Bonjour tout le monde !

Voici le dix-neuvième texte. Celui-ci a constitué un mini défi dans le sens où ce thème était déjà tombé l'an dernier, et qu'il m'a donc fallu trouver une toute autre approche !

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Masami Kurumada

Bonne lecture !


19 - Dizzy (pris de vertiges)

Par Ta-chan76

« Ca va aller ? Tu as besoin d'autre chose ?

-Non, je te remercie. Je vous rejoins sous peu. »

Seiya sembla hésiter l'espace d'un instant, puis renonça et quitta la chambre sans rien ajouter : Shun avait besoin de repos.

Bien entendu, la question lui brûlait les lèvres. Si la nouvelle bataille sous les océans les avaient tous épuisés, brisés une fois encore, Shun semblait le plus impacté d'eux cinq. Difficile pourtant de faire le lien : sa convalescence était déjà terminée depuis plusieurs mois, et les vertiges répétés n'avaient commencé que la semaine dernière.

Après avoir raccompagné le docteur, Tatsumi avait maugréé, arguant que visiblement les combats répétés n'avaient pas suffi à endurcir Andromède. Un jugement que ses camarades Bronzes avaient accueilli avec froideur et dédain : eux avaient été témoins, directement ou non, de la puissance de Shun. Une puissance terrible et écrasante, qui une fois encore allait en contradiction avec cet état de santé déclinant.

Seiya se mordit la lèvre : quelque chose l'inquiétait, et il était bien incapable de mettre un mot dessus. Que penser de cette distance soudaine et de cette étrange mélancolie qui tenait Shun désormais… ? Pourtant, il n'y avait pas que cela. Son attitude changeait parfois de manière troublante, laissant ses amis perplexes.

A plusieurs reprises, il avait évoqué d'un air distant son aversion pour la lumière du jour, restant de longues heures à l'abri du soleil derrière les épais rideaux de velours de la demeure Kido. De discrets changements physiques semblaient opérer, et Seiya s'était surpris à distinguer de subtils reflets carmin dans la chevelure pourtant émeraude. Hier, alors que Shun évoquait le nouveau départ d'Ikki, il avait été stupéfait d'entendre le chevalier d'Andromède s'inquiéter pour sa sœur, avant de se reprendre et de s'excuser pour ce lapsus incongru qu'il ne semblait pas comprendre lui-même.

Pourtant, à chaque fois, un détail commun. A la moindre de ces manifestations, Seiya remarquait la même gestuelle, hypnotique, de la part de son ami dont le regard se vidait alors :

Ce pendentif d'argent aux reflets néfastes, tournant inlassablement entre ses doigts.