Merci pour vos lectures ! Je tenais à remercier Dame Tartine pour ses reviews et son soutien :D !
Chapitre 3 - Résilience
Depuis son affectation au poste d'exécuteur, Ginoza avait habitué son équipe à ce qu'il attende patiemment les ordres de ses inspectrices avant d'agir. Discipliné, il s'appliquait une fois reçus à les accomplir aussi consciencieusement que possible.
Ainsi lors de sa première prise d'initiative ses collègues s'étaient tournés vers lui comme s'il n'était plus lui-même. Ou amnésique de sa situation, se croyant de nouveau inspecteur. Ginoza avait dû persister dans ses nouvelles résolutions afin que l'équipe le prenne au sérieux. Ils ne l'avaient jamais vu ainsi à l'œuvre. Ce fut lors d'une opération de contrôle de teinte qu'il prit brusquement les devants. Avant même qu'Akane Tsunemori n'ait eu le temps de prendre son Dénominateur, il avait commencé à formuler un plan d'interception du suspect. Il l'avait préparé en avance dans le camion, inspectant les environs sur son hologramme quelques minutes avant que le convoi n'arrive. Le crédit de sa rapidité était en grande partie à attribuer sa supérieure, ralentie par ses pensées qui continuaient de la préoccuper.
A sa prise de parole cette dernière l'écouta avec attention voire bienveillance, ses traits demeurant assez impassibles. Elle ne chercha pas à l'interrompre. Il se doutait que Tsunemori avait confiance en son jugement vu son passé d'inspecteur. En retrospective, il se demandait si la raison de son accord était tout autre. Il avait cru voir dans ses deux grands yeux bruns se refléter quelque chose de nouveau : de l'intérêt. Ginoza n'en était pas sûr, cela faisait atrocement longtemps qu'il n'en avait plus lu sur son visage. A la fin de son exposé elle le laissa procéder selon son plan sans objection. Elle lui accorda même l'honneur de se placer à ses côtés, l'encourageant d'un signe de tête à la rejoindre. Ses collègues médusés mirent quelques instants à les suivre. Hormis Kunizuka qui leur emboita le pas naturellement, son expression indéchiffrable. Certaines choses ne changeront jamais.
Depuis ce premier accès à la tête de file, Ginoza ne manqua pas d'apporter son support proactif. A la moindre occasion qu'il pouvait saisir.
Contre toute attente, Tsunemori lui en laissa de nombreuses.
Méconnaissable au premier abord, il s'était révélé être un exécuteur hors pair. Dopé aux prises d'initiatives, chasses endiablées et arrestations frisant l'intrépide. L'abnégation récente de Ginoza s'était depuis ancrée dans le quotidien de tous. L'unité 1 avait pris le pli de cette nouvelle routine malgré la stupéfaction causée à ses débuts - Shimotsuki mis à part.
La prise de commandement fut une autre histoire : l'ancien inspecteur continuait à militer – fermement mais posément - pour soulager sa précieuse supérieure de cette tâche sur les cas les plus simples. Elle restait têtue plus que nécessaire sur ce point, y résistant « pour le protéger ». Ignorant volontairement le rôle de fusible que Sibylle réservait aux exécuteurs, elle refusait de les envoyer en première ligne. Il n'échappait pas à cette règle malgré ses protestations. Un monde à l'envers. A force de persévérance elle finit par céder à ses demandes persistantes. Ginoza s'était senti coupable d'user de nouveau de son caractère autoritaire pour y parvenir, se raccrochant à l'idée qu'il agissait pour son bien.
Elle l'autorisa tacitement à gérer certains dossiers, sa réticence à lui laisser prendre des risques demeurait malgré tout évidente. Se mettre en retrait pour lui concéder cette position stratégique semblait lui coûter. Elle restait toujours près de lui pour assurer ses arrières au moindre danger.
