Lecteurs/Suivis/Favoris : Merci d'être de plus en plus nombreux ! :)


Les Reviews !

Merci à MissLul, Meikoow, Maeva2749, Tenshi D. Clara et CupcakesCult d'avoir pris le temps de commenter :) ! J'espère que ce chapitre vous plaira ! ^^ Bonne lecture ! ;)

Maeva2749 : Merci pour tes petits commentaires qui m'ont fait sourire ;) Ca me fait plaisir de connaître ton avis :) Bonne lecture et à bientôt :)


Disclamer : Certains OC proviennent de mon imagination ! Le reste de l'univers revient à Monsieur Oda !


Le Soleil était à peine levé que Sohalia était réveillée, lavée et habillée. Du haut de ses neuf ans, elle contemplait avec fierté son reflet dans le miroir. Aujourd'hui était un grand jour pour elle. Elle avait dû argumenter, faire ses preuves, s'énerver pour enfin avoir le droit de commencer ce qu'elle appelait « sa formation de pirate », ce qui faisait toujours rire les pirates qui l'entouraient. Marco avait été le dernier à résister, mais il avait été obligé de céder quand Barbe Blanche avait stoppé leur énième dispute. Elle s'était difficilement retenu de crier son bonheur devant le phénix, mais dès qu'il avait eu le dos tourné, elle s'en était donné à cœur joie. Elle fixa les yeux marron de son reflet et inspira une grande goulée d'air. Si ses frères voyaient un seul signe de faiblesse, ils pourraient très bien changer d'avis. Elle expira et sourit. Sans attendre une seconde supplémentaire, elle se précipita vers le pont avant du Moby Dick pour rencontrer Izo, qui devait lui apprendre à tirer.

Le commandant de la seizième division était déjà présent, et discutait tranquillement avec Marco. Elle remarqua Hogo en train de grimper aux filets pour rejoindre le nid de pie. Elle le salua bruyamment et sautilla joyeusement aux côtés de l'homme travesti. Elle ignora volontairement le phénix, qui semblait prêt à l'emmener le plus loin possible. Silencieusement, Izo tendit à la fillette un pistolet. Elle regarda un long moment l'engin, voulant mémoriser chaque détail. Délicatement, elle le prit et le retourna lentement. Le commandant de la seizième s'assit sur le sol et sortit l'une de ses armes, qu'il posa au sol face à lui. Sohalia prit place à côté de lui et écouta attentivement son professeur du jour. Lorsque l'homme travesti fut sûr qu'elle avait bien retenu ses explications, il lui fit vider et remplir son chargeur, démonter l'arme, nettoyer les pièces, et la remonter.

Satisfait de son travail, Izo se leva et l'entraîna vers des tables alignées. Les rayons du Soleil faisaient briller les bouteilles en verre. Comprenant sans mal l'exercice qu'elle devait faire, elle chargea à nouveau son pistolet et dirigea le canon vers l'un des nombreux cadavres des soirées alcoolisées de ses frères. Elle inspira profondément pour faire taire la peur et l'excitation qui la tiraillaient et qui faisaient légèrement trembler sa main. Elle écouta attentivement les conseils que lui prodiguait le commandant de la seizième division.

Sous la concentration, elle fronça des sourcils et mordilla sa lèvre inférieure. Par instinct, elle voulait fermer un œil pour mieux viser, mais Izo lui avait interdit. Elle grogna légèrement contre cette pulsion. Au moment de tirer, elle retint sa respiration, puis elle pressa la détente. Elle ferma les yeux en entendant la détonation, grimaça en sentant son bras reculer et elle rouvrit immédiatement les yeux. Une moue déçue prit place sur son visage en voyant les bouteilles vides intactes.

« Putain ! » beugla Marco en sautant sur un pied.

La fillette sursauta violemment en entendant le juron de son aîné. Elle le fixa sautiller et se tenir le pied, perplexe. Plus il bondissait, plus il s'approchait du bastingage. Sohalia voulut le prévenir, mais elle fut stoppée dans son élan en apercevant du sang se répandre sur le sol. Elle se figea dans une expression d'horreur, en comprenant que c'était la balle qu'elle avait tirée qui était dans le pied du phénix. Izo s'avança vers elle, ignorant totalement les cris de douleur de son frère, et lui expliqua que le projectile avait ricoché, car elle avait mal visé. Interdite, la fillette observa tour à tour l'homme travesti et le commandant de la première division.

