Lecteurs/Suivis/Favoris : Merci d'être de plus en plus nombreux ! :)


Les Reviews !

Merci à Tenshi D. Clara, maeva2749 et CupcakesCult d'avoir pris le temps de commenter :) ! J'espère que ce chapitre vous plaira ! ^^ Bonne lecture ! ;)

Maeva2749 : Merci de ton commentaire ! J'espère que la suite te plaira ! :)


Disclamer : Certains OC proviennent de mon imagination ! Le reste de l'univers revient à Monsieur Oda !


Sur le Moby Dick

Il était là, devant sa cabine, et il se sentait bien con… Il n'avait même pas réfléchi à ce qu'il pourrait bien lui dire. Si Satch avait été là, il aurait eu une crise de fou rire… Ace lui avait simplement dit d'attendre qu'elle retourne dans sa cabine… Il devait faire quoi ensuite ?! Se prosterner à ses pieds tout en priant pour qu'elle ne l'envoie pas dire bonjour aux habitants des fonds marins environnants ?! Il grogna et passa une main dans ses cheveux. De toute façon, il ne pouvait pas attendre des heures devant sa porte. Il toqua et se recula d'un pas, par mesure de sécurité. Marco retint sa respiration en l'entendant rire, puis il perçut ses bruits de pas et sa voix retentit.

« Un instant Maiya… Oui, oui, j'ai de la visite… Non ! Ce n'est pas mon amoureux ! Haruta et Izo devaient passer ce soir… Vraiment ?! Tu as rencontré quelqu'un ? Qui est-ce ?... Je vois… Tu me rappelles demain ! Sans faute !... Bonne nuit, ma belle. »

La porte s'ouvrit à la volée et le visage souriant de la Shizen apparut. En un rien de temps, le sourire disparut et ses yeux, pétillants de joie la seconde d'avant, devinrent durs et froids. Marco soupira intérieurement : c'est pas gagné.

« Ta cabine se trouve un peu plus loin », indiqua-t-elle en commençant à fermer la porte.

Le phénix réagit instinctivement. Il attrapa le battant en bois et coinça son pied afin qu'elle ne puisse pas lui claquer la porte au nez. Sohalia releva immédiatement la tête et planta ses yeux dans les siens.

« Est-ce que je peux entrer ? osa-t-il demander.

- Bien sûr… Si tu as bonne raison pour, je te laisse entrer, répliqua-t-elle lui montrant à quel point elle ne lui pardonnerait pas facilement.

- Je voudrais m'excuser, correctement », avoua-t-il sans jamais détacher son regard dans ses yeux marron.

Sohalia fronça des sourcils et le dévisagea, cherchant à connaître sa sincérité. Elle pinça ses lèvres, pesant le pour et le contre. Une pointe de culpabilité agita ses entrailles. Elle était faible face à ses frères. Elle ne pouvait jamais leur en vouloir bien longtemps, mais elle attendait tout de même des explications pour son comportement. Elle recula, en silence, pour le laisser passer. Marco ne put s'empêcher de lâcher un soupir de soulagement. Pendant un instant, il avait cru qu'elle lui dirait d'aller se faire voir. Il s'assit sur la chaise du bureau et laissa ses yeux se perdre dans la décoration. Elle était définitivement installée dans l'ancienne cabine de Satch.

« Tu as réussi à dormir la nuit dernière ? s'inquiéta-t-il en se souvenant de son angoisse à dormir dans la chambre de leur défunt frère.

- Aussi bien que sur un cactus ! railla-t-elle en croisant les bras sous sa poitrine.

- Je vois… » soupira-t-il en se grattant la nuque, mal à l'aise.

C'était une immense victoire, pour lui, d'être dans la cabine de la jeune femme et qu'elle lui réponde, même si elle le faisait de mauvaise grâce. Il ne savait pas par où commencer, ni ce qu'il pouvait lui dire pour lui faire comprendre à quel point ça l'avait blessé. Pourquoi diable ne pouvait-elle pas le voir comme un homme ?! Peut-être parce qu'il continuait à jouer au grand-frère jusqu'à récemment. Et encore… il avançait à la vitesse d'un escargot qui aurait été accroché à un boulet… Un nouveau soupir lui échappa, rempli de lassitude. Quand il fallait y aller… Il inspira profondément afin de se donner un peu de courage, espérant qu'il ne ferait rien qui empirerait les choses.

« Je suis désolé ! lança-t-il.

- Bordel ! J'ai cru que t'arriverais jamais à le dire ! » s'écria la Shizen en sursautant, surprise qu'il parle enfin.

