II. 7% d'imprévu

Karin

— Bon appétit.

La voix de velours de Sasuke la fit sursauter. Il lui piqua un de ses chers quartiers d'orange et piqua délicieusement ses lèvres.

— Voleur, grinça Karin avec humeur. Tu n'as pas des bombes chimiques à fabriquer ?

Sasuke sourit sans complexe, il adorait ses piques assassines et disait qu'il ne pourrait jamais s'en lasser.

— Naruto n'a pas eu du mal pour les meubles ?

— Zéro, il a un réseau plus efficace qu'un mac.

— Ta nouvelle amie n'est pas morte en t'entendant parler comme une poissonnière ?

— Attention, un peu de respect pour les poissonnières.

C'était une matinée précieuse, Sasuke avait beaucoup de mal à quitter le travail habituellement et il tenait en plus à maintenir son clan effectif.

Ils petit-déjeunèrent ensemble discutant des innovations en cours dans l'entreprise de l'Uchiha. Ils parlaient de leurs plans d'avenir quand Sasuke lui apprit qu'il avait obtenu des places pour le road trip L'Explorateur.

— C'est mi-novembre non ?

— Oui, on posera une semaine. En s'y prenant assez tôt...

— Là n'est pas la question, coupa brusquement Karin. Je suis prof, je dois être présente.

— Tu n'es même pas à 70%, opposa son mari sèchement. Tu ne louperas même pas vingt heures de cours.

— Je crois que je t'ai rarement entendu aussi ouvertement méprisant avec moi.

Dégoûtée de son attitude, Karin abandonna sa chaise préférant se préparer pour pouvoir sortir d'ici. Elle détestait plus que tous les regards froids et venimeux qu'il lui servait après chaque dispute.

Elle savait que l'intention était bonne malheureusement c'était loin d'être suffisant. Présupposer qu'elle abandonnerait son poste pour quelque jours de loisirs, c'était vraiment insultant. Elle n'aurait jamais exiger de lui qu'il loupe une réunion pour son clan ou son entreprise car elle savait à quel point cela comptait pour lui.

N'aurait-il pas dû avoir la même attention à son égard ?

Encore contrariée, Karine passa la matinée à travailler en salle des profs. Il y avait de larges bureaux, des machines à café ainsi que de la documentation et des manuels. L'espace lui était habituellement très agréable.

À la récréation, l'espace fut envahi de ses collègues et Karin préféra fuir sur le balcon. Il y avait très peu de fumeurs elle y était donc au calme.

Sans surprise Hinata la rejoignit. Fidèle à elle même, elle ne tressaillit même pas devant sa mauvaise humeur évidente. À la place, elle meubla la discussion en évoquant les artisans qui avaient débarqués à 6h et demi.

C'était une très bonne diversion parce que Karin était incapable de rester insensible quand on lui parlait de ses projets immobiliers. Bien plus détendue, Karin s'entendit même rire avec surprise. Elle devrait toujours discuter avec Sasuke mais au moins elle n'était plus autant à fleurs de peau.

— Tu étais en train de corriger des copies ? s'enquit Hinata prête à faire marche arrière à tout moment.

— Mmh oui. Pourquoi ?

— J'ai vu les copies en passant, tu devrais peut-être les relire maintenant que tu es... plus calme.

Karin rit des manières détournés de sa collègue, pour une fois elle avait envie d'assister à un de ses cours. Elle voulait savoir si elle était aussi maniérée et polie en parlant des guerres qui avaient parsemées leur histoire.

— J'y penserai, peut-être.

— Un gros « peut-être » alors, ajouta nerveusement la délicate femme.

Le rire franc de Karin la désarçonna.

— Je te fais marcher ! Je veux quand même pas pousser ces gosses au suicide. Ça te tenterait de sortir ?

— Comment ça ?

