XVI. 20% de foi
Karin
Elle inspira lentement alors que ses élèves la regardaient avec défaitisme. Ils lui reprochaient à raison de ne pas avoir corriger leur devoir. Et malheureusement, puisque son article était sorti quatre jours plus tôt, elle n'avait plus d'excuses selon eux. Qu'est-ce qu'ils étaient énervants...
— Merci d'avoir exprimé vos griefs maintenant passons à l'analyse de texte.
Sa voix avait été assez mordante pour les calmer. La dernière fois qu'ils avaient insisté elle en avait pioché cinq au hasard et les avait interrogés au tableau : depuis ils avaient appris à être méfiants.
Bien évidemment, ils la fuirent dès que la sonnerie retentit et ce fut un vrai soulagement. Il fallait vraiment qu'elle s'occupe de ces maudites corrections, qu'elle arrête d'attendre d'être d'humeur. Donc plutôt que de partir, elle s'installa dans la salle des professeurs et se mit au travail. Ne pas s'énerver lui coutait beaucoup et ça ne s'arrangeait pas.
— Salut.
Karin se tendit en reconnaissant la voix de son ancien amant. Elle était trop fatiguée pour une confrontation.
— Bonjour. Je peux faire un truc pour toi ?
— Ça a l'air d'être plutôt l'inverse.
— À part si tu es volontaire pour corriger 18 copies sur les propositions subordonnées, je ne suis pas intéressée.
Suigestu hocha simplement la tête. Il lui proposa d'échanger avec son paquet sur la photosynthèse ; un vrai régal selon lui. Bon, si cela signifiait qu'il ne comptait pas la draguer tant mieux. Elle avait assez de soucis.
Elle ne savait même pas pourquoi d'ailleurs. Qu'est-ce qui lui prenait de se questionner soudainement sur sa décision d'avorter ? Et pourquoi prendre à cœur ces remarques mesquines sur la mauvaise mère qu'elle aurait faite alors qu'elle ne voulait pas être mère ? Elle avait refusé - cela avait du sens.
D'où venait son mal-être ? Était-elle incapable de faire des choix sensés et raisonnables ? Ou c'était l'inverse, ses choix étaient froidement logiques, guidés par un égoïsme sans borne. Peut-être que c'était ce dont elle avait hérité de son cher « père ». La faculté de ponctionner son entourage pour atteindre son petit bonheur personnel.
Karin secoua la tête. Elle devait finir ce paquet sans laisser ses pensées galoper à tout va. Elle ne devait pas laisser son passé la définir. Ce qui comptait c'était ses choix. Elle fut soulagée d'atteindre la dernière copie. Agacée d'avoir à se relire, elle avait imposé un barème presque automatique et s'en félicitait.
Sur le chemin du retour, elle se reposa les questions qui l'avaient conduite jusqu'ici. Est-ce que je veux élever un enfant ? Est-ce que je veux être enceinte ? Les réponses étant toujours aussi claires et spontanées, elle se permit de souffler. Tout allait bien. Enfin pas exactement. Sasuke l'avait bel et bien blessée et elle s'était assuré de lui rendre la pareille. Mais il n'y avait aucun vainqueur.
Elle se sentait miséreuse même.
Il lui préférait Sakura, celle qui avait fait le choix de la maternité. Elles se ressemblaient fut une époque. Mariées jeunes, à de bons gars. Mais Karin avait tenté d'être ambitieuse quand Sakura avait choisi d'avoir une famille. C'est ensuite que son ambition était revenue au galop et qu'elle avait repris ses études. C'était elle maintenant qui habitait au duplex, qui perdait ses chaussettes dans l'appart et se plaignait du frigo vide. Finalement, même s'ils ne sortaient pas ensemble pour l'heure, cela ne tarderait sûrement pas. Et Karin se sentait remplacée, délaissée...
Était-ce ce que son mari ressentait face à Suigestu ? Il était moins insécure qu'elle mais il avait tout de même ses faiblesses. Elle devait lui dire ce qu'il représentait pour elle, c'était ça qu'elle aurait dû répondre plutôt que les immondices qui étaient sortis de sa bouche.
Hinata
La jeune femme avait tenté de se raisonner mais rien à faire. Durant tout l'après-midi, Hinata n'avait cessé de repenser à Chôji, à l'Institut. Elle mourait d'envie d'y participer, elle commençait même à se dire que c'était pas si grave si elle avait bénéficié d'un piston. Il n'y avait pas tant d'occasions de faire de la recherche.