Son professeur recommença son exposé et Sohalia se désintéressa totalement du phénix. Ce n'est qu'en entendant le bruit d'un homme percutant la surface de l'eau qu'elle se concentra de nouveau sur le second de Barbe Blanche. L'enfant et l'homme se consultèrent du regard, puis le dernier se précipita vers le bastingage et sauta dans l'eau. La fillette courut attraper une corde, qu'elle noua solidement au garde-fou avant de lancer l'autre extrémité à la mer. Izo et Marco réapparurent rapidement. La blonde se répandit en excuse et observa son frère partir vers l'infirmerie, mortifiée.

« Ne t'inquiète pas ! s'exclama le travesti. La première fois que j'ai tiré, j'ai mis le feu à une maison ! » confia-t-il, un immense sourire étirant ses lèvres.

Rassurée, elle se repositionna comme lui indiqua le commandant de la seizième division, elle visa et tira, persuadée de réussir. C'est avec stupeur et agacement qu'elle vit la balle de plomb ricocher sur un pied de la table et se diriger dangereusement vers Hogo qui redescendait du nid de pie.

« Bordel ! » hurla-t-il en se tenant l'épaule.

Sohalia s'agenouilla à ses côtés et s'excusa à nouveau, sous le regard amusé d'Izo.

« Lia-chan, c'est les bouteilles qu'il faut toucher, pas nous », siffla de douleur l'homme de la quatrième division.

La fillette acquiesça, penaude, et laissa Ikaku entraîner son frère à l'infirmerie. Izo lui tapota l'épaule et sourit, confiant, lui assurant que le troisième essai était toujours le bon. Elle lui offrit un sourire timide et se plaça de nouveau face aux bouteilles. Elle se concentra, visa et fit feu. Avec joie, elle aperçut la trajectoire parfaite de la balle, qui filait vers les bouteilles. Elle ne sut comment s'était arrivé, mais le projectile changea sa course et se logea dans le mollet du travesti.

« Merde ! » s'époumona le commandant de la seizième division.

Épouvantée par sa maladresse, la fillette lâcha le pistolet, qui s'écrasa au sol, et s'empressa d'aller voir son frère blessé. Les cris d'Izo rameutèrent rapidement les pirates qui étaient en train de déjeuner. Elle se mordit la lèvre inférieure et se précipita dans les bras de Satch, qui souriait, visiblement amusé par les déboires de ses amis. Il la serra contre lui.

« Bon, on va oublier les armes à feu… Ou tu serais bien capable de décimer notre équipage en l'espace de quelques heures », s'esclaffa-t-il.

S&S

Quelques jours après la catastrophe des pistolets, nommée ainsi par les pirates du Moby Dick, Sohalia se rendit sur le pont avant du navire, tiraillée par l'appréhension. En effet, Vista, commandant de la cinquième division, lui avait donné rendez-vous pour une leçon d'escrime. Elle avait d'abord pensé à refuser, l'épisode des armes à feu était encore bien trop présent dans son esprit, mais Satch avait su la convaincre et la rassurer un minimum.

« Tu finiras bien par t'améliorer dans un domaine ! » avait-il dit.

Pourtant, la fillette ne pouvait s'empêcher d'imaginer les pires scénarios possibles pour ce nouveau cours. Elle commençait sérieusement à douter de ses capacités de combattante. Peut-être n'était-ce pas fait pour elle... Elle soupira et traîna ses pieds en direction de Vista, qui l'attendait en compagnie d'Haruta. Elle se statufia en apercevant Barbe Blanche assit sur son immense siège. Il ne comptait tout de même pas observer son entraînement ?! Terrifiée à l'idée de l'humiliation qui la guettait, elle fit un pas en arrière et se cogna dans les jambes de quelqu'un. Elle se retourna vivement et soupira de soulagement en voyant Lady, qui lui souriait affectueusement.