Cette question (et cette voix) était tellement innocente que Karin douta de sa manœuvre. Hinata Hyuga n'avait rien d'une amie proche et l'imaginait boire et se déhancher sur une piste de danse était risible.

— Qu'est-ce que tu fais le soir quand tu veux t'occuper ? reformula Karin.

— Bonne question, je n'ai pas découvert grand chose pour l'instant...

La sonnerie retentit et Hinata s'excusa avant de partir rapidement. En même temps la jeune femme était la première à reconnaître son inexpérience ; les années passées dans le giron familial l'avaient éloignée des ambiances festives de toute sorte.

Pour sa part, Karin avait grandi dans une ville minable dont elle s'était rapidement échappée. Elle avait dansé sur ses tables, braillé dans des oreilles, et léché des nombrils à n'en plus finir. Elle n'avait plus exactement envie de ça.

Ce qu'elle voulait avant tout, c'était profiter de sa vie d'adulte sans enfant. Elle n'en avait sans doute plus pour très longtemps.

Hinata

Karin n'avait pas semblé suspecter quoi que ce soit par rapport à son cousin. Parfait. Elle en aurait été mortifiée.

La jeune femme avait passé la nuit à tourner dans son futon peinant à croire à ce qu'il s'était passé. Elle avait la vague impression d'avoir participé à un scénario coquin où elle avait copulé avec le livreur.

Et elle ne pouvait s'empêcher d'avoir honte.

Bien sûr, il n'avait pas semblé la juger − il ne l'aurait jamais jugée aussi sévèrement qu'elle-même − elle n'assumait pas ce qu'elle avait été face à lui.

Pourquoi avait-elle demandé à être vouvoyée ? Ne pouvait-elle pas avoir un désir normal ?

Le soir même, Naruto lui avait envoyé un message : « J'attends impatiemment votre réponse. » Elle ne savait pas s'il avait utilisé le « vous » en rappel de leurs ébats ou parce qu'elle était à peine une connaissance.

Mais ce matin, elle obtint sa réponse. Dès le réveil, elle lut : « J'ai pensé à vous toute la nuit Mademoiselle Hyuga. Est-ce aussi votre cas ? »

L'image du blond sculpté accompagné d'une érection matinale s'était ancré dans son esprit. Elle avait dû se soulager seule devant le désir urgent qui l'avait prise.

Elle se rappela du camp féministe auquel elle avait participé. Elle se souvint du fait qu'elle était supposée accepter son désir et son corps, considérer le plaisir sexuel comme n'importe quel plaisir et s'ouvrir à ses partenaires.

Mais Hinata avait encore beaucoup de mal avec la mise en pratique de ces conseils. Elle faisait des efforts pour pas qu'on la voit comme une bimbo mais elle avait l'impression que cette étiquette la rattraperait si elle poursuivait cette relation.

Heureusement les cours une fois commencés l'accaparèrent complètement et elle n'eut pas à réfléchir à ce sujet. Malheureusement, alors qu'elle parlait de la séparation des pouvoirs instaurée il y a deux siècles entre le daimyo et le Hokage, un élève la ramena à Naruto :

— Je comprends pas comment le daimyo peut directement gérer la législation de l'économie alors que le Hokage Naruto Uzumaki avait expliqué que les clans avaient trop de liberté et qu'il fallait davantage de contrôle.

— Doucement, il y a plusieurs choses intéressantes dans ce que tu dis. Théoriquement le daimyo s'occupe du législatif et le Hokage de l'exécutif. À ce titre, les clans doivent négocier leurs fameuses tables directement avec le daimyo pour mettre formellement en place leurs privilèges. Mais face au manque de ressources locales, les daimyo ont délégué un part importante de leur pouvoir législatif au Hokage.

— Ça veut dire qu'il n'y a plus de séparation des pouvoirs ? questionna la jeune Maya, un esprit vif.

