Merci à AlexAzurion, Pims10, et lololitaoe d'avoir laissé un commentaire sur le dernier chapitre. Je vous envoie des cœurs.
Bonne lecture !
Treizième chapitre
Ce samedi-là était placé sous le signe du concerto.
Un concerto est une composition de forme sonate pour un orchestre et un instrument soliste. Pour faire simple, dans un concerto, un soliste dialogue avec l'orchestre dans toute son entièreté.
Harry connaissait beaucoup de concertos. Ils les avaient travaillés avec Mademoiselle Jolie lors de leurs séances, mais il ne faisait pas la différence entre un concerto et une sonate ordinaire. Le piano est un instrument solitaire, le pianiste joue le plus souvent sans être accompagné, contrairement à la majorité des autres instruments.
Mais le concerto insuffle cette dimension sociale au piano.
Pamela n'avait malheureusement jamais pu jouer de concerto. Elle n'avait jamais vraiment eu le niveau pour être une soliste, mais elle sentait qu'Harry, malgré son jeune âge, était parfaitement qualifié pour le faire. Elle voulait lui faire découvrir le plaisir de jouer en groupe. De plus, elle avait peur, qu'à force de jouer seul, Harry devienne incapable de suivre le rythme d'un orchestre.
S'il voulait une carrière dans la musique, pouvoir suivre les directives d'un chef d'orchestre et bien s'entendre avec les autres musiciens était essentiel.
Alors, pour palier à cela, d'autant plus que la dernière épreuve de la CIPJ allait sûrement être un concerto, Pamela échafauda un plan.
Ainsi, ce n'était vraiment pas un samedi ordinaire pour Harry.
Dès qu'il entra dans l'appartement de sa professeure, il trouva Mademoiselle Jolie en train d'enfiler ses hauts talons rouges, la clé de sa voiture à la main.
- Harry, te souviens-tu de ce concerto qu'on a joué la semaine dernière ?
- Oui, évidemment, répondit-il, un peu sur la retenue, ne sachant pas à quoi s'attendre.
Elle lui offrit un sourire radieux et le prit par la main alors qu'ils sortaient de l'appartement.
- Eh bien, j'ai une petite surprise pour toi, et je pense que tu vas adorer.
…
La soliste de l'orchestre junior du conservatoire, Jerusha Taylor, s'était retirée afin de mieux préparer la deuxième sélection de la CIPJ. Harry apprit cette nouvelle par l'intermédiaire de sa professeure en route pour le dit conservatoire. Celle-ci conduisait, et il était assis au siège arrière.
- Puisque Jerusha les a laissés tomber, ils ont besoin d'un remplaçant maintenant, et je t'ai proposé ! Bien sûr, on n'y va aujourd'hui que pour faire un essai. Puisque tu as remporté la première phase de la CIPJ avec brio, ils sont prêts à faire une exception pour toi et à te permettre de participer comme les autres membres du conservatoire ! Bien sûr, que le meilleur gagne ! Alors surtout, ne te stresse pas, ce n'est qu'un concerto.
Harry ne stressait pas. Pour une raison que seul lui et sa bête connaissaient, il ne se faisait aucun souci quant à la finalité de cette entreprise. Que le meilleur gagne, n'est-ce pas ? Il était le meilleur. L'équation pour déterminer le vainqueur était vite faite.
Harry allait gagner. Et il aurait bien voulu que cette affirmation soit de la prétention, mais ce n'était malheureusement que la triste et morne réalité. Du reste, cette expérience n'allait pas être dénuée d'intérêt. Il voulait voir l'intérieur d'une vraie salle de concerts.
Quand ils arrivèrent, un homme joufflu vint à leur rencontre pour les accueillir.
C'était un petit monsieur, à l'embonpoint évident, aux yeux petits, et qui transpiraient beaucoup.
Sur ses hauts talons, Mademoiselle Jolie le dépassait d'une bonne tête. L'image de ces deux adultes discutant était des plus comiques. Elle, grande, jeune et élancée, et lui, petit, vieux, et ratatiné sur sa pauvre figure.
Il se montra très familier avec elle, et pas seulement parce qu'elle accompagnait le petit prodige Potter.