Galvanisé, Ginoza s'était depuis surpassé en réactivité qu'il s'agisse du terrain ou de l'administratif. Son objectif supplantait la simple volonté d'alléger la charge d'Akane Tsunemori. Cela se confondait pratiquement avec une protection rapprochée, désirant la préserver du moindre risque nuisible à son moral chancelant : les heures supplémentaires, les dossiers éprouvants, les exécutions puis par extension les conflits de toute nature. Il multipliait les initiatives lors d'arrestations simples, rédactions de rapport, interrogatoires de principe ou enquêtes commandées par le système. Ses collègues plaisantaient à moitié en lui soulignant qu'ils n'avaient plus grand chose à faire depuis sa révélation. Ils le jugeaient déchainé. Tsunemori quant à elle utilisait ce temps supplémentaire pour traiter les sujets de fond relégués au second plan par manque de ressources. Sa nature encore triste semblait avoir horreur du vide.
Ginoza poussait à bout la frontière de ses responsabilités pouvant encore être considérées dans sa capacité d'exécuteur. Il aurait aimé en faire davantage. La frustration inhérente à son grade limité le minait. Son statut l'empêchait par exemple d'assister aux comptes rendus éprouvants que Kasei réclamait chaque semaine à sa supérieure. Si son respect scrupuleux des règles et de l'équipe n'étaient pas notoirement connus, ses actions auraient pu passer pour de l'insubordination.
A son grand étonnement, aucune question ne lui fut cependant posée. Il se doutait que Kunizuka avait compris ses intentions. Peut-être pas toutes, mais lui-même demeurait encore perdu sur leurs natures profondes. Il en avait une idée, mais n'était pas encore prêt à se l'avouer. Cela ne l'avancerait pas sur sa mission au contraire, ainsi il continuait d'enfouir tous doutes possibles concernant ses motivations.
Ginoza prenait également sur lui pour participer à la formation de l'inspectrice Shimotsuki. Particulièrement sur les enquêtes les plus sensibles. L'absence d'approbation voire franche opposition de cette dernière envers Tsunemori détériorait non seulement leurs liens fragiles, mais par extension l'ambiance de l'équipe. Ginoza avait conscience que Shimotsuki n'avait pas mauvais fond - son dédain sociétal des criminels latents mis à part. Elle restait pourtant encore trop émotive, immature et susceptible pour accomplir sereinement son rôle d'inspectrice. Il tâchait de l'y aider. Il pressentait qu'un jour elle pourrait évoluer. Sibylle l'avait après tout désignée pour ce poste. En attendant, si Tsunemori pouvait davantage compter sur sa collègue – ou à minima moins entendre ses remontrances – cela l'amènerait à relâcher une partie de sa pression. Les bienfaits sur le moral de l'équipe en seraient également non négligeables. Le succès de cette résolution restait mitigé. L'exécuteur persévérait en dépit de ses propres opinions personnelles ou des réticences fortement appuyées de la jeune femme.
Lors de ces séances de formation, Ginoza évitait de repenser à sa propre période en tant qu'inspecteur. Il n'avait pas suffisamment accompli son rôle de mentor auprès d'Akane Tsunemori. Les actions bienveillantes qu'il avait tenté pour elle se révélaient systématiquement contrebalancées par son agressivité : à force de s'inquiéter et redouter le pire pour elle, Ginoza n'avait fait que s'emporter. Pensant connaitre ce qui était bon pour elle à sa place, il avait voulu l'épargner de toutes les erreurs qu'il avait faites ou vues indirectement - principalement par Kôgami. Aveuglé par ses bons principes de limites entre inspecteurs et exécuteurs, il n'avait pas pris le temps de correctement la connaître. De la comprendre. De la valoriser. Peut-être aurait-il vu qu'elle semblait plus forte qu'elle en avait l'air. Plus résistante. Plus brillante. Capable de révéler le meilleur dans ceux qui l'entouraient. Il n'avait même pas su profiter du support qu'elle lui proposait, se murant dans ses défenses - voire tout simplement son égo. Les évènements auraient pu se dérouler bien autrement s'il avait su la laisser l'épauler, au lieu de s'enfoncer seul dans ses tourments … Il tentait de se rattraper à présent. Quoiqu'il lui en coûte.
