On est de retour à Poudlard pour nouveau chapitre,
Bonne lecture
Dans la salle commune des Gryffondors, Harry soufflait enfin. Ces vacances lui avaient semblé beaucoup trop longues à partir du moment où il n'avait eu le droit de sortir de sa chambre que pour les repas et la soirée du nouvel an.
Harry était soulagé d'avoir retrouvé Ethan et Ron, et même Neville qu'il n'avait finalement que peu vu pendant ces vacances. Ils s'étaient installés sur les canapés de la salle commune avec les autres garçons de leur chambre.
« Vous ne pouvez pas imaginer comment je suis content d'être ici ! déclara Harry.
-J'ai une petite idée en effet, reconnut Neville qui avait eu le droit aux nombreuses plaintes de son ami quand ils avaient eu quelques minutes à eux lors du nouvel an.
-Je croyais que tu t'entendais bien avec tes parents ! s'étonna Ethan.
-Oh, en temps normal oui, admit Harry, j'ai même eu des discussions avec mon père qui étaient très intéressantes. Mais tout a dégénéré à Noël.
-A Noël ? s'enquit Ron, mais c'est le moment où tout le monde est de bonne humeur.
-Tout le monde sauf July Black, s'enragea Harry. »
Il avait les yeux fixés sur les flammes crépitantes, il ne cherchait pas à cacher son énervement et la rancœur qu'il avait toujours envers la jeune blonde.
« Il faut toujours qu'elle vienne tout gâcher celle-là, s'énerva Ethan, comme s'il avait été présent lors de ce fameux dîner.
-Tu n'étais pas là, Ethan, rappela Lucas, passablement exaspéré des critiques faciles que ses amis avaient à l'encontre de cette fille qui l'intriguait.
-Mais je la connais, ça fait quand même cinq ans qu'on se la coltine à Poudlard. »
Lucas secoua la tête mais n'ajouta rien, il ne voulait pas se mettre Ethan à dos dès la rentrée. Il se souvenait du premier jour des vacances, dans le Poudlard Express, où il avait constaté la haine profondément ancrée de ses amis à l'égard des Serpentards.
« Je sais que vous n'étiez pas là, mais c'était vraiment de la méchanceté gratuite, se défendit Harry, j'ai simplement parlé de moi et elle s'est mise à exprimer toute la haine qui la caractérise. Alors j'ai voulu la remettre à sa place, et il a fallu que les parents interviennent pour éviter qu'elle se ridiculise face à moi. »
Tout le monde écoutait religieusement Harry, mais aucun d'eux ne croyait l'intégralité des propos du jeune homme. Il était clair qu'il avait une vision très particulière de l'événement et qu'il le racontait en se mettant à son avantage. Cependant, personne n'osa le contrarier. Il n'y eut que Dean qui adressa un regard en coin à Lucas pour partager ce sentiment. Ils n'étaient pas dupes mais trop fatigués pour lancer Harry dans des justifications toujours plus complexes.
« Et toi, Neville ? Tu n'as rien dit et tu as laissé faire. »
Ethan s'était tourné vers son ami avec un sourcil inquisiteur. Il semblait vraiment en vouloir à Neville alors qu'il connaissait son ami et Neville ne s'illustrait que rarement dans ces situations. De plus, Harry ne voulait pas mettre ses amis en danger et se prenait fréquemment les assauts de July tout seul.
« Je n'étais pas là, se justifia Neville, et puis je n'ai pas non plus vu July plus d'une soirée pendant les vacances alors ça ne sert à rien de me blâmer, soupira l'intéressé avec un air blasé.
-Et puis, je n'ai pas besoin de Neville, reprit Harry, il est libre de ses choix.
-C'est sûr que c'est plus Elsa qui a tendance à accourir avec sa baguette derrière toi, Harry, nota Ron.
-D'ailleurs, où est ta sœur ? s'enquit Dean alors que le groupe des quatrièmes années passait devant eux. »
Si Hugo discutait joyeusement avec Colin Crivey, il n'y avait aucune trace d'Elsa.
« Je ne sais pas, admit Neville, elle est partie directement après le dîner, sans donner plus d'explications.
-Ah oui, se souvint Lucas, elle avait l'air énervée.
-Elle est toujours énervée, Elsa ! dit Ethan en riant.
-Sûrement, souffla Harry, trop accaparé par la haine de July pour penser à son amie, j'espère qu'elle rentrera avant le couvre-feu ou qu'elle ne se fera pas prendre dès le premier jour.
-Elle pourrait se faire coincer par des Serpentards, s'inquiéta Ron.
-Dans ce cas, je souhaiterais presque bonne chance aux Serpentards, face à Elsa ils n'ont aucune chance, rit Dean.
-Surtout si elle est aussi énervée, renchérit Seamus.
