ;D) pour vos commentaires, c'était fantastique de vous lire! :D
Enjoy!
Lancement des choses sérieuses
(Ou c'est pas parce que t'as un plan que tout le monde le partage)
Je me réveillai lentement, tirée des limbes du sommeil par quelques bruits résonnants dans le sous-marin. Blottie contre Law, son bras simplement passé autour de ma taille, je pris le temps d'apprécier la douce quiétude de la chambre plongée dans la pénombre et la chaleur émanant du corps lové contre mon dos.
Nous étions restés un long moment enlacé sur le sol, moi mi sanglotant silencieusement, lui mi tremblant encore de colère face à l'inquiétude que je lui avais infligée. Puis il m'avait simplement pris la main et tiré dans le lit sans autre forme de procès. Grondant dès que je bougeais, il s'était endormi, son visage contre mes cheveux blancs.
Je me sentais divinement mieux à présent. Trop préoccupée par mes propres problèmes, j'en avais oublié le manque de mon alpha et la rassurante protection qu'il apportait.
Cela comblait un peu le vide que je sentais encore en moi…
Le bruit retentit de nouveau et l'écho traversa les couloirs, résonnant un long moment. Quelle heure était-il au juste ? Une fête se préparait sur la plage aux dernières nouvelles.
Mm, ça sonnait intéressant. Assez pour se lever ?
….
Encore quelques minuuuutes…
Je me penchai légèrement et mordillai avec douceur l'oreille du médecin, léchant du bout de la langue ses boucles d'oreilles d'or froid, aimant ce contact au goût métallique.
Un imperceptible murmure me répondit, et lorsque je levai les yeux, je rencontrai deux prunelles orages, bien réveillées, me fixant avec attention. Woups.
-…. Bonjour… tentai-je avec un petit sourire un peu grimaçant.
Je n'avais pas vraiment réfléchi aux conséquences de mon geste, je devais l'admettre. Etait-il toujours en colère ? Ou allait-il grogner parce que je l'avais réveillé ? Ou alors…
Me compliquant l'existence avec ces questions, je ne remarquai pas tout de suite son premier geste, et tressaillis en le voyant soudainement si proche. Mais la douceur des lèvres caressant ma bouche me rassura bien vite.
Je me détendais et répondis finalement au baisé, appréciant cette inhabituelle tendresse. Je sentis sa main glisser de ma taille à mon ventre, passant finalement sous le tee-shirt blanc que je portais, les laissant vaguement vagabonder sans but précis, pour revenir sur mes hanches et m'attirer davantage contre lui.
Sans rompre le baisé qui devint plus intense quand nos bassins entrèrent en contact, je passai ma main dans son dos et caressai ses épaules puissantes où je sentais rouler les muscles qui me plaisaient presque autant que ses fesses musclées.
Sentant son souffle devenir plus erratique alors que j'avançai mon bassin contre le sien, je passai une jambe autour de sa taille et il saisit mes fesses de ses deux chaudes et larges mains, s'apprêtant à me faire basculer sous lui.
Je gémis contre sa bouche et effleurai ses lèvres de ma langue, qui s'entrouvrirent aussitôt pour-…
- Capitaine ? Capitaine ! On n'attend plus que vous ! L'équipage de Shiro Hige est prêt !
Law s'immobilisa et un éclair agacé traversa ses prunelles rendues brillantes par l'envie. Boudeuse devant l'interruption et bien décidée à l'envoyer emmerder quelqu'un d'autre, je me penchai et mordillai sa lèvre inférieure avec délicatesse et me blottis davantage contre son torse, le désir de l'avoir pour moi pulsant dans mon bas ventre. Et dans le sien, je le sentais clairement.
Mais un soupir mit fin à mon espoir, et Law me sourit d'un air mi-figue mi-raisin.
- Il faut y aller, c'est une fête spécialement prévue pour ta rapide guérison. Tu ne veux pas décevoir un yonku j'imagine ?
Je grognai un peu, puis déglutis en imaginant le gorille déçu à cause de moi.
… Mmm non, décidemment pas une bonne idée.
Law me fixait toujours, un sourire moqueur aux lèvres, semblant parfaitement suivre le fil de mes pensées.
- Bon très bien ! Finis-je par lâcher, allons tirer notre révérence au vieux gourou puis rentrons fissa au bercail !
Law ricana à ces mots.
- Tu en as tant envie que ça ? Mais non, désolée de te décevoir miss ! Nous allons faire ça proprement. Les Hearts ont une réputation à tenir, même si t'avoir à nos côté complique sévèrement la tâche.
Ignorant mon exclamation outrée, il déposa un bref baisé sur le bout de mon museau et repoussa les draps rapidement. Le regardant d'un mauvais œil s'habiller d'une chemise grise ajustée et d'un pantalon clair, bras croisés, en tailleur sur le lit, je finis par bougonner :
- J'irai pas.
De dos, Law me jeta un coup d'œil assez inquiétant.
- Pardon ?
- J'ai dit que j'irai pas.
Law s'approcha du lit avec une allure de loup. De loup très affamé. Il posa les mains à plats sur les draps devant moi.
- Que les choses soient bien claires. Si tu n'y vas pas de ton plein gré, je te force à mettre la superbe robe rose vif à rubans que Bepo t'a ramenée de la dernière île, et te fais danser seule devant tout le monde.
Sans tenir compte de mon air horrifié face à cette ignoble menace, il s'approcha davantage, son souffle caressant mes lèvres.
- Tu sais que j'en suis capable. Articula-t-il sur un ton menaçant.
Je hochai la tête, le nez cependant plissé, prête à me plier de très mauvaise grâce à cette stupide préparation de fête quand on pouvait faire quelque chose de bien plus intéressant ici. Mais Law n'en avait pas encore finis.
- En revanche…
Je dressai l'oreille, soudain très attentive. C'était nouveau ça…
- Si tu coopères tout du long et participe à la fête avec bonne humeur, quand nous reviendrons ici…
Ses yeux brillèrent davantage, me pénétrant. Il se pencha et murmura à mon oreille.
-… Tu pourras faire absolument ce que tu veux, et nous aurons toute la nuit et la journée d'après pour faire résonner le sous-marin de cris de plaisir, qu'il soit désert ou non.
Je frissonnai brusquement alors que mes yeux s'écarquillaient. La chaleur de mon ventre grandit, tentant vainement d'attirer mon attention alors que je plantai mes yeux dans ceux, voilés d'excitation contenue, de mon compagnon. J'eu un sourire animal, comme une promesse que je lui faisais, puis bondis hors du lit et attrapai quelques vêtements avec entrain.