Un pauvre sourire vint étirer les lèvres du commandant de la première division.

« Je sais que j'ai agi comme un con…

- Ça, j'avais remarqué… Ce que je voudrais savoir, c'est ce qu'il t'a pris, Marco le Phénix, commandant de la première division de l'équipage de Barbe Blanche, asséna-t-elle sévèrement tandis qu'il se mordait la lèvre inférieure, hésitant sur la façon de procéder. Mets-toi deux minutes à ma place ! Mon frère, que j'aime plus que tout, me rejette et m'insulte juste parce que je passe un bon moment ! Déjà, c'est blessant, mais en plus, c'est totalement hypocrite parce que vous faites la même chose dès que vous en avez l'occasion ! Ne me dis pas le contraire ! Je vous connais ! » ajouta-t-elle.

Marco ferma les yeux et serra les dents. Encore une fois, il était coincé dans son statut de frère. Elle ne comprenait pas ?! Ils étaient deux ! Pourquoi ne pouvait-elle pas le considérer autrement ?! Comment pouvait-il lui faire comprendre ?! Il avait l'impression qu'il n'y avait pas de solution, qu'il était bloqué.

« Mais dis quelque chose ! s'impatienta Sohalia.

- Je n'ai pas supporté de te voir avec ce type, lâcha-t-il dans un souffle, sans faire attention.

- Plus protecteur, tu meurs… » grogna-t-elle.

L'envie de se fracasser la tête contre le premier mur qu'il croiserait le tirailla. Elle ne comprenait décidément pas.

« Mais, tu es têtue ! s'exclama-t-il en plongeant ses yeux dans les siens. Je suis un homme, merde ! cria-t-il à bout de nerfs.

- Merci, j'avais remarqué, soupira-t-elle avec un sourire moqueur.

- Oh, putain ! Que quelqu'un lui explique !

- Si tu t'exprimais correctement aussi, grommela-t-elle.

- Je suis un homme, Sohalia ! Un homme ! Je n'ai pas du tout aimé de te voir avec ce prince. J'étais furieux ! Je… »

Il s'arrêta net, en se rendant compte qu'il était sur le point de lui avouer. S'il le faisait, il y avait de très fortes chances pour qu'elle parte en courant ou qu'elle rigole, pensant à une blague. Il inspira profondément pour retrouver son calme et posa ses mains sur les joues de la jeune femme, qui attendait patiemment qu'il termine sa phrase.

« Écoute, je suis désolé. Je n'aurais jamais dû dire ça. Je n'ai pas aimé te savoir avec cet homme. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose et que tu souffres. Je n'ai pas vraiment d'explications à ce que j'ai fait. J'étais déjà en colère de savoir que ce Jef t'avait fait souffrir. J'ai été con. Pardonne-moi », déclara-t-il, en évitant habilement le sujet tabou.

La Shizen garda un long moment le silence, fixant le phénix. Elle esquissa un faible sourire et fourra son visage dans le torse du commandant de la première division. Ce dernier soupira de soulagement, heureux qu'elle ne cherche pas plus loin. Il se recula et lui embrassa le front. Il se dirigea vers la porte, ravi que cette dispute soit du passé. Il se stoppa en entendant la voix de la jeune femme résonner derrière lui.

« Marco… Je le sais… Que tu es un homme… » lâcha-t-elle doucement, si bas que Marco douta un moment d'avoir bien entendu.

Il l'embrassa du regard, la dévisagea et lui sourit, avant de sortir. Une fois sur le pont, il resta un instant adossé à la porte de la cabine de la Shizen.

« Pas encore, mais bientôt, tu me verras comme un homme », souffla-t-il en se dirigeant vers sa chambre.

S&S

Après la visite du phénix, Sohalia passa un long moment plongée dans ses pensées, réfléchissant à ce que le commandant de la première division avait voulu dire. Une sonnerie d'alarme ne cessait de retentir dans son esprit. Son instinct lui disait de fermer les yeux sur cette discussion et de faire comme si de rien était, mais la question ne semblait pas vouloir disparaître de son cerveau. Qu'est-ce qu'il voulait dire par « je suis un homme » ?! Elle sursauta en entendant des coups résonner à sa porte et glissa sur le sol dans un bruit sourd. Grommelant contre sa maladresse, elle se releva, se massa les fesses tout en se dirigeant vers sa porte. Elle fit entrer Haruta et Izo, sans faire attention à ce qu'ils racontaient. Son oreiller lui atterrissant en plein visage la sortit de ses pensées.

« On peut savoir où ton esprit était parti, Lia-chan ? questionna le commandant de la seizième division, un sourire amusé étirant ses lèvres rougies par le maquillage.

