Hello! Voici la suite avec ce nouveau chapitre! Quelques petites révélations dans ce dernier. A moins que le mystère ne s'épaississe d'avantage en vérité? A vous d'en juger!

Bonne lecture!

Zakuro Kagame: Oui, et là une deuxième semaine d'écoulée! Tu devine bien en pensant que la fic va surement s'étaler après. ;) Non mais Bernadetta aussi...Tout est dit hein XD Oui, même si je garde pas mal d'éléments du jeu j'aime bien légèrement changer quelques petites choses et notamment les raisons de la présence de Petra. Yep! Le masque d'escrime! Pas d'empereur des flammes ici donc je le matérialise autrement. Ouais Dorothea XD un peu ma deus ex machina dans cette fic en plus de touche d'humour qu'elle amène indéniablement. Je l'aime trop! J'adore faire Byleth qui pige quedal quand ça touche aux relations humaines, c'est tellement grisant XD Non, je n'ai aucune idées de combien de chapitre cette fic aura, j'écris au feeling même si j'ai un semblant de scénario en tête et des éléments que je veux intégrer. Merci pour ta review!

Mijoqui: Oui, je fais de petites ellipses pour avancer dans l'histoire et dans ce chap aussi d'ailleurs. Mais je ne le ferais pas à chaque fois non plus. Ouais...internet pour étudier l'emploi du temps j'y ai pensé mais...pas du tout classe XD Et puis elle observe El dans son environnement aussi pour déterminer à qui elle a à faire. (On dirait que je parle d'un docu animalier en disant ça XD) Ah, pas d'escrime dans ce chap mais une nouvelle confrontation tout de même... Je te laisse le découvrir ;) Contente que ça te plaise et merci pour ta review!


Voilà qu'une deuxième semaine termine de s'écouler en ce vendredi après-midi et je ne sais trop quoi en penser. Mes interactions avec la déléguée de ma classe des Aigles n'ont pas évolué dans le bon ou le mauvais sens. Elle a surtout passé son temps à me pousser dans mes retranchements à chacun de mes cours, chacune de nos conversations, tandis que son fidèle gardien Hubert se tenait derrière elle, un sourire sinistre étirant ses lèvres.

J'avais l'impression qu'elle essayait de me pousser à une faute quelconque ou bien à me dévoiler, comme si elle savait que je ne suis pas celle que je prétends. Ce qui est parfaitement impossible car comment l'aurait-elle appris ? Je souffle doucement alors que la cloche annonce la fin de la journée. Mes élèves me saluent joyeusement pour la plupart avant de quitter le gymnase pour rentrer chez eux.

Encore une fois la séance fut éprouvante, Edelgard ayant bien amélioré sa technique depuis deux semaines que je suis ici. A moins qu'en vérité elle ne m'ait caché son jeu et son véritable potentiel, ce qui ne me surprendrait pas outre mesure venant d'elle. Je suis en nage et j'ai rendez-vous avec le directeur Hanneman pour discuter de mon intégration au sein de l'établissement. Il ne serait guère poli de me présenter ainsi alors je décide de prendre une nouvelle fois une douche dans les vestiaires.

Je ne dois pas trop trainer, j'ai promis de ramener Dorothea de nouveau ce soir au Mittelfrank. Elle doit certainement se trouver avec Ingrid en m'attendant et j'espère que cet entretient auquel je dois me rendre ne sera pas trop long. A la pensée qu'un rapport auprès d'Aloïs m'attend ensuite avant que je ne puisse enfin rentrer chez moi, un vent de lassitude m'envahit. Que vais-je bien pouvoir lui raconter alors que je n'ai fait aucun progrès concret concernant ma cible ?

Enroulée d'une serviette pour m'éponger, je reviens dans les vestiaires quand une silhouette familière m'apparait. De dos, elle semble chercher quelque chose sous les bancs tandis que sa chevelure neigeuse tombe en cascade du fait de sa position penchée. Voilà l'occasion rêvée de pouvoir l'aborder seule à seule puisque son camarade masculin ne peut entrer dans cette section réservée aux femmes.

—Et bien Edelgard ? Ne devriez-vous pas être déjà rentrée chez vous ?