Il la comprenait davantage maintenant qu'il l'imitait. Il ne partageait pas sa tendance de faire passer tous les autres avant ses propres besoins. Il n'agissait ainsi que pour elle. Néanmoins il était sidéré par les contradictions engendrées par ses actions. Celles mêmes qui lui semblaient inexplicables lorsqu'elle passait son temps à défendre les autres quand il était inspecteur en chef. Il ne comprenait pas pourquoi l'inspectrice n'hésitait pas à sacrifier son temps et repos pour le bien de l'ensemble de la société. Il ne pouvait plus la juger à présent qu'il faisait de même pour elle. Pour la protéger de l'épuisement, il se démenait plus qu'elle.
Depuis sa transition en tant qu'exécuteur exemplaire, Ginoza ne rentrait dans ses quartiers que pour aller dormir.
Tsunemori lui en avait fait la réflexion à plusieurs reprises, lui commandant en vain d'aller se reposer. Il lui aurait bien souligné l'ironie de sa remarque – l'inspectrice demeurant notablement connue pour s'immerger jusqu'au bout de la nuit dans les affaires en cours. Cependant répliquer lui aurait donné à la jeune femme une chance de le dissuader. Sa persuasion ne devait jamais être sous-estimée. Ginoza avait découvert avec stupeur qu'il lui était difficile de lui dire non. Il avait déjà plié de nombreuses fois devant son abnégation sans faille. Admiratif, il se demandait encore comment une femme à l'apparence si frêle pouvait être si forte. N'aspirant qu'à poursuivre sur sa lancée et progrès initiés, Ginoza évitait donc soigneusement de la confronter. Discrètement, il continuait ses croisades administratives.
Au fil des semaines, Tsunemori s'avérait profiter de ses horaires devenus plus allégés grâce à ses efforts. Un soir, il se sentit couronné de succès lorsqu'elle partit d'elle-même à une heure correcte. Elle paraissait troublée de pouvoir se le permettre, annonçant gauchement son départ du bureau à l'équipe. Son repos retrouvé eut rapidement des effets bénéfiques. Elle reprenait parfois son enthousiasme candide lors des missions. Quelques sourires apparaissaient de nouveau sur son visage – encore marqué par la fatigue mais redevenu plus expressif. Il se faisait une joie de les lui rendre. Tsunemori demeurait certes frustrée de l'hyperactivité de Ginoza - il se doutait que son complexe d'héroïne se désespérait d'être empiété de la sorte.
Au fond de lui, Ginoza ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine de fierté de l'avoir sortie de sa torpeur. Il n'était pas arrogant ou aveugle au point de penser qu'il était son sauveur. Tsunemori était une femme forte, bien plus qu'il ne pouvait l'être. Une part de lui réalisait qu'elle n'avait peut-être pas autant besoin de ses efforts qu'il aimerait le penser. Vu les progrès rapides de son état mental, l'inspectrice ne devait traverser qu'une légère période d'abattement ou morosité, et non de dépression comme il avait pu le craindre après Shambala Fleet.
Ginoza ignorait toujours ce qui avait pu l'accabler. Elle gardait sa part de mystère. Tsunemori ne se confiait pas à lui, elle acceptait sans commentaire son support devenu inconditionnel. Un jour après une arrestation particulièrement bien menée, Tsunemori se permit de le féliciter personnellement. Elle lui glissa qu'elle était heureuse pour lui. Quoiqu'ait pu déclencher sa métamorphose, elle se réjoussait qu'il ait pu retrouver sa vocation dans la Sécurité Publique en tant qu'exécuteur. C'est ainsi qu'elle le percevait, inconsciente de la raison qui le motivait réellement. Brûlante de détermination pour sauver les autres, il lui était sans doute inconcevable que quelqu'un souhaite faire de même envers elle.