— Elle existe mais diluée. Pour revenir au Hokage actuel, il a permis de rétablir un peu la balance en retirant certains rôles du Hokage et en assurant l'indépendance de la Houpière. Quel est le troisième pôle de pouvoir ?

Hinata interrogea un autre étudiant qui ignora complètement sa question :

— Donc quand il sert à quelque chose, le daimyo est supérieur au Hokage ?

— Le daimyo sert toujours à quelque chose, il faut que l'acceptation d'une loi soit éditée par lui pour qu'elle s'applique à l'ensemble du territoire y compris aux différents clans. Et oui, il est le supérieur hiérarchique du Hokage.

Des vagues de murmures s'élevèrent. Le Hokage était la personnalité politique de référence et beaucoup de personne oubliaient le daimyo et ses comités. Ravie de voir que le sujet les intéressait, Hinata finit le cours en leur posant des questions sur le système politique actuel. Cela faisait parler des élèves qui habituellement restaient muets ou presque et elle pouvait corriger facilement quand une bêtise était dite.

Elle mangea le midi en compagnie de Karin dans un silence serein. C'était très agréable, elle devait le reconnaître.

Mais forcément, elle se mit à penser à Naruto. Physiquement, les deux cousins ne se ressemblaient pas. Ni pour les cheveux, ni pour la stature, ni pour les traits de visage.

Malgré tout, Karin lui avait inspiré confiance. Sa verve ne l'empêchait ni d'être discrète, ni d'être à l'écoute et sa présence était un vrai réconfort. Naruto était un peu comme ça aussi. Alors qu'il était occupé et certainement habitué à avoir tout tout de suite, il avait pris son temps pour la mettre à l'aise.

C'était pas grand chose bien sûr mais il était parvenu à la mettre à l'aise dans une situation qui l'embarrassait plus que n'importe quoi d'autre. Quand elle pensait aux autres hommes qu'elle avait tenté de fréquenter, ils lui paraissaient incroyablement gauches et impatients.

Avant son premier cours de l'après-midi, Hinata eut la force de taper et envoyer le message suivant : « Oui et oui. »

Karin

Comme l'avait suggéré Hinata, Karin avait pris le temps de relire sa correction. Tant mieux parce qu'elle en profita pour l'adoucir. Même si elle aimait bien être la prof exigeante, il y avait des limites.

Ses élèves lui en furent reconnaissants car même si certains frémirent devant la quantité de rouge sur leur copie, ils virent aussi que certains commentaires étaient positifs. Un vrai soulagement.

Elle leur demanda de corriger à leur tour leur écrit d'invention en leur laissant deux semaines. La suite du cours fut dédiée à de la grammaire pure et dure, ce qui désespéra l'ensemble de la classe.

Karin était en train de ranger ses affaires quand une discussion entre deux élèves la fit sourire. L'une d'entre elle essayait de convertir l'autre à la coupe menstruelle, elle ne pouvait que l'y encourager.

Mais bien sûr cela la fit penser à la sienne, à ses difficultés de prise en main et à sa dernière utilisation qui remontait à plus de six semaines.

Elle était trop jeune pour être ménopausée, autre chose avait déboussolé son cycle. « Pas ça » se dit Karin en paniquant légèrement.

Elle passa ranger ses affaires dans son casier et se précipita à la pharmacie la plus proche. Elle prit deux tests de grossesse et tenta de ne pas interpréter le regard de la praticienne.

— Le test est efficace deux semaines après l'ovulation. Si vous pensez avoir eu des rapports non protégés n'oubliez pas d'attendre ce laps de temps.

Karin hocha vaguement la tête ; elle se souvenait qu'on lui avait déjà dit cela la dernière fois. Ce n'était carrément pas la même situation. C'était pas un stupide oubli de capote, c'était l'effrayante absence de règles.