- Hum… Je réfléchissais à ma conversation avec Marco… laissa-t-elle échapper en s'asseyant sur son lit, toujours aussi distraite.

- Enfin ! Vous commenciez à me faire déprimer tous les deux ! s'exclama le travesti.

- Mais bien sûr ! railla Haruta. Alors ? Tout va bien entre vous ? s'intéressa-t-il.

- Je crois… hésita la Shizen.

- Un problème ? s'inquiéta le commandant de la douzième division.

- Je ne pense pas…

- Alors pourquoi tu nous tires une tronche de dix mètres de long ?! répliqua Izo.

- J'aurais plutôt dit qu'elle a l'air perdue… précisa Haruta en commençant à jouer avec les longs cheveux blonds de la jeune femme.

- Je ne sais pas trop quoi penser, en fait…

- Crache le morceau… s'impatienta le travesti.

- Marco a souvent répété qu'il était un homme… Mais… Ça veut dire quoi, exactement ? avoua Sohalia.

- Qu'il veut que tu le voies comme un homme avec qui tu pourrais t'envoyer en l'air, et plus si affinité », déclara le commandant de la seizième division.

Haruta soupira, désespéré de voir que son ami avait la subtilité d'un tank. À l'annonce de l'homme, la commandante de la quatrième division se raidit et rougit lorsque son imagination se mit à travailler toute seule. Un coussin vola et atterrit sur le nez poudré du travesti.

« Quoi ?! s'exclama-t-il.

- Tact ? Subtilité ? Douceur ? Tu connais ? rétorqua le commandant de la douzième division.

- Ça va ! Au moins, là, elle a compris ! affirma-t-il en pointant du doigt le visage rouge vif de leur jeune sœur.

- Je dirais plutôt qu'elle est en train de battre le record d'apnée ! Respire, Lia-chan ! »

Sohalia obéit et sentit la tête lui tourner. Elle ouvrit la bouche à plusieurs reprises pour tenter de parler, mais aucun son n'en sortit.

« Elle est complètement sonnée, oui ! s'inquiéta Haruta, en s'emparant vivement d'un livre pour faire de l'air à la Shizen.

- Ce n'est pas de ma faute ! Ils m'énervaient à tourner en rond ! soupira le travesti en assénant une claque monumentale à sa sœur choquée.

- Mais arrête ! Tu veux nous la tuer ?! » s'écria l'épéiste.

Un rire robotique s'éleva dans les airs, figeant les deux conscients. Ils dévisagèrent la commandante de la quatrième division, ne sachant pas quoi faire pour la ramener dans le monde réel. Soudain, le silence revint. Toutes couleurs disparurent de son visage et elle tomba sur le sol dans un bruit fracassant.

« Sohalia ! hurlèrent les deux pirates en se précipitant à ses côtés.

- Reprends-toi ! s'exclama Haruta en secouant la jeune femme dans tous les sens.

- Laisse tomber ! On l'emmène voir Yori ! » annonça le commandant de la seizième division en balançant la Shizen sur son épaule.

S&S

Marco pénétra dans la salle à manger en refoulant un bâillement et sursauta en percevant deux soupirs synchronisés. Il ne pensait pas qu'il y avait encore du monde dans la pièce si tard. Il s'approcha de l'origine du son et découvrit avec étonnement Izo et Haruta.

« Qu'est-ce que vous faites là ? Vous n'étiez pas censés passer la soirée avec Sohalia ? demanda-t-il en attrapant une corbeille de pain, qui traînait encore sur la table.

- La soirée a été écourtée, répondit l'épéiste.

- Pourquoi ? s'intéressa-t-il vaguement en faisant l'inventaire des choses comestibles sur les autres tables.

- Sohalia est à l'infirmerie, dit Izo vidant son verre de saké.

- Que s'est-il passé ? s'inquiéta le phénix.

- Tentative d'assassinat », déclara Haruta en toisant le travesti.

La douleur fusa dans son pied, tandis que le commandant de la seizième division tentait de prendre une expression d'innocence.

« Quoi ? s'écria le commandant de la première division.

- Ne l'écoute pas. Haruta est de mauvaise humeur, affirma avec aplomb l'homme. D'après Yori, elle a de la fièvre. »

Marco fronça des sourcils et sortit rapidement de la salle à manger pour se diriger vers l'infirmerie, laissant Haruta et Izo régler leur différend par des regards noirs.