Un poste dans un think tank était une bonne chose. Cela promettait un travail intéressant, elle garderait ses connaissances et savoirs-faire à jour et cela lui offrirait de bons revenus complémentaires. Le clan Hyuga avait financé des instituts similaires pour les sciences dures. Il ne lui aurait pas permis de se complaire dans ce qui était à peine considérées comme des sciences. Voilà pourquoi elle se retrouvait avec une formation en musique si poussée.
De tout point de vue c'était une aubaine. Et c'était aussi pour cette raison qu'elle avait tant de mal à la saisir. Sa vie était déjà si bien, n'allait-elle pas briser un équilibre ? Elle avait à faire un vrai choix.
Jusqu'à maintenant, elle avait pu se cacher derrière les circonstances. Ses choix de métier avaient été guidé par la conseillère d'occupation. Son déménagement avait été proposé et planifié par Sasuke et Karin. Aujourd'hui, elle faisait face seule à cette offre. Et elle manquait de confiance en elle pour l'accepter pleinement.
Puisque Choji l'avait invitée, elle se rendit tout de même au club qui résidait dans un immeuble d'un quartier résidentiel. Cela n'engageait à rien. L'appartement utilisé était grand, avec peu de ramifications. Sur la gauche, une grande ouverture permettait d'accéder à la cuisine (une vraie cuisine familiale et conviviale, c'était surprenant). Elle avança le long du couloir et découvrit le grand espace de travail qui lui faisait penser à une bibliothèque. Un mur entier était dédié à une large gamme d'ouvrages et elle n'avait qu'une envie, commencer la lecture.
— Bonjour, vous avez rendez-vous ?
Une voix d'homme l'avait apostrophé, elle se tourna vers une silhouette sèche dont le nez était surmonté de lunettes noires aux verres sombres. Il était très détendu dans son fauteuil.
— Non, Choji m'a dit que je pouvais passer dans l'après-midi si je le souhaitais.
— Il est parti faire quelques courses, l'informa-t-il. Comment vous vous appelez ?
Hinata répondit posément. L'homme se présenta comme Ebisu et il lui permit de fureter près des étagères de livres. Choji ne la fit pas beaucoup attendre, il réapparut sous une quinzaine de minutes et lui fit visiter les lieux d'un coup d'œil.
— Est-ce que tu veux voir les projets en cours ?
Ils s'installèrent dans la salle de réunion où Choji lui parla des trois études en cours : une sur les loisirs en extérieur selon les catégories sociales, une sur l'histoire des mœurs sur les quatre derniers siècles et une sur la diplomatie des Cinq Grands Pays. Elle avait déjà envie de participer. Choji lui racontait qu'ils avaient aussi un rôle de relecteurs pour les publications scientifiques.
— Tu avais parlé d'une période d'essai à midi, tu pourrais m'en dire plus ? osa demander Hinata.
Il lui offrit un doux sourire, heureux qu'elle en parle d'elle-même.
— On peut faire un premier contrat avec un mois en essai, donc avec rémunération. La plupart de nos contrats sont à durée indéterminée par la suite. Est-ce que tu as besoin de temps pour y réfléchir ?
Hinata inspira doucement. Elle n'avait jamais été quelqu'un d'impulsif mais elle en ressentait les effets pour la première fois. Elle avait envie de sauter sur l'occasion, quand bien même on n'avait cessé de la mettre en garde contre ce genre de sentiment. Elle voulait participer à cet Institut dont elle avait lu et relu de nombreux articles et études.
Ce serait tourner le dos définitivement au clan Hyuga : ils détestaient vraiment ICSH pour plusieurs études qui leur avaient été financièrement dommageables. Mais c'étaient ces même publications qui lui avaient donné un premier recul sur sa famille, sur ce qu'elle avait vécu, sur le fait qu'elle avait peut-être raison de trouver certaines choses anormales. Alors elle accepta.
Choji lui expliqua qu'il allait lui envoyer le contrat par mail avant dix-neuf heures et qu'elle pourrait repasser demain pour le signer. Ils se serrèrent la main et se quittèrent. Elle était chargée de lui envoyer son emploi du temps de professeur pour qu'il établisse des horaires qui lui conviennent.