- Aller on se dépêche hop hop! Le pressai-je en enfilant un large pantalon coloré et une veste verte par-dessus mon tee-shirt blanc. Je t'attends là !
Law me suivit alors que je trottinais gaiement vers la sortie, grommelant quelque chose à propos d'un « cas désespéré » et de « trop facile ».
oOo
Sachi attendait patiemment à la sortie du sous-marin que son capitaine soupe au lait et son amie un peu perchée daignent sortir leur cul de leur lit. Ce qui prit moins de temps que prévu, et il retint un sourire ironique quand il entendit les pas résonner dans le couloir.
Sur son épaule, Kidd glapit doucement, s'agitant à la vue de sa compagne qui sortait tout juste à la lumière du soleil couchant.
Aylan lui fit un grand sourire, attrapa Kidd, l'embrassa sur la joue au passage, et sautilla joyeusement vers le pont entre le sous-marin des Hearts et le Moby Dick.
Sachi resta un instant bêtement planté à l'entrée, clignant des yeux suite à ce qui venait d'arriver. Law lui lança un long regard compréhensif.
- Que… qu'est-ce qu'il lui prend au juste cette fois capitaine ?
- … Ce serait trop long à expliquer.
Le rouquin décida sagement qu'il préférait finalement ne pas savoir. Mais Trafalgar n'en avait pas fini avec lui.
- Où est passé l'autre aliéné ?
- Il est descendu sur la plage avec sa guitare il y a une demi-heure, répondit-il aussitôt, comprenant l'allusion. Il répétait encore qu'il faut être toujours prêt soit dit en passant.
Les yeux ombragés par une pointe de colère, le médecin brun contempla un instant la plage d'un air songeur, le visage fermé, puis se tourna finalement vers le pont, suivant le sillage d'Aylan sur un pas plus mesuré.
oOo
Le gigantesque bateau du Yonku avait pris une toute autre allure en quelques heures. Impressionnée, je m'arrêtai un instant pour observer l'agitation régnant de la poupe à la proue. Enfin, surtout à la poupe. De larges tables avaient été dressées un peu partout, un drap rayé marron et bleu recouvrant chacune d'elle.
Elles supportaient déjà bon nombre de plats fumants dégageant une appétissante odeur qui me fit saliver. Je pus apercevoir un énorme jambon fumé recouvert d'abricots et de sauce, ou encore de grosses saucisses enroulées dans des morceaux de viande grillée. D'autres plats s'alignaient en offrant un énorme choix de légumes et de fruits épicés ou caramélisés.
Décidément, ils savaient y faire en cuisine dans le coin !
De nouveau sur le pont du Moby Dick, devenu bien familier ces derniers jours, j'eu la drôle impression que cela faisait une semaine que je l'avais quitté. Mes retrouvailles avec Law me faisaient me sentir ressourcée, comme fraîchement arrivée dans cet environnement en ayant zappé la case « je frôle la mort et me fais sauver par un capitaine rival ». C'était quand même mieux, hein.
En parlant de capitaine rival…
Marco était en train de finir d'organiser le festin-… bon soyons honnête un instant : il luttait fermement pour maintenir un Ace surexcité en place d'une main, et pour convaincre les cuisiniers qu'il n'y avait rien à craindre tant qu'il le surveillait de l'autre main avec des gestes d'encouragement.
Un mauvais sourire se dessina sur mes lèvres. Niark niark… Allons enquiquiner le vieux sénile.
Ni une ni deux, je sautai vers eux en bavant d'avance à la pensée des plats que nous allions engloutir avec mon frère…. Avant de soudainement me rappeler de la promesse de Law et de ses conséquences.
Damned ! Mais y'a aucun moyen de s'amuser dans ce trou paumé ! Je pestai intérieurement en réalisant la terrible chose.
Je m'arrêtai comme j'étais partie, d'un bloc, et entraînai un piaillement de protestation de Kidd balloté sur mon épaule. Je fourrai mes mains dans mes poches d'un geste brusque et boudeur, m'attirant un vague mais perçant regard suspect du commandant de la flotte.
Ouuups, repérée…
Préférant m'esquiver, -manquerait plus qu'il parle à Law de mon comportement douteux, j'avais bien vu à quel point ils se causaient ces deux là-, je traçai mon petit bonhomme de chemin en direction de quelques membres des Hearts dont Penguin, vers l'arrière du navire.
Les deux équipages n'étaient pas encore mélangés, mas chacun était occupé à finir de préparer une partie de la fête avec ce qu'il avait à offrir. Le reste ne saurait tarder, mais je ne pus m'empêcher de remarquer cette légère distance entre les deux groupes, absolument inexistante sur le bateau des Mugiwaras.
Ces grands malades accueillaient n'importe qui à bras ouverts et à coup de bouf et de saké, forcément la comparaison ne tenait le coup nulle part ailleurs.
Mais on sentait ce profond lien d'affection entre chaque membre de l'équipage de Shiro Hige, et surtout je sentais clairement que tout ce petit monde tournait beaucoup autour de Marco, et le respect qu'il recevait de ses hommes et amis était impressionnant. En cela, il me rappelait Law, en plus calme et plus jaune.
Plongée dans mes très profondes réflexions tout en lissant les belles plumes du grand perroquet bleu pétard, je continuai mon petit bonhomme de chemin et me pris les pieds dans un truc trainant au sol, et m'étalai avec toute mon élégance sur le pont dans un gros « SBEUM ! ».
- AÏEUUUH !
Coincé sous mon coude que je m'empressai de relever avec difficulté, Kidd hurla d'une voix qui traversa tout le pont, en panique :
- TRAAFFFINOUUNEEEET !
Avant de s'envoler à tire d'aile vers Penguin une fois libéré.
Je posai ledit coude sur le pont en jurant vertement, sortant tout mon vocabulaire fleuri et imagé d'un coup. Tin ça fait mal !
Relevant la tête, toujours crachant une flopée d'injures quant à l'imbécile qui laisse trainer n'importe quoi sur le pont, je rencontrai le regard médusé de Penguin et des autres gars.
J'arrêtai un instant de jurer, de me frotter la tête d'une main et d'essayer de dégager à l'aveugle mes pattes de ce qui les enserrait de l'autre.
- … Heuuuu salut ? tentai-je devant leur mutisme.