« En avant jeune fille ! s'écria-t-elle, attirant ainsi l'attention des hommes sur elles. Va leur montrer que tu es une future grande pirate et une fille de Barbe Blanche ! »

Sur ces mots, l'infirmière en chef la poussa vers Vista, lui offrant un sourire éblouissant. Il était trop tard pour fuir maintenant. Elle déglutit et leva un regard incertain vers son professeur du jour.

« Tu es prête ? » demanda-t-il en la sondant d'un regard impassible.

Si elle répondait « non », est-ce qu'il la laisserait tranquille ? Elle soupira discrètement. Il y avait peu de chance. Elle ferma les yeux, tentant de calmer la panique qui commençait à s'installer en elle. Cela faisait quatre ans qu'elle vivait avec des pirates. Elle les avait vu combattre plus d'une fois. Elle avait observé leurs stratégies, leurs ruses, leurs forces, leurs faiblesses. Pourquoi ne pourrait-elle pas réussir ? Les pistolets n'étaient pas faits pour elle. Tant pis. Elle était déçue de ne pas pouvoir en utiliser, mais elle trouverait bien son domaine de prédilection.

« Oui », répondit-elle avec un aplomb.

Cette détermination étonna quelque peu Marco, qui, pour l'occasion, s'était placé à l'écart de la zone d'entraînement. Il était certes un phénix, il n'était pas pour autant masochiste. Il grimaça largement en voyant Vista tendre une épée plus grande que la fillette. Il ne cherchait pas à cacher son désaccord face à l'entraînement de celle qu'il considérait comme sa protégée. Il la trouvait trop jeune, trop fragile mentalement, trop frêle physiquement. Il avait peur qu'elle perde cette innocence qui la caractérisait. Son avis avait été jusque-là respecté par ses frères et son père, mais depuis que Lady et Sohalia avaient sauvé la vie d'une des infirmières, les opinions de la plupart des pirates avaient évolué. Face à une énième dispute, Barbe Blanche avait tranché en faveur de la jeune fille. Alors Marco observait en silence Sohalia écouter avec attention le commandant de la cinquième division, qui lui expliquait la manière de procéder et lui donner de précieux conseils. Il retint sa respiration lorsque Vista lui demanda de l'attaquer.

Marco ignora Satch, qui venait de s'installer à ses côtés, et fronça des sourcils. Il avait vu l'hésitation de la petite blonde, avant qu'elle ne s'élance. Il se mordit violemment la lèvre pour ne pas se précipiter vers Sohalia, qui était maintenant à terre. Vista pourrait tout de même être plus doux… Il soupira et se pinça l'arête du nez, tandis que la fillette se relevait sous l'ordre de son professeur. Il devait admettre que c'était déjà mieux que les pistolets : personne n'était blessé, excepté la blondinette. Finalement, c'était pire.

Sohalia grimaça et essaya de faire fi de la douleur, qui commençait doucement à s'insinuer dans sa jambe. Elle n'avait qu'un seul objectif : atteindre et blesser Vista. La première tentative était loin d'être une réussite. Courir droit devant n'était pas la meilleure des stratégies. Elle était plus lente, plus faible, moins endurante que le commandant. Elle sursauta en entendant Satch hurler son prénom et le détailla un moment, se demandant ce qui lui arrivait. Elle croisa brièvement le regard impassible du phénix et se concentra de nouveau sur sa cible. Si ça ne lui plaisait pas qu'elle s'entraîne, il n'était pas obligé de regarder. Elle gonfla ses joues, signe qu'elle boudait, et fronça des sourcils, ne comprenant décidément pas le comportement du commandant de la première division.

Surpris par ce changement d'humeur, Vista baissa sa garde et fit un pas en direction de la petite fille, pensant que son coup précédent l'avait vexé ou blessé plus qu'il ne le pensait. Ravie de cette ouverture, Sohalia fonça de nouveau vers son professeur du jour, en poussant un cri de guerre assez révélateur sur ses pensées antérieures.