-Mais les Serpentards sont des vicieux, reprit Ethan. »
Ethan Brooks n'aimait pas les Serpentards et cette haine semblait plus intense chez lui que chez les autres. Il avait soutenu Harry dès les premiers jours et s'était habitué à rétorquer dès que l'un d'eux se permettait une remarque à l'encontre de son ami.
A la différence de Ron qui acceptait la réputation et le charisme d'Harry Potter, Ethan n'avait qu'un objectif, être lui aussi reconnu. Il était fier, et faisait tout pour montrer ses qualités, qu'elles soient physiques, magiques ou intellectuelles.
Ethan plaisait aux filles, il le savait et, du haut de ses seize ans, il se pavanait fréquemment au bras d'une jeune fille auquel il ne donnait pas réellement d'intérêt. Quand elle devenait trop insistante, il pouvait la lâcher sans scrupule et attendre simplement qu'une autre élève ne soit séduite par ses yeux noisette malicieux et ses cheveux châtains proprement établis autour de son visage rieur.
Ethan n'avait que deux frères et avait découvert les filles en rentrant à Poudlard. Il avait apprécié le succès qu'il avait auprès d'elle mais ne leur trouvait généralement que peu d'intérêt. S'il avait de l'estime pour Jane, Clarisse et Hermione, il ne pouvait pas les considérer comme les autres filles qu'il séduisait. Il était trop vite exaspéré par le ton moralisateur d'Hermione, l'énergie excessive de Clarisse et l'aspect inatteignable de Jane.
Finalement, Ethan ne savait pas vraiment ce que c'était que de développer une complicité avec des filles. Il n'avait des échanges libérés de tous codes ou séductions que pendant les vacances d'été, quand il retrouvait les sœurs d'Harry qui riaient simplement avec lui. Ces moments étaient vraiment agréables mais ne permettaient pas à Ethan de satisfaire ce besoin d'être accompagné et entouré d'une fille qui le comblerait.
Alors, il cherchait celle qui aurait l'humour et la conversation nécessaire pour captiver son attention.
En attendant, il s'amusait avec celles qu'il séduisait et profitait de ses amis. Il s'entendait si bien avec Harry qu'il en était venu à anticiper ses réflexions. C'était également pour cela qu'il avait nourri cette haine envers les Serpentards.
« Face à Elsa, un Serpentard n'aurait aucune chance, expliqua-t-il, ne lui dîtes pas que je vous ai dit ça !
-Mais à plusieurs et mesquins comme ils sont, continua Ron, ils peuvent agir méchamment.
-Surtout Malefoy et Parkinson, ils mènent July dans leurs horreurs de Serpentard, renchérit Harry. »
Ils auraient sûrement continué leurs critiques s'ils n'avaient pas été interrompus par l'arrivée de Clarisse et Hermione.
« Vous étiez encore en train de vous plaindre des Serpentards ! comprit immédiatement Hermione. »
Il fallait dire qu'une conversation où Harry, Ethan et Ron faisaient de grands gestes avec un visage dur tandis que Lucas et Dean les observaient avec exaspération et que Neville n'osait réellement donner son avis.
Ron se recroquevilla sur son siège en devenant tout rouge. Ethan et Harry, eux, acquiesçaient fièrement, prêt à répliquer aux reproches d'Hermione.
« Vous n'avez pas mieux à faire que de vous acharner contre ceux qui ne sont pas là.
-Heureusement qu'ils ne sont pas là et qu'il faut un minimum d'estime pour être accepté dans cette salle.
-Si je peux me permettre, coupa Clarisse, il ne faut pas de l'estime mais juste que le choixpeau nous ait réparti à Gryffondor.
-Et ce n'était pas le propos, reprit Hermione, ça vous apporte quoi de les critiquer ainsi.
-Si on est honnête face à eux, ils s'énervent et c'est nous qui en payons les conséquences, se justifia Harry.
-Harry, tu es mon ami et c'est pour ça que je vais te dire que tu es un imbécile ! se permit Hermione. »
Elle se tenait debout face aux deux garçons qui gardaient un air perplexe face à l'assurance d'Hermione. Ils avaient l'habitude de ces réflexions quand ils ne suivaient pas le droit chemin et ne s'en formalisaient pas. Harry avait fréquemment des discussions avec Hermione qu'il ne pouvait avoir avec personne d'autres. Elle était intelligente et l'aidait toujours à se poser les bonnes questions, à distinguer ce qui était important pour lui et ce qui ne valait pas la peine de dépenser de l'énergie. Alors il acceptait ses petits excès d'autorité et son ton moralisateur.
Pour Ethan qui n'avait que rarement eu des interactions constructives, il profitait surtout d'Hermione quand elle cédait et lui donnait ses devoirs pour éviter que Gryffondor ne perde encore des points.