La jeune femme n'en revenait pas, elle avait pris une décision si importante, si joyeuse. Elle avait réellement hâte de se mettre au travail. Bien sûr ce ne serait pas aisé de faire partie d'une équipe mais elle pensait pouvoir y faire face. Avant de repartir chez elle à vélo, elle envoya un court message à Naruto pour l'informer de son nouvel emploi.
Tout lui paraissait agréable, y compris le vent cinglant qui attaquait son cou. Arrivée à son appartement, elle dansa seule dans son salon sur un son imaginaire. Elle était d'une humeur splendide. D'ailleurs, elle voulait partager cette bonne nouvelle autant que possible. Elle envoya donc un message à Karin, Hanabi et Neji. Son cousin la rappela peu après.
C'était un plaisir de le retrouver.
Karin
Elle venait de trouver un endroit où accrocher son vélo. C'était tellement inhabituel. Habituellement, elle se rendait à la maison d'incarcération de Yameru avec Sasuke, en voiture. Aujourd'hui, elle avait dû faire un voyage d'une heure en voiture suivie de quarante longues minutes en vélo. Ce n'était vraiment pas de tout repos. Mais elle ne voulait pas avoir à passer ne serait-ce que quarante minutes seule face à Sasuke.
C'était trop stressant.
Pourtant, elle était venue pour lui. Cela faisait partie de leur accord, même dans le pire état de colère, Karin n'aurait pas oublié la visite-anniversaire à Mokoto. C'était sacré, et Sasuke était trop silencieux pour offrir une belle visite à sa chère maman. Il l'attendait adossé sur le capot de sa voiture. Il n'avait pas vérifié qu'elle venait, il ne lui avait rien demandé. Il l'attendait juste ; Karin se rendait compte que c'était un sacré acte de foi.
Elle s'avança jusqu'à lui, les bras ballants ; elle ne savait pas quoi en faire. Après s'être dévisagé durant deux longues minutes, ils se mirent silencieusement en route vers l'entrée. Cette maison d'incarcération était réservée aux prisonniers de longue durée. La majorité des profils n'étaient pas dangereux ce qui permettait d'avoir une large gamme d'activités proposées. L'établissement participait complètement à la vie économique de la région.
Mikoto pourtant ne s'était jamais remise de la perte de sa famille. Après le décès d'Itachi, Sasuke avait dit qu'elle n'avait plus jamais été pareille. Elle était restée muette pendant des mois et des mois. Quand il avait enfin pu voir sa mère, le petit Sasuke s'était heurté à un long silence incompréhensible et pesant. Le surveillant les reconnut, comme à chaque fois. Le couple avait ses habitudes maintenant.
Ils furent conduit jusqu'à une salle. Ils y trouvèrent Mikoto assise sur une chaise vissée au sol, devant une table simple. Elle leur sourit du bout des lèvres et s'accrochant un peu moins fortement à son gilet.
— Comme tu es jolie ma fille, la salua Mikoto. J'ai eu ton carré de soie, une merveille.
Pour leur faire admirer le présent, la femme tourna la tête. Elle avait utilisé le doux carré aux couleurs de la mer pour s'attacher les cheveux. Mikoto était une femme de soixante-dix ans, ses rides étaient marquées et son regard était éteint les trois quart du temps. Mais elle faisait des efforts pour s'intéresser à eux. Elle soutenait leur projet, elle avait accueilli Karin dans leur famille avec une vraie joie.
Elle disait souvent « J'ai encore un fils, j'ai encore quelqu'un à aimer ». Mais elle avait abandonné l'idée de faire revivre leur clan et cela provoquait beaucoup de tensions avec son fils. Ce dernier restait assis, silencieux ou presque. Il disait que ça ne le gênait pas de laisser la discussion se faire sans lui. Karin s'était dit qu'il avait un peu peur de se rapprocher de sa mère, comme si c'était une relation à risque.
Karin n'avait pas de mal à parler avec Mikoto. Cette dernière travaillait au sein de la prison en tant qu'analyste en chimie et relisait des compositions de produits sanitaires pour établir les risques et tests nécessaires. Le reste du temps, elle travaillait comme couturière. Elle avait même appris le tricot à Karin en lui préparant minutieusement des tutos pas à pas.
Mikoto Uchiha était tellement bienveillante avec elle. Elle s'enthousiasmait de son nouvel emploi de professeure, elle la soutenait face à Orochimaru et tout ce qu'il pouvait manigancer. C'était ce qui se rapprochait le plus d'une figure maternelle dans sa vie abracadabrante. C'était exactement pour cela que Karin ne lâcha pas un mot sur la nouvelle situation de leur couple.
