et voila ! prochain chapitre, j'espère que vous l'apprécierez ;3
Bonne lecture !


Il me coupa toute retraite en appuyant son bras sur le placard derrière moi, la paume de sa main se plaqua avec un léger bruit sur le bois du meuble, avant qu'il ne prenne mon menton entre ses doigts de son autre main. D'un geste, il me fit légèrement tourner la tête, pour que mon cou lui soit offert. Je savais bien ce qui allait se passer. Mais cette fois-ci, je ne céderais pas. C'était une certitude, je préparais immédiatement mon esprit à ce qui allait arriver et un sourire léger accueillit ce nouveau défi. Il allait voir si je n'étais pas capable d'encaisser ces morsures. Dans un dernier réflexe, je resserrais mes mains autour du plan de travail, sentant le froid de celui-ci sur ma peau.

Il s'approcha encore, et son souffle chaud vint me chatouiller la gorge. A ce contact, de légers picotements remontèrent le long de mon cou. Je plissais les yeux, prêt à endurer, mais refusais de les fermer totalement… me mettant à fixer sur le côté, une gouttelette de café qui glissait lentement le long de ma tasse en porcelaine. Je suivis sa course des yeux, en essayant de penser à autre chose qu'à la pupille rougeoyante du vampire, et aux dagues blanches de ses crocs, que je distinguais du coin de l'œil. Et alors que je les imaginais déjà dans ma chair, il n'en fit rien, et à la place, murmura contre ma peau.

- OK. Cuisines si tu le souhaites, je virerais l'ancien cuisinier.

Il resta quelques secondes dans la même position, tandis que j'enregistrais difficilement les mots qu'il avait prononcés. Ils sonnaient étrangement à mes oreilles tant c'était improbable, je m'attendais à tout, sauf à ça. Puis, il se redressa, son éternel sourire en coin plaqué sur le visage. Automatiquement, je portais une main à ma gorge, à la fois pour la protéger au cas où il changerait d'avis, et à la fois pour essuyer l'humidité que son souffle avait laissé sur ma peau pâle. Mes yeux bleus le jaugèrent du regard, méfiants, mais il ne s'approcha pas de nouveau et se retourna, sortant de la cuisine. Juste avant, il me glissa dans un rictus semi-provocateur.

- ah et, j'espère que ce sera meilleur que l'autre.

Ses pupilles d'acier disparurent en même temps que lui, il s'était éclipsé comme il était venu. Ne me laissant même pas l'occasion de dire quoi que ce soit. À la place, je restais un instant interdit devant sa réaction des plus étranges.

{Que… qu'est-ce qu'il venait de se passer au juste ?}

Je m'attendais à devoir me battre à chacune de ses apparitions, mais cette fois-ci… il était allé dans mon sens non ?
Dans l'espoir d'y voir un peu plus clair, je repassais les événements dans ma tête. D'abord, il allait me mordre… ensuite il m'a accordé ce que je souhaitais… et ensuite il m'annonce que je suis devenu le cuisinier « officiel » juste… comme ça… alors qu'à l'origine, je disais juste que j'allais me faire mes repas… est-ce que ce Vampire n'aurait pas profité de cette situation pour tirer de moi quelque chose de plus ? Je serrais automatiquement les poings à sa mention, avant de les détendre tout aussi rapidement, un léger sourire naissant sur mes lèvres. Après tout qu'importe. Cuisiner était ma passion, et si je pouvais avoir l'occasion de le faire quand je le voulais alors c'était une excellente nouvelle.

J'eus à peine le temps de mettre de la confiture sur ma tartine. Que le maître des lieux était revenu, que me voulait-il encore ? Avait-il changé d'avis ?

Je le surveillais avec une attention toute particulière, mais je ne vis qu'une lueur distraite tournoyer au fond de ses pupilles. Il avait l'air un peu perdu dans ses pensées. Ne dégageant aucun danger immédiat, je me détournais de lui pour continuer ma tâche, quand il lança avec un ton neutre

- au fait, c'est quoi ton nom ?