Hermione était née Moldue et évoluait quotidiennement avec les enfants des plus grandes célébrités actuelles des sorciers. Pour combler ce fossé entre ses origines et ses aspirations, elle avait travaillé et c'était ainsi que s'était développé ce goût du travail et du sérieux qui la caractérisait.
Hermione était fière de son travail, fière de ses réussites et sa générosité la poussait à entraîner tous ses amis derrière elle.
« Tu es un imbécile, continua-t-elle, parce que tu essayes de te poser à la fois en victime de July Black et des autres Serpentards qui essayeraient toujours de te faire du mal mais également en Gryffondor fier qui est bien plus fort que tous tes adversaires.
-Mais… tenta-t-il de protester.
-Je n'ai pas fini, je disais donc que tu ne peux pas être victime et bourreau en même temps dans cette histoire. Donc n'importe qui sait que tu exagères, que tu connais le niveau des Serpentards qui est très souvent équivalent au nôtre, et que tu es tout aussi provocateur qu'un Malefoy ou qu'une July Black.
-On ne peut pas être plus provocateur qu'eux, riposta Ethan.
-Non, toi tu n'es pas plus provocateur qu'eux, mais tu es le champion pour envenimer une situation déjà bien tendue, cracha Hermione. »
Les deux amis ne savaient plus quoi dire. Alors qu'Hermione affichait un petit regard satisfait en constatant que son discours avait de l'effet, elle se détendit.
« Vous êtes intelligents, vous êtes de bons sorciers, ou au moins vous pouvez le devenir. Ne laissez pas des pensées parasites et des préjugés basés sur des réputations ancestrales et des altercations entre enfants de onze ans barrer toutes vos perspectives. »
Harry sourit à son amie. S'il n'avait pas tant de fierté, il l'aurait même remerciée pour son honnêteté, mais il avait une stature à tenir. Il la laissa donc s'asseoir silencieusement avec Clarisse :
« Surtout que c'est beaucoup de jugement sans connaissance, ajouta Clarisse, à chaque fois que j'ai discuté paisiblement avec des Serpentards, j'ai passé un bon moment.
-Mais toi, tu souris et tout le monde t'adore, tenta de justifier Ethan.
-Tu devrais essayer de sourire pour autre chose que draguer des pauvres filles aveuglées par tes yeux, répliqua Clarisse, ça te rendrait plus sympathique. »
Les autres adolescents rirent à cette remarque. Ethan se redressa, plutôt fier que son succès auprès de la gente féminine ait été remarqué. Les discussions reprirent sur un ton plus léger jusqu'à l'arrivée de Jane dans la salle commune. La jeune blonde avait été assez discrète et avait passé plus de temps avec son frère qu'avec les camarades de son année. Pourtant, tous étaient au courant de son comportement lors de la soirée du nouvel an chez les Potter. C'était le genre de nouvelle qui n'attendait pas l'annonce de l'intéressée pour être propagée à travers toute une école.
« Bonsoir à ceux que je n'ai pas vu ! salua Jane en arrivant près du groupe. »
Elle ne prit cependant pas le temps de s'asseoir mais accepta les quelques signes de main qu'on lui tendait.
« Vous savez, s'amusa Jane, vous n'avez pas à être effrayés. Je ne sais pas comment vous avez été au courant de mes derniers échanges avec mes parents, mais je vais bien. »
Le regard qu'elle avait jeté montrait clairement que Jane savait exactement qui avait parlé de son comportement à ses amis. Elle n'en voulait pas à Harry, elle savait qu'il s'était inquiété pour elle. Jane n'avait pas pu le rassurer puisque la punition d'Harry lui interdisait de la voir.
« Je ne vais pas vous mordre ou devenir une lionne caractérielle et déterminée du jour au lendemain, ne vous inquiétez pas !
-Surtout qu'on a déjà la nôtre, renchérit Harry en jetant un regard en coin à Hermione, viens avec nous si tu veux discuter un peu.
-Je dois aller faire ma ronde ! s'excusa Jane, mais si vous êtes encore là quand je reviendrai, je serai ravie de discuter avec vous.
-Je peux t'accompagner ? proposa Lucas. »
Jane acquiesça en souriant. Elle était ravie de retrouver son confident. Les deux élèves sortirent de la salle commune sous les regards inquisiteurs de leurs amis.
« Ils vont encore jaser, supposa Lucas.
-Grand bien leur en fasse, s'amusa Jane.
-Tu as l'air en pleine forme ? s'étonna Lucas, de ce qu'on m'a dit, les vacances n'ont pas été tendres avec toi.
-Oh, elles n'ont été tendres avec personne… Mais elles sont finies, alors je voudrais ne pas m'y replonger.
-Tu es sûre ? »
Il n'en fallait pas plus pour Jane. Lucas l'écoutait à travers les couloirs de Poudlard, sans poser le moindre jugement.
« Et ça t'a fait quoi de dire tout ça ? demanda-t-il à la fin.