Il était hors de question de prendre un risque aussi grand. Elle savait qu'aux yeux de tous, les Uchiha étaient une famille brisée en perdition mais à ses yeux, ils formaient simplement une magnifique famille. Une famille qui l'avait accueillie, elle une gamine pathétique et maintes fois abandonnée. Accueillie comme une des leurs.
Elle avait une très bonne raison de se taire, une raison égoïste et implacable. Mais pourquoi Sasuke acceptait sa présence et ses mensonges par omission ?
Hinata
Elle vérifia l'adresse une nouvelle fois. Hinata avait accepté de retrouver Naruto pour un rendez-vous impromptu. Mais le lieu de rendez-vous était étrange. Hinata préférait rester sur le trottoir d'en-face en attendant confirmation. Celle-ci lui vint au bout de quelques instants et elle dut prendre son courage à deux mois. Elle franchit les portes du sex shop.
Naruto n'était pas loin et il lui sourit simplement en la voyant. Il passa un bras chaleureux autour de ses épaules et l'entraina dans les dédales de couloirs.
— Désolé pour ce petit piège, murmura-t-il. Je voulais te faire quelques propositions.
C'était la première fois qu'elle se retrouvait dans un tel établissement. Elle se rendait compte que les zones étaient très bien délimitées. Cela ressemblait presque à une supermarché mais érotique avec un rayon livre, un rayon CD, un rayon DVD, et même une étagère pour les jeux vidéos. Les vêtements n'étaient pas en reste, on trouvait aussi du maquillage divers et variés, des chaussures qu'elle n'avait jamais vues, des miroirs, pleins d'accessoires et un rayon entier consacré à toutes sortes de jouets. C'était ahurissant.
Elle avait beau faire l'amour depuis plusieurs années, elle avait la sensation de s'être confinée à son petit bac à sable.
— C'est ici que j'ai acheté la lingerie, l'informa Naruto. Laisse-toi porter et regarde si quelque chose te plait.
Hinata fit la moue. N'avait-il pas dit qu'il lui ferait des propositions ? Elle était nulle pour l'impulsivité. Plutôt que de partir à l'aventure, elle se rapprocha encore davantage de son petit-ami, perturbée par la semi-pénombre de la boutique. Elle ne s'était acheté qu'un vibromasseur et c'était au camp féministe où on lui avait présenté des tonnes de jouets masturbateurs.
— Ce n'est pas comme ça que tu vas trouver ce qui te plait...
— Tu m'as parlé de « propositions », j'attends des détails.
Ils marchaient d'un pas lent, Hinata découvrait à chaque fois des choses nouvelles. Tous ces accessoires pour égayer les sens ou l'imagination... c'était incroyable.
— Je pensais que tu hésiterais à les entendre, expliqua-t-il en se penchant vers elle.
— Je crois qu'on est d'accord sur ce qu'on veut pour nous deux. Alors je suis tout ouïe.
Elle sentit dans son regard qu'il avait compris ce qu'elle voulait dire. Après avoir été sous le choc de sa blessure, ils voulaient aller de l'avant sans toutefois refaire les mêmes erreurs. Même s'il faisait plus attention à l'avenir, Hinata savait désormais qu'elle ne pourrait s'empêcher d'y penser, de se demander si le risque existait. Elle savait qu'elle était incapable de gérer ce genre de situation.
Pour autant, elle n'avait pas la sensation de s'interdire quelque chose. Le champ des possibles était trop vaste pour ça. D'autant plus que paradoxalement, l'attitude de Naruto lui avait inspiré confiance et qu'elle se sentait prête à être plus aventureuse.
Ce petit piège était donc une très bonne surprise à ses yeux. Elle se sentait plus que prête à entendre ses propositions.
Naruto tourna encore et se dirigea vers un rayon de bande dessinée. Il la conduisit jusqu'à un portant où certains livres étaient exposés plastifiés. Ils se rapprochèrent d'un ouvrage et Naruto finit par tourner les pages jusqu'à s'arrêter sur la planche qu'il voulait. On y voyait un homme et une femme dans une étreinte alambiquée. Les mains de l'homme maintenaient les bras de sa partenaire dans une prise immobilisante alors que les jambes de cette dernière s'agrippait à sa taille.
