Hallelujah, ils ont enfin réglé le problème du site !
Bonne lecture :)
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Chapitre 5 - Drago
Dimanche 16 octobre 2005 - Poudlard
A l'écart du château, posé contre le tronc de l'arbre à glycine qu'il affectionnait tant, Drago feuilletait le dernier numéro de Wizardry, l'hebdomadaire sorcier consacré aux nouvelles découvertes du milieu. Plusieurs titres apparaissaient sur la couverture :
« Antidote : une nouvelle plante aux propriétés multiples, la daragossa »
« Ce que la découverte d'un Qinin signifierait pour le monde sorcier »
« Prix Dragonneau : les lauréats »
« Reportage Prix Dragonneau : Luna Lovegood, l'avenir de la magizoologie »
Drago esquissa un sourire à la lecture de ce dernier titre. Il fit défiler les feuilles afin de se rendre à la double-page consacrée à l'ancienne Serdaigle. Cette dernière avait permis la découverte d'une nouvelle espèce magique, et pour cela, elle était l'une des lauréates du prix Dragonneau de cette année. Drago parcourut le texte des yeux et laissa échapper quelques rires à la lecture des déclarations de Luna. Il imaginait facilement le visage du journaliste, complètement désarçonné par ses réponses.
L'article était illustré par une photo mouvante de Luna, probablement capturée lors de la soirée de remise du prix. Drago ne l'avait pas vue depuis plusieurs années. Depuis le voyage de sa lune de miel, se souvenait-il. Les jeunes mariés, se trouvant dans le même pays que lui, en avaient profité pour lui rendre visite.
Le bras de son époux apparaissait d'ailleurs sur la photo, venant entourer délicatement la taille de la blonde. Seulement le bras, cela dit. La photographie avait été tronquée juste à son épaule. Drago éclata d'un rire franc, car le connaissant, il devait être tellement offensé d'avoir été si froidement coupé.
- Lundi 12 octobre 1998 -
Le lundi, Blaise ne commençait qu'à 10h. Drago, lui, avait cours toute la matinée. La veille, Zabini lui avait donc dit qu'il le rejoindrait directement devant la salle de Métamorphose.
9h55. Drago l'attendait, adossé contre le mur.
9h57. Tous les 7ème année de Serpentard et Serdaigle étaient entrés dans la classe.
9h58. Le cours allait bientôt commencer et il n'y avait toujours aucun signe du brun. Le connaissant, il dormait encore. Si Drago n'était pas là pour le réveiller et parfois même le traîner hors du lit, il pouvait dormir jusqu'au soir.
9h59. Drago entendit des pas approcher. Se redressant, il s'apprêtait à pester contre son meilleur ami lorsqu'il aperçut Luna.
« Tu as l'air déçu, tu attends quelqu'un ? demanda-t-elle.
— Non, enfin si, j'attends Blaise. Il est en retard, encore.
— Tu n'entres pas ?
— Si... Si, si. Bien sûr. »
Drago s'apprêtait à franchir la porte lorsqu'il fit coupé dans son élan.
« C'est quand même dommage. S'enfermer dans une salle obscure alors que dehors, le soleil brille. J'adore marcher dans les couloirs quand les rayons du soleil traversent les vitres. On voit danser les grains de poussière. » Luna laissa échapper un soupir rêveur.
Drago la regarda, perplexe. Elle ajouta :
« Tu veux marcher avec moi ? Je crois que je n'ai pas très envie d'écouter le Professeur Magnolis aujourd'hui. »
Sur ces mots et sans attendre de réponse, Luna commença à s'en aller. Le regard de Drago virevolta plusieurs fois entre le dos de la jeune fille et la porte de la classe. Et sans trop savoir pourquoi, il s'éloigna de la porte.
L'un à côté de l'autre, ils marchèrent silencieusement pendant plusieurs minutes. Elle avait raison, on voyait danser les grains de poussière.
