Bonsoir à toutes et à tous.

Nouvel inktober, et un peu de mignon, parce qu'il en faut de temps en temps.

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Masami Kurumada.

Nous vous souhaitons une agréable lecture.


22 - Chef

Par Saharu-chan

Assis à la table de la cuisine, Shun observait Hyôga en pleine concentration sur son ouvrage culinaire. Un tablier noir cintré autour de la taille, son ami n'avait pas dit un mot depuis qu'il avait suggéré l'idée de s'occuper du repas, se contentant de sortir les ingrédients sur lesquels il avait jeté son dévolu. Prenant appui sur son coude, Andromède apprécia les traits sérieux, et l'éclat bleu qui reflétait une pointe de joie évidente. Hyôga aimait cuisiner, c'était un fait. Shun l'avait constaté au fil des années, alors que peu à peu, son camarade réapprenait à se détendre et à s'ouvrir après avoir longuement cherché l'équilibre entre son tempérament et les enseignements de son maître.

Au bout d'une demi-heure passablement longue quand on prenait en compte les délicieuses odeurs s'échappant de la poêle, le Cygne se tourna vers lui avec son habituel sourire encore un peu effacé.

« C'est prêt. »

Andromède ne se fit pas prier, attaquant le repas après les remerciements d'usage. Du coin de l'œil, il pouvait voir l'ouvrage utilisé par son ami. Ce n'était pas un livre de cuisine officiel, mais une accumulation de notes et de recettes compilées de la main même du Chevalier Divin. Des souvenirs d'enfance auprès de sa mère, à ceux plus récents, créés en observant le Onzième Gardien. Shun n'avait qu'admiration pour les talents culinaires de son compagnon d'armes, et ne manquait jamais de le couvrir d'éloges quant à ses préparations. Le semi-Russe se contentait bien souvent de balayer les compliments d'un mouvement de main, son regard limpide masqué par sa frange. Sans un mot, il observait l'expression de plénitude d'Andromède, songeant parfois à ces mots qu'il n'avait encore jamais osé prononcer.

Son appréciation de la cuisine était héritée de sa mère, l'envie de partager de son maître, mais sa raison de se faire chef en cuisine était en réalité bien simple, et reposait en grande partie sur le bonheur sincère de voir son ami lui sourire.