Puis j'aperçus l'étrange grimace sur le visage de mon ami, et ce qu'il tenait dans les mains. Des lanternes. Et le fil qui les reliait s'étendait sur le sol vers d'autres lanternes qui maintenant jonchaient le pont dans un joyeux embrouillamini.
Je tournai lentement un œil vers mes pieds. Et maudis du fond du cœur ma vue quand j'aperçus le même fil enroulé autour et qui confirma mes craintes.
Oups. La boulette.
Je compris enfin que Penguin étai déchiré entre l'envie de se payer ma gueule et le dévorant besoin de me passer une soufflante. Tirant davantage sur le fil, je me dépêchai de me dégager avant qu'il ne fasse son choix, mais ne parvins qu'à empirer les choses et finis par couiner misérablement, complètement coincée.
Ce son pathétique décida Penguin pour l'hilarité et il vint finalement m'aider avec deux autres gars à me dépêtrer.
Mais loin du pont du Moby Dick, au milieu de la dense forêt, un tout autre spectacle se déroulait.
- Elle a quoi ?
- Je ne sais pas précisément maître, mais elle ne semblait pas réagir à ma présence comme elle aurait dû, comme si son hôte avait disparu ou se terrait très profondément en elle…
Il y eut un silence. Thib retint un frisson face à la pression qu'il sentait peser sur lui, même à travers un escargophone.
- Très bien, finit par reprendre la voix. C'est bien dommage, une partie importante de mon plan ne pourra probablement pas se dérouler comme prévu. Mais l'occasion est trop belle, assures toi de faire tout ce que tu peux pour déclencher cette phase.
Thib hésita.
- Mais s'ils la tuaient ? Les chances pour que cela arrive sont-…
- Idiot ! Quand je fais un travail je le fais bien, et la prochaine fois que tu mets en doute mes mots tu regretteras de ne plus être un simple sujet d'expérience !
Le grand blond pâlit d'un seul coup et sa main se crispa sur l'escargophone, qui lui lança un regard de reproche.
Mais la voix reprit, plus tendre.
- En revanche, je sais apprécier le travail que tu fournis, et je n'oublie pas tout ce que tu risques dans tes efforts. Ta mission est délicate, la précipitation ne doit pas tout compromettre. Je saurais te récompenser largement si tu y parviens.
Thib laissa échapper son souffle qu'il retenait avec anxiété.
- Bien maître.
La conversation ne dura pas davantage.
Au milieu de la forêt dense et humide, enfin seul, Thib releva lentement la tête avec le regard d'une bête traquée.
oOo
Le soleil disparaissait lentement à l'horizon, avalé par un océan rouge sang reflétant ses derniers chauds rayons.
Un verre d'un liquide non identifié à la main, je déambulai mollement entre les tables recouvertes de plats fumants sentant divinement bons. Mais voilà, j'avais par totale inadvertance décroché presque toutes les lanternes et Penguin m'avait strictement interdit de toucher la moindre miette avant d'avoir trouvé la dernière petite sournoise qui avait roulé on ne sait où.
Quel soupe-au-lait celui-là…
Tiens j'avais encore plus faim rien que d'y penser. Je me remuai et me dépêchai de finir cette tâche ingrate en sirotant ce liquide doux amer alcoolisé pas si mal du tout ! C'est vrai après tout, Penguin n'avait pas mentionné l'interdiction de se saouler pendant la recherche.
Mais je n'eus pas à aller jusque-là, et je retrouvais la petite maline juste derrière un groupe d'infirmières. Je reconnus Lili et Avaren parmi elles, les deux filles les plus proches de mon âge avec lesquelles j'avais sympathisé assez vite sur mon lit de malade.
Alors que je ramassais la lanterne en les saluant, une idée vint illuminer mon esprit.
- Bougez pas, je reviens !
Je filai replacer cette satanée lanterne plus ou moins à sa place, puis revint en courant, les bras chargés de victuailles. Et la bouche aussi au passage.
Riant en me voyant débarquer ainsi, les filles me firent une place dans le groupe et nous nous assîmes finalement par terre, la nourriture posée en vrac au milieu.
La nuit était tombée à présent, et l'air marin se faisait frais. Mais à nous six, mangeant de chauds morceaux de viandes et de fruits baignés dans de l'alcool fort, la chaleur était suffisante pour apprécier le moment. Leurs odeurs sucrées et piquantes parfois, à cause des produits qu'elles utilisaient, m'aidèrent à cerner qui était qui et la conversation commença tout naturellement sur tout et rien.
Je les laissai parler, peu concernée par ce tout et rien que les filles semblent tant affectionner, et en profitai pour me remplir la panse. Mais bien vite, je finis par demander de but en blanc :
- Les filles, comment on fait jouir un homme ?
Une des filles s'étrangla dans son verre qu'elle venait de porter à ses lèvres.
…
Elles me regardèrent avec des yeux ronds, qui surpris, qui profondément amusé, la dernière tapotant gentiment le dos de celle qui s'étouffait.
- Heuu… j'ai dit quelque chose qu'il fallait pas ?
- Non ! me rassura une des aînées à l'odeur poivrée en riant. Mais peu de personnes de ton âge sont aussi direct en matière de sexe !
Je levai un sourcil désabusé mais ne creusai pas la question. Les humains avaient vraiment un grain parfois. Pas la lumière à tous les étages sur certains sujets apparemment douteux.
Enfin bref. Je fis mon sourire le plus angélique.
- Et donc vous pouvez m'aider?
Une inquiétante lueur s'alluma dans leurs prunelles tandis qu'une toute autre sorte de sourire étirait les bouches.
- Viens un peu plus près…
oOo
Law traversa le pont à grands pas, avant de s'arrêter rapidement et de changer immédiatement de direction. Il venait d'apercevoir Aylan vautrée par terre au milieu des lanternes, et ne voulait en aucun cas être mêlé à ça. Il ne voulait même pas savoir comment elle avait réussi son coup cette fois.
Il chercha Marco du regard, et le trouva adossé au bastingage dans une position qui mettait en valeur son buste surmonté de sa célèbre veste violette. Entouré de cinq de ses hommes, il l'aperçut et l'invita d'un geste de la main à se joindre à eux.
- Nous nous posions des questions sur cette petite que tu as prise sous ta protection Trafalgar, commença Marco sous le regard très intéressé des autres. Peux-tu nous en dire plus sans la trahir ? Où l'as-tu trouvé ?
Law fronça mentalement les sourcils, mais hocha pourtant la tête. Il s'était attendu à ce qu'on lui pose certaines questions, même si cela avait pris plus de temps que prévu.
