Hello! Voici la suite qui apparait! Quelqu'un a-t-il une fictionball dans l'assemblée? *rires* Bon, il n'y a sans doute pas tant de monde de toute façon hein... XD Aller, je sors de mon délire pokemonesque et je vous présente donc cette suite!

Bonne lecture!

Zakuro Kagame: Oulà, longue review que voilà! XD Mais heureusement je ne répondrais pas à tout puisque cela spoilerait le scénario! Tu sais quoi? J'ai même pas fait exprès de la faire se la péter Byleth en fait, c'est venu tout seul. XD Mes persos vivent leur vie sans moi pour certains j'ai l'impression. x) Tu peux faire coucou à Dorothea, dans ce chapitre elle apparaît beaucoup et on en apprend plus sur son rôle et pourquoi elle est là justement. Ah, et tu te demande si El mate Byleth ou non? Tu as un début de réponse dans ce chapitre aussi, le titre est révélateur! XD Ouais, l'Empire commercial. XD Je voulais garder les noms originaux des trois puissances. Plus tard dans la fic tu verras comment je me suis débrouillée avec les deux autres! Il semblerait que Byleth fasse de l'humour, toujours sans me consulter hein! XD Pas fait exprès non plus mdr. Oups pour le "laconiquement"! A la base ça devait l'être puis je trouvais que ça manquait d'explication alors ça s'est allongé. x) J'ai changé du coup! Et donc? Cette fic sera-t-elle seulement sur le mois ou bien se prolongera-t-elle? Mystère! Faudra lire pour le savoir! Non, Byleth n'est clairement pas aussi insensible qu'elle veut le faire croire ou même qu'elle ne le pense d'ailleurs... Merci pour ta review en tout cas!

Mijoqui: Ah, quel est donc le but de l'Eglise? Est-ce même elle le véritable antagoniste? Il n'est pas encore temps de le savoir. Aloïs est littéralement mon élément comique de situation quand j'en ai besoin j'avoue! XD Dorothea, tu vas en apprendre un peu plus sur elle et son rôle dans ce chapitre justement! Dans l'idée que Byleth est plus ou moins un assassin expérimenté qui a déjà fait des missions d'infiltration, elle se fond assez bien dans son nouveau rôle exprès en effet. Merci pour ta review!


Une semaine s'est écoulée depuis que je suis entrée dans cette école privée en tant qu'enseignante. Semaine durant laquelle ma mission n'a malheureusement pas avancée d'un pouce à mon grand désarroi. J'ai bien tenté de me rapprocher de ma cible mais son chien de garde ne m'a guère laissé faire. Où qu'elle se trouve dans l'établissement il est toujours sur ses talons, prêt à mordre quiconque ennuierait sa chère maîtresse.

J'ai également eu l'impression que la jeune héritière était comme en phase d'observation de ma personne, me jaugeant en permanence que ce soit en cours ou simplement lorsque nous nous croisions dans l'établissement. Je ne peux l'en blâmer cela dit puisque j'ai moi-même étudié et noté chacun de ses déplacements, ses horaires de cours et l'heure à laquelle elle quitte chaque soir pour rentrer chez elle. Le plus souvent c'est un chauffeur dans une limousine ou une berline qui passe les chercher, elle et son ombre.

Nous sommes vendredi soir et les Aigles terminent par mon cours d'escrime ce jour-là. Ils ont fait beaucoup de progrès en à peine sept jours. C'est à se demander quel était le degré d'incompétence de mon prédécesseur pour qu'ils affichent une progression si fulgurante. Même la petite Bernadetta, qui à ce qu'on m'a dit est bien meilleure au tir à l'arc, n'a pas ménagé ses efforts pour se maintenir à flot dans ma matière.

Je dois avouer être tout particulièrement satisfaite de notre élève étrangère, Petra McNairy. Elle fait partie d'un programme d'échange d'élèves avec l'un des pays voisins de Fodlan, une île nommée Brigid. J'ai remarqué qu'elle semblait assez proche de la déléguée de sa classe car c'est apparemment grâce aux Hresvelg que la jeune brigilène a pu être sélectionnée pour cet échange. Une grande admiration de sa part et surtout un respect mutuel se dégage chaque fois de ses échanges avec la future dirigeante de l'Empire commercial d'Adrestia.

Quoiqu'il en soit, Petra fait clairement partie de mes élèves les plus doués lorsqu'elle manie un fleuret et elle est avide de se perfectionner à chaque instant. J'ai également été plus que surprise par la cantatrice de notre Organisation. Il semble que ses facultés vocales ne soient pas son seul talent. J'ai aussi pu noter à son propos qu'elle se sert également de son charme et son physique pour faire tourner bien des têtes dans l'établissement, filles ou garçons. Je suis presque sûre qu'elle s'amuse aussi à flirter avec moi à l'occasion bien que cela ne me provoque pas grande réaction cependant.