- Ma petite Pamela, comme tu as grandi ! Tu embellis de jour en jour, dis-moi. Tous les garçons doivent être à tes pieds.
Le petit garçon vit Pamela lâcher un rire forcé, visiblement mal-à-l'aise, et il la sentit le serrer contre elle un peu plus.
- Harry, lui dit-elle en regardant en bas vers lui. Ce monsieur, c'est Horace Slughorn, ce fut mon professeur de musique quand j'avais ton âge à peu près. Il est maintenant directeur du conservatoire.
- Bonjour M. Slughorn, salua Harry poliment malgré le dégoût que lui inspirait déjà cet homme, ne voulant pas donner une mauvaise image de Mademoiselle Jolie.
Slughorn plissa ses yeux pour mieux observer le petit Harry, tel un loup déguisé en grand-mère bienveillante.
- Alors, c'est toi, le fameux Potter. Je n'étais malheureusement pas présent lors de la CIPJ, mais j'ai appris que tu t'es vraiment distingué. Je t'avais imaginé plus grand, bizarrement. Tant de talent concentré dans un si petit corps, c'est fascinant ! Et si peu croyable … Maintenant que je te vois de mes propres yeux, je suis encore plus impatient de t'entendre jouer. Pam m'a fait en long et large l'éloge de tes capacités, j'espère que tu seras à la hauteur.
- Ce n'est qu'un enfant, intervint Pamela. Ne lui mettez pas autant de pression sur les épaules. Ecoute Harry, lui dit-elle en baissant les yeux pour le regarder à nouveau, l'important en musique, c'est la passion et l'amusement. Tu peux jouer aussi bien ou aussi mal que tu le veux, tant que tu en tires du plaisir, c'est tout ce qui compte. Je n'ai pas envie que tu associes le piano à une corvée ou à un moyen de te prouver aux autres.
Harry hocha la tête, faute de pouvoir répondre. Il ne voulait pas lui avouer qu'à cause de la bête, la fascination qu'il avait pour la musique s'était déjà émoussée.
Il apparut alors ensuite à Harry que le reste de l'institution dirigée par Mr. Slughorn était à l'image de ce dernier.
En traversant les couloirs et en montant les marches de l'escalier du conservatoire, un immeuble récemment rénové, tout blanc, adapté à la musique, et neutre, il vit les gens lui jeter des regards curieux et murmurer entre eux à son passage.
Ils savaient apparemment qu'il s'agissait d'Harry Potter. Sa réputation l'avait, contre toute attente, largement précédé.
En entrant dans la salle des répétitions, le brouhaha des enfants qui y étaient cessa dès qu'ils virent leur directeur arriver en présence d'Harry Potter et de sa professeure.
Mr. Slughorn le présenta à l'assemblée, et pendant ce temps, Harry parcourait du regard les visages présents.
Il n'en connaissait aucun.
Aucun camarade de classe, aucun élève de son école… Il se sentit à la fois excité et seul. Excité parce que c'était l'occasion de faire ses preuves sans préjugés, et seul parce qu'il aurait vraiment voulu que Martha soit là.
Elle n'était peut-être pas musicienne, et il était vrai que son intérêt pour cette discipline était presque inexistant, mais elle était un appui moral fort utile malgré tout. Sa présence aurait sûrement permis à Harry de se sentir plus confiant avec toutes ces nouvelles personnes.
Quand Slughorn eut terminé de parler, il s'en alla avec Mademoiselle Jolie pour laisser Harry faire connaissance avec les autres enfants et prendre ses marques.
Dès que les adultes furent partis, un silence régna dans la salle.
Harry voyait leurs visages hésitants. Certains semblaient vouloir l'aborder, mais aucun n'en avait le courage… Jusqu'à ce qu'une petite fille aux cheveux ébouriffés et aux dents mal-alignées vienne le voir.
- Bonjour, dit-elle en lui tendant sa main d'une façon formelle sous les yeux de tous. Je suis Hermione Jean Granger, violoniste et meilleure musicienne de tout l'orchestre. J'ai entendu parler de toi avant que Mr. Slughorn ne te présente. Il parait que tu es bien en lice pour remporter la CIPJ, tu dois avoir un niveau hors du commun. Il est formidable d'enfin rencontrer mon égal !