Elle ne sursaute pas au son de ma voix, comme si elle savait déjà que je me trouvais ici. Elle se relève lentement avec dans l'une de ses mains serrées un gant immaculé. Mes yeux se posent alors immédiatement comme par réflexe sur sa seconde main dévêtue qu'elle s'empresse de faire enfiler le vêtement oublié. Elle croise ensuite rapidement ses bras devant elle avant de me répondre.

—Et vous Professeur ? Vos cours sont terminés également pourtant.

Cette manie insupportable qu'elle a de répondre à mes questions par d'autres questions… Et pourquoi diable est-ce que je ressens systématiquement le besoin de me justifier devant elle ? J'affiche un air ennuyé mais lui répond quand même.

—Vous m'avez épuisée, je dois bien l'avouer. Et me présenter à notre directeur ainsi couverte de sueur ne me semblait pas être une bonne idée.

Un léger sourire vient orner son beau visage suite à ma réplique. Elle se moque, je le sens bien mais je ne peux empêcher mon expression de devenir miroir de la sienne. J'ai remarqué au cours de mon observation de sa personne qu'elle ne sourit que très rarement. Son visage est toujours sérieux ou grave par moments alors la voir se détendre comme cela est plutôt rare à observer. Je l'ai pourtant aussi vu afficher du mécontentement comme la semaine dernière alors que je ramenais la cantatrice sur ma moto. J'ignore toujours la cause de cet agacement duquel je fus la cible et notre espionne, hormis ces mots obscurs sur une éventuelle jalousie, n'a daigné plus m'expliquer.

Pourquoi est-ce que je repense à cela en pareil instant ? Ce n'est pas comme si j'allais lui poser la question. Elle ne me répondrait sûrement pas de toute façon. Je passe près d'elle alors qu'elle reste stoïque, encore une fois à me détailler. N'importe qui serait sans nul doute mal à l'aise sous un tel examen de sa personne mais je n'en suis pas plus troublée que cela pour ma part.

Lui tournant le dos, j'attrape mes vêtements que j'ai soigneusement plié sur l'un des bancs. Une exclamation lui échappe alors soudainement. Je me retourne vers elle pour découvrir son air choqué ayant remplacé le sourire précédent sur ses traits. J'hausse un sourcil interrogateur.

—Qu'y a-t-il ? Je n'avais nulle intention de m'habiller devant vous si c'est ce qui vous choque. J'aurais tôt fait d'être renvoyée auquel cas.

—Votre tatouage…

—Et bien ?

—Pourquoi ce choix de motif ?

—J'ignorais que vous étiez intéressée par ce genre de chose mais j'imagine que je peux bien vous répondre. Ce n'est pas mon œuvre, je l'ai depuis aussi longtemps que j'en m'en souvienne à vrai dire.

—Savez-vous au moins ce que cet emblème représente ?

J'observe grâce à l'un des miroirs présents dans le vestiaire le motif d'arabesques complexes se dessinant sur mon omoplate gauche. Stylisé mais assez simple en même temps, je n'ai jamais accordé d'importance particulière à ce dessin encré dans ma peau sans que je ne puisse me souvenir quand.

—Non, j'en ignore totalement le sens à vrai dire. La seule chose que je sais c'est que mon père avait un emblème tatoué lui aussi bien qu'il fut totalement différent de celui-ci. Il n'a jamais souhaité m'en expliquer le sens alors qu'il a fait recouvrir le sien d'ailleurs maintenant que j'y pense.

—Mais de quel lieu êtes-vous donc issue pour ignorer les sens des emblèmes Professeur ? Ou même pour ne pas savoir que vous n'êtes pas la seule à en porter ?

J'hausse les épaules alors que mon regard quitte mon dos et le miroir pour se reposer sur mon élève. Elle affiche un air perplexe, comme ne sachant comment elle doit me percevoir à présent que cet « emblème » sur moi lui a été révélé. Je ne vois pas en quoi un simple tatouage peut à ce point la déstabiliser.

—Attendez, vous dites que votre père en portait lui aussi ? Lequel était-ce ?

—Vous êtes bien curieuse à ce propos soudainement Edelgard.

Elle plisse les yeux, mécontente que je ne lui réponde pas sur le champ. Cependant je suis intriguée par cette histoire et je ne sais si c'est une bonne idée que de me montrer honnête sur ce point. La jeune femme souffle d'agacement avant d'ôter l'un de ses gants pour exhiber une marque recouvrant le dessus de sa main. La marque ressemble de loin à une sorte d'éventail ou de feuille, je ne sais pas trop. Il m'est néanmoins douloureusement familier lorsque je l'aperçois.