Oui, tous sont plus ou moins assez investis même si l'un d'entre eux, celui nommé Lindhart, trouverait n'importe quelle excuse pour éviter l'entrainement. Je l'ai même une fois retrouvé endormi dans les vestiaires juste avant un cours. Son camarade Ferdinand a eu tôt fait de le tirer des bras de Morphée pour le ramener à la réalité. Le roux est lui aussi plutôt doué s'il en est, bien que je le trouve quelque peu pédant par moment, affichant son statut social élevé aussi souvent que possible.

Et évidemment, il se place toujours en fervent compétiteur de celle qui est certainement la meilleure de ma classe, Edelgard von Hresvelg. L'étudiante aux cheveux neigeux tire exceptionnellement bien malgré la hargne que je distingue parfois dans ses mouvements. Néanmoins elle attaque aussi bien qu'elle analyse les déplacements de ses adversaires pour les défaire le plus vite et le mieux possible. Pas un seul des Aigles ne gagne face à elle, je suis la seule qu'elle ne parvient pas à vaincre.

Ainsi, nous nous retrouvons presque à chacune des séances à combattre l'une contre l'autre. Souvent cela finit en exhibition que mes autres élèves se plaisent à regarder durant les dernières minutes avant que la cloche ne sonne la fin de l'heure. Son masque d'escrime me dissimule chaque fois son visage et je donnerais cher pour pouvoir observer l'expression de la déléguée lorsque nous nous affrontons. Pour ma part, si j'ai revêtu la tenue règlementaire, ma tête reste dépourvue du casque de protection pour ne pas bloquer ma vision périphérique et continuer de surveiller mes autres étudiants.

Notre duel d'aujourd'hui m'a laissé en nage mais surtout remplie de satisfaction face à la qualité de notre échange. Cela fait longtemps que je n'ai plus tiré contre une telle adversaire aussi douée bien qu'il lui reste plusieurs choses à apprendre. Mes élèves me saluent avant de quitter le gymnase et j'entre dans les vestiaires pour prendre une douche bien méritée. J'aurais préféré la prendre chez moi mais j'ai rendez-vous au cabaret Mittelfrank juste après pour faire mon rapport de la semaine écoulée.

J'ôte la tenue d'escrime ainsi que mes vêtements que je plie soigneusement avant de me glisser sous le jet d'eau chaude. J'apprécie la chaleur bienfaisante s'écoulant le long de mon corps emportant avec elle la sueur me recouvrant après cette séance intense. Ma douche terminée, je me rhabille rapidement avant de commencer à quitter les lieux lorsque je tombe sur une scène… intéressante s'il en est.

Dorothea est en pleine discussion avec une autre jeune femme aux longs cheveux blonds tressés appartenant à la classe des Lions de Saphir si je ne m'abuse. Leur langage corporel et leur proximité physique laisse entendre qu'elles sont certainement amies. Cependant, je remarque surtout que la cantatrice n'est pas dans son attitude charmeuse habituelle mais semble plutôt un peu timide. Etrange pour celle qui flirte pour le plaisir avec tous ceux qu'elle croise. Qu'y a-t-il de différent chez cette blonde pour que son comportement change du tout au tout ?

Je crois même voir rougir la chanteuse lorsque la main de sa camarade se pose sur son bras pour illustrer son propos avant qu'elle ne prenne congé. J'approche de Dorothea alors qu'elle observe avec un air tendre la tresse dorée de son amie disparaitre au coin d'un couloir. Elle sursaute lorsque je suis assez près pour qu'elle m'entende.

—Oh Professeur ! Vous m'avez fait peur !

—Pardonnez-moi, ce n'était pas mon intention.

—Ce doit être une sorte de déformation professionnelle de vous glisser ainsi dans le dos des gens sans qu'ils ne vous sentent arriver.

Elle hausse un sourcil moqueur mais je ressens surtout que ce simulacre d'attaque sur ma qualité de tueuse à gage à la solde de l'Organisation de Seiros est surtout proféré pour me détourner de la scène à laquelle je viens d'assister. Je la regarde d'un air parfaitement impassible, sa pique glissant sur moi comme l'eau sur les plumes d'un canard. Cela fait bien longtemps que le jugement des autres sur ma profession, atypique j'en conviens, ne me fait ni chaud ni froid. Pour autant que je m'en sois un jour souciée évidemment.

—Je n'ai pas plaisir de connaitre votre camarade avec laquelle vous discutiez précédemment. Vous semblez proche toutes les deux.

—Avec Ingrid ? Ce n'est…nous ne sommes que des amies d'enfance, rien de plus.