Je fus presque choqué de sa question. Mes yeux s'écarquillèrent et le couteau que j'avais en main se stoppa définitivement. Refusant de me retourner pour croiser son regard, je restais figé alors qu'un instant je perdis toute répartie pour lui répondre simplement,

- Sanji…

Ces syllabes sonnèrent étrangement à mes oreilles, je n'avais plus l'habitude de le prononcer, ou même de l'entendre de la bouche d'une autre personne. Pourquoi diable ce vampire s'intéressait il à mon nom ? Après tout, les esclaves n'étaient que des objets, et si, à une époque, on m'avait bien appelé comme ça c'était… il y a bien longtemps. Je jetais furtivement un regard par dessus mon épaule puis me retournais complètement pour lui faire face, me sentant tout d'un coup moins en confiance, comme si sa question précédente l'avait rendu imprévisible. Je préférais m'assurer de ce qu'il faisait à présent.

Le vert hocha la tête, pour marquer qu'il eût bien eu l'information, c'était moi ou un petit sourire content était né sur son visage ? Quelle question, bien sûr que oui… pourquoi cela susciterait une telle réaction chez lui ? Il ajouta néanmoins.

- juste ça ?

Je fis de mon mieux pour ne pas grimacer, et détournais légèrement le regard. À ma plus grande horreur, je n'avais pas été capable de le regarder en face. Je n'étais pourtant pas en faute. Mais le simple fait de penser à mon nom de famille me donnait de désagréables frissons. C'était hors de question qu'il s'en rende compte, alors je déclarais d'un air sûr de moi,

- oui, juste Sanji

Après tout, j'avais renié cette partie de moi, il y a bien longtemps déjà… inutile de rester dessus, alors je relevais le regard, plus assuré pour planter mes yeux dans les siens. Je ne voulais pas montrer un quelconque signe de faiblesse. Avait-il vu à travers ce masque ? Je n'en savais rien, en tout cas, et c'est ce qui importait en cet instant, il n'insista plus, et hocha de nouveau la tête pour montrer qu'il avait entendu, avant de tourner les talons pour disparaître à nouveau.

Et encore une fois, dans les mêmes cinq minutes, je restais planté là, à me demander ce qu'il venait de se passer.

Je secouais la tête pour me reprendre. Mes cheveux blonds se désorganisèrent un peu, et j'essayais d'arranger la situation en passant distraitement une main dedans, tandis que je finissais rapidement mon petit-déjeuner avec celle qui était libre, sans prendre la peine de m'asseoir, ou de bouger de la pièce. Par automatisme, je nettoyais et rangeais ensuite avant de me diriger vers le salon, je comptais bien me mettre dès maintenant à la recherche des faiblesses vampirique.