Son débit de parole était impressionnant, très rapide. Et pendant qu'elle lâchait un nombre impossible de mots à la seconde, elle n'arrêtait pas de secouer la main de Potter frénétiquement. Sous les yeux bruns voraces de cette fille, Harry eut le déplaisant sentiment d'être le cobaye d'une expérience cruelle ou une nouvelle découverte scientifique qu'un savant peu scrupuleux allait exploiter sans aucune pitié.
Quand il réussit – difficilement – à extirper sa main de la sienne, il remarqua un rouquin qui riait au fond de la salle.
Granger l'entendit aussi, alors elle se retourna rapidement et le foudroya du regard.
- Lui, dit-elle à Harry en pointant le roux du doigt, c'est la clarinette, Ronald Weasley ! C'est un saltimbanque, un rigolo, à ta place, je ne m'approcherais pas de lui !
- Hey ! Mais ça va pas de dire des choses pareilles ! rétorqua le rouquin, lâchant sa clarinette noire pour venir vers eux.
- Ron Weasley, se présenta-t-il à Harry en lui donnant une tape dans le dos. Ne la crois pas, mon pote. Granger est une harpie. Contrairement à ce qu'elle a dit pour se vendre à toi, c'est une intello que personne n'aime ! Elle vendrait ses parents pour un peu d'attention, la pauvre !
À cette réplique, pourtant pas si brillante, Harry vit le reste de l'orchestre glousser. Puis, le visage de Granger devint plus rouge que les cheveux de Weasley, et elle s'éloigna d'eux, les bras croisés, grommelant des calomnies sous sa barbe.
Peu après, Weasley le présenta au reste de sa bande d'amis.
- Lui, c'est Seamus, trompette, et lui c'est Dean, trompette aussi. Elle, dit-il en montrant une blonde au regard vitreux, c'est Luna Lovegood, tu feras pas attention, c'est la flute et elle va à Serdaigle, doublement bizarre donc ! Et lui, il est encore plus insignifiant, c'est Neville Londubat, il joue l'alto !
Aux regards moqueurs que jeta l'audience à Londubat, Harry crut comprendre que l'alto n'avait pas vraiment bonne réputation.
Bientôt, une foule se forma autour d'Harry et de Weasley. On posa beaucoup de questions à Harry, principalement sur sa personne : d'où il venait, à quelle école il allait pour le moment, s'il prévoyait d'intégrer Poudlard après…
- Poudlard ? demanda-t-il. Mais c'est quoi au juste, Poudlard ?
Les autres fondirent en silence.
- Harry… lui demanda Weasley en ouvrant grand la bouche. Tu ne connais pas Poudlard ?
Potter secoua la tête.
- Il s'agit en somme, intervint un garçon au sourire mesquin, du meilleur établissement scolaire du pays. On y accède sur dossier et concours d'entrée. Seuls les plus fins peuvent en rêver…
- Je vous laisse Poudlard, donc, répliqua Harry, un peu agacé par l'air pompeux de ce garçon qui parlait comme un présentateur de télévision.
Il s'appelait apparemment Blaise Zabini.
- Pourquoi donc ?
- Ça n'a pas l'air intéressant…
- Mais tu as tort, mon ami. Je te l'assure. Contrairement à ce que tu affirmes, je pense que ton profil pourrait grandement intéresser Poudlard. Les artistes y ont toujours des points supplémentaires au concours d'entrée, le savais-tu ?
Potter haussa un sourcil mais ne répondit pas. Il ne savait pas pourquoi tout le monde pensait qu'il avait sa place à Poudlard, cet établissement pour les enfants intelligents et riches, lui qui n'était ni l'un, ni l'autre.
Au milieu de toute cette foule admirative composée de gens tellement mieux lotis que lui-même, il avait la désagréable sensation d'être une bête de foire. Il pensa alors que ce n'était pas normal, qu'on l'avait lésé. Il réalisa ensuite qu'il ne voulait plus se faire d'amis parmi eux. Tout ce qu'il désirait, c'était de jouer et de rentrer à son placard sous l'escalier, là il avait vraiment sa place.