—C'était celui-ci, n'est-ce pas ? L'emblème de votre père.

Je détache mon regard de sa main pour l'ancrer dans ses prunelles parme qui m'observent d'une façon différente de d'habitude pour une fois. Elle semble toujours réfléchir à mon rôle au milieu de tout ceci mais tout en envisageant comme une option qui ne s'était pas présenté auparavant. Elle laisse alors échapper un murmure qui m'abasourdit lorsque je parviens quand même à le comprendre.

—Jeralt…

—Qu'avez-vous dit ?

Elle secoue la tête, remettant son gant prestement avant de commencer à se détourner de moi.

—J'ai besoin de réfléchir à tout ceci, je vous laisse Professeur.

Pas question ! Elle vient de prononcer le nom de mon père et je veux savoir comment elle peut même le connaitre. La rejoignant rapidement, je lui attrape le bras pour la retourner vers moi et la plaque contre la porte de l'entrée des vestiaires qu'elle n'a pas encore ouverte. Elle se débat immédiatement en réponse à mon étreinte non désirée tandis que j'appuie mon corps, toujours uniquement vêtu de ma serviette, pour entraver le sien dans sa tentative de se soustraire à ma présence.

—Lâchez-moi ! Que faites-vous ?!

—Vous connaissiez mon père ! Comment ? Je n'ai pour ma part jamais entendu parler de vous avant d'arriver ici.

Elle m'offre un air défiant, comme remettant en doute mes précédentes paroles. Vraiment, cette jeune femme est étrange à tous points de vue. Pourquoi ai-je sans cesse l'impression qu'elle est un élément important de quelque chose qui me dépasse totalement ? Cela a beau m'agacer profondément, ça exacerbe d'autant plus mon intérêt pour elle et je doute que ce soit une bonne chose.

Nos visages sont si près l'un de l'autre que je peux sentir son souffle qu'elle tente de contrôler malgré la position inconfortable dans laquelle je l'ai mise. Ses lèvres rosées sont pincées et ses sourcils froncés dans la réflexion de ce qu'elle peut me dévoiler ou non dans cette lutte de pouvoir dans laquelle je suis embarquée contre mon gré. Je commence à comprendre pour quelles raisons Rhea souhaite la faire éliminer. Elle semble en savoir beaucoup et être au cœur de la menace qui pèse contre l'Eglise et son Organisation.

—Vous savez sûrement que Fodlan est contrôlé par des forces qui s'agitent et agissent dans l'ombre sans jamais se dévoiler, vous ne pouvez l'ignorer si vous êtes parvenue à entrer dans cette Académie.

Elle n'a même pas idée d'à quel point je suis au courant de cela en vérité puisque je fais moi-même partie de ces « forces » dont elle parle. J'hoche doucement la tête, l'invitant à poursuivre.

—Je sais qui vous êtes Professeur, vous venez tout juste de me le révéler accidentellement. Mais vous, le savez-vous vraiment ?

Qui suis-je ? Byleth Eisner, la fille de Jeralt Eisner, orpheline d'une mère décédée en couche en me donnant naissance et par la suite d'un père abattu en mission pour l'Eglise. L'exécutrice à la solde de l'Archevêque, éliminant ceux et celles qu'on lui désigne sans chercher à savoir pour quel motif. Voilà qui je suis, ni plus, ni moins. Cela ne m'avait jamais dérangé avant mais sous le regard de la jeune femme, scrutateur et pénétrant, je n'en suis plus si sûre.

—Cessez vos devinettes et répondez-moi Edelgard. Comment connaissiez-vous mon père ?

—Ce n'est pas un lieu pour discuter de cela et vous n'en savez pas assez pour que ce soit même pertinent que je vous l'explique. Si vous voulez savoir, cherchez d'abord qui vous êtes et surtout qui était votre père.

Elle appose ses mains sur le haut de mes épaules et me repousse alors que ma prise sur elle s'est desserrée au fur et à mesure de notre conversation. Elle possède une force dont, si je la soupçonnais, je reste surprise. La cape vermeille symbolisant son statut de déléguée de classe vole derrière elle alors qu'elle ouvre enfin la porte et me laisse seule dans les vestiaires à présent déserts.

