Lecteurs/Suivis/Favoris : Merci d'être de plus en plus nombreux ! :)
Les Reviews !
Merci à MissLul, MissAOT, Khaaron et CupcakesCult d'avoir pris le temps de commenter :) ! J'espère que ce chapitre vous plaira ! ^^ Bonne lecture ! ;)
Disclamer : Certains OC proviennent de mon imagination ! Le reste de l'univers revient à Monsieur Oda !
L'Île Yosei no Toketsu.
Sohalia sauta du train, oubliant complètement qu'elle n'avait pas vraiment la tenue idéale pour ce genre d'acrobatie. Elle grimaça en se réceptionnant et fusilla du regard ses chaussures à talons. Elle soupira et aida une vieille femme à descendre, l'accompagnant jusqu'à la sortie de la gare, sa valise à la main. La jeune femme sursauta en apercevant le comité d'accueil, composé de gardes armés jusqu'aux dents. Méfiante, elle ne bougea pas d'un millimètre, préférant observer leur moindre mouvement. Elle tressaillit en entendant la personne âgée s'exclamer de surprise. La Shizen fut de plus en plus perplexe quand elle la vit s'agenouiller sur le sol enneigé. Reprenant ses esprits, elle l'aida à se relever, tournant alors le dos aux soldats royaux.
« Sohalia Shizen ? » l'interpella alors une voix d'homme.
La concernée se retourna vivement vers son nouvel interlocuteur et le détailla de haut en bas. L'homme possédait de courts cheveux si blonds que sous la lumière de la Lune, Sohalia avait l'impression qu'ils étaient blancs. Ses yeux verts brillaient d'une lueur malicieuse. Un léger sourire épousait les formes de ses lèvres. Un long manteau noir décoré de fleurs dorées le protégeait du froid. Il s'avança d'un pas agile et s'inclina respectueusement devant elle. Si elle avait encore des soupçons sur son identité, ils venaient d'être balayés d'un seul coup. Rapidement, elle se pencha à son tour et se releva presque immédiatement lorsqu'elle entendit le rire du prince de l'île.
« Si on laissait tomber l'étiquette ? demanda-t-il un éclat d'amusement scintillant de ses yeux.
- Ça ne me pose aucun problème, mais savoir qui tu es serait un bon début, tu ne crois pas ? répliqua-t-elle avec un immense sourire.
- Akihide Shizen, répondit-il en s'approchant de la vieille femme, aussitôt imité par sa garde rapprochée.
- Ton nom te va à merveille, s'amusa-t-elle tandis qu'il embrassait galamment la main de la vieille femme, qui semblait perdue et ne cessait de regarder successivement la jeune femme et le jeune homme.
- Veuillez nous pardonner, madame, mais nous sommes attendus. Est-ce que vous accepteriez l'aide de l'un de mes hommes ?
- Je ne veux pas vous déranger, mon prince », dit-elle, un sourire aimable égayant son visage ridé.
Le jeune homme balaya d'un geste de la main la remarque de la vieille femme et fit signe à l'un de ses gardes de l'accompagner. Il se retourna vers la jeune femme et fléchit sa tête vers la ville, qui semblait être en pleine ébullition. Sohalia percevait déjà les effluves de nourritures et d'alcool, les rires, les chants. Elle sourit et suivit Akihide, curieuse d'en apprendre plus sur cet homme qui avait connu la même expérience qu'elle.
« Je dois avouer que j'ai été soulagé quand Leïko m'a appris que tu étais en vie et sur l'île.
- Parce que tu n'étais pas le seul survivant d'un massacre ?
- Entre autre, avoua-t-il en souriant tristement.
- Grand-mère ne m'a rien dit sur toi, dit-elle, ne pouvant plus contrôler sa curiosité.
- Elle devait savoir qu'on se rencontrerait durant la soirée, répondit-il baissant la tête pour saluer les habitants de l'île qui le saluait à l'aide de grands cris enthousiastes.
- Mais tu es venu à moi, remarqua-t-elle.
- J'étais trop impatient de te rencontrer. Leïko m'a parlé de toi pendant une heure. Je voulais voir de mes propres yeux si tu étais si exceptionnelle qu'elle le disait.
- Alors ? Verdict ? Tu es déçu ? rit-elle en faisant un signe de la main à Dom, qui avait failli s'étouffer en la voyant entourée de soldats.
- Pas le moins du monde », affirma-t-il en lui offrant un sourire éblouissant tout en jetant un coup d'œil à la robe-pull de la Shizen qui dévoilait ses jambes.