Elle préféra se cacher dans la salle des profs que rentrer chez elle. Elle but à sa gourde durant le court trajet. Karin plia ses doigts avec nervosité. Elle pouvait avoir un enfant, socialement et financièrement. Elle avait un mari aisé, ils habitaient un luxueux cinq pièces.

Karin s'entendit annoncer la nouvelle à Sasuke. Il aurait déjà souscrit à un livret d'épargne et fait une liste de course. Il n'avait pas peur de la famille. Il en avait même parlé quelques fois.

Elle récupéra son urine dans le pot et en extrait une part grâce à la pipette. Elle déposa quelques gouttes à l'endroit prévu. Elle jeta tout ce qui était désormais inutile et posa le test le temps qu'il réponde.

Karin inspira longuement avant d'oser regarder à nouveau le test de grossesse. Il était positif.

Hinata

La jeune femme profitait du calme de la ville. Elle n'avait rien à faire pour l'instant et elle avait hâte d'avoir des nouvelles de Naruto.

Elle espérait qu'il organisait quelque chose de son côté ou imaginait qu'il se dégageait du temps pour elle. Peu importe finalement, tant qu'ils finissaient par passer du temps ensemble.

Malheureusement, elle n'eut des nouvelles de son nouvel ami que dans la soirée (elle avait même cru qu'il l'avait zappée) alors qu'elle était en compagnie de Karin.

Cette dernière lui avait proposé une sortie entre filles. D'abord, un resto tranquille puis une sortie en bar. Et Hinata ne voulait louper aucune de ses nouvelles expériences alors elle fit un effort vestimentaire pour profiter de sa soirée. Elle avait sorti les talons et le décolleté en cœur ; d'habitude elle évitait tout ce qui était décolleté mais en voyant Karin si exposée, elle s'était dit qu'elle pouvait faite un effort.

L'idée que Naruto la voie ainsi lui avait aussi traversé l'esprit et donné du courage pour sortir ainsi.

« Je pense débarquer chez toi vers 21h30. Ça te va ? Je prends quelque chose sur la route ? »

Le sourire s'étendit sur tout son visage au point que Karin le lui fit remarquer.

— Ça doit être une sacrée bonne nouvelle vu ton air, remarqua-t-elle alors qu'elle répondait au jeune homme.

— Oui, je pense. Enfin on verra.

Hinata avait bien du mal à laisser éclater sa joie. Elle avait reconnu qu'elle avait envie de passer du temps avec lui mais elle avait peur de se refermer sur elle-même, qu'il ne prenne plus le temps de la mettre à l'aise ou bien qu'il la considère comme un simple plan cul ce qui la désolerait. Ouais, il y avait un peu trop d'incertitude dans ce « oui » pourtant elle n'aurait pas pu poser toutes ses questions par écrit. Sans doute faudrait-il qu'elle prenne son courage à deux mains pour lui en parler ce soir.

— Toi tu as une petite mine, se permit doucement Hinata qui ne savait jamais si elle pouvait sortir ce genre de remarque.

— Une engueulade avec Sasuke, balaya-t-elle avec un haussement d'épaules. Les problèmes de femmes mariées quoi.

— Ça fait longtemps que vous vous êtes mariés ? questionna Hinata, malgré leur jeunes âges, ils semblaient avoir des manières de vieux couple.

— Six ans, et ça fait neuf ans qu'on sort ensemble.

— Félicitations ! s'enthousiasma sincèrement Hinata. Vous faites un couple bien assorti, en tout cas de mon modeste point de vue.

Karin hocha la tête mais préféra changer de sujet. Même si elles se ressemblaient peu aux premiers abords, leur curiosité et leur esprit de déduction leur permettaient de rebondir facilement durant leur discussion. Les sujets allaient et venaient à toute vitesse. Quand Karin décréta qu'il était temps d'aller danser et s'enivrer, Hinata fut quelque peu déçue. Elle aurait bien aimé s'attarder pour poursuivre la discussion.