Une pile de livres plus ou moins gros s'amoncelait déjà sur ma droite, alors que je feuilletais rapidement le dernier ouvrage de la première étagère de la pièce: ses pages jaunies trahissaient son ancien âge. L'écriture alambiquée qui les remplissait m'abîmait les yeux alors que je tentais d'en déchiffrer le contenu. Mais quand je fus arrivé à la dernière page, un soupir siffla doucement entre mes lèvres, affichant une moue déçue sur le visage. Même si je m'en doutais, il n'y avait rien par là. Je n'avais rien appris d'intéressant, mise à part que je connaissais à présent les goûts littéraires de ce vampire: il adorait les vielles œuvres qui parlaient de stratégie militaire et de techniques ancestrales de combat. Cela ne m'étonnait guère. Vu la manière dont il trimballait ses trois sabres partout, il devait être fan de combat… peut être que le battre à son propre jeu serait un bon moyen de commencer à le défier…
Je le notais dans un coin de ma tête pour ne pas l'oublier, m'apprêtant à tout remettre en place, quand je vis Zoro rentrer dans la pièce. Je fis semblant de ne pas l'avoir remarqué et me redressais, mon fardeau entre les bras, pour finir de ranger. Un à un, les livres retournèrent se glisser à côté leurs voisins, tandis que je faisais de mon mieux pour ne pas perdre l'équilibre en posant certains d'entre eux sur le compartiment le plus haut. Alors que le dernier me libérait enfin de son poids, je sentis un souffle chaud sur ma nuque et frissonnais malgré moi. La main toujours tendue, accrochée au coin supérieur de l'ouvrage aligné avec les autres, je ne me retournais pas tout de suite, réfléchissant à la manière la plus tranchante possible de lui sommer de s'éloigner. Quand soudain Zoro, juste derrière moi, tendit un bras à ma gauche, exactement à l'endroit ou j'avais gardé mes doigts. D'un coup je me sentis coincé entre lui et l'étagère, et je n'aimais pas ça du tout, mes yeux restaient obstinément fixés sur les titres des œuvres à leurs niveaux, n'ayant même pas envie de le regarder. Ma bouche s'entrouvrit. J'allais lui demander, sur un ton peu aimable, ce qu'il faisait exactement, je détestais sentir ses habits frotter contre mon dos, quand il prit juste le livre que je venais de poser, effleurant mes doigts par la même occasion, pour échanger sa place avec son voisin. Il grommela.

- pas le bon ordre…

Avant de s'éloigner, pour vérifier que rien d'autre n'avait été replacé au mauvais endroit. Je haussais un sourcil, me sentant soudain un peu mieux, qu'est ce que cela pouvait bien faire si les deux étaient échangés ?

Je ramenais mon bras vers moi puis me retournais légèrement en le regardant du coin de l'œil, essayant de mesurer la lueur mauvaise qui brûlait dans mes pupilles. à part pour venir surveiller mon rangement, pourquoi restait-il toujours en face de moi, avait-il un truc à me dire ?

Il soutint mon regard, comme il le faisait toujours, avant de m'annoncer

- comme tu es cuisinier à partir d'aujourd'hui, c'est toi qui dois te charger des courses. Or, il y a un marché au village aujourd'hui, tu viens avec moi.

Ce n'était pas une question, mais pas tout à fait le ton d'un ordre. Je plissais les yeux, juste pour lui montrer que je réfléchissais à sa demande, puis haussais les épaules, acceptant facilement la tâche qui ne me semblait ni abusive ni désagréable outre mesure, même si la simple idée de supporter sa compagnie pendant ce temps me contrariait,

- laisse-moi juste le temps de regarder dans la réserve ce qu'il manque.

Il hochait la tête en guise d'accord et se posait dans un canapé. Sans attendre de voir ce qu'il ferait ensuite, je fis volte-face, et une fois assez éloigné, je poussais un soupir pour me détendre. Ainsi, il était possible de tenir une conversation à peu près normale. C'était une bonne chose, mes efforts s'avéraient payants. Un sourire m'étira même les lèvres, j'allais pouvoir me balader un peu, cela me ferait sans doute du bien. Et cela malgré le fait que Zoro viendrait avec moi, en tant qu'esclave, je devais avouer que c'était l'option la plus logique. Me surveiller. Enfin bref, ne tardons pas.

Je regardais rapidement ce qu'il manquait dans la réserve, les notant dans un coin de mon esprit avant de retourner dans le salon. Le vampire n'avait pas bougé, les yeux fermés et les muscles relâchés, il semblait méditer sur quelque chose. Quand je fis un pas supplémentaire dans sa direction, sa paupière s'entrouvrit, à travers l'espace, je vis clairement son œil d'acier m'observer le temps d'une seconde. Une lueur calme y brillait, comme si l'exercice qu'il faisait juste avant l'avait détendu. C'était si inhabituel que la vision me frappa, pendant un instant, je trouvais son regard absolument magnifique, l'illusion se brisa juste après quand il se releva. Et je secouais la tête, choqué par ce que je venais de penser.