- Sur une petite île à la limite de Grande Line. Mais pour ce qui est de sa véritable île d'origine, je n'irai pas le lui demander à votre place.
Si les autres hochèrent simplement la tête d'un air entendu, le regard de Marco sembla s'assombrir. Il se redressa, ses hommes s'écartant pour lui faire de la place, et demanda d'un nouveau geste au médecin de le suivre à l'arrière du bateau.
Dans la pénombre du bâtiment principal du Moby Dick, et à l'abri des possibles oreilles indiscrètes, Marco planta son regard dans les yeux gris acier du rookie.
- Je ne vais pas faire dans la demi-mesure Trafalgar Law. Ta compagne m'inquiète. J'ai eu le temps de faire quelques recherches sur ce tatouage….
A ces mots, le corps de Law se tendit.
- … car j'étais sûr de l'avoir déjà vu quelque part. Elle n'est pas une humaine normale, ça nous l'avons tous remarqué de par ses étonnantes capacités de guérison. Mais cela va au-delà n'est-ce pas ? Cette marque incomplète sur son cou n'a rien de naturel, ou de fantaisiste.
La tension allait croissant entre les deux hommes, le chirurgien tachant de contenir sa colère à l'entente que l'on avait enquêté sur Aylan. Marco continua, toujours sur le même ton impassible.
- J'ai retrouvé des informations sur des phénomènes semblables, mais qui datent d'y il a plus de 500 ans.
A ces mots, le brun se fit plus attentif, maîtrisant son humeur fermement. Lui-même n'avait presque rien trouvé dans ses recherches. Marco ne le quittait pas des yeux, imperturbable.
- Cela concernait un peuple très ancien qui cohabitait avec une autre espèce en déclin. Ils avaient trouvé un moyen de préserver cette espèce, et si mes recherches n'ont rien donné d'autre, je sais que ce moyen était lié à un tatouage, ou un sceau comme ils l'appelaient.
Tout cela était très intéressant. Et, que ce soit par réputation ou par expérience personnelle, il n'avait jamais entendu Marco parler autant, cela devait être particulièrement important pour le Phénix.
Contenant sa curiosité, Law ne put s'empêcher de frémir d'excitation face à toutes ces informations. Il en avait davantage appris en quelques minutes qu'en plusieurs mois de recherche. Le Shin Sekai recelait bien des secrets pour qui osait le parcourir !
- Mais je n'ai jamais, jamais, rien trouvé concernant un tatouage incomplet.
Le capitaine des Hearts redressa la tête. Cela expliquerait beaucoup de choses, même si ça n'apportait au premier abord aucune solution.
Marco se tut, se contentant de l'observer réfléchir.
- Je ne peux que te remercier pour ta franchise et ces informations Marco, commença lentement le Chirurgien après quelques instants de silence, une main frottant doucement sa barbiche noire. Je ne peux pas répondre à toutes tes questions, Aylan-…
Mais un soudain vacarme interrompit sa phrase. Le capitaine des Hearts dépassa d'un pas rapide l'angle du bâtiment, suivit de près par le capitaine blond. Il situa la source du bruit juste en face d'eux à une trentaine de mètres, éclairé par quelques chandelles.
Un groupe d'infirmières se tenait debout en un large cercle, fixant en s'exclamant quelque chose étalé par terre. Quelque chose qui ressemblait terriblement à une grande masse blonde.
- Non mais je peux savoir ce que tu fiches pauvre mollusque hypertrophié du bulbe!
Reconnaissant la voix d'Aylan, les yeux de Law s'agrandirent de fureur et il partit à grandes enjambées, ses mains s'illuminant de bleu.
- Je vais le tuer.
Marco suivit le rythme d'un air très intéressé.
oOo
Tranquillement assise à récolter de précieuses informations ainsi que plusieurs fous rires, je ne compris absolument pas pourquoi une soudaine masse me tomba brutalement dessus, me projetant au sol et m'écrasant par terre dans un grand « BROM ! ».
- HEYYYY !
- Zaaaaaluut !
Wow c'était quoi cette voix d'attardé ? J'ignorai la douleur due à la chute, et reniflai un instant. Thib ?!
- Non mais je peux savoir ce que tu fiches pauvre mollusque hypertrophié du bulbe!
- Il fféééé boooo ! gazouilla le grand blond en frappant bruyamment du plat de la main le plancher. Et ils ont une de ces boisso-…
Il ne finit pas sa phrase. Je me retournai comme je pus en me tortillant sur le dos, je repliais péniblement mes jambes sous lui, et le projetai violemment en arrière.
Il partit dans un court vol plané et atterrit avec un nouveau « BROM ! » sur une des tables qui se brisa sous son poids, créant un léger tumulte des matelots tentant d'esquiver la nourriture qui volait en riant aux éclats.
Pestant et jurant, je me redressai, aidée par la main secourable de Lily. Il était complètement ivre celui-là ! Et ça tombait littéralement toujours sur moi ces coups-là !
- Ce type est complètement idiot, grogna une des anciennes en vérifiant que j'allais bien, songeant à ma récente convalescence.
Je repoussai gentiment ses mains inquiètes, n'ayant que quelques bleus, quand des bruits de pas légers mais rapides derrière mon dos attirèrent mon attention.
Je captai un éclat de prunelles d'acier avant qu'un bras n'entoure jalousement ma taille et je me retrouvai mon dos plaqué contre le torse de Law. Son odeur envahit d'un coup mon espace, une fois encore imprégnée de colère mordante, et je dus contenir un léger frisson face à sa puissante fragrance.
- Qu'est-ce qu'il t'a fait cette fois ? Il ne passera pas une minute de plus en vie sur mon sous-marin. Articula le Chirurgien.
Sa voix était si calme et glaciale, en totale et effrayante opposition avec son odeur que je déglutis péniblement avant de répondre.
- Je n'ai rien. Il est ivre c'est tout.
Les mâchoires serrées de mon compagnon ne me rassurèrent pas du tout sur le cas de Thib, mais m'assurèrent clairement qu'il y avait des pulsions meurtrières dans l'air.
Cependant, la table qui gisait brisée était à présent entièrement vide de corps alcoolisé. Thib s'était volatilisé dans le joyeux bazar qu'il avait –avec mon aide reconnaissons-le – provoqué.
Après un dernier regard pénétrant sur le pont bruyant remplit de pirates buvant, ripaillant et dansant ici et là, Law finit par abandonner pour l'instant ses recherches, mais très certainement pas sa colère.