Au bar quelques rues plus loin, Karin commanda d'office deux mimosa. Hinata but le sien avec méfiance, on lui avait appris à craindre la désinhibition provoquée par l'alcool et en particulier les cocktail qui masquaient par le sucre l'alcool ingéré.

— Hinata, je te donne une minute pour finir ce verre. Ce n'est que du champagne et du jus nom d'un chien !

Devant ce regard courroucé, la jeune prof obéit aussi sec. Elle regarda autour d'elle alors que Karin exigea la même chose au barman. Plusieurs regards d'hommes s'étaient déjà posé sur elle, certains tout simplement curieux d'autres complètement lascifs. Hinata avait envie de rentrer sa tête dans ses épaules et courber le dos histoire de leur dire « je suis pas si intéressante que ça ».

Mais il fallait se tenir droite et fière.

Pour masquer sa gêne, elle enfila ce deuxième verre et demanda à Karin de l'accompagner sur la piste. Elle n'était pas très à l'aise avec son corps et détestait tout ce qui impliquait de sauter mais pouvait se dandiner en rythme sans trop de soucis.

Karin et elle dansaient ensemble, ignorant les gens autour d'elles. Karin était plutôt bonne danseuse et surtout sans aucun complexe. Tout ce qui aurait semblé trop ridicule aux yeux d'Hinata était effectué dans la joie et la classe par son amie. Cela la poussa à se détendre et à se libérer un peu, loin des exigences de rigueur et de dignité farouche d'antan.

— Faut que j'aille aux toilettes ! cria-t-elle à son oreille en agrippant ses bras.

— Je viens, répondit automatiquement Hinata qui craignait de se retrouver seule dans la foule.

Elles traversèrent l'espace bondé et atteignirent les toilettes pour dames. Heureusement, il n'y avait pas grand monde et Hinata patienta devant la grande porte.

Elle pensa à ce soir, à Naruto, à cette nouvelle vie si émoustillante. Elle espérait que cela se passerait bien, elle essayerait de ne pas faire son incorrigible romantique à tomber amoureuse au premier battement de cils.

— Bonsoir Toi, trancha une voix lourde portée par une forte odeur d'alcool.

— Bonsoir, répondit sobrement Hinata avant de détourner la tête.

— Magnifiques, commenta-t-il en tapotant sa poitrine du bout du doigt. Oups pardon, rigola-t-il. Ce sont des vrais ? Je veux les même à la maison !

Hinata ne savait même pas à quoi répondre, elle préféra entrer dans les toilettes où il ne pourrait pas la suivre. Elle détestait assez parler à des inconnus sans que ces derniers se permettent ce genre de remarques déplacées.

Étrangement, elle aperçut une des portes battantes ouverte et les bottes de Karin en dépassaient. Cette dernière était courbée au niveau de la cuvette et vomissait difficilement.

— Mon dieu ! s'exclama Hinata sous la surprise.

Sans y réfléchir davantage, elle se précipita dans la cabine et maintint ses cheveux hors de danger. Caressant son dos, murmurant des paroles apaisantes, Hinata se demandait qu'est-ce qu'il s'était passé pour sa nouvelle amie.

Quand Karin se redressa, elle esquiva son regard, tira la chasse et partit se rincer la bouche. D'autres femmes allaient et venaient mais Hinata les voyait à peine.

— Arrête de faire cette tête, grogna Karin en lui jetant un regard agacé via le miroir. Ça arrive de vomir...

— Puis-je être sincère ?

Karin se retourna pour lui faire face, attendant ostensiblement la suite.

— Je pense que tu t'es faite vomir, parce que tu as un ou des problèmes.

Et Hinata ne fut pas fière de voir l'éclat de douleur dans son regard. Elle ne voulait pas avoir raison dans ces situations, surtout pas. Hinata pensa à la prendre dans ses bras en signe de soutien mais elle ne réussit même pas ça.

— On devrait rentrer.