S&S

Ce n'était pas possible ! Izo devait se tromper ! C'était strictement impossible ! Il était son frère et elle, sa sœur ! Comment… Pourquoi… Quand… Sohalia poussa un gémissement rageur et plaqua ses mains sur ses oreilles, espérant que cela ferait taire toutes ces questions. Sa migraine ne cessait d'augmenter et elle voulait se reposer, mais son esprit ne pouvait occulter les révélations faites par le travesti. Elle se retourna et plongea son visage dans son oreiller pour étouffer le cri désespéré qu'elle ne pouvait plus contenir. Que quelqu'un m'assomme !

Des bruits de pas précipités se firent entendre sur le pont du navire. Pendant un instant, Sohalia s'inquiéta d'une quelconque attaque, puis elle se rendit compte que si ça avait été le cas, l'alarme aurait retenti dans tout le navire et qu'elle n'entendrait pas les pas d'une seule personne, mais ceux d'une centaine de pirates. Suivant son instinct, elle détendit chacun de ses muscles et calma sa respiration, prenant alors l'aspect d'une personne en train de dormir.

La porte s'ouvrit doucement et se referma sans un seul grincement. L'intrus ne bougea pas pendant un moment, et la jeune femme supposa qu'il laissait le temps à ses yeux de s'habituer à l'obscurité. Elle l'entendit ensuite s'avançait vers elle. Alors qu'elle était sur le point de se jeter sur son adversaire, elle perçut distinctement le bruit d'une arme à feu qu'on arme au fond de la pièce et la lumière éclairer la pièce.

« Ce n'est que toi, Marco, soupira l'infirmier en chef en éteignant la lumière du plafond pour allumer celle de son bureau. Que fais-tu ici ?

- Désolé. Haruta et Izo m'ont appris qu'elle était à l'infirmerie. Je suis venu voir comment elle allait », avoua-t-il.

Sohalia fit de son mieux pour rester détendue et ne pas s'enfuir en courant. Les révélations d'Izo continuaient de tourner dans son esprit. Il fallait absolument qu'elle y réfléchisse à tête reposée. Lorsque la main du phénix se posa sur son crâne, elle fit un effort surhumain pour continuer à respirer calmement.

« Ce n'est qu'un peu de fièvre, affirma Yori en se rapprochant d'eux. Il faut juste qu'elle se repose.

- Tu me préviens si sa fièvre augmente ?

- Pas de soucis, assura le médecin. Vous vous êtes réconciliés alors ?

- Oui, soupira le phénix.

- Pas comme tu l'espérais, n'est-ce pas ?

- Que veux-tu dire ?

- Réconciliation sur l'oreiller, dit-il tout simplement.

- Ferme-la, Yori ! Ferme-la !

- Tu luttes, hein ?

- J'y vais, bonne nuit et veille sur elle ! »

Dès que la porte se referma sur le commandant de la première division, Sohalia ne put retenir plus longtemps un soupir de soulagement.

« J'étais sûr que tu ne dormais pas, déclara le subordonné de la jeune femme. Haruta et Izo m'ont tout expliqué. Si tu veux en discuter, je serais une oreille attentive, mais pas avant demain : je suis épuisé. Tu devrais dormir, toi aussi.

- Merci, Yori. »

Sans plus attendre, le médecin éteignit la lumière et alla se coucher, laissant la jeune femme seule avec ses questions.

S&S

Dès que Yori l'avait déclarée apte à sortir de l'infirmerie, Sohalia avait sauté hors de son lit, remercié le médecin en chef et filé sur le pont, priant pour ne pas croiser le phénix. Elle avait été surprise de voir si peu de ses frères levés, puis se souvenant de la journée de dur labeur de la veille, elle comprit et se dirigea vers la salle à manger, supposant que Marco n'y serait pas. Dès qu'elle entra dans la salle, elle repéra Izo et Haruta, qui prenaient en silence leur petit-déjeuner. Elle aperçut aussi quelques membres de sa division attablés un peu plus loin. Elle entendit la porte s'ouvrir derrière elle, mais n'y prêta aucune attention, observant Aki venir vers elle, un bol dans la main.

« Commandante ! s'écria-t-il, un sourire ravi sur son visage.

- Tu es si content de me revoir aujourd'hui ? demanda-t-elle amusée, quand il fut en face d'elle.

- J'ai appris que vous étiez souffrante. Je pensais venir vous apporter un bol de mousse au chocolat », l'informa-t-il en désignant la douceur en question.

Vous ? Depuis quand la vouvoyait-il ? Surprise, elle posa ses yeux sur son dessert préféré, puis dévisagea le jeune homme. Un immense sourire étira ses lèvres, elle attrapa le bol et le posa sur la table la plus proche, avant de sauter sur son subordonné.