Il n'eut pas l'air de remarquer le trouble qui m'avait saisi et rajusta ses sabres sur son côté droit, avant de me faire un signe de la tête pour que je vienne. Je m'exécutais, non sans avoir râlé intérieurement: il y avait de meilleurs moyens de demander à ce qu'une personne le suive, et marchais derrière lui jusqu'aux jardins.

Je n'étais pas sorti depuis un petit moment, et me stoppais une fois les grandes portes d'entrée franchies. Mon regard se perdit dans le ciel où le soleil brillait timidement derrière les nuages. L'air frais qui arrivait sur mon visage me fit du bien en même temps qu'il ébouriffait mes cheveux blonds. J'inspirais un grand coup, un sourire aux lèvres, les odeurs légères des fleurs, ainsi que celles plus discrètes de la sève des arbres qui s'engouffraient dans mes narines. Je restais un instant a observé un insecte bourdonner devant mes yeux. Le temps était délicieusement doux, même si l'astre du jour se faisait discret.

Le bruit d'un crissement dans les graviers me sortit de ma rêverie passagère: Zoro ne s'était pas arrêté. Alors, sans plus me perdre en contemplations inutiles, je le rattrapais d'un pas un peu plus rapide. La suite du chemin se déroula en silence, il n'avait rien à me dire, et réciproquement, ce n'était pas plus mal. Malgré le fait qu'il n'avait encore rien fait de totalement insupportable depuis ce matin, je préférais avoir le moins de contacts avec lui.

Plongé dans mes pensées, je regardais droit devant moi, sans forcément regarder. Écoutant distraitement le chant des oiseaux, qui me semblait bien lointain. Je ne réalisais pas que mes pupilles étaient fixées droit sur la nuque du vampire et que mon attention particulière, loin d'être dissimulé, avait toute les chances d'alerter le vert. Lui et ces instincts particuliers…

Je songeais plutôt à sa demande bizarre ce matin, pourquoi m'avait-il demandé mon nom ? Et aussitôt je dérivait sur d'autre fait que je ne m'expliquait pas. Pourquoi il m'avait donné une chambre immense et des conditions de vie luxueuse ? Pourquoi m'avait-il accordé ce que je voulais ? Je commençais sérieusement à douter de sa réputation… pour l'instant, le seul crime dont je pourrais l'accuser, c'est d'être un insupportable maniaque du contrôle. Il aimait dominer les autres. Mais cela ne le rendais pas cruel pour autant… si on oubliait le fait qu'il comptait se servir de moi comme d'un garde-manger… je serais légèrement mes poings, mais fit de mon mieux pour faire redescendre la colère que ce vampire m'inspirait. Je devais faire des efforts… c'était ce que je m'étais promis.

Je tachais d'oublier mes songes avant de me mettre encore une fois a tourné en rond dans mon esprit et sans que je ne le réalise, nous étions arrivé. Le grand village s'étendait devant nous. Bien plus animé que d'habitude, des étals de différente taille semblaient être apparus alors que des marchands vantaient leurs produits à chaque coin de rue. Beaucoup de personnes se croisaient, examinaient des légumes, s'extasiaient devant des bijoux. Une scène de vie active que je n'avais plus l'habitude de voir. Je souris, remarquant au dernier moment que le vampire s'était rapproché de moi pour me souffler.

- prend ce dont tu as besoin, voici l'argent à ta disposition

Il me mit dans les mains, un sac de pièces plutôt conséquent, le poids de l'argent qui alourdissait mes bras me dégoûta un instant, un réflexe de répulsion envers ce concept même que j'avais développé dans cette maudite cage. Regardant encore et encore le cliquetis de ce métal, payé la vie d'une personne, vendre son âme, ou précipité sa mort… je fis de mon mieux pour étouffer tout ça et reprit la marche, Zoro m'avait attendu cette fois, vérifiant du coin de l'œil ou je me trouvais. C'est vrai qu'il devait me surveiller. Avec ma tentative de fuite du premier jour, il avait bien raison, même si cela m'embêtait… enfin… cela ne ferait que reporter, je n'abandonnerais pas pour autant.