Ils étaient tous intéressés, fascinés. Harry se demanda ce qu'en penserait Martha si elle était là.
Mais il était seul, à présent.
Du coin de l'œil, il remarqua cette poupée blonde qui le dévorait des yeux. Il se rappelait de son visage, c'était celle qui avait vomi avant les sélections de la CIPJ. Quand leurs regards se croisèrent, il la vit rougir et baisser le regard. Faisait-il si peur que ça ?
Peu après, Mr. Slughorn revint, Mademoiselle Jolie lui emboitant le pas. Il tenait à la main une baguette et à sa vue, tous les enfants reprirent leurs places sur la scène de l'orchestre.
Tout le monde prit sa place, à part Potter, Greengrass, et un certain Nott.
Ce dernier croisait les bras et jetait des regards mauvais à tout le monde. Potter avait déjà battu Nott lors de la CIPJ, donc ce dernier ne voyait pas l'intérêt de se remettre en compétition avec quelqu'un devant lequel il n'avait aucune chance.
Greengrass, quant à elle, continuait de manger du regard Potter tout en faisant semblant de ne pas le faire.
Potter soupira et attendit son tour.
Le premier à monter était Nott.
Pour la première fois, Harry écouta un concerto, et ça ne lui plut pas.
Il n'aimait pas le fait de devoir s'arrêter, laisser l'orchestre jouer, puis se remettre à jouer quand ce dernier avait terminé. C'était un dialogue auquel il ne comprenait rien. Au fond, le concerto lui faisait un peu peur, car la prestation ne dépendait pas entièrement de lui dance ce cas. Tant de gens qui peuvent causer du souci, qui peuvent ruiner le jeu collectif …
Quand Nott eut terminé, ce fut au tour de Potter. Il prit place sur la chaise, l'ajusta à sa petite taille comme d'habitude, puis se mit à jouer.
Il n'y mit aucun effort. Il joua en ne regardant que ses doigts, le dos droit, sans émotions… Quand il eut terminé sa partie, ce fut au tour de l'orchestre, mais ce dernier tarda à venir.
Harry leva la tête vers eux, mais personne n'osa croiser son regard. Puis, il regarda de l'autre côté vers Mademoiselle Jolie qui lui souriait, un Mr. Slughorn à la mine délavée près d'elle.
Harry comprit que les autres ne s'était pas mis à jouer parce que Mr. Slughorn ne les guidait plus.
- Pamela ! dit ce dernier en se tournant vers Mademoiselle Jolie. Pourquoi ne m'as-tu pas dit qu'il était comme ça ?
- Mais je…
- Il est impératif que ce garçon intègre notre conservatoire ! l'interrompit-il, ses grosses joues désormais roses d'enthousiasme. Pourquoi nous avoir privé d'un tel talent ? Tu aurais dû me le montrer plus tôt ! Maintenant, dit-il en se tournant vers Harry, je comprends ton succès à la CIPJ. Mon garçon, mon brave, comment ne pas te faire gagner, toi !
Il s'avança vers Harry sur la scène et le prit dans ses bras, le soulevant pour le mettre debout sur le sol et lui taper dans le dos.
- Mon petit, sais-tu seulement à quel point tu es bon ?
Harry déglutit et secoua la tête.
- Je n'ai rien fais d'extraordinaire, vous savez…
- Et humble, pardessus le marché ! Mais tu es une perle, petit, une perle !
Puis M. Slughorn se tourna vers l'orchestre.
- Prenez-en de la graine, mes enfants ! Voilà à quoi on en arrive quand on répète !
Harry regarda les autres petits musiciens, surtout Granger, pâlir et afficher un air coupable, coupable de ne pas autant travailler que le prodigieux Potter. Si seulement ils savaient qu'Harry était probablement celui qui répétait le moins parmi eux…
Sans demander à Greengrass de jouer, lui disant qu'elle n'avait définitivement pas le niveau, Mr. Slughorn choisit Potter pour remplacer leur pianiste habituelle, Jerusha Taylor, qui avait officiellement attrapé un vilain rhume.
Tout le monde applaudit Potter à cette décision, mais ils étaient peu nombreux, ceux qui lui vouaient encore de l'amitié.