Le rire de la jeune femme résonna à nouveau dans les airs, bien vite rejoint par celui du prince. Akihide ouvrit galamment la porte à Sohalia et la laissa passer, profitant de ce court instant pour mieux détailler les jambes nues de la jeune femme.
M&S
Marco remercia d'un signe de tête la serveuse, qui venait de leur ramener le ravitaillement d'alcool, ne remarquant pas le long regard enflammé qu'elle avait posé sur son torse. Il distribua les bouteilles à ses frères et sourcilla en voyant le rictus amusé d'Izo. Il haussa les épaules, décidant de passer à autre chose et avala une gorgée de saké. Son regard glissa sur le café bondé, qui venait tout juste d'être réparé. Le commandant de la première division observa un moment par la fenêtre, perplexe. Une estrade avait été montée, mais aucun spectacle ne semblait avoir été annoncé, puisque les passants détaillaient la scène en murmurant. Le phénix détourna ses yeux et se concentra sur sa bouteille de saké. Un sourire vint se glisser sur ses lèvres lorsque le rire de Sohalia retentit. Haruta rit discrètement de la réaction de son frère et se redressa pour appeler la jeune femme. Pourtant, son hilarité mourut quand il vit un homme entraîner la Shizen vers une table éloignée.
Marco grogna, peu ravi que cet inconnu accapare l'attention de Sohalia. La serveuse revint vers eux, armée de nouvelles bouteilles et fut accueillie par de grands cris de joie. Elle retourna au bar, qui était plein à craquer et le phénix la suivit. La jeune femme fut ravie de le voir, pourtant, sa joie fut de courte durée.
« Qui est cet homme ? » demanda-t-il sans préambule, en désignant d'un geste de la tête l'homme qui faisait rire la Shizen.
La serveuse, déçue, toisa le blond et regarda dans la direction indiquée.
« C'est le Prince Akihide Shizen », répondit-elle en détaillant le jeune homme avec avidité.
En entendant le nom de famille, Marco ne put empêcher un soupir de soulagement de s'échapper de ses lèvres. Il retourna auprès de ses frères, et se laissa entraîner dans l'ambiance festive de la soirée, souriant et riant, tout en gardant un œil sur la jolie blonde, qui avait retiré son long manteau. Le phénix déglutit trop rapidement et s'étouffa à moitié avec sa bière. Il essuya distraitement d'un revers de la main le liquide, qui s'était enfui d'entre ses lèvres, préférant boire les formes que dévoilait la robe pull noire de la Shizen. Le tissu lui faisait comme une seconde peau, caressant ses courbes de manière subtile. Aucune étoffe ne recouvrait ses jambes, laissant apparaître sa peau laiteuse qui semblait si douce. Il déglutit de nouveau et s'arracha avec beaucoup de mal à cette vision magnifique pour apercevoir Ace, la tête dans son assiette, pris d'un accès de narcolepsie. Il soupira et attrapa une nouvelle bouteille afin d'oublier ce qu'il venait de voir.
M&S
Sohalia s'installa tranquillement et laissa Akihide commander des boissons. La jeune femme profita de ce silence pour détailler le lieu. Sa curiosité se concentra sur la petite scène qui avait été installée à l'extérieur. Elle avait questionné le prince à ce sujet tandis qu'il rejoignait leur table, mais il n'avait rien voulu lui dire. Elle aperçut les commandants de Barbe Blanche, tous réunis autour d'une table, buvant et mangeant à s'en faire exploser le ventre. Elle s'esclaffa en voyant Ace se redresser en sursaut, du curry partout sur la figure. Elle salua d'un geste de la main les membres de sa division, qui semblaient surpris de la voir en charmante compagnie. Akihide déposa une chope de bière devant la jeune femme et gagna immédiatement son attention. Elle le remercia d'un sourire et avala une gorgée.
« Désolé de te demander ça si brusquement, mais as-tu des souvenirs avant l'attaque ? s'enquit-il en rendant son sourire à une serveuse.
- Non, je ne me souviens plus des cinq premières années de ma vie, et toi ?
- Plus rien, non plus », soupira-t-il avec une légère grimace.
Un silence s'abattit sur eux, les expulsant de l'ambiance festive de la soirée. Sohalia soupira à son tour et sourit lorsque son regard se posa sur Aki, qui venait d'être entraîné de force sur la piste de danse improvisée par une jolie rousse. Elle se pencha légèrement sur la table et fit un signe de tête à Akihide pour attirer son attention sur le subordonné de la jeune femme. Aki était doué pour beaucoup de choses, mais la drague et la danse n'étaient pas ses talents de prédilection.