Les balbutiements de la cantatrice achèvent de me convaincre que malgré ce qu'elle en dit, elle et la jeune lionne sont bien plus proches que cela. Je penche la tête sur le côté, essayant de comprendre pour quelle raison la brune cherche à cacher cette information. Mise mal à l'aise par mon examen durant lequel je cille à peine, la chanteuse se trémousse avant de craquer et de me donner une vraie réponse.

—Très bien, vous avez gagné ! Il est possible que mes sentiments pour Ingrid soient… plus forts que de la simple amitié, c'est vrai. Vous devriez avoir honte de me faire ainsi me confesser Professeur.

—Je n'ai rien exigé de vous pourtant Dorothea, vous avez avoué de votre plein gré. Je m'interroge cependant sur vos motivations pour tenter de dissimuler une information qui, somme toute, est du domaine de votre vie privée et ne regarde que vous de toute façon.

—Vous ne vous demandez pas pour qu'elle raison je me trouve ici, dans un établissement n'accueillant que la jeunesse aisée et influente du pays, Professeur ? Une « roturière » comme moi n'y a pourtant pas sa place, n'est-ce pas ?

Je fronce les sourcils, perplexe. Il est vrai que je trouvais étrange la présence de la cantatrice mais je ne me suis pas plus posé de question que cela non plus.

—L'Archevêque ne m'a pas recruté uniquement pour ma jolie voix mais avant tout pour mes talents d'espionne. Les hommes, et certaines femmes aussi d'ailleurs, ne voient généralement pas plus loin que mon joli minois avant que je ne parvienne à leur faire avouer leurs ambitions les plus secrètes ou leurs désirs les plus inavouables.

—Un talent fort utile en effet. De quelconques projets de rébellion seraient vite démasqués ainsi. Mais je ne vois pas le rapport avec votre affection pour cette jeune femme.

—La famille d'Ingrid est certes parmi les hautes sphères de la société de Fodlan mais elle a chuté en bas de cette échelle sociale depuis que son fiancé est décédé. Ce mariage devait assurer la prospérité de la famille Galatea quand il a été découvert que Glenn fomentait de se soulever contre la mafia de l'Eglise. Mais cela vous ne devez pas l'ignorer puisque vous êtes sans doute celle à l'avoir abattu, Professeur.

C'est fortement possible que l'une de mes missions ait été d'éliminer ce gêneur en effet. Cependant son nom ne m'évoque rien bien que cela ne soit pas étonnant. Pourquoi aurais-je pris la peine de me souvenir d'un homme voué à disparaitre quand une nouvelle cible le remplacerait quelques jours plus tard certainement ? Cela ne m'a jamais ému mais je doute que Dorothea soit très heureuse de l'entendre si j'en crois la pointe d'amertume perçant dans sa voix qui sonne comme un reproche.

—J'ai convaincu l'Archevêque d'épargner Ingrid et le reste de sa famille qui n'était pas au courant de l'affaire en échange de ma soumission au rôle d'espionne. Mais si elle venait à apprendre la véritable nature de mes sentiments j'ai peur que cela ne serve de nouveau moyen de pression à m'en encontre…

—Je ne dirais rien, n'ayez crainte.

La brune m'envoie alors un regard choqué et incrédule à la suite de ma déclaration. Que l'exécutrice à la solde de l'Organisation de Seiros fasse une telle promesse doit être étrange, j'en ai bien conscience. Seulement m'imaginer devoir mettre fin à la vie de la cantatrice… cela me dérange en quelque sorte. Elle ne fait rien de mal de toute façon, il n'y a nul besoin que l'Eglise soit mise au courant. Pour autant je ne peux pas laisser remonter l'écho que je fasse preuve de pitié envers qui que ce soit alors…

—Vous êtes étrange Professeur, je ne vous comprends pas.

—Il n'y a rien à comprendre Dorothea, je tiendrais parole mais néanmoins j'attends de vous que vous m'aidiez dans mon entreprise car vous n'ignorez certainement pas la raison de ma présence ici.

—L'assassinat d'Edie bien sûr. Parvenir jusqu'à elle ne sera pas aisé cependant. J'imagine que vous me demandez de vous faciliter cette tâche ?

—C'est cela. J'ai remarqué que vous semblez bien vous entendre avec elle et son garde du corps. Faites-en sorte que ce dernier soit moins à rôder ainsi autour d'elle si vous le pouvez. Ou mieux encore, que ce soit elle qui recherche ma compagnie, cela facilitera d'autant plus les choses.

—Je doute que cela soit nécessaire. Vous semblez déjà beaucoup intriguer notre déléguée Professeur…

Elle me dit cela sur un ton légèrement énigmatique, comme si elle était au courant d'un détail qui m'aurait échappé. Ridicule cela dit, je ne vois pas ce que j'aurais pu manquer d'important durant ma semaine d'observation.