« Aki-chan ! Tu es adorable ! » s'exclama-t-elle en frottant sa joue contre celle du jeune homme.

Les rires du peu de pirates présents résonnèrent dans la salle, tandis que le pirate de la quatrième division tentait de se défaire de l'emprise de sa commandante.

« Tu as l'air d'aller beaucoup mieux », intervint Marco.

Sohalia se figea et s'écarta quelque peu d'Aki. Elle se retourna et lança un sourire rigide au phénix, qui attendait patiemment de passer pour aller prendre son petit-déjeuner. Elle détourna rapidement le regard lorsqu'elle croisa les yeux du commandant de la première division.

« Ah… Oui… Ce n'était qu'un peu de surmenage… Bon, je vais aller manger… Tu viens, Aki ? » baragouina-t-elle en attrapant le bol dans une main et le bras du jeune homme dans l'autre.

Marco haussa un sourcil, surpris de cette distance que la jeune femme avait mis entre eux. Il s'installa à côté d'Izo, se demandant s'il avait tout imaginé. Sohalia discuta avec chacun des membres de sa division présents, et avala son repas. Alors qu'Aki et Hogo discutaient stratégie, la Shizen surprit la conversation entre Ace et les membres de la seconde division.

« Tu vas voir tes frères, commandant ?

- Ouais, faut d'abord que j'aille chercher Sabo sur la réplique du Moby Dick, puis je vais sur le navire de Luffy. Il a encore inventé un pari stupide, je crois », soupira le commandant.

Le jeune commandant sortit de table, salua ses camarades et quitta la salle à manger. La Shizen fit de même et se précipita à la suite de Portgas, ignorant férocement l'appel du phénix. Elle n'eut aucun mal à le rattraper.

« Ace ! l'appela-t-elle. Tu vas voir Sabo, là ? demanda-t-elle dès qu'elle fut à sa hauteur.

- Ouais, tu veux venir ? interrogea-t-il en désignant le second Moby Dick du pouce.

- Oui ! J'aimerais connaître un peu mieux la nouvelle génération », dit-elle en pensant que ce n'était pas vraiment un mensonge.

Hiken haussa des épaules et se dirigea vers les cordages. Il commença la traversée sans attendre la jeune femme. Cette dernière jeta un coup d'œil à l'océan juste en dessous, puis imita Ace, priant pour que la corde ne cède pas.

S&S

Marco dévisagea la porte, dorénavant close, qui venait de laisser passer la Shizen. Il détourna finalement les yeux et interrogea du regard Izo et Haruta. Le commandant de la douzième division s'intéressa vivement à sa tasse de café, évitant soigneusement le phénix. Izo soupira, appréhendant la colère du commandant de la première division.

« Tu ferais mieux de la laisser tranquille pour le moment, déclara le travesti.

- Elle m'en veut encore ? questionna-t-il, perdu.

- Non, pas du tout, intervint Haruta, afin de rassurer son frère.

- Alors pourquoi ? insista le phénix.

- Hier soir, elle m'a demandé ce que tu voulais dire par « être un homme », commença Izo, hésitant sur la façon de continuer.

- Qu'as-tu répondu ? persista le blond, craignant la réponse.

- La vérité », dit-il tout simplement, en attendant la réaction de son frère.

Un long silence suivit la révélation du commandant de la seizième division. Marco se leva et salua ses frères. Il sortit de la salle à manger les épaules basses.

S&S

La nuit était tombée depuis un long moment déjà lorsque Sohalia décida qu'il n'y avait plus de danger pour elle. Elle salua Bonney et grimpa sur le cordage. Dans l'obscurité, l'exercice était bien plus compliqué. La jeune femme prit donc son temps, afin de ne pas faire un plongeant dans l'océan en pleine nuit, qui pourrait être fatal. Exténuée, elle atterrit souplement sur le pont du Moby Dick. Après avoir jeté un coup d'œil aux alentours, la Shizen se dirigea vers sa cabine, dans l'idée de prendre une douche et d'aller se coucher rapidement. Arrivant devant sa porte, elle posa sa main sur la poignée, lorsque soudainement, le battant s'ouvrit et qu'une main puissante s'empara de son bras et l'entraîna de force dans sa chambre. Sans comprendre qui était son agresseur, Sohalia se retrouva coincée contre le mur et l'intrus. Un souffle chaud balaya son visage, laissant supposer la proximité de son adversaire.

« Fini de fuir, Sohalia Shizen ! » déclara Marco en allumant la lumière de la cabine.


EDIT : 29/05/2020