-Sur le moment, c'était libérateur, mais surtout, je ne pouvais pas me retenir, c'était juste impossible, ils voulaient me faire parler, je ne pouvais leur répondre ce qu'ils attendaient alors j'ai explosé.
-Et maintenant ? s'enquit-t-il à nouveau, que penses-tu de tout ça avec le recul. »
Jane haussa les épaules et réfléchit quelques secondes avant de répondre.
« C'est mitigé, plus j'y pense et plus je me dis que j'aurais eu besoin de dire tout ça un jour ou l'autre, mais je m'en veux, j'ai blessé mes parents qui n'y sont pour rien et je ne suis pas sûre que ce que j'ai dit ait été entendu.
-Dans quel sens ?
-J'ai vécu toute mon enfance dans le monde utopique où je resterai proche de tous mes amis et de ma sœur tout au long de ces années à Poudlard et il m'a été très difficile de réaliser que ce n'était pas le cas. Mais il n'existe pas, et je suis réaliste, même si je m'en plains, je ne vois pas ce qui va changer.
-Tu ne penses pas que ta sœur a entendu ce que tu lui disais, suggéra Lucas.
-Elle a compris, c'est sûr, mais elle a dû être satisfaite, ça fait cinq ans qu'elle me provoque et j'ai enfin craqué. Elle a obtenu ce qu'elle voulait et, encore une fois, je n'ai pu lui résister.
-Si c'est ce qu'elle recherchait au début de votre scolarité, je pense pas que ça soit le cas maintenant.
-Je n'en sais rien, avoua Jane, et je n'ai pas envie de me poser ces questions, c'est trop compliqué pour moi…
-Je suis sûre qu'elle s'en veut ! assura Lucas.
-Je n'en suis pas si sûre, mes parents se sont confondus en excuse pendant le reste des vacances, même Harry s'en est voulu parce qu'il m'a implicitement poussé à leur répondre, mais je n'ai eu aucun retour de July, pas la moindre expression d'un sentiment de culpabilité.
-Tu parles de July, là, justifia Lucas, je ne la connais pas personnellement, mais ce que je connais d'elle me pousse à penser que s'excuser est la dernière chose qu'elle penserait à faire. »
Jane haussa les épaules à nouveau, elle ne comprenait pas très bien pourquoi Lucas défendait tant le point de vue de July, mais ne voulait pas le contredire. Souvent, elle s'accrochait à l'idée qu'une part de la relation de jumelles qu'elle avait avec July ne s'était pas encore évaporée et qu'elle avait juste besoin de temps pour réapparaître. Leur rencontre dans la salle des Quatre Eléments en était la preuve.
Lucas n'insista pas. Il voyait que Jane avait exprimé ce qu'elle avait sur le cœur et sentait qu'elle appréhendait le reste de l'année avec légèrement plus de sérénité. Mais l'humeur de Jane allait, comme toujours, dépendre de l'attitude de sa sœur.
La conversation reprenait sur une note plus joyeuse quand les deux adolescents arrivèrent à la fin de la ronde.
Lucas fut surpris de tomber sur Roxane Lupin qui attendait sagement Jane.
« Tu as été rapide aujourd'hui ! nota Jane
-Et toi plus lente que d'habitude, mais si vous avez discuté, je peux le comprendre, sourit Roxane.
-Tu ne vas pas t'y mettre, souffla Jane.
-Tout Gryffondor nous prête déjà une histoire, alors qu'il ne se passe absolument rien. »
Roxane les observa de ses yeux pétillants et finit par hausser les épaules.
« Si vous le dîtes, concéda-t-elle avant de baisser la voix, et… ça va toi ?
-Oui, la rassura Jane, je suis heureuse d'être de retour à Poudlard.
-Tu m'étonnes ! Moi aussi, reconnut Roxane.
-J'espère que je n'ai pas trop effrayé Daphné, je l'aimais bien, s'excusa Jane. »
Roxane leva un sourcil et constata que Lucas n'avait pas bronché, il avait dû discuter du nouvel an avec Jane. Roxane se sentit soulagée de savoir que Jane avait pu se libérer ce soir-là et qu'elle avait un interlocuteur à son écoute.
« Oh, ne t'inquiète pas pour elle, elle a simplement dit qu'elle comprenait enfin ta place à Gryffondor et ton lien avec July.
-Je ne sais pas si je dois être fière de tout ça, se demanda Jane.
-Tu n'as pas à être fière ou coupable, déclara Lucas, tant que tu es toi-même, ce sont aux autres de s'adapter. »
Roxane acquiesça. Décidément, Lucas était bon pour Jane. C'en était presque dommage qu'ils n'envisagent pas une histoire plus sérieuse entre eux. Mais Roxane savait que Jane avait bien d'autres sujets en tête que les garçons.