« Comment vas-tu ? »
Luna s'était arrêtée et le regardait de ses grands yeux, la tête légèrement penchée sur le côté. Drago ne sut quoi répondre. Pas parce qu'il ignorait la réponse, celle-ci était évidente, mais parce qu'il ne s'attendait pas à une telle question venant d'elle. Son regard fut une réponse suffisante car Luna n'insista pas. Elle reprit sa marche et ajouta :
« Je suis contente de te voir à Poudlard. Je craignais qu'après tout ce qu'il s'est passé, tu choisisses de ne pas revenir. Et je souhaitais te parler. »
Drago fronça les sourcils, interrogateur.
« Je voulais simplement te dire que, tout ce qu'il s'est passé, tout ce que tu as fait ou failli faire... Tu n'avais pas le choix. Pour moi, ce n'est pas avoir le choix que de devoir sauver les siens. Là où tu pensais avoir pris une décision, il n'y en avait aucune : "l'allégeance ou la vie" n'est pas un choix. Mon père aussi s'est retrouvé au pied du mur et a dû faire une chose qu'il n'aurait jamais envisagée. Comme toi, lui aussi s'en veut énormément. Mais il a fait ça pour tenter de me sauver. Il n'en est pas pleinement responsable, le vrai responsable c'est la peur, et celui qui la cause. Je n'aurais pas agi différemment si j'avais été à ta place. Si la vie de mon père et la mienne avaient été en danger, je n'ai pas la prétention de croire que j'aurais mieux agi. Tu devras un jour te pardonner... Sache, en tout cas, que tu as déjà le mien.»
Luna se tourna vers lui, stoppant de nouveau leur avancée. Elle vint déposer sa main sur le bras de Drago qu'elle pressa délicatement, comme pour mieux y inscrire ses paroles. Puis, elle s'éloigna, le laissant là, seul au milieu du couloir, des grains de poussière dansant tout autour de lui.
— Merci, Luna » murmura-t-il, légèrement sonné.
- Jeudi 15 octobre 1998 -
Penché au-dessus du chaudron, Drago mélangeait la mixture en veillant à respecter le geste indiqué sur son manuel de potion. Il fallait venir la décoller de la paroi du chaudron à chaque coup de cuillère. La potion urticante qu'il était en train de préparer nécessitait une température de chauffe très élevée, et, étant assez épaisse, un mauvais mélange pouvait donner un résultat catastrophique. A ses côtés, Blaise préparait les autres ingrédients nécessaires à la potion.
« Eden, arrête de le fixer comme ça tu vas finir par lui trouer le dos » chuchota Granger.
Cette année, les Serpentard partageaient, avec les Rouge et Or, les cours de Potions et de Défenses contre les forces du mal. Les deux Gryffondor se trouvaient sur la table juste devant la leur. La voix de Granger ne devait pas être assez basse puisque cette remarque tira Drago de son chaudron.
Légèrement piqué par la curiosité, il suivit les deux prunelles noires de sa voisine. Elles étaient dirigées vers Léo Irving, un garçon de Gryffondor. Il ne connaissait Léo que de nom, celui-ci était poursuiveur de l'équipe de Quidditch depuis 3 ans.
« Q-quoi ? Pas du tout. Enfin je veux dire, je ne le fixe pas. Je l'observe tout au plus. Je n'y peux rien, dès qu'il est là, je ne contrôle plus mes yeux.
— Tu as essayé d'aller lui parler dans la salle commune, comme je t'ai dit ?
— Je ne lui ai jamais parlé et je ne lui parlerai jamais, que ce soit dans la salle commune ou ailleurs. Car pour cela il faudrait que j'aie un semblant de courage et visiblement, je n'en ai pas été dotée à la naissance.
— Mais bien sûr que si ! Il t'impressionne c'est tout, mais ce n'est qu'un garçon. Eden, tu as tout pour toi, j'aimerais tellement que tu t'en rendes compte… Arrête de l'idéaliser comme ça. Je ne sais pas, emprunte-lui un livre, demande-lui quand est le prochain match de Quidditch, pose-lui une question sur un cours… Je lui ai parlé quelques fois ces dernières années, il est plutôt sympa et en plus il connait bien ton frère alors il ne va pas te rembarrer dès la seconde où tu t'approcheras de lui… »
Entendre Granger donner des conseils en matière de relation amoureuse, alors qu'elle et Weasmoche avaient mis un siècle avant de sauter le pas, eut le mérite de le faire sourire intérieurement.