Je glissai mon museau le long de son menton barbu avant de remonter doucement vers l'oreille, embrassant sa mâchoire pour essayer de le tirer de sa sombre humeur. Il tourna finalement la tête vers moi et eut un demi-sourire, ses yeux toujours pétillant d'envie de meurtre. Un frisson très agréable traversa ma colonne vertébrale.
Je devais reconnaître qu'il était très séduisant avec ce regard de loup assoiffé de sang.
Secouant la tête, il finit par relâcher mes hanches sur lesquelles il exerçait jusqu'alors une très inconfortable pression.
- Viens, je suis sûr que tu n'es toujours pas allé saluer notre hôte.
Glp ! Le gorille ? Je jetai un regard alentour, le repérant à l'autre bout du pont.
Marco était justement à ses côtés, devisant semble-t-il d'un sujet assez sérieux.
- Maiiieuh il a l'air vachement occupé là, tu vois bien comment ils causent là avec son second, faudrait pas les déranger hein…
A ma grande surprise, je vis son visage se fermer un peu plus, une ombre venant ternir l'éclat de ses yeux. Qu'est-ce qu'il se passait exactement avec Marco-le-piaf-bleu…-qui-selon-Ace-baise-comme-un-dieu ?
Tiens je devrais lui demander conseil à lui aussi ! Après tout il était le mieux placé pour répondre…
Mais je m'égarai et mon capitaine était déjà en train de plus ou moins me trainer vers eux. Je suivis en retenant de justesse un grommellement, de peur qu'il considère cela comme la fin de notre accord.
Shiro Hige était assis près du bastingage, dans une massive chaise de bois d'un marron clair tirant sur le foncé intense sur les bordures, légèrement décoré sur le devant des accoudoirs. Son imposante silhouette se distinguait nettement dans la nuit fraiche et étoilée.
Marco se tenait à sa droite, penché en avant pour lui parler plus personnellement semble-t-il, et se redressait alors que nous approchions.
Shiro Hige nous accueillit d'un gros rire avec un commentaire amusée sur la table renversée.
- Entre la petite demoiselle pleine de surprises et celui-là, tu collectionne d'étranges personnages Chirurgien de la Mort.
- Ce n'est qu'une future expérience en bocal ambulante. Affirma avec un air glacial mon compagnon.
Même Marco sourit légèrement à ces mots, l'image étant assez saisissante.
oOo
Tapis derrière un tonneau, dans l'ombre du bâtiment principal, Thib frissonna brusquement aux mots de Law. Une fine pellicule de sueur le recouvrit d'un seul coup alors qu'il tentait de maîtriser sa respiration qui s'emballait sous l'effet de la panique.
Plus jamais il ne serait un sujet d'expérience dans un labo. Il se força au calme, et écouta attentivement la suite.
Il avait déjà évité de justesse un désastre, et empêché Law d'en dire trop à Marco en créant une diversion sur Aylan. Il n'avait pas prévu que le Phénix en sache autant.
Mais cela allait se payer cher. Le Chirurgien de la mort ne le laisserait certainement plus s'approcher d'Aylan, encore moins monter dans son sous-marin.
Bon sang il était si près du but !
oOo
Un attroupement de quelques dizaines de personnes s'était formé autour de Shiro Hige et des chanteurs se mirent à jouer une entraînante musique à l'aide de tambours de peau.
Je n'avais jamais entendu de tamtam auparavant, et ce son m'électrisa, faisant vibrer mon corps avec puissance. Je ne finis pas ma phrase à peine commencée suite à une remarque du géant barbu, échappai à la poigné légère de Law sur mon poignet et bondis joyeusement devant les tambours.
Je me laissai guidée par les musiciens, fis quelques pas rythmés et bondissant et mis à profit la souplesse et la force de mon corps, entraîné par des années à vivre dans la jungle.
Pirouettant, je sentis mes cheveux fouetter mes épaules et je partis dans une petite série d'acrobaties, heureuse de sentir mon corps et sa force renouvelée, le sang affluant gaiement dans mes veines.
Mais j'entendis soudainement les applaudissements de pirates autour de moi et revins d'un coup sur terre. Wow, j'étais en plein milieu d'un cercle de dizaines de gens là!
Je finis mon salto arrière aussi proprement que possible, je reculai et sautai dans les cordages, me sentant d'un seul coup très oppressée et en danger ainsi encerclée. Agrippant les cordes des deux mains, je regardai avec des yeux ronds les visages rieurs tournés vers moi.
Brrr plus jamais ça…
Je saisis un léger sourire sur le visage de Law qui se tenait près de Penguin, Akar et Bepo, qui me rassura quelque peu. Si mon alpha souriait… Personne ne voulait me tuer apparemment, c'était déjà ça.
Me dé-hérissant un peu, je commençais à me calmer et à écouter de nouveau les tamtams, me balançant vaguement entre les cordes. Et quand Ace apparut, se frottant les yeux de sommeil, je me décidai à descendre.
La soirée s'écoula sans autre incident entre boissons, plats juteux et pitreries avec Ace, bien que je me tienne avec prudence éloignée du centre piégeur du cercle d'humains, et des tamtams avec leur musique enivrante.
Mais bien vite finalement, une main se saisit de la mienne alors que je croquais dans un superbe ananas décoré de sucre glace et imbibé de rhum. Sursautant, je lâchai ma proie qui retourna choir dans son plat argenté et me retournai pour rencontrer deux yeux gris me fixant avec intensité.
Je souris gauchement, me remettant de ma légère frayeur d'être agrippée ainsi.
- Mm oui chef ?
Il eut un petit rire.
- La seule fois où tu m'accordes un titre de supérieur, tu te plantes dans le mot.
Je fronçais le museau, agacée.
- Si c'est juste pour me dire ça, tu peux autant me laisser finir mon-…
Je ne finis pas ma phrase. Se penchant avec vivacité, Law laissa le bout de sa langue courir avec légèreté sur ma joue, nettoyant les dernières traces de sucre sur le coin de mes lèvres et attrapant une goutte de rhum coulant sur mon menton.
Un léger couinement m'échappa.
Law se redressa, me surplombant de toute sa hauteur, les yeux brillant d'un désir inassouvi. Son odeur intense de mâle m'enveloppa délicieusement, et j'avalais ma salive devenue d'un seul coup très abondante.
- Je crois que tu as mérité ta récompense. Murmura-t-il d'une voix caressante.