Ils restèrent quelques minutes à discuter avant que Roxane ne les laisse pour rejoindre sa salle commune. Elle ne tarda pas à y pénétrer et retrouver Daphné qui était assise avec Pansy, Teddy, Théo et Blaise.
« Que faîtes vous ? s'enquit-elle en s'asseyant face à eux.
-Décale-toi ! lui ordonna Blaise, on ne peut plus voir.
-Plus voir quoi ? »
Roxane ne comprenait pas mais laissa le champ libre à Blaise tandis qu'elle changeait de place.
« Regarde-les, expliqua Daphné en indiquant Crabbe et Goyle qui se tenaient droit debout de part et d'autre de July et Drago. Ces derniers n'accordaient aucune attention aux deux molosses les encadrant. Ils étaient pris dans une discussion des plus sérieuses.
« Crabbe et Goyle sont des statues, on a parié sur lequel des deux bougerait en premier, précisa Théo.
-Moi je pense que Goyle va s'endormir, se moqua Blaise.
-Moi j'ai dit que c'était le ventre de Crabbe qui allait le rappeler à l'ordre.»
Roxane suivit leurs observations et les accompagna dans leurs paris en riant. Ce n'était pas charitable mais Vincent et Gregory avaient tendance à l'exaspérer quand ils espionnaient et rapportaient les moindres faits et gestes de ses amis.
« Je me demande quand même ce qu'ils peuvent se dire de si secret, réfléchit Daphné. »
Pansy haussa les épaules. Visiblement, cette question la taraudait également.
Mais Drago et July n'étaient pas prêt de révéler le sujet de conversations. Ils parlaient tout bas. Même Crabbe et Goyle, s'ils avaient eu un cerveau plus curieux, n'auraient pu entendre les deux amis.
« Comment vas-tu ? demanda July.
-Je n'arrive pas à regarder mes parents en face… Je veux comprendre où je suis né et quelle était l'intervention de ma mère le jour de ma naissance. Mais je ne peux pas leur demander.
-Ce doit être frustrant, supposa July. »
Drago acquiesça.
« Je ne supporterai pas un autre Noël avec tant d'hypocrisie, avoua Drago, j'ai appris à faire semblant toute ma vie, mais jamais pour des sujets aussi importants.
-Tu devrais venir chez nous, tout est toujours dit, mais je ne te garantis pas une soirée paisible, compara July.
-Non merci, j'ai bien vu que ta mère avait du mal à ne pas me juger. Je ne peux pas lui en vouloir, mon père les déteste tellement que je n'ose pas imaginer l'image qu'ils ont de moi.
-Ne t'inquiète pas pour elle, tant que je suis à peu près aimable, elle sera gentille avec toi.
-Tant que Potter n'est pas dans le coin, si j'en crois les échos de votre repas de Noël.
-Les nouvelles vont vite, constata July, mais ne t'inquiète pas, je ne compte pas me laisser faire s'il recommence son manège de fils Potter héritier.
-Est-ce vraiment le plus urgent ? Souffla Drago.
-C'est vrai, d'abord on va jusqu'au bout du mystère, et après on bottera les fesses des Gryffondor. »
Drago sourit face à la détermination de July. Sa semaine de punition n'avait pas altéré son fort caractère.
« Et tu comptes faire comment ? demanda Drago.
-Il faut trouver Boris Smith, le médicomage qui a soigné ta mère.
-Oui, mais comment ?
-C'est un médicomage, on n'a qu'à envoyer une lettre à Sainte-Manghouste pour avoir de ses nouvelles en se faisant passer pour un ancien patient ! proposa July. »
Drago acquiesça, fasciné par l'ingéniosité de son amie.
« Je ferai ça ce soir, s'engagea July, comme ça, même s'il remonte mon écriture ils ne tomberont pas sur toi.
-Merci July, je suis soulagé !
-Je suis là pour ça ! se félicita July.
-Tiens, pour te remercier, j'ai gardé les gâteaux faits par notre elfe de maison, prends-en une part. »
July se saisit avec entrain du met encore chaud. L'odeur la faisait déjà saliver. Quand le fumet savoureux du gâteau arriva aux narines de Crabbe, ce dernier tiqua et se tourna immédiatement vers July.
Les observateurs de la scène, qui n'avaient pas manqué une miette de cette réaction, explosèrent de rire en échangeant les galions aux gagnants.
« C'est quand même triste qu'il n'y ait que la nourriture qui puisse donner un peu de passion dans le regard de Crabbe, soupira Daphné.
-Ça doit sûrement lui convenir, suggéra Pansy, d'une petite voix.
-Ça va Pansy ? s'inquiéta Roxane.
-Oui, oui, je suis juste fatiguée…
-Tu savais de quoi ils parlaient ? se renseigna Blaise alors que July terminait son gâteau en remontant vers sa chambre.
-Non, mais ils ont quelque chose à faire et je n'ai pas trop le droit de savoir.
-Ce n'est pas très cool, dit Daphné.