« Drago ? Drago ? Ça va cramer là. Tu ne mélanges plus. Donne-moi ça. »
Drago sentit la cuillère lui échapper des mains.
« Excuse-moi, j'étais ailleurs.
— Alors préviens-moi quand tu seras là, ce sera plus simple » siffla froidement Blaise.
« ... Luna t'a raconté d'ailleurs ? » gloussa la voisine de Granger, avant de se pencher à son oreille pour lui chuchoter quelque chose qu'il n'entendit pas.
Blaise leva brusquement les yeux, abandonnant lui aussi le chaudron. Ses sourcils se froncèrent, visiblement piqué à son tour par la curiosité. Il dût sentir le regard interrogatif de Drago se poser sur lui car il essaya de retrouver une expression neutre avant de se reconcentrer sur le mélange bouillonnant.
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Il était tard et la salle commune des Serpentard était déserte. Presque déserte. Drago et Blaise terminaient un devoir commun d'Arithmancie, assis sur les canapés en cuir sombre. De toute la soirée, les deux garçons ne s'étaient échangé que très peu de mots. Blaise, comme devenu habitué au silence de Drago, était lui-même resté muet. Les rares fois où Zabini s'adressait à lui c'était avec une certaine froideur. Blaise lui en voulait. Il lui en voulait de s'éteindre à petit feu et de ne rien faire pour essayer d'aller mieux. Mais ça, le brun ne l'admettrait jamais. Sauf si Drago l'y obligeait.
« C'était quoi tout à l'heure ? Ce regard quand Granger et... merde, je ne sais plus son nom… Quand elles ont parlé de Luna ? demanda Drago.
— Y a pas eu de regard, répondit Zabini en se renfrognant légèrement.
— Blaise, t'as jamais pu me mentir. A tout le monde, tout le temps, mais pas à moi.
— Je ne sais pas. J'ai entendu son nom, j'ai levé la tête.
— Tu y crois vraiment à ce que tu dis ?
— On bosse ensemble c'est tout, je suis tout seul en Soins aux créatures, je te l'ai déjà dit. Elle aussi. On n'a pas eu trop le choix quand il a fallu se mettre en binôme. On bosse ensemble.
— Tu l'as déjà dit.
— Qu'est-ce que tu veux que je te dise d'autre ? Il n'y a pas eu de « regard ». Tu m'emmerdes, Drago.
— Elle est venue me parler, Luna.
— Quoi ? Quand ? Pourquoi ?
— En début de semaine. On a marché un peu ensemble. Elle m'a parlé de ce qu'il s'est passé ces dernières années et, entre autre, elle m'a pardonné.
— Pardonné quoi ?
— Tout, tout ce que j'ai fait. Tout ce qu'il s'est passé. Et également le passage où elle a été séquestrée dans le manoir familial, j'imagine.
— … Elle est incroyable cette fille, souffla Blaise, stupéfait.
— Oui et tu as juste levé la tête en entendant son nom, rien d'autre.
— Sérieux arrête, siffla le brun, excédé. On s'en fout de ça. Tu vas me dire que t'en as rien à foutre de son geste ? Drago, tu ne dors plus, tu ne manges plus, tu ne parles plus, tu ne ris plus, tu ne vis plus, en fait. Tu te traines juste d'un endroit à un autre. Tu tires une tronche de cadavre. Tu ne fais que bosser. T'espères quoi ? Disparaître dans un bouquin et cesser d'exister ? T'as vu des choses atroces, t'as même failli en commettre certaines et tu t'en veux, tu t'en veux tellement que tu te punis tout seul. Luna a eu raison de te dire ça. Je suis sûre qu'elle le pense vraiment en plus. Elle a dû voir la loque que tu étais devenu. Peut-être que comme moi, elle a peur que tu te foutes en l'air. »
Et voilà. Drago avait rarement vu Blaise dans cet état. Il fallait que ça sorte. Depuis qu'ils se connaissaient, Zabini avait toujours été d'un calme olympien, en toute circonstance. Il ne laissait rien transparaitre, c'était quelqu'un de fier et pudique. Il montrait qu'il tenait à vous d'une autre manière. Pour la première fois, dans son regard, brillait une réelle inquiétude.