Je suis déstabilisée par ce que je viens d'apprendre tandis que mille questions me tournent en tête. Que sont ces emblèmes ? Quels sont les secrets que mon père m'a cachés ? Et surtout qui suis-je ? Sortant de ma transe, je m'habille rapidement et décide de faire faux bond à mon rendez-vous avec le directeur. Je cherche Dorothea dans tout l'établissement et lui annonce que je ne pourrais finalement pas la ramener. J'ignore même si je me présenterais à ce rapport hebdomadaire avec Aloïs.

La chanteuse, percevant certainement mon agitation, me répond que ce n'est pas grave et qu'elle peut parfaitement marcher, elle en a l'habitude après tout. Ingrid à ses côtés lui propose même de l'y conduire à ma place, ce que la brune s'empresse de tenter d'éviter en arguant que marcher est bon pour la santé. Pour ma part je file vers le parking, m'équipe et démarre en trombe, laissant s'échapper un grondement puissant de moteur dans ma hâte.

La route est longue jusqu'au QG de l'Eglise, un grand bâtiment semblable à un fort d'une époque lointaine situé dans les montagnes d'Oghma trônant au centre du continent. Abandonnant mon engin dans la cour, je cours presque dans les longs couloirs de ce qui était apparemment un ancien monastère fortifié et l'actuel lieu de vie de la plupart des membres de l'Organisation de Seiros comme le fut mon père.

Lorsqu'il est décédé je n'ai pas eu le cœur ou même le courage de pénétrer dans ses anciens appartements pour trier ses affaires. Il avait dit m'avoir laissé des choses dissimulées quelque part dans ses quartiers mais je n'ai jamais pris la peine de venir fouiller. Aurais-je manqué des informations capitales uniquement parce que je n'ai pas pu surmonter ma peine de l'avoir perdu ? Même si j'appréhende ce que je vais découvrir à présent, je pousse tout de même le battant de la porte qui ne s'est plus ouverte depuis tant de mois maintenant.

La pièce est plongée dans l'obscurité et j'avance pour tirer les lourds rideaux occultant la lumière extérieure. Rien n'a changé ici depuis la dernière fois que j'y ais mis les pieds, que ce soit son impressionnante collection de vieilles armures de chevalier ou bien les meubles qui sont seulement recouvert d'une fine couche de poussière. Je n'ai jamais compris la passion de mon père pour ces objets de chevalerie d'un autre temps, seul point commun qu'il n'ait jamais eut avec Alois cela dit.

J'examine attentivement chaque recoin de la salle, cherchant ce que mon paternel aurait pu me laisser, jusqu'à tomber sur un livre à la reliure assez ancienne et un petit objet emballé sur l'une des étagères de la bibliothèque. Je délaisse pour le moment le livret et déballe l'objet avec curiosité car mon père n'a jamais accordé d'attention aux choses matérielles la plupart du temps. Qu'il ait laissé à mon intention ce bien en particulier m'intrigue donc.

Une bague en argent joliment ornée de petites pierres indigo taillées glisse alors dans le creux de ma paume. Finement ouvragé, c'est un beau bijou que je lève à la lumière pour l'observer de plus près. A qui pouvait-elle bien appartenir ? Il y avait un papier également glissé dans le paquet que je déplie et lis. Il n'y que quelques mots mais ils suffisent à m'émouvoir comme cela arrive rarement.

« Cette bague appartenait à ta mère, c'est la tienne maintenant. Offre-là à la personne qui sera chère à ton cœur. »

Un objet me venant de cette mère que je n'ai jamais eu le loisir de connaitre. Serrant l'anneau dans mon poing, je le glisse ensuite dans ma poche avant de finalement m'intéresser au carnet que j'ai également trouvé. La couverture en cuir est usée par le temps, rendue lisse et patinée. J'effleure doucement cette dernière avant de défaire le lacet retenant les pages et de poser les yeux sur l'entête annonçant le contenu du livre.

Je trouverais les réponses qu'il me manque encore pour commencer à entrevoir ne serait-ce que la forme de ce puzzle complexe qui prend place autour de moi peut bien avoir. Si quelque chose peut m'y aider, c'est bien le journal de mon père…