-Honnêtement, je ne suis même pas sûre que ce soit légal leur affaire, alors je ne me plains pas d'être mise de côté.
-Ce ne fut pas trop difficile de ne pas les voir pendant les vacances ? demanda Roxane.
-Mais tu ne m'avais pas dit que tu devais retrouver July, et peut-être Drago. »
Théo avait eu un sourcil froncé en prononçant ces mots. Il lui manquait un élément pour retracer correctement les vacances de ses amis, et il n'était pas à l'aise quand il avait l'impression qu'un détail lui échappait.
« Oh, j'ai vu Drago, mais July était punie, expliqua Pansy.
-Punie ?
-Vous êtes au courant qu'elle a failli exploser la tête de Potter lors de leur repas de Noël commun, expliqua Daphné, bah les parents de Potter et July les ont enfermés dans une chambre pendant le reste des vacances.
-A ce point, tu dois lui en vouloir Pansy, dit Blaise.
-Oh non, j'imagine la rage de Potter coincé dans sa chambre tandis que ses amis jouent au quidditch devant sa fenêtre et ça me soulage. »
Pansy avait un petit sourire mesquin que Roxane et Teddy condamnèrent du regard. Pourtant, aucun d'eux n'avait la force de défendre Harry. Il avait été tout aussi odieux que July et ils ne méritaient pas qu'un débat naissent encore de leur affront.
« C'est quand même presque suicidaire de mettre July et Potter à la même table, commenta Blaise.
-Au Nouvel An, ils ne se sont pas adressé la parole et tout s'est bien passé… enfin entre eux.
-Mais c'est vrai que tu as fait le Nouvel An chez Potter ! Se souvint Blaise alors que Pansy fixait son amie avec des gros yeux. »
Théo se souvenait parfaitement de ce détail, il avait même écouté plusieurs conversations de Daphné qui relatait cet évènement et en savait déjà plus que Pansy et Blaise. Il se redressa sur son fauteuil, se donnant à nouveau la contenance qui était la sienne quand il écoutait une conversation dont il comprenait tous les non-dits.
« Et c'était comment, alors ? s'enquit Pansy, ils ne sont pas trop bizarres.
-Oh, je te rappelle qu'on est là, se manifesta Teddy.
-Désolée, mais c'est un monde qu'on ne connaît pas.
-Oui, je confirme, expliqua Daphné, Teddy, Roxane, vous n'êtes pas bizarres mais il faut que vous compreniez qu'on a vraiment des éducations différentes. J'ai serré plus de mains en une soirée qu'en quinze ans. Parfois, certaines personnes s'avachissent à table ou s'expriment vivement et ça ne choque personne. Le seul moment où les gens ont arrêté de parler, c'est quand la sœur de July a pété un câble et est partie. »
Le regard de Roxane était assez clair, elle n'avait aucune envie de parler de Jane ce soir. Mais elle n'avait pas la capacité d'empêcher Pansy de poser des questions sur les autres.
« Et les jumelles Potter, elles sont comment chez elles ?
-Oh, ce sont exactement les mêmes, mais elles ne sont que deux !
-Et les autres ? demanda Blaise pris au jeu d'imaginer cette famille si inédite.
-Bah Teddy et Roxane sont là donc je ne vais pas parler d'eux, rit Daphné, pour les parents, ils ont l'air presque normaux, même si Mrs. Potter est assez autoritaire et son mari est un petit rigolo, quant aux autres, ce sont des Gryffondor alors ils se soutiennent.
-Ils n'ont pas été méchants avec toi ? s'étonna Blaise.
-Non, bon Potter était surveillé par sa mère, mais les autres étaient plutôt agréables. J'ai discuté avec Hugo, le frère de July et Neville Londubat, ils étaient gentils.
-Ce sont les plus calmes, mentionna Pansy. Londubat, il a toujours ce petit air mignon qui veut disparaître quand Potter s'énerve.
-Il est bien plus calme que sa sœur ! compara Blaise. »
Théo ne fut même pas surpris de la véhémence avec laquelle Blaise s'était exprimé. Il avait toujours un ton plus violent quand il s'agissait d'Elsa Londubat. Cette fille avait réussi à perturber le Serpentard.
« C'est vrai qu'Elsa a un fort caractère, reconnut Daphné, je ne lui ai pas parlé de la soirée.
-Elle était souvent avec Harry, se souvint Teddy.
-Elle traîne toujours derrière Potter pour lui lécher les bottes, cracha Blaise.
-Tu sais, Blaise, il faudrait que tu redescendes d'un étage et que tu changes de disque, tu es toujours sur les nerfs quand on parle d'elle, nota Pansy qui se rappelait les discussions qu'ils avaient pu avoir au sujet d'Elsa.
-Je ne suis pas énervée à cause d'elle ! s'exclama Blaise.