—Vous retournez au cabaret ? Je peux vous y conduire si vous le souhaitez, j'y ai moi-même rendez-vous.

—Cela ne me dérange pas de marcher, j'en ai l'habitude.

—Mon offre ne contient aucune arrière pensée mais puisque vous préférez décliner.

Je me détourne de la chanteuse pour tracer ma route jusqu'au parking où est garée ma moto. Ouvrant le top-case, je récupère mon casque, mes gants et ma veste avant de m'équiper en conséquence. J'allais enfourcher ma monture mécanique quand du mouvement à l'entrée du lieu de stationnement attire mon attention. Une berline d'un noir brillant s'est garée et semble attendre quelqu'un en particulier.

Ma cible et son ombre sortent alors de l'établissement droit vers la voiture. La déléguée de la classe des Aigles avance d'un pas rapide quand elle s'interrompt et braque son regard vers moi, attirée par le bruit du démarrage du moteur de mon engin. Je n'ai pas encore abaissé la visière de mon casque et mes yeux bleuets sont également ancrés dans les siens. M'a-t-elle reconnue malgré ma tenue de moto et mon visage casqué ? Mon interrogation est stoppée par l'arrivée soudaine de Dorothea se précipitant vers moi.

—Tout compte fait j'accepte votre offre de me raccompagner Professeur !

Pourquoi diable hurle-t-elle ces mots si fort dans tout le parking ? Je veux bien que mon moteur fasse du bruit et que mon ouïe ne soit pas aussi bonne que lorsque je n'ai pas de casque sur la tête mais cela ne justifie pas de crier ainsi. J'hoche néanmoins la tête et ouvre de nouveau mon rangement arrière pour lui tendre le second casque qu'il contient. La cantatrice me renvoie un sourire éblouissant avant de l'enfiler.

Je grimpe en premier avant que mon élève n'enjambe à son tour la selle pour s'y asseoir. Bien qu'il y ait des poignées sur les côtés, la brune préfère passer ses bras autour de ma taille pour se maintenir. Pourquoi pas après tout. Peut-être n'a-t-elle jamais fait de moto auparavant et appréhende t-elle d'être éjectée par la vitesse ? Cela ne me dérange pas quoiqu'il en soit. J'enclenche la première vitesse et me dirige vers la sortie, toujours en partie bloquée par la berline. Ma cible est en train de monter à bord du véhicule, et je trouve étrange que cela n'arrive que maintenant.

Elle ne me regarde plus mais je distingue son expression pincée, signe qu'elle est probablement contrariée. Son cerbère Hubert lui me foudroie de ses yeux verts étrécis pour se faire menaçant, pour ne pas changer depuis mon arrivée. Nous passons près de la voiture et je sens ma passagère se coller davantage à moi à ce moment-là au point que je sente sa poitrine entrer en contact avec mon dos et son bassin se coller au mien. Je suis très bonne conductrice, elle n'a pas à s'en faire autant, vraiment…

Une fois arrivées au Mittelfrank, je me gare dans une rue adjacente pour ne pas que Dorothea et moi soyons vu si proches l'une de l'autre. Ôtant mon casque avant de récupérer celui de ma passagère éphémère, je la retiens quelques instants avant qu'elle ne me quitte pour emprunter l'entrée des artistes.

—Qu'y a-t-il Professeur ?

—Vous n'êtes pas obligée de m'appeler ainsi lorsque nous ne sommes pas à l'Académie vous savez ?

—Oh je le sais bien ! Mais même si j'ignore pourquoi, je trouve que cela vous va bien. Cela vous ennuie-t-il ?

—Non, vous êtes libre de faire comme bon vous semble après tout. J'ai cependant une question pour vous.

—Je vous écoute.

—Pourquoi avoir changé d'avis et m'avoir laissé vous raccompagner ?

—J'ai vu qu'Edie était dans les parages alors je me suis dit que cela marcherait sans doute.

—Que cela marcherait ? Que voulez-vous dire ?

—Vous n'êtes pas très subtile Professeur, n'est-ce pas ?

La cantatrice me dévisage avec un sourire en coin assez moqueur avant de se pencher vers moi pour me répondre. Un peu comme si elle s'apprêtait à me révéler le secret du fonctionnement de l'univers d'ailleurs, ou tout autre chose aussi importante et capitale.

—Pour pousser une femme à s'intéresser à vous, il vous faut simplement attiser sa jalousie évidemment !

Je dois certainement arborer un air suspendu entre le perplexe et l'incertain de l'utilité d'une telle information quand la brune se fend d'un léger rire avant de cligner une nouvelle fois et de me laisser là sur le trottoir. Attiser la jalousie…mais comment ça ?