Soudain, le prince se leva et attrapa la main de la Shizen et l'emmena au centre du cercle que formaient les spectateurs, qui regardaient les danseurs. Un sourire aux lèvres, Sohalia se détourna d'Akihide et prit la main d'un enfant avant de le faire tourner avec elle. Apercevant Haruta qui riait parmi le public, elle lui agrippa le bras et l'emmena avec elle au centre de la piste. Tournoyante sur elle-même, elle s'agita au rythme de la musique avec de parfaits inconnus. Le tempo de la mélodie augmentant, elle changea rapidement de partenaire, gardant la même cadence que la fanfare. Elle passa entre les bras de plusieurs de ses frères, éclatant de rire lorsque Dom la fit tourner dans les airs. Enivrée par cette joie, elle tourbillonnait encore et encore, dansant avec des femmes, des hommes, des enfants. Elle profitait de ce moment de paix et de bonheur simple. Le rythme de la musique accéléra de nouveau. Son souffle se faisait saccadé. Ses cheveux voletaient dans tous les sens. Elle évolua aussi vite que la mélodie, se laissant emportée par la fête.
Elle atterrit soudainement dans les bras de Marco et la musique s'arrêta. Les applaudissements retentirent de toute part. Sohalia observa les danseurs et leur public, puis embrassa du regard Marco. Elle plongea dans ses yeux si intenses à cet instant. Sa poitrine, collée à celle du phénix, se soulevait rapidement à cause de son souffle erratique. Un immense sourire fleurit sur ses lèvres alors qu'une nouvelle musique commençait. Le commandant de la première division lui rendit son sourire et l'entraîna un peu à l'écart de la foule. Il lui offrit une chope de saké et s'assit à une table, qui avait été désertée par ses anciens occupants.
« Ce que ça fait bien », souffla-t-elle en balayant les danseurs de ses yeux marron.
Marco se contenta de lui sourire et la laissa se perdre dans ses pensées, lui permettant ainsi de la détailler du regard discrètement. Ses joues rouges, preuve de l'effort physique qu'elle venait de faire, lui donnaient envie de les embrasser, espérant secrètement qu'elle rougirait encore plus. Ses cheveux, parfaitement coiffés jusqu'à la danse, s'étaient échappés de sa haute queue de cheval. Grâce à cette coiffure, il avait une vue parfaite sur sa nuque qu'il ne rêvait que de couvrir de baisers. Un soupir de bien-être s'échappa de ses lèvres et toute son attention se focalisa dessus. Ses pensées furent détournées par les yeux brillants de joie de la jeune femme. Dans la seconde qui suivie, il oublia toute raison et sa décision fut prise.
Perdus dans le regard de l'autre, le rire d'Ace les fit sursauter. Sohalia haussa un sourcil, cherchant la cause de l'hilarité du jeune commandant de la seconde division, puis s'esclaffa à son tour. Elle ne pouvait plus s'arrêter de rire et se coucha sur la table en se tenant le ventre. Marco souriait, amusé, et l'aida à se mettre debout pour qu'ils rejoignent le public, qui commençait à affluer devant l'estrade. La main dans celle du phénix, elle se laissa guider, bien trop agitée par son hilarité pour avancer sans se cogner quelque part.
Le décor ressemblait trait pour trait à l'établissement qu'ils avaient détruit pendant la course-poursuite. Luffy, Zoro et Sanji se tenaient debout sur la scène, vêtus de costumes de serveur chic et luxueux. Sohalia aperçut trois femmes assises sur des tabourets qui parlaient vivement entre elles, jetant de temps à autre des coups d'œil aux trois pirates.
La chanson démarra. Les rires fusèrent de toute part. Il n'y avait aucune chance pour que les pirates oublient ce moment. Les deux membres des Mugiwaras et leur capitaine commencèrent à se déhancher dans des mouvements qui n'avaient rien de viril. Sohalia s'accrocha au bras de Marco et plongea son visage dans la chemise mauve du phénix, tentant par ce geste de masquer son fou rire. Instinctivement, le commandant de la première division entoura la taille de la jeune femme de son bras pour la rapprocher de lui. La Shizen pouvait entendre Ace et Sabo s'esclaffer bruyamment, tandis que leur petit-frère exécutait parfaitement la chorégraphie. Elle n'aurait jamais imaginé que sa grand-mère punirait ainsi les jeunes pirates pour les dégâts qu'ils avaient causés.