-Non, tu n'es pas énervé, tu as juste les oreilles plus rouges que l'écharpe des Gryffondors.
-Et dès qu'on parle d'Elsa, tu sors de tes gonds, renchérit Pansy.
-C'est faux ! »
Blaise peinait à se reprendre. Il visualisait les yeux bleus d'Elsa Londubat accompagner un sourire satisfait de le mettre dans un tel état sans même être là.
« Tu sais, je comprends, rassura Pansy, elle a un fort caractère Elsa, mais s'énerver ainsi c'est un peu lui donner raison. »
Blaise ne le savait que trop bien, mais il ne pouvait se contenir. Cette fille déclenchait chez lui toutes les pulsions qu'il avait toujours parvenu à maîtriser.
« Mais je ne m'énerve pas contre elle ! s'écria Blaise.
-Tu veux nous faire croire que tu n'es pas énervé là, souffla Théo, il faut pas être Merlin pour voir que tu es énervé !
-Vous avez gagné, maintenant je suis énervé, mais pas contre cette absurde de Londubat, mais contre vous tous qui n'êtes pas capable de m'écouter. »
Il se leva avec empressement, alors que ses amis s'amusaient à voir le pauvre Blaise poussé à bout. Aucun d'eux ne pouvait réaliser le combat intérieur de Blaise qui se battait encore une fois pour sortir cette tête blonde de son cerveau.
« Tu vas où ?
-Je vais sortir, je vais loin de vous sinon on va tous le regretter, annonça Blaise sans jeter un regard derrière lui.
-Ne te fais pas prendre, j'ai déjà fait ma ronde donc le couvre feu est passé depuis bien longtemps, le prévint Roxane. »
Il n'eut pas le temps d'en entendre plus. La porte était déjà fermée derrière lui. Il ne réfléchit plus et se mit à courir dans les couloirs.
Il voulait aller le plus vite possible, tenter une nouvelle fois de faire partir le visage mesquin d'Elsa. Il n'en pouvait plus. Il avait pensé à elle tous les jours pendant ses vacances, malgré le nombre de filles qu'il avait fait passer dans son lit, malgré les soirées alcoolisées qu'il s'était octroyées.
Mais rien n'y faisait. Tout comme cette course vaine, toutes ses tentatives avaient échoué. Dès qu'il avait aperçu son regard intense à travers la Grande Salle, il avait senti tout son corps se tendre. Il avait cependant été satisfait quand il avait vu la petite blonde se lever, elle était à peine plus grande que son frère assis. Elle lui avait jeté un regard noir et avait quitté rapidement la Grande Salle. Blaise savait qu'il était la raison de son départ.
Il ferma les yeux et secoua la tête pour essayer de se changer les idées. Non seulement, cela ne fonctionna pas mais il trébucha et tomba de toute sa hauteur dans un vacarme qui tranchait avec le couloir vide de cette nuit à Poudlard.
« Aïe, gémit-il en se relevant. »
Il tendit l'oreille, espérant ne pas entendre de miaulements ou autres signes qu'il avait été repéré par le concierge, mais fut attiré par une tapisserie qui ondulait bizarrement.
« Dégage ! chuchota une voix, tu vas me faire repérer. »
Il n'avait pas besoin de regarder derrière la tapisserie pour reconnaître la propriétaire de cette voix. Il n'avait cessé de penser à elle et les rêves, tout autant que les cauchemars, à son sujet hantaient ses nuits.
Était-elle seule ? Blaise se sentit mal à imaginer Elsa dans les bras d'un élève. Mais il ne s'en formalisa pas.
Avec un petit sourire, Blaise sortit sa baguette et murmura un sort et la tapisserie se déchira avant de s'étaler sur le sol.
« Zabini, tu étais obligé de venir mettre ton grain de sel dans tout ce que je fais, s'exaspéra Elsa.
-Il ne fallait pas me parler comme ça ! rétorqua Blaise avant de poser ses yeux sur Elsa. »
Elsa s'était avancée dans le couloir. Dans la pénombre, il pouvait distinguer ses cheveux lâchés qui bataillaient pour retomber sur ses épaules. Sa veste d'uniforme était ouverte sur une chemise un peu débraillée qui n'était même plus rentrée dans sa jupe.
Elle avait l'air un peu essoufflée et s'était sans doute cachée quelques instants avant la chute de Blaise. Ses yeux lançaient des éclairs à un Blaise aussi satisfait de l'avoir énervé que de l'admirer ainsi.
« Tu es un imbécile ! s'énerva Elsa, tu ne peux pas te contenter de passer ton chemin, il y a plein de couloirs dans Poudlard si tu veux te morfondre sur ta pitoyable existence.
-Moi, une existence pitoyable, reprit Blaise, lequel de nous deux se cache derrière une minable tapisserie et qui n'est même pas capable de mettre correctement son uniforme.