« Crève, ananas ! »

La petite blonde avait oublié que le commandant de la cinquième division avait de très bons réflexes. D'un coup pied, il la renvoya à sa place initiale. Elle traversa donc la distance qu'elle avait parcourue sur les fesses, lavant ainsi le pont à l'aide de ses vêtements. Elle perçut parfaitement le « Yoi ! » énervé du phénix, suite à son exclamation. Elle ignora Marco, se releva rapidement et se précipita à nouveau vers Vista. Alors qu'il allait encore lui donner un coup de pied, la fillette fit un léger écart, qui fut suffisant pour lui permettre d'esquiver et abattit fortement la lame de son épée contre un cordage. Les pirates se firent silencieux, essayant de comprendre la manœuvre de la jeune fille. Sohalia se retourna vers Vista et lui fit un grand sourire.

Ce n'était pas le commandant de la cinquième division qu'elle visait, c'était le cap du mouton. Ce petit objet en bois servait à fixer et raidir les cordages des voiles du navire. Celui qu'elle avait pris pour cible se trouvait en hauteur. La force que l'objet aurait en tombant sur Vista serait bien suffisante pour le blesser. Elle vit avec satisfaction le cap du mouton chuter, mais son sourire se transforma bien vite en une mine horrifiée quand elle vit l'objet changer de trajectoire à cause du vent. Les pirates, qui se trouvaient sur le chemin du cap du mouton, se jetèrent au sol, évitant ainsi un bleu magnifique.

Tous, sauf un. Marco, qui ne supportait plus de voir sa protégée se prendre des coups gratuitement, avait décidé de retourner dans sa cabine. Il ne fit pas attention aux mises en garde de ses frères et se prit le cap du mouton dans la tête. Sonné et emporté par la force de l'objet, il bascula par-dessus le bastingage et finit dans l'océan. Il en était sûr maintenant… Elle lui en voulait.

S&S

Il ne savait pas pourquoi il avait accepté, mais il ne pouvait plus faire marche arrière. Pourtant, il avait encore du mal à croire qu'il se trouvait sur le pont avant du Moby Dick, attendant Sohalia afin qu'il lui donne des cours de self-défense. Lui qui était totalement contre la formation de pirate de la fillette se retrouvait à faire partie de ses professeurs… Il soupira et jeta un regard autour de lui. Personne en vue. Ça n'avait rien d'étonnant quand on était dehors et qu'on faisait face à la météo. Il pleuvait des cordes, le vent ne semblait jamais se fatiguer de souffler et il pouvait entendre le grondement du tonnerre au loin. Le seul pirate qui se trouvait dans les parages était Satch. Il était dans le nid de pie, à surveiller l'horizon.

Un petit éternuement le sortit de ses pensées et son regard tomba sur Sohalia. Ses cheveux trempés dégoulinaient devant ses yeux, et elle tentait vainement de l'apercevoir à travers sa chevelure. Attendri, Marco écarta les mèches gênantes et l'attira contre lui, tout en l'entraînant vers sa cabine. Il ne pouvait pas faire un cours dans de telles conditions. Elle allait attraper froid. Pourtant, tu as fait endurer bien pire à certains de tes hommes, lui fit remarquer une petite voix, qu'il chassa rapidement. Il l'assit sur son lit, attrapa une serviette et un de ses pulls, avant de lui tendre. La fillette entreprit alors la dure tâche de sécher ses longs cheveux. Lassée, elle finit par les enrouler en un chignon, abandonnant l'idée de les remettre en ordre. Elle commença à enlever ses vêtements mouillés et les remplaça par le pull chaud du phénix.

Marco soupira et attendit que la fillette parle. Cela faisait plusieurs jours qu'elle ne lui avait pas adressé la parole. Le second de l'équipage savait pertinemment que ça ne servirait à rien de commencer une conversation avec elle, si elle n'était pas disposée à l'écouter. Elle est têtue… Il se préparait mentalement à de longues heures de silence et de tension lorsque Sohalia entama la discussion.

« Je ne t'ai jamais vu te battre avec ton épée… commença-t-elle, l'air de rien.

- Je ne l'utilise que rarement. À vrai dire, cela fait un moment que je ne l'ai pas dégainé, avoua-t-il en regardant l'objet de la conversation.

- Pourquoi ? demanda-t-elle, toujours aussi curieuse et avide de tout savoir.

- Eh bien, parce que j'utilise surtout mon fruit du démon, répondit-il lentement, trouvant que sa réponse tombait sous le sens.