Luffy, Zoro et Sanji l'achevèrent quand ils se mirent à chanter. Marco, qui se retenait depuis le début par solidarité, s'esclaffa à son tour. Les yeux embués de larmes, Sohalia essayait de discerner les pas des danseurs amateurs. Elle souffla un bon coup, se calma et gloussa de nouveau en les voyant faire des petits sauts. En sortant la tête du torse du phénix, elle remarqua la rigidité des mouvements de Zoro : il était celui qui était le moins à l'aise. Sanji faisait sa punition, un léger sourire aux lèvres et jetant des coups d'œil aux trois jeunes femmes assises derrière eux. Sohalia supposa qu'elles avaient eu des arguments irréprochables pour les faire danser ainsi. Luffy, lui, semblait s'amuser comme un petit fou, peu conscient des moqueries des spectateurs. Il profitait simplement de l'instant présent et la Shizen l'admira pour ça.
Les trois femmes au fond de la scène se levèrent et se mirent à chanter avec les pirates, imitant les pas de la chorégraphie à la perfection. Les sifflements des pirates ne tardèrent pas à saluer leur arrivée. Sohalia sourit et sursauta en percevant un rire féminin tout prêt d'elle. Elle détourna son attention de la scène et sourit à sa grand-mère et à Akihide.
« J'ai vraiment eu une bonne idée ! se félicita la reine en riant. Ca rend encore mieux que ce que je pensais, s'amusa-t-elle en louchant sur le fessier du cuistot des Mugiwaras.
- Grand-mère, soupira le prince en passant une main lasse sur son visage.
- Quoi ?! Je ne suis peut-être plus aussi jeune, mais j'ai encore le droit d'apprécier les belles choses ! » répliqua-t-elle en lui offrant un sourire qui se voulait innocent.
Sohalia dévisagea un moment Leïko, se demandant si elle était sérieuse, puis rit de l'expression lasse du Shizen adoptif. Elle les présenta tous les deux à Marco, et ne put s'empêcher de noter la poignée de main plus que forte que les deux hommes échangèrent. Elle lança un regard perplexe à la vieille femme, qui haussa les épaules et fila vers la scène pour saluer les trois pirates, qui avaient fini de se ridiculiser. Akihide la suivit après avoir salué la jeune femme.
M&S
Marco vida sa chope de saké, alors qu'Haruta entraînait Sohalia sur la piste de danse improvisée. La jeune femme tentait de jongler habilement entre sa grand-mère et le nouveau Shizen, et ses frères. Elle voulait passer un maximum de temps avec tout le monde. Le phénix profitait lui aussi de la soirée, riant avec ses frères, buvant et mangeant jusqu'à s'en faire exploser la panse, mais il avait toujours un œil sur la jeune femme. Il avait surpris plus d'une fois le regard amusé ou blasé d'Izo, tandis qu'il se retenait d'aller fracasser la tête au prince et à ses sujets aux yeux un peu trop baladeurs à son goût.
Du coin de l'œil, il aperçut Ace se levait, un sourire charmeur sur les lèvres et rejoindre une magnifique brune qui se déhanchait près des deux commandants de l'équipage qui étaient sur la piste. Il ricana dans sa chope quand le mari de la jeune femme arriva et passa un bras possessif autour de sa taille avant de l'entraîner le plus loin possible du commandant de la seconde division.
Son rire se transforma rapidement en toux quand Haruta et Sohalia attrapèrent Ace pour qu'il se joigne à elle. Izo, lui, ne cacha pas son hilarité face à ce retournement de situation. Marco grommela dans sa barbe et dévisagea le trio avec intensité, se retenant tant bien que mal d'aller les rejoindre.
« Tu as finalement pris ta décision ? » lança Izo en faisant glisser une bière sur la table.
Les autres commandants se turent et scrutèrent leur ami, impassibles. Le phénix hésita à répondre. Est-ce que ses frères allaient mal le prendre ? Il soupira et jeta un coup d'œil au trio lorsque le rire de Sohalia résonna jusqu'à lui. Un pincement de jalousie agita son cœur et il grogna, énervé de réagir comme un adolescent.
« Oui », souffla-t-il sans lâcher du regard la jeune femme qui tournait sur elle-même en riant.