Commencèrent alors les répétitions. Tout aurait bien pu se passer, pourtant, après le jeu sensationnel de Potter, le son de l'orchestre avait l'air mou, désynchronisé, sans harmonie… Avec un pianiste moins doué, tous ces défauts n'auraient pas été audibles, mais le contraste entre le niveau surhumain de Potter et le niveau plus qu'humain des autres déchirait l'oreille, rendant l'interprétation du concerto très inégale.
Harry joua ses parties sans se préoccuper des autres. Il n'allait pas se saboter pour descendre à leur niveau, après tout. C'était contre ses principes. Mais le fait était qu'il ne comprenait rien de ce que la bête faisait au piano, et que même s'il avait voulu jouer moins bien, il n'aurait pas su comment.
Ils passèrent l'après-midi à répéter. Mr. Slughorn s'attaquait à tout le monde.
Granger, tu es trop rapide, Zabini, tu joues trop fort, et toi Weasley, n'oublie pas que ce n'est pas de l'improvisation !
Il y'avait toujours quelque chose à revoir chez les autres, mais pas chez Potter. Il était la merveilleuse exception qui confirmait l'atroce médiocrité des autres.
Ils lui en voulaient. Potter sentait des regards brûlants le percer de là où il était assis. Ce n'était pas de sa faute, la bête les méprisait, elle ne les trouvait pas à sa hauteur.
Mais Potter n'était pas un musicien comme les autres. Lui, il était un prodige précoce, un talent rare, presque surnaturel.
Vers la fin, tout le monde rassembla ses affaires et s'en alla sans même lui dire aurevoir. Il n'y eut que Weasley pour lui faire un signe de la main. Sinon, rien...
Mademoiselle Jolie vint derrière lui, devinant son trouble, et passa sa main dans ses cheveux indisciplinés.
- Tu as été formidable, Harry. Ils le savent. Ils finiront par comprendre, tu n'as pas à être triste.
- Mais je ne le suis pas, mentit-il à peine.
Il leva le regard vers Mademoiselle Jolie et vit ses yeux clairs se remplir d'un autre bleu. Elle avait mal pour lui.
- Viens, lui dit-elle en prenant sa main entre les siennes. Il y'a quelqu'un qui t'attends, dehors.
Quand ils sortirent, ils trouvèrent Martha, joyeuse, sautillante, qui se jeta sur Harry et sur sa tante dès qu'ils furent assez proche de la voiture bleue de Molly, près de laquelle elle se tenait.
- Alors, Harry, tu t'es amusé au conservatoire ?
- Pas vraiment, admit-il en haussant les épaules. Je pense que jouer en groupe n'est pas fait pour moi. Et toi, le cours de dessin ?
Elle haussa ses épaules à son tour, imitant son geste.
- On ne peut pas dessiner en groupe, tu sais… Viens avec moi, je vais te raconter tout ce qu'on a fait aujourd'hui.
Pendant le trajet du retour, Harry écouta Martha sans l'entendre. Il se demandait ce qu'elle pouvait lui trouver, pourquoi elle était la seule qui ne le jugeait pas ou ne le trouvait pas bizarre.
Mais dans le brun de ses yeux, il ne trouva aucune réponse à ses questions. Aucune. Que du réconfort.
Réconfort … Réconfort … Réconfort ….
Le mot ricocha sur les eaux de son âme jusqu'à s'enfoncer au plus profond de son être et s'y planter, dissipant la douleur. Il était si peu familier, ce sentiment. Ce réconfort.
Mais ce n'était pas vraiment désagréable. Il allait s'y habituer.
… Fin du Chapitre …
Note de l'auteur : Harry rencontre enfin Ron et Hermione ! Je sais que la partie sur l'orchestre d'enfants n'est pas très réaliste, mais je trouvais que c'était amusant à imaginer. Le plus drôle, c'était d'attribuer à chacun un instrument. Les musiciens parmi vous comprendront surtout la blague concernant l'alto, l'instrument de Neville.
Neville, mon chou, l'un de mes personnages préférés.
Si vous voulez m'encourager à écrire et que vous voulez voir la suite au plus vite, laissez un commentaire ! J'y répondrais.
Prenez soin de vous et portez-vous bien.