Son raisonnement n'était néanmoins pas entièrement faux. L'élan retrouvé de sa supérieure alimentait l'ardeur de Ginoza à la protéger davantage. En un sens, elle lui avait donné une nouvelle raison de se dépasser, un nouveau but. Une nouvelle vocation.
Ses efforts eurent également une autre répercussion inattendue. S'investir auprès d'elle leur avait permis de se rapprocher. Paradoxalement, ce fut en tant qu'exécuteur qu'un fort travail d'équipe était né entre l'ancien et la nouvelle inspectrice en chef. Bien plus qu'il n'y en avait jamais eu entre eux lorsqu'ils travaillaient à la même fonction. Qu'il s'agisse d'un simple avis sur une enquête ou l'élaboration d'une stratégie d'intervention à grande échelle, Tsunemori ne manquait pas de le solliciter. Parfois même d'attendre sa participation avant toute réflexion. Elle tirait le meilleur parti de ses compétences, au grand dam de Shimotsuki. Souvent ils attendaient tous deux que cette dernière parte avant de commencer leurs réunions de coordination.
Durant ces moments privilégiés, il en venait à complètement oublier son quotidien de criminel dormant, transcendé par le travail qu'ils réalisaient ensemble. Ginoza ignorait ce qu'il appréciait le plus : la voir ainsi de nouveau aussi exaltée ou se rendre compte qu'elle n'était pas la seule à l'être. Enchanté, il ne pouvait s'empêcher d'attendre impatiemment chacun de leur tête à tête.
S'il était honnête avec lui-même, le travail d'équipe n'était pas la seule dimension qu'il appréciait entre eux. Lorsqu'elle lui adressa son premier sourire complice – merveilleuse récompense pour un indice déniché au fond d'un dossier épineux - il sentit son cœur vaciller. Littéralement. Engourdi, la chaleur diffusée dans son corps non préparé à une telle avalanche émotionnelle le cloua sur place. Qu'elle ne s'en rendit pas compte relevait du miracle.
Ginoza s'était de nombreuses fois châtié de ne pas avoir compris plus tôt ce qu'il se passait. Avant de devenir exécuteur, il ne cessait de la sous-estimer. En tant qu'inspectrice. Mais également en tant que femme. Leur proximité renforcée au fil de leurs réunions, il réalisa à quel point elle pouvait l'affecter. Il mit longtemps à l'admettre, tiraillé par ces pensées qu'il rejetait systématiquement. Pour lui cela ne pouvait être possible. Ne pouvait être permis. Confus, il lutta contre cette attraction naissante du mieux qu'il ne le put. Il se persuada pendant un temps qu'il ne s'agissait seulement d'un effet secondaire de la protection qu'il lui prodiguait. Il finissait par confondre l'affection qu'il lui portait avec autre chose. Puis il réalisa que raisonnement ne tenait pas debout : son esprit ne pouvait chasser l'hypothèse qu'il la protégeait parce qu'il avait des sentiments. Paniqué, son inconscient se reporta sur une autre cause. Celle d'une association maladroite de la jeune inspectrice avec l'exaltation du sens du travail retrouvé. Elle lui avait permis de se sentir à nouveau humain et valorisé dans son poste. Rien que cela, depuis sa déchéance au statut de criminel latent, pouvait fortement le déstabiliser. Il n'avait juste plus de repères, il reportait surement son intérêt aux missions à elle. Il s'agissait sans doute de cela : d'une confusion innocente qui s'estomperait rapidement.
Il prit conscience qu'il se leurrait après quelques semaines. Ses journées devenaient ponctuées de regards à la dérobée, réflexions embrouillées et sursauts cardiaques en sa présence. Son attraction s'intensifiait malgré ses réticences. Des signaux massifs d'alarme s'étaient déclenchés lorsqu'il réalisa à quel point il anticipait leurs réunions. Qu'il attendait le fait d'être près d'elle, particulièrement durant leurs têtes à têtes. Parfois lorsqu'elle se plongeait intensément dans un dossier, il profitait de sa concentration pour s'adonner au plaisir de pouvoir l'observer de près. Tsunemori irradiait de cette détermination qui la rendait si … séduisante. Ginoza ne plus pouvait plus détacher son regard. Ses yeux noisette brillants d'intelligence se révélaient envoûtants. Malgré sa coupe classique, son manque de soin sur son apparence ou sa féminité, son visage était naturellement beau. Lorsque ses lèvres bougeaient inconsciemment durant sa lecture des dossiers, elles le soumettaient sans le vouloir à une douloureuse tentation. Comment avait-il pu être si aveugle durant tout ce temps ?