Il ne fit pas attention au sourire attendri qui prit possession de ses lèvres, ni des sourires amusés ou joyeux de ses frères. Toute son attention était focalisée sur cette petite blonde, qui avait mis son monde sens dessus dessous. Il ne comprendrait sûrement jamais pourquoi le destin avait choisi de faire de cette jeune femme le centre de son univers, mais il était las de lutter contre ses sentiments, ses envies. S'il l'évitait le jour, elle le hantait la nuit. Autant abandonner la lutte, céder et se laisser consummer entièrement par ce désir viscéral qui le possédait.
M&S
Sohalia rit en écoutant les lamentations d'Ace et lança un regard amusé à Haruta, qui souriait de la réaction de son frère. La Shizen attrapa la main du commandant de la seconde division et le fit tourner sur lui-même, déclenchant le rire du commandant de la douzième division. Ce dernier soupira et s'excusa avant de retourner à leur table, fatigué. Portgas attrapa commandante de la quatrième division par les épaules et l'entraîna vers le bar. Ravie de se voir offrir un verre par le jeune homme, elle lui offrit un sourire éclatant en guise de remerciement et vida le récipient d'un seul coup, étonnant le commandant de la seconde division.
« Alors, tu me parles poliment, tu me souris, tu danses avec moi et tu m'offres un verre, énuméra la jeune femme en plongeant son regard dans celui d'Hiken. Soit, tu veux me mettre dans ton lit, soit, tu as pris un sacré coup sur la caboche ! » s'écria-t-elle fière de ses suppositions.
Surpris, Ace s'étouffa avec une gorgée de saké, et Sohalia dut lui frapper le dos pour qu'il puisse respirer de nouveau normalement.
« Si je te mets dans mon lit, je me fais refaire le portrait, commença-t-il après avoir repris contenance. Je peux être sympa, si je le veux, grommela-t-il en affichant une moue boudeuse.
- Ça va, ça va ! rit-elle en lui pinçant la joue pour le dérider. Comment ça « refaire le portrait » ?! s'exclama-t-elle ébahie.
- Tu es lente à la détente, blondie, railla Ace en lui tapotant la tête.
- Je t'emmerde, marmonna-t-elle.
- Pourquoi tu ne m'as pas écouté tout à l'heure ? » demanda-t-il en espérant qu'elle ne ferait pas attention au changement de conversation.
Elle soupira et commanda une nouvelle tournée.
« Je ne pensais pas qu'il m'attaquerait comme ça, répondit-elle en grimaçant. Je m'attendais à ce qu'il y ait un groupe de marine, à des géants, mais pas à ça », souffla-t-elle.
Ace ne dit rien, malgré son envie de savoir ce qu'il s'était passé, ce qu'elle avait enduré. À son regard fuyant et à son rictus, il voyait bien qu'elle n'était pas prête de raconter ce moment particulier avec le Mentaru. Et même si elle l'avait été, il n'aurait pas été le premier à qui elle se serait confiée.
« Tu ne trouves pas que c'était trop simple ? interrogea-t-il, les yeux perdus sur les danseurs.
- C'est bien ce qui m'inquiète… soupira-t-elle. Il y a une chance pour que la Haki de Leïko l'ait repoussé hors de l'île et que cette attaque l'ait affaibli, mais cette chance est mince.
- Alors quoi ?! Il s'ennuyait et vouloir voir notre réaction face aux cadavres d'innocents ?! s'enflamma-t-il.
- Je ne pense pas, murmura-t-elle en posant une main sur son bras pour le tranquilliser. Je crois plutôt qu'il est occupé à autre chose. Quelque chose de si important que ça lui prend tout son temps et son énergie.
- Cette chose est si cruciale qu'il pourrait se permettre de perdre l'une des clés de son système ?
- Il y a de forte chance. Jef ne prendrait pas de si gros risque s'il n'avait pas un avantage certain, affirma-t-elle.
- Tu le connais bien… lâcha Ace en soulevant un sourcil, perplexe devant l'intimité de ces deux ennemis.
- Il n'a pas toujours été comme ça, enfin, je crois, avoua-t-elle.
- Tu as eu une relation avec lui, devina Portgas, en cachant son effarement à la perfection.
- Oui, souffla-t-elle en vidant son verre. Bon, si ça ne te dérange pas, je ne suis pas encore assez ivre pour parler de ça, donc je vais retourner à la table. Merci pour le verre, dit-elle en déposant un léger baiser sur sa joue en guise de remerciement.
- Attends ! s'écria-t-il en lui attrapant la main. Pourras-tu le tuer ? demanda-t-il durement. Au moment fatidique, pourras-tu lui porter le coup de grâce sans aucune hésitation ? répéta-t-il en augmentant la pression sur sa main.