« Je ne me foutrai pas en l'air, répondit simplement Drago d'un ton se voulant rassurant.
— Je le sais bien, parce que ce serait lâche d'en finir. T'as envie d'être comme ça, t'as envie de souffrir. Je t'entends la nuit Drago.
— Je suis désolé.
— T'excuses pas, surtout t'excuses pas. C'est juste que, je… T'es comme mon frère.
— Je sais, fit Drago, un sourire entendu sur les lèvres.
— Je vais me coucher, je suis crevé. A demain. » souffla Blaise tout en s'éloignant.
Il y avait eu plusieurs étapes avant que Drago ne reprenne les reines de sa vie. Avant qu'il ne commence à aller mieux. Il y avait eu Luna, Blaise, le Professeur Slughorn. Puis, il y avait eu Hermione. Dans sa reconstruction, ils avaient été les pierres, elle avait été le ciment les maintenant ensemble. Et pour ça, il lui en serait toujours reconnaissant.
Elle avait nié avoir trouvé leur relation insignifiante. Il avait entendu ce mot de sa propre bouche mais pourtant elle avait nié. Drago ne comprenait pas pourquoi. Si elle cherchait à se débarrasser de lui, pourquoi ne pas admettre qu'elle n'avait jamais rien ressenti pour lui ? Cela aurait tout réglé. Il aurait mieux compris son silence d'il y a six ans. Mais elle avait nié.
Drago leva les yeux et regarda danser les grappes de fleurs violettes de la glycine. Ils avaient passé tellement de temps sous cet arbre. Ici, Hermione lui avait permis de ressentir autre chose que souffrance et douleur. Elle l'avait rendu complet à nouveau. Mais en sortant de sa vie, en l'abandonnant comme elle l'avait fait, elle avait emporté avec elle un morceau de son âme.
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Après plusieurs heures passées sous la glycine, Drago se décida à rejoindre le château. L'après-midi touchait à sa fin et les rayons du soleil se faisaient moins forts. Il longea la Forêt Interdite et se dirigea vers la Grande Porte.
Il y avait peu d'élèves dans les couloirs. Une grande partie d'entre eux s'était rendue à Pré-au-Lard pour l'après-midi. Drago passa près de la cour intérieure. Un petit groupe de Poufsouffles profitait des derniers rayons de soleil.
Un attroupement et des éclats de voix au fond de la cour attirèrent son attention. Il soupira. Il aurait pu les ignorer mais Drago se rappela que ses nouvelles fonctions d'adulte responsable l'obligeaient à intervenir.
Tout en se rapprochant, le professeur de Potions aperçut Paul Declair. Celui-ci plaquait un autre garçon contre le mur, baguette en main pointée contre son cou et regard empli de rage. Drago ne connaissait pas l'autre élève, probablement un 6e ou 7e année de Serdaigle qui ne suivait plus le cours de Potions. Celui-ci, peu impressionné par le Gryffondor, le toisait d'un air arrogant, un sourire narquois accroché au visage. En voyant l'expression du Serdaigle, Drago eut presque envie de laisser Declair lui régler son compte. Presque.
Il sortit néanmoins sa baguette et désarma le Gryffondor. Ce dernier, surpris, relâcha son emprise. Les deux baguettes en main, le directeur des Serpentard s'adressa au Serdaigle : « Vous, allez-vous-en. J'en parlerai au Professeur Flitwick. » Il se tourna ensuite vers Declair : « Vous, suivez-moi. »
Paul Declair ne faisant pas partie de sa propre maison, Drago devait donc l'emmener voir Hermione afin d'être sanctionné. Il le devait, mais il ne le fit pas. Le jeune garçon le suivait silencieusement à travers les couloirs, visiblement prêt à affronter remontrances et sermons. Drago entendait sa respiration, celle-ci était encore saccadée, la colère du jeune Gryffondor ne s'apaisait pas, probablement frustré de ne pas avoir pu pleinement l'extérioriser.
Lorsqu'ils arrivèrent devant son bureau, Drago ouvrit la porte et d'un mouvement de tête presque imperceptible, lui indiqua d'entrer.