Son petit béguin apparent se révélait plus profond qu'il ne l'avait imaginé. Il ne pouvait plus nier qu'Akane Tsunemori représentait davantage à ses yeux. Ginoza se résolut à la sagesse. Il avait passé le point de non-retour sur ses sentiments, même s'ils n'avaient aucun sens pour lui. Le mieux restait de rendre les armes. Il mit de côté leur différence de statut, d'âge, de coefficient de criminalité ... tout ce qui les séparait pour se concentrer sur le plus important : cette étrange attirance ne remettait pas en cause sa résolution de la protéger. Au contraire, elle la renforçait. A cette révélation, il cessa de lutter et accepta en silence sa situation inconfortable, mais vivable. Il l'aimerait, de loin. Dévoué pour elle sans rien attendre en retour. Comme l'on aime quelque chose d'inaccessible.
Ginoza s'était rendu à l'évidence. Même s'il arrivait à dépasser sa propre timidité, cela n'aboutirait à rien. Il restait un inspecteur déchu. Un criminel latent. Un être brisé. Quand bien même Tsunemori pouvait être tolérante sur ce point, jamais il n'avait saisi le moindre signe qu'elle le considérait autrement.
Quelqu'un d'autre avait déjà pris la place qu'il convoitait tant. Kôgami. Cet ingrat avait déjà profité de sa candeur avant de l'abandonner lâchement, lui brisant sans doute irrémédiablement le cœur. Ce fait surpassait presque sa propre colère envers le départ de son ancien collègue – et ami. Néanmoins il partageait à présent l'intérêt de Kôgami envers Akane. Auparavant leur lien lui échappait complètement : il ne comprenait pas pourquoi l'un et l'autre s'étaient tant rapproché. Tsunemori car elle se mettait en danger en sympathisant non seulement avec à Kôgami mais également ses méthodes imprudentes. Kôgami car Tsunemori ne semblait n'être une inspectrice débutante aveuglée par ses idéaux. Ginoza n'aurait pas pu davantage se tromper. Sa perception s'était inversée. Depuis Ginoza avait accepté de se remettre en question - tardivement, mais mieux vaut maintenant que jamais - il essayait de construire un lien fort avec celle qui lui avait ouvert les yeux. rice demeurait différent. Plus posé. Assez chaleureux. Sans doute moins mystérieux, plus protecteur ... et clairement amical.
Sans doute pour le mieux car Tsunemori méritait davantage. Bien plus qu'ils ne sauraient tous deux lui apporter avec Kôgami, même si elle pouvait toujours compter sur lui. Il n'allait pas l'abandonner. Avec le temps, ses épanchements superflus finiraient par s'estomper. Se maitriser. Il ne devait pas se déconcentrer de sa résolution principale : la soutenir.
Le rôle de partenaire qu'il occupait peu à peu auprès d'elle n'était que professionnel. Une fois sa prise de recul réussie sur ses sentiments, Ginoza arrêta de se considérer comme fou. Retrouvant une partie de sa sérénité - ou vu ses anxiétés latentes, ce qui s'en rapprochait - il put se concentrer de nouveau sur son travail.
Du moins en était-il convaincu. Jusqu'à ce qu'une certaine mission en apparence banale vienne bouleverser ses plans si solidement échafaudés.
J'espère que cette phase d'introspection Ginoza-esque vous a plu. En tant que couple non canon, il est nécessaire à mes yeux d'expliquer la motivation de ce cher ex-inspecteur/exécuteur. De l'action est au programme pour le prochain chapitre ! :D