- Ace, débuta-t-elle sérieusement, il m'a trahie, m'a dupé, il a tué mon frère, il menace mes deux familles… énuméra-t-elle sans ciller un seul instant. Je le tuerai de mes propres mains, pas parce que c'est la mission qu'on m'a assignée, mais parce qu'il s'en est pris à ceux que j'aime. Il paiera pour ce qu'il a fait », affirma-t-elle sans détacher son regard de celui du jeune homme.
Elle ne disait pas cela que pour le rassurer. Elle s'en faisait la promesse, à elle. Elle n'accepterait pas qu'il meure de la main d'un autre, ça devait être elle et personne d'autre. Le regard du commandant de la seconde division changea, puis redevint impassible. Il serra la main de la jeune femme pour lui faire comprendre qu'il comptait sur elle et s'en alla draguer une nouvelle brune. Sohalia resta un moment sans bouger. Relâchant le souffle qu'elle avait contenu, elle retourna à la table et découvrit avec étonnement une bonne partie de ses frères couchés sur la table, ivres. Izo sourit et leva son verre à l'attention de la Shizen avant de la vider.
« J'ai gagné ! » chantonna-t-il en agitant sa chope dans tous les sens et arrosant les malheureux passants.
Sohalia soupira. Il était hors de question qu'elle les ramène au navire, ils allaient se débrouiller. Remarquant l'absence du phénix, elle fronça des sourcils et essaya de garder l'attention du commandant de la seizième division assez longtemps pour savoir où était parti Marco. Dès qu'elle eut sa réponse, elle fila payer ses consommations, salua sa grand-mère et Akihide de la main et se précipita vers la gare. Elle le chercha dans les wagons, mais elle dut admettre que le phénix avait dû prendre celui d'avant. Dès qu'elle arriva au port, elle sauta sur le sol neigeux et se rattrapa in extremis, avant la chute. Pestant contre les talons et la neige, elle se dirigea vers le Moby Dick en remerciant mentalement ses réflexes.
À peine fut-elle sur le pont, qu'elle le vit. Il était là, les avant-bras appuyés sur le bastingage, ses cheveux ébouriffés par le vent froid. Étonnée de le voir ainsi perdu dans ses pensées, elle ne bougea pas. Un coup de vent la fit frissonner et elle se maudit en se rendant compte qu'elle avait oublié son manteau. Elle soupira et s'approcha de lui. Elle n'avait fait qu'un pas lorsqu'il se retourna vivement pour voir qui venait le déranger. Un sourire se glissa sur ses lèvres en l'apercevant. Il lui tendit la main et elle n'hésita pas un seul instant à la prendre. Remarquant qu'elle ne portait pas de manteau, il l'emmena vers sa nouvelle cabine, il ouvrit la porte et attendit qu'elle rentre. Elle se mordit la lèvre et refoula les images du corps de Satch que Jef lui avait transmis de force. Elle n'aurait pas la force de dormir dans cette chambre ce soir.
« Ça te dérange si je reste avec toi ? demanda-t-elle avec un sourire contrit.
Marco sursauta et lui lança un regard interrogateur.
« Je n'arriverai pas à dormir s'il n'y a personne avec moi… » soupira-t-elle en se tortillant les doigts, gênée.
Le phénix haussa les épaules, ferma la porte avant de l'entraîner vers sa propre cabine. Elle sourit et s'assit sur le lit, avant de se débarrasser de ses chaussures qu'elle nomma affectueusement « assassins pédestres ». Marco lui tendit sans un mot un vieux t-shirt et se déshabilla sans plus attendre. Sohalia cligna des yeux, étonnée qu'il n'attende pas qu'elle sorte pour se changer. Ses pensées virèrent totalement de bord lorsque ses yeux se perdirent sur le torse du commandant de la première division. Elle secoua la tête et fila vers la salle de bain. Elle en ressortit rapidement et se glissa aux côtés du phénix, qui l'attendait patiemment sous la couette.
« On t'a coupé la langue en chemin ? » lança-t-elle en le dévisageant.
Pour toute réponse, il l'attira contre lui et plongea son nez dans ses cheveux, après avoir déposé un baiser sur son front. Il marmonna un « fatigué » et s'endormit presque immédiatement. Ébahie, Sohalia le détailla un long moment avant que le sommeil ne la rattrape. Dans un bâillement, elle se tortilla contre le phénix pour trouver une position confortable et s'endormit rapidement.
EDIT : 24/05/2020