-Je ne prends juste pas la peine d'être présentable quand je suis seule, et encore moins face à toi, tu ne mérites pas ces efforts ! »
Elsa était fière de cette réplique, mais elle n'était pas suffisante. Elle était énervée, elle s'était isolée de ses amis pour être au calme et ne pas leur faire part de la colère qui était revenue à elle à la vue de Blaise et, alors qu'elle avait enfin évacué, elle tombait exactement sur lui.
« Tu te crois capable d'être présentable, même avec des efforts ? répliqua Blaise, tu ne devrais pas écouter Potter, il n'est pas sincère avec toi et il te protège pour que tu continues à lui lécher les bottes.
-Harry, tu crois qu'il s'intéresse aux apparences, non il est beaucoup trop intelligent pour toi, il n'y a que toi qui sois assez superficiel pour penser à cela.
-Ce n'est pas superficiel que d'être dégoûté par ton… allure, cracha Blaise, c'est simplement être un homme. »
Là, il avait atteint Elsa, elle n'avait pas de répliques cinglantes à lui renvoyer, mais elle avait de la ressource. Elle s'avança d'un pas vers lui et sortit sa baguette pour paraître plus menaçant.
Aussitôt, Blaise eut un geste imprévu pour se protéger.
Il se saisit du poignet de la jeune blonde pour l'empêcher de se servir de la magie. Curieusement, il ne voulait pas mettre fin à cet échange, la présence imaginaire d'Elsa dans sa tête avait attisé les émotions de Blaise et il se délectait d'être face à elle et de lui faire part de toute la rage qu'elle lui inspirait.
« Lâche-moi immédiatement ! menaça Elsa.
-Sinon quoi ? rit Blaise. »
Elsa essayait de se débattre mais Blaise raffermissait sa prise sur le poignet d'Elsa. Il était grisé par cette sensation de puissance qu'il avait face à elle. Jamais il n'avait ressenti cela. Il sentait, à travers son poignet, le pouls d'Elsa s'accélérer. Elle avait peur. Le sourire de Blaise s'élargissait.
Elsa mit plus d'énergie pour bousculer Blaise et ce dernier fut légèrement déséquilibré.
« Mais c'est que tu insistes, s'amusa Blaise. »
Il plaça une main derrière le dos d'Elsa et la cala contre le mur. Elsa ne pouvait presque plus bouger. Son cœur battait à une vitesse impressionnante. Elle avait, certes, peur en ce moment, mais jamais son regard ne quitta les yeux de Blaise. Elle continuait de le fixer avec intensité. Elle sentait qu'il était également perturbé. Il se laissait aller à des pulsions refoulées et elle sentait son souffle s'accélérer à mesure qu'il appuyait sur son dos pour maîtriser son emprise.
Il était presque au-dessus d'elle quand Elsa se laissa aller à son instinct. Elle utilisa le mur pour s'élever de quelques centimètres et, quand son visage fut à la hauteur de celui du Serpentard, elle fondit sur lui et l'embrassa.
Elsa savait qu'elle se cacherait derrière l'excuse de l'emprise de Blaise, pour dire que ce baiser était le seul moyen de se libérer, mais elle ne pouvait se mentir à elle-même. Depuis quelque temps, elle ressentait cette attirance unique envers le Serpentard et la proximité de ce soir avait eu raison des barrières qu'elle s'était mises.
Blaise ne sembla pas surpris, comme s'il attendait également ce baiser. Il y répondit immédiatement. Il souleva les jambes d'Elsa et la plaqua contre le mur. Il passa une main dans ses cheveux emmêlés, tandis qu'elle collait sa poitrine contre son torse pour maintenir son équilibre.
Alors que Blaise quémandait un accès plus franc avec sa langue, les mains d'Elsa se rejoignirent et, elle se souvint qu'elle avait sa baguette. Elle réalisa alors que Blaise ne la retenait plus si fermement.
Elle se dégagea rapidement de l'étreinte de Blaise et le laissa en plan dans le couloir. Blaise ne put que voir la petite Elsa courir au loin, impuissant et, alors qu'il tentait de remettre ses émotions en place, une voix se fit entendre.
« Tu as repéré quelqu'un, Miss Teigne… Oh ! Un élève, que faîtes-vous là ?
-Euh, balbutia Blaise.
-C'est vous qui avez déchiré cette tapisserie, ça va vous valoir plusieurs heures de retenue, croyez-moi. »
Blaise était toujours incapable de prononcer le moindre mot.
Cachée derrière un autre tableau à quelques mètres de là, Elsa peinait à masquer le sourire qui naissait sur ses lèvres. Elle avait eu raison de Blaise pour ce soir. Mais elle sentait déjà que les émotions si fortes qu'elle avait vécues allaient lui manquer. Ce n'était pas assez et son corps en redemandait déjà.
Alors, pas trop surpris ?
A votre avis, comment vont-ils se comporter?