Mes yeux s'agrandirent à ces mots, et je me léchai la lèvre à l'endroit où sa langue venait de passer.
Law resserra sa prise sur mes doigts. Il fit demi-tour et m'entraîna dans son sillage en direction du sous-marin. Sur un petit nuage, je suivis mon mâle, le cœur battant.
Alors que nous commencions à franchir la passerelle, l'homme que nous venions de croiser avec une coiffure en banane, Thatch il me semble, lança à Law :
- Profitez bien, Trrraafynnounnnett !
Je me pétrifiai, tombant de très haut de mon joli petit nuage.
Il avait entendu Kidd le dire quand je m'étais cassé la figure dans les lanternes… Je levai lentement la tête vers le dos de mon partenaire qui s'était lui aussi immobilisé. Je captai une soudaine crispation des muscles de ses épaules. Oh mon dieu…
Sans attendre le moindre geste de sa part, je libérai ma main de sa prise et le doublai à toute vitesse en direction de la porte du sous-marin. Courage fuyons !
Et viiite !
- Aylan ! Reviens ici tout de suite !
C'est ça tiens ! Bonne idée, on lui dira ! Je bondis dans le couloir en entendant au loin le gros rire de Thatch et accélérai en percevant beaucoup plus près un bruit de course dans mon dos. IIIiirk !
Je dérapai un peu plus loin et Law se rapprocha suffisamment pour que je sente ses doigts effleurer mon bras. Je m'échappai encore d'une rapide torsion et courus m'enfermer dans la cuisine plongée dans une légère pénombre.
Je me retournai en franchissant le seuil, et je voulus claquer la porte derrière moi, mais trop tard ! La haute silhouette noire de mon alpha se découpait dans l'encadrement de la porte.
Déglutissant, je fis quelques pas en arrière. L'ombre me suivit. Je reculais davantage, jusqu'à ce que le comptoir heurte le bas de mon dos.
-Ecoute Law, tu sais c'était juste un accident, c'est pas comme si je l'avais vraiment voulu hein… tentai-je pitoyablement.
- … « pas vraiment »… ?
La voix était grave et rauque.
- Alors dans ce cas…
Il fit un pas de plus.
- Tu n'as pas non plus « vraiment voulu »…
Encore un pas, et il fut en face de moi.
- Venir te réfugier ici…
Deux mains se posèrent de chaque côté de ma tête.
- Dans cette pièce où personne n'iras cette nuit. Et tu n'as pas « vraiment voulu » non plus…
Son souffle effleura mes lèvres et son bassin se rapprocha du mien.
- Danser comme une chatte sauvage et offrir ta souplesse et ton corps à la vue de tous ?
Entendre sa jalousie déversa un feu brûlant dans mon ventre.
Je hoquetai en sentant ses lèvres contre mon cou. C'était si délicieux, et si insatisfaisant ! Je sentais la tension dans mon corps tout entier augmenter à chaque minute.
Ses mains se saisirent brutalement de mes hanches, me soulevèrent et me posèrent sur le comptoir comme si je ne pesais rien.
Me retrouvant tout juste un peu au-dessus de lui, je plongeai mes yeux dans les siens qui me contemplaient avec avidité, ses mains se glissant sous mon t-shirt dans mon dos. Enserrant sa taille de mes jambes, j'attirai son bas-ventre contre le mien, le faisant prendre une brusque inspiration, et commençai un court mouvement d'ondulation du bassin.
Law grogna de désir, et attrapa mon visage de ses deux mains et m'attira à lui, forçant le barrage de mes lèvres pur venir caresser l'intérieur de ma bouche avec envie. Je gémis contre ses lèvres qui dévoraient les miennes, mordillant et happant ma langue dans une longue caresse sensuelle.
Mes mains vinrent se perdre dans ses cheveux noirs, les ébouriffant comme j'aimais le plus le voir, et ses mains glissèrent de mon cou à mon t-shirt, passant en-dessous pour venir poser ses deux paumes chaudes sur mes seins.
Dieu que c'était bon.
Mais je n'étais pas là pour le laisser faire ce qu'il voulait, et alors qu'il repoussait ma veste de mes épaules et m'ôtait lentement mon t-shirt, je glissai en bas du comptoir. Ecartant son bassin, je glissai mes mains sur ses fesses musclées pour mieux le retourner et inverser les positions.
Le capitaine brun laissa choir par terre le tissus qu'il venait de m'enlever. Il me regarda avec curiosité, un sourire embrumé sur ses lèvres. Répondant avec un sourire en coin dont il avait habituellement le secret, je déposai un nouveau baisé au coin de sa bouche et repoussai doucement les mains baladeuses que je sentais revenir sur mon ventre et effleurer la rondeur de mes seins nus.
Je descendis finalement vers son torse. J'ouvris au fur et à mesure la chemise gris sombre qu'il portait, la repoussant davantage sur ses larges épaules et embrassai la peau offerte de son ventre. Ses abdominaux se crispèrent légèrement, et j'en profitai pour laisser ma langue en redessiner quelques-uns avant de déposer un baiser sur son nombril, pour ensuite y glisser le bout de ma langue.
Je sentis avec ravissement ses mains venir envahir mes cheveux, jouant avec, les caressant ou les agrippant plus fermement à mesure que je descendais davantage.
J'arrivai enfin au niveau du pantalon. Je déposai une succession de baisés sur son bas-ventre, commençant par sa cuisse droite et traversant la forme à l'étroit de son désir, lui tirant un soupir rauque, pour finir par mordiller la hanche laissée apparente par le pantalon. Pantalon que je m'empressai de déboutonner alors que ses mains quittaient mes cheveux pour venir prendre appui sur le comptoir, paumes à plat, ses doigts enserrant le bord avec force.
Je levai les yeux, et sentis mon souffle se tarir dans ma bouche. Chemise et pantalon ouverts, les cheveux ébouriffés, les pommettes rouges et les yeux mi-clos brillants de désir, le capitaine des Hearts Pirates était à l'instant sexy à se damner.
Mon propre désir s'enflamma juste à cette vue, et je dû me forcer à me concentrer et à ralentir alors que tout mon corps me hurlait de lui sauter dessus.
Posant mes mains sur ses hanches, je me mis à genoux et tirai lentement sur son pantalon et son boxer noir et blanc, les amenant à hauteur de genoux –que je sentais vaguement trembler d'ailleurs-, libérant sa virilité bandée.
Je me remémorai toutes les informations que j'avais pu recueillir pendant la soirée.