« Vous ne m'emmenez pas voir la Professeure Granger ? fit Declair, étonné.
— Non. »
Drago pénétra lui aussi à l'intérieur et alla s'assoir derrière son bureau.
« Que comptiez-vous faire avec votre baguette ? » demanda-t-il tout en la ressortant de sa poche. Il la fit rouler entre ses doigts. Comme la sienne, elle était en bois d'aubépine.
« Rien, je voulais juste lui faire peur.
— Pour quelle raison ?
— Pour rien.
— Très bien. Tenez, en attendant que vous soyez prêt à m'en dire plus, rendez-vous utile. J'ai des graines d'alihosty à moudre. »
Drago lui indiqua où s'assoir et lui apporta le matériel nécessaire. « Je pense que vous devriez vous en sortir M. Declair. »
Le professeur de Potions remarqua l'élève se crisper à l'entente de son nom de famille. Le Gryffondor, toujours silencieux, saisit le mortier et commença à écraser les graines. Drago reprit place derrière son bureau. Il avait des parchemins à lire et à annoter.
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Après une quinzaine de rédactions corrigées, il décida qu'il était temps de vérifier sa théorie.
« Declair, c'est français non ? »
Le garçon se renfrogna et lança un regard noir au professeur. « Oui. » répondit-il.
— Vous êtes français ?
— Non, enfin à moitié, mon père l'était.
— L'était ?
— Il doit encore l'être j'imagine, j'en sais rien.
— Et votre mère ?
— Écossaise.
— Vous avez vécu en France ?
— Un peu. Mais je ne m'en souviens pas. On est revenu vivre en Ecosse quand j'avais 4 ans.
— Pourquoi ? »
Le Gryffondor soupira, probablement tiraillé entre l'envie d'échapper au plus vite à sa punition et l'envie de balancer à son professeur d'aller se faire foutre avec ses questions bien trop personnelles à son goût.
« Vous voulez la version longue ? Ma mère est partie en France après Poudlard pour suivre des études moldues. Elle a rencontré mon père là-bas. Elle ne lui a jamais dit qui elle était, elle lui a toujours caché ses pouvoirs. Mais quand je suis né, je n'ai pas pu faire de même. »
Drago le fixait, impassible. Il savait qu'il ne fallait jamais interrompre une personne qui se confiait.
« Il s'est vite rendu compte qu'un truc n'allait pas chez moi, que je pouvais faire des choses qu'un moldu ne pouvait s'expliquer. Elle lui a tout avoué, il est parti. J'avais 4 ans. Je ne l'ai jamais revu. »
Le Gryffondor se reconcentra sur son mortier et écrasa les graines avec un peu plus de vigueur.
« J'en suis désolé, fit Drago.
— Faut pas, vous n'y êtes pour rien. Ce n'est pas vous le lâche qui a abandonné sa femme et son fils.
— Certes. »
Declair ajouta dans un murmure : « Mais si ça peut vous rassurer je n'ai rien contre les moldus. Juste contre les cons. Pardonnez-moi l'expression.
— Et ce Serdaigle en est un ?
— Oui.
— Qu'est-ce qu'il vous a fait ?
— À moi, rien. »
Drago ricana : « Et comment se nomme la personne que vous avez voulu bêtement défendre de cette façon ? »
— Ça, je ne suis pas obligé de vous le dire. C'est quelqu'un auquel je tiens. Il méritait que je le plaque au mur. Mais je ne suis pas stupide, je n'aurais jamais utilisé ma baguette.
— C'était stupide de l'agresser en plein milieu de la cour intérieure.
— Je serai plus discret la prochaine fois, sourit le Gryffondor.
— Ce n'est pas ce que je voulais dire, répondit Drago, un sourire en coin. Mais en effet Paul, vous n'êtes pas stupide, alors voilà ce que nous allons faire. »
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Dès le début, je voulais une scène entre Luna et Drago. J'ai toujours trouvé le personnage de Luna très poétique et d'une grande maturité, j'ai donc essayé de respecter cette vision un maximum.
J'espère que le chapitre vous a plu, à vos pronostics concernant les projets de Drago..!
Je vous dis à mercredi :)