En plaçant le sac du côté droit de ma ceinture, loin de ma vue, je me sentis déjà plus assuré et décidais même d'ignorer le vampire pour me concentrer sur le marché, bien décidé a profité du moment et partir explorer ce qu'il avait a proposé. J'avoue avoir eu du mal à mettre en application mes propres paroles, même si la tâche était loin de me déplaire, les regards des passants étaient juste compliqués a négligé. Tous s'écartaient sur le chemin du vampire, en murmurant à droite et à gauche dès que nous étions passés. Mon statut d'esclave sautait aux yeux, même sans porter de menotte. Et apparemment, c'était un problème…

« C'est le maître de l'île… écartons-nous… »

« Tu as vu l'esclave ? Il n'y ressemble pas… »

« Le pauvre, il aurait pus mieux tomber… »

« tch… même pas de liens… le favori je suppose… »

Au bout de cinq minutes, toutes leurs messes basses à peine dissimulées me rendirent malade. Je ne pouvais décidément pas être tranquille deux minutes ! Je secouais la tête pour faire sortir tout ça de ma tête, et j'arrivais enfin à acheter ce que je voulais.

Les légumes proposés sur cet étal étaient magnifiques. Les pièces dans ma main avaient un éclat dérangeant, mais je réussis a marchandé le prix, et repartit avec un léger sourire, quand même fier de mon affaire. Cela me rappela immédiatement les rictus que s'échangeaient les clients du marchand d'esclaves, et il disparut bien vite de mon visage. Je repoussais encore une fois tout ça dans un coin de ma tête en me dirigeant vers le marchand suivant. Peu à peu, ces tâches on ne peut plus banale réussirent à me vider le cerveau, totalement déconnecté des chuchotements parasites et de mes sombres souvenirs

En passant devant un étal, un éclat d'acier vint agacer ma pupille sensible, je cillais légèrement, coupé dans mes pensées. Et en jetant un coup d'œil à l'objet fautif, je vis que le marchand vendait des couteaux de cuisine. Je sifflais devant la bonne qualité de la marchandise, aussitôt intéressée. Mes pas me portèrent d'eux-mêmes devant la planche en bois qui servait de présentoir avant d'en prendre un pour en tester le fil. Le travail était d'une précision implacable, et mon instinct de cuisinier me poussa à vouloir l'acquérir. Je n'avais pas l'habitude de penser ce genre de chose, alors je fis de mon mieux pour que ma voix paraisse assurée quand je demandais

- combien ?

Le vendeur, assis sur un tabouret, m'avait regardé en silence de ses yeux fatigués, assez âgés et grisonnants, un sourire se répandit sur son visage parcheminé de ride quand je fis mine de vouloir un de ses produits. Aussitôt plus avenant, il se pencha en avant pour se rapproché de moi, et je fus en parfaitement en mesure de voir une lueur ravie dansée dans son regard d'ambre terne. Il m'annonça sur un air de confidence.

- T'as l'œil gamin, il est d'excellente facture. Et comme t'as l'air d'être un pro, je veux bien te faire une offre…

En repartant de l'étal, dans un dernier hochement de tête formel au vieil homme, je cachais mon acquisition au fond de l'un des paniers. Le vampire ne m'avait pas interdit d'acheter autre chose que de la nourriture, mais il ne m'y avait pas autorisé non plus… alors je préférais être sûr… il avait l'air occupé à autre chose en ce moment, le dos tourné, quelque étals plus loin. Aussitôt après avoir pensé cela, je m'insurgeais contre moi même
{non mais au pire qu'est ce que ça peut faire ! Il va me faire quoi ? Qu'il essaye de s'approcher tient…}
Un air contrarié se peint sur mon visage alors que j'accélérait pour aller voir un autre vendeur.