Je ne le lâchai pas des yeux, puis embrassai le creux de l'aine juste à la limite du court duvet noir, laissant mes mains glisser le long de ses jambes, appréciant leur minceur et leur puissance, tirant sur le pantalon pour avoir accès à plus de peau.
Je continuai mon exploration avec ma bouche, déposant de minuscules baisers rapprochés en direction de sa verge. Les mains de Law revinrent se glisser dans mes cheveux.
- Aylan…
Le murmure résonna dans la cuisine et, ravie, je le vis se mordre la lèvre, son dos se cambrant peu à peu à mesure que je remontai finalement le long de son désir, laissant courir avec douceur mes lèvres sur la peau brûlante. Mes mains suivirent le mouvement et passèrent des cuisses aux hanches, puis aux abdos où elles s'arrêtèrent pour explorer avec avidité.
Arrivant au sommet de son sexe, ma langue prit timidement la relève et happa le liquide s'en échappant, ignorant l'amertume du goût. Law respira plus profondément et tira avec exigence sur mes cheveux, ses doigts s'emmêlant dans mes mèches blanches.
Je laissai échapper un petit rire rauque, fière de l'avoir poussé à agir. Mais un regard vers ses yeux fiévreux me décida à accélérer. D'une main je saisis la verge tendue avant de lentement la prendre en bouche. Law poussa un faible mais long gémissement, se retenant de mouvoir son bassin, la tête rejeté en arrière.
Je pouvais voir la pâle lumière de la lune à travers les hublots sur ma gauche illuminer ses puissantes épaules et ses tatouages s'enroulant en arabesques sur ses pectoraux, se soulevant rapidement sous sa respiration hachée. Il était magnifique laissé ainsi à découvert, et très excitant.
Je commençai à jouer de ma langue sur la longueur j'entamai des va et viens de plus en plus profond, obtenant à chaque fois un râle plus prononcé. Redressant la tête, il me dévisagea avec intensité. Provocatrice, ma main qui jusque-là caressait ses bourses se déplaça sur mon sein droit, me caressant en même temps que je lui donnai du plaisir. Il me fixa avec des yeux brûlants, sa langue léchant sa lèvre supérieure, jusqu'à ce qu'il ne tienne plus et prenne les commandes en se redressant, immobilisant mon visage de ses mains et enfonça de lui-même sa verge dans ma bouche.
Je manquai m'étouffer au premier abord et posai mes mains sur ses hanches qui ondulaient, mais en voyant l'expression abandonnée de son visage et entendant mon nom dans son gémissement, je ne pus que me forcer à m'habituer, incapable de l'arrêter en le voyant ainsi.
Donnant de plus en plus rapides coups de bassins, il tressaillit soudainement violemment et tirant sur mes cheveux, il me redressa, m'attirant vers son visage en grognant d'une voix que je reconnaissais à peine. Son odeur emplie d'envie me donna un instant le tournis et je ne pus que me laisser totalement faire quand il m'embrassa brutalement, dévorant ma bouche et retirant mon pantalon et ma culotte bleue d'une main, l'autre entourant mes hanches fermement.
Il me souleva, inversant encore nos positions et me posa sur le plan de travail. Il se débarrassa du même coup de son pantalon et son boxer, restés sur ses genoux.
Son visage se perdit dans mon cou, inspirant profondément avant de mordiller doucement la peau fine de ma gorge.
- Oh Law !
Ses dents venaient de mordre mon épaule gauche, déclenchant un brusque frisson de plaisir qui traversa mon dos, le faisant s'arquer, et mon ventre toucha sa virilité humide et dressée.
Je remontai mes jambes de ses hanches vers ses flancs palpitants, les enserrant avec délice, et ses mains en profitèrent, abandonnant mon dos pour vagabonder sur mes cuisses, glissant à l'intérieur.
Mes bras vinrent entourer ses épaules, dont les muscles roulaient sous la peau à chacun de ses gestes. Je léchai et laissai des marques sur son cou offert avant de happer ses boucles d'oreille dans ma bouche, les suçotant, sachant que c'était un point sensible chez lui.
La réaction ne se fit pas attendre. Les mains qui caressaient l'intérieur de mes cuisses passèrent sous mes jambes, les écartant et les faisant remonter sur ses coudes tandis que nos bassins se rencontraient, nous faisant soupirer de bien-être.
Nous nous arrêtâmes un instant, plongeant dans le regard de l'autre, pommettes rougies, cheveux ébouriffés et yeux mi-clos, perdus dans notre désir.
Puis il glissa lentement un doigt en moi et je gémis, mes mains se crispant d'expectative sur ses épaules que je mordis à mon tour, réclamant plus. Il en mit immédiatement un deuxième, un sourire possessif sur ses lèvres humides et gonflées. Commençant un rapide mouvement de va et vient, le capitaine brun se redressa, contemplant à loisirs mon visage se tendre à mesure que le plaisir montait en moi.
Me mordant la lèvre, je penchai la tête en arrière, offrant ma gorge à ses lèvres qui ne se firent pas prier pour sucer et mordiller la peau découverte.
Soudain je miaulai plus fort et rouvris des yeux embués de plaisir fixés sur le plafond. Je venais de sentir sa langue sur mes seins, caressant un téton dressée tandis que sa main droite taquinait et pinçait l'autre.
Jetant un œil sur le côté, je vis notre reflet sur le métal de la paroi. Moi assise et cambrée les mains entourant le visage de mon amant, le visage rejeté en arrière et les cheveux dévalant mon dos, Law penché sur moi, suçant un sein offert par la cambrure de mon dos, enserrée dans mes jambes, dont l'une qu'il maintenait fermement d'une main contre lui.
C'était simplement érotique, et étonnamment excitant de se contempler.
Je resserrai mes jambes autour de lui, réduisant davantage l'espace entre nos deux corps, ses doigts allant et venant déclenchant un désir impérieux de recevoir plus.
- Tu vas me faire attendre encore longtemps ? soufflai-je d'une voix faible dans la cuisine déserte.
Je devinai son sourire contre ma peau.
- Je pourrai te rendre la pareil… répondit-il d'une voix chaude et rauque.
Et je sentis son visage descendre vers mon ventre. Je le retins, pressant sur ses mâchoires.
- Non ! Plus tard ! C'est maintenant que je te veux !
Ma voix autoritaire et désespérée monta dans les aiguës. Law s'arrêta net, la bouche sur mon ventre, levant les yeux et rencontrant les miens qui le fixaient avec passion.