- Alors pourquoi tu la gardes toujours sur toi ? questionna-t-elle en penchant la tête sur le côté, intriguée.

- Je ne sais pas… Je n'aime pas ne pas l'avoir sur moi. Je me suis habitué à toujours la porter. Et puis, on ne sait jamais. Peut-être qu'un jour, je vais tomber sur un adversaire assez puissant pour qu'il me force à utiliser mon fruit et mon épée », dit-il après un moment de réflexion.

Sohalia hocha la tête, lui signifiant qu'elle avait compris, et retourna à la contemplation des livres qui reposaient sur l'étagère. Marco attendit patiemment qu'elle pose la question qui désamorcerait leur dispute et qui calmerait la tension qui régnait entre eux depuis. Elle vint plus tôt que ce qu'il n'avait imaginé.

« Pourquoi tu ne veux pas que j'apprenne à me battre ? » interrogea-t-elle d'une voix faible.

Le phénix comprit rapidement qu'elle craignait qu'il ne la pense pas à la hauteur de l'équipage et de ce que ça engendrerait : son départ de l'équipage.

« Je pense que tu es encore trop jeune pour ça. Tu as le temps, Sohalia. Ici, nous sommes nombreux à pouvoir te protéger, tu n'as pas à le faire. À chaque fois que tu as dû affronter un ennemi ou une situation compliquée c'est parce que tu n'as pas respecté nos ordres, sermonna-t-il gentiment, sermon récompensé par une jolie grimace de la part de la fillette. Je peux comprendre que tu en as marre d'être exclue à chaque fois et que tu te sentes inutile, mais tu es encore une enfant. Et je ne suis pas le seul à te voir encore ainsi. Ils ne disent rien, parce qu'ils ont peur.

- Peur ? De moi ? répéta-t-elle, incrédule.

- Non, pour toi. Ils ont peur qu'un jour, ils n'arrivent pas à temps pour te protéger et qu'il t'arrive quelque chose. Ils s'en voudraient énormément. Moi aussi, je ne le supporterai pas.

- C'est stupide, et illogique », clama-t-elle en croisant les bras sur son torse.

Marco s'esclaffa et la serra dans ses bras.

« On devient vraiment con quand les gens qu'on aime entre dans les choix que nous devons faire, ce qui nous rend illogiques. C'est vrai que si on raisonne de manière censée, savoir se battre, c'est aussi, quelque part, savoir se protéger…

- Alors, pourquoi…

- C'est simple. C'est parce qu'on ressent encore ce sentiment de devoir te protéger. Tu es peut-être prête à voler de tes propres ailes, mais, nous, nous ne sommes pas prêts à te voir grandir. On te voit encore comme la petite fille apeurée que tu étais quand tu es arrivée, confessa-t-il en la gardant contre lui.

- En gros, vous voulez encore me chouchouter quelque temps, avant de me torturer comme les autres, affirma-t-elle.

- Oui, c'est ça, rit-il. Mais si tu ne veux pas, alors nous allons arrêter de te câliner, de te faire des mousses aux chocolats et autres friandises, de te laisser dormir dans une cabine rien qu'à toi…

- C'est bon ! Si tu me prends par les sentiments… » grommela-t-elle en se glissant sous les draps du phénix.

Marco sourit, mais n'ajouta rien. Il l'observa sombrer dans l'inconscience, rassuré d'avoir réussi à repousser cette échéance. Il soupira et s'approcha doucement d'elle. Il déposa un tendre baiser sur son front et se recula quelque peu.

« Désolé, je ne suis pas encore prêt à te voir grandir de la sorte. Satch a raison, je suis pire qu'un papa poule », grogna-t-il.

Il posa délicatement sa main sur sa joue et sourit. Sohalia ouvrit d'un coup les yeux et, d'un mouvement vif, arracha une touffe de cheveux et asséna un puissant coup de coude dans le nez de son agresseur. Marco jura violemment et tomba au sol.

« Bordel ! Je suis maudit ou quoi ?!

- Marco ! Je suis désolée ! J'ai cru que tu étais un ennemi ! Ça va ? Je suis vraiment désolée ! » s'écria la fillette.

Elle n'avait définitivement pas besoin de cours de self-défense !


EDIT : 25/05/2020