— J'adore te tenir, avoua son petit-ami d'une voix roque. Je n'ai pas envie d'y renoncer.
— Est-ce que ça fait mal ?
— Pas celles que je ferais, garantit-il. Je choisirais les prises sous tension où c'est en essayant de se libérer qu'une douleur apparait. Comme ça tu auras le contrôle total sur ça et dès que je dois relâcher la prise, il suffira de me le dire.
Hinata réfléchit rapidement à cette proposition et fut rapidement d'accord. Elle était flattée qu'il lui délégue la responsabilité sur ce point, c'était une marque de confiance et de respect à ses yeux.
— Je veux bien essayer, sourit-elle tendrement. Deuxième proposition ?
Elle voyait Naruto commencer à se détendre et l'entrainer à nouveau cette fois-ci vers les vêtements. Ils dépassa la lingerie et les uniformes communs ou érotisés pour trouver des pièces de lingerie inspirées des accoutrements historiques.
— Je ne sais pas si c'est une bonne idée mais j'ai pensé aux personnages que tu as joué au début de notre relation et je me suis dit pourquoi pas. Je suis pas mauvais en histoire moi aussi.
Hinata resta hébétée devant la beauté et la qualité des accoutrements. Elle frémit en imaginant leur prix. Il voulait vraiment investir dans cela ? Si c'était le cas, il ne faudrait pas qu'ils utilisent ces déguisements une seule fois. Ils devaient être sûrs de leur coup.
— On jouerait simplement d'autres personnages ?
— C'est l'idée, après on peut inventer ce qu'on veut.
— Ça a l'air cher pour un jeu de rôles, observa doucement la brune.
— Ce n'est pas un problème. Et je pense que ça peut être très amusant. Tu m'as vraiment fait découvrir quelque chose.
Le ton de Naruto s'était fait taquin alors que les yeux de nacre de sa petite-amie s'écarquillaient. Elle avait bien du mal à le croire. Elle, la petite timide, aurait ajouté quelque chose à sa vie sexuelle. L'aurait initié à une nouvelle pratique. Ça lui semblait dingue mais elle savait qu'il ne mentait pas. Naruto était l'honnêteté incarnée.
— Alors c'est d'accord, testons ça.
Son sourire éclaira ses yeux et il se précipita presque pour l'embrasser joyeusement. Le moment était ahurissant pour Hinata. Elle avait presque du mal à se remémorer les choses dans l'ordre. Comment en était-elle arrivée à parler de sexe aussi ouvertement avec son partenaire du moment ? Et depuis quand prévoyait-elle ses aventures sexuelles ?
C'était une grande première mais cette sensation de contrôle était grisante. Savoir ce qui allait potentiellement arriver la rendait impatiente et elle sentait que son imagination s'emballerait très bientôt. Et tout ça avait lieu dans un sex shop, le dernier endroit où elle se serait vu discuter de sa sexualité.
Naruto et elle se rendirent en caisse pour commander deux déguisements historiques. Sur le chemin, un bruit insolite retint son attention. C'était un foulard ornemental qui sublimait souvent les jupes, des pièces métalliques et rondes pendaient paresseusement et cliquetaient. Hinata s'approcha davantage subjuguée. En touchant le tissu, elle vit comme il était fin et doux.
— Prends-le, lui suggéra Naruto.
— Oh non, répondit-elle immédiatement. Je ne faisais que regarder, je ne saurais même pas quoi en faire.
Hinata s'écarta précipitamment, c'était comme si elle avait été prise en faute.
— Comme tu veux. Mais si tu y penses encore dans une semaine reviens l'acheter.
Hinata jeta un dernier regard à son objet de convoitise et se détourna. Ce n'était qu'un coup de cœur, elle n'y penserait bientôt plus.
De toute façon, elle avait beaucoup de choses à penser pour l'heure. Elle ne manquait pas de projets et avait hâte de s'y consacrer.
Bonjour, voici un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous a plu ! J'en profite pour préciser ici que Sarada n'est pas la fille de Sasuke, j'ai du loupé une explication quelque part mais voilà. Sakura et Sarada sont venues chez Sasuke parce qu'elles étaient de retour à Konoha et que Sakura avait besoin d'un coup de main pour s'organiser. Désolée de vous avoir perdu.
Sinon merci Snoupiix pour ton message enthousiaste, et merci à CookieKandy pour avoir noté son interrogation, j'espère que cette précision t'a aidé.
Très bonne journée, Maneeya.