Il se redressa, retirant ses doigts si agiles, saisit mes fesses tandis que je m'agrippais à ses épaules en me sentant soulevée, et me plaqua contre le mur froid sur sa droite, qui faisait l'angle avec le pauvre comptoir.
Là, il plongea son regard dans le mien, soulevant davantage mes hanches pour que je resserre mieux mes cuisses sur son bassin, et me pénétra lentement. Ne se lâchant pas, nos yeux s'écarquillèrent lentement à mesure qu'il progressait, gémissant de concert.
- Anh Aylan… souffla mon alpha contre mes lèvres.
Je plantai mes ongles dans son dos contracté et réclamai sa langue, la happant et la suçant entre mes canines pointues.
Law entama de profonds et lents mouvements de bassin, me maintenant fermement contre le mur de ses mains sur mes fesses, qu'il malaxait et palpait délicieusement.
Prise d'un besoin subit, je relevai la tête afin de vérifier si je pouvais toujours nous voir dans la paroi opposée, et gémis encore plus en nous apercevant. Beau comme un dieu, je pouvais distinguer les épaules musclées qu'enlaçaient mes bras, la colonne vertébrale arquée pour donner plus d'ampleur à son bassin, sa chute de rein cambrée digne d'un puissant félin. Mes jambes enserrées autour de son bassin couvraient en partie ses fesses rondes ondulant d'un mouvement hypnotique avec son bassin.
Descendant plus bas, je détaillai ses longues jambes arquées penchées vers le mur, voyant les muscles saillir à chaque geste. J'en salivais.
Mon esprit embrumé nota pour plus tard qu'il fallait absolument ajouter un grand miroir dans la chambre de Law. Mais un très grand miroir.
Je poussais soudainement un cri. Law m'avait redressé contre le mur en tirant sur mes cheveux, chose que j'adorais, et avait trouvé un nouvel angle qui lui permettait de frapper exactement au bon endroit.
- Ah ! encore…
Je rougis en m'entendant réclamer, juste avant d'envoyer promener ce sentiment de gêne complètement inutile, quand je vis Law rire à demi et redoubler d'efforts, gémissant de plus en plus fort à son tour, nos deux corps se couvrant de sueur.
Je sentais à chaque coup de bassin monter dans mes hanches une intense vague de plaisir et je reculai fébrilement les épaules pour pouvoir regarder Law.
Bouche entrouverte, son visage se crispant de manière animale, il ressemblait à un loup sauvage avec ses cheveux en bataille et la force qu'il usait, tant pour me maintenir contre le mur que dans la poigne qu'il exerçait sur mes cheveux. Sa langue vint effleurer mes lèvres sensuellement et je plaquai ma bouche sur la sienne, comme si l'embrasser était devenu soudainement aussi vital que respirer.
Oubliant complètement où nous étions, la journée que nous avions eu et tout autre chose qui ne concernait pas Law et ses merveilleux coups de bassin que j'accompagnai de plus en plus facilement, je miaulai contre sa bouche, toujours le regardant, le voyant se perdre dans le plaisir comme je m'y perdais alors qu'il accélérait, nos paroles devenant confuses.
- Aah Law… C'est si bon !
Sa voix devenait de plus en plus rauque et grave, me faisant gémir davantage à la suite de ses mots.
- Aylan… Oh je t'aime…aanh…
Encore quelques mouvements, mes hanches plaquées contre le mur froid à chaque fois, et la vague déborda de mon bassin pour envahir mon ventre et remonter le long de mon dos.
Je criai son nom une dernière fois et m'arquai brutalement, prise de convulsions de plaisir et griffai avec brutalité son dos, y laissant une longue trace. Je l'entendis pousser un puissant râle avant de crier à son tour, saisissant mes hanches et y plantant durement ses doigts, soudant nos deux bassins avec frénésie alors qu'il jouissait à son tour, râlant encore à chaque contraction de ses abdominaux.
Haletant, Law nous fit glisser lentement vers le sol et se mit à genoux, mes jambes reposant toujours sur ses hanches. Prenant quelques secondes pour redescendre de notre orgasme, nous finîmes par nous regarder, moi en souriant largement. A son visage perlaient quelques gouttes de sueur, mais il semblait détendu et en paix, ses yeux gris me contemplant derrière ses paupières mi-closes.
Je ris quelques instants, sentant des larmes mouiller le coin de mes yeux tellement je me sentais bien. Je laissai reposer ma tête contre le mur, puis soupirai de contentement. Et dire qu'auparavant ce genre de moment s'était transformé en bain de sang.
Trop fatiguée pour y songer davantage, je frissonnai, le froid mordant du mur finissant par avoir raison de moi. Law attrapa sa chemise restée par terre quand il m'avait soulevé, me couvrit les épaules avec avant de me prendre dans ses bras, faisant l'effort de me porter jusqu'à notre chambre.
Nous abandonnâmes la cuisine avec les quelques vêtements éparpillés sur le sol et j'eus un petit rire narquois en pensant à la tête horrifiée de Penguin quand il verrait ça.
Blottie contre le torse du capitaine brun, ignorant la désagréable sensation d'humidité entre mes cuisses, je souris malicieusement.
- Law ?
- …Mm ?
Sa voix était grave et étonnamment douce.
- Je veux un miroir dans notre chambre.
Il tourna la tête vers moi, un éclat suspicieux dans ses yeux couleur orage.
- Je peux savoir à quoi tu étais occupée contre ce mur ? A part me ravager le dos s'entend.
Je ris silencieusement, effleurant de mes doigts les marques sur ses épaules et au creux de son dos.
- Tu es médecin non ? Je suis sûre que tu sauras t'en occuper…
Il secoua la tête, avançant sans plus protester. De toute façon, lui comme moi avions couvert le cou de l'autre de marques plus que visibles. J'en contemplais une sur sa gorge avec fierté quand soudain un bruit presque inaudible vint perturber le silence jusque-là complet du sous-marin. Enfin, complet à par nous.
Je fronçai les sourcils.
- Law…
J'ignorai son regard surpris et me redressai dans ses bras pour regarder derrière son épaule, alors qu'une odeur que je connaissais atteignait mes narines. Au même moment, j'aperçus une étrange forme sombre tapie à l'autre bout du couloir non éclairé. J'écarquillai les yeux sous le choc en percevant un mouvement brusque et mes mains se crispèrent sur les épaules nues de Law.
- Law dégage de-… !
Puis tout devint noir.