Quelque minutes après, je pris une légère pause pour souffler un peu, redressant ma tête vers le ciel, j'essuyais légèrement mon front, le soleil de midi brillait, la chaleur commençait à rendre l'air assez lourd, et les hauts bâtiments ne permettaient pas au vent de circuler librement, n'apportant absolument aucune fraîcheur. Je jetais un regard envieux aux ombres présentes et décidais d'aller me poser dans un coin ombragé.

À peine adossé contre un mur en pierre, dont la basse température me rafraîchit agréablement mon regard fut attiré par l'autre côté de l'allée. Un jeune homme au long nez était debout sur une caisse en bois et racontait des histoires incroyables aux jeunes qu'il avait en face de lui, accompagné par de grands gestes démonstratifs en plus d'un grand sourire contagieux. De la où j'étais, je ne saisis pas tout, mais je compris rapidement qu'il exagérait bien trop pour que cela soit réel. Mais cela avait l'air de convaincre les enfants, qui furent tous impressionnés par ses récits.

- écoutez-moi bien ! Je suis le grand capitaine Usopp, intrépide aventurier des mers, j'ai plus de 8 000 hommes sous mes ordres ! Et…

Le faible vent me permit de saisir ces quelques phrases, avant que le reste soit couvert par les autres bruits, une charrette tirée par un cheval de trait coupa la scène un petit moment tandis je pouffais tout seul, quel drôle de numéro celui là… enfin bref… mon ventre se mit à gargouiller, et je passais machinalement la main dessus, tout en rougissant légèrement. Il fallait vite rentrer pour que je puisse commencer à manger. C'était sans compter cet idiot de vampire, alias mon « maître » qui avait totalement disparu… je grommelais des insultes à son égard en laissant mon regard parcourir l'allée, s'arrêtant sur le stand de tout à l'heure. Mais il n'était nulle part… j'attendais encore quelque seconde avant de me décoller à regret du dossier que je m'étais trouvé, pour me mettre à sa recherche. Non, mais, il était juste devant moi il y avait même pas cinq minutes… s'il voulait que je m'enfuie, il n'y avait pas meilleure invitation… je fis quelque détours dans les rues pour essayer de le retrouver, commençant à perdre patience, et soudain, une main agrippa mon bras, m'attirant dans la ruelle que j'étais en train de dépassé.

Je me repris aussitôt, dans l'optique de me défendre face à cette agression plus qu'évidente, le fautif allait se recevoir un bon coup de pied dans la figure. Mais je réalisais à temps que je me retrouvais en réalité face à face avec une algue verte visiblement énervée. j'abandonnais alors l'idée de base, même si elle me paraissait alléchante et avant que j'aie pus placer un seul mot, il lança.

- je te croyais assez malin pour ne pas tenter de t'enfuir. Je dois avouer que ta disparition était plutôt bien réalisée. Mais tu ne tromperas pas un vampire si facilement. Je t'avais prévenu.

ces yeux brûlaient d'un éclat un peu trop dangereux à mon goût, alors qu'il avait un léger sourire en coin, l'air satisfait de m'avoir retrouvé avant d'avoir perfectionné ma « disparition » je haussais un sourcil, d'abord interdit devant ces paroles puis finit par perdre mon calme en subissant une telle accusation, je lançais, en me rapprochant d'un pas pour le fixé durement

- non, mais tu plaisantes là ! C'est toi qui as disparu ! J'ai tourné les yeux deux secondes et tu n'étais plus devant moi ! Je te cherchais figure toi !

Il sembla douter un instant, avant qu'un étrange éclat apparaissent dans ces yeux, il eut l'air se calmé puis s'éloigna quelque peu de moi, il tourna d'un quart de tour, regardant la rue, ce qui ne me permettait plus de saisir convenablement ce qui passait sur son visage. Sa main se resserra sur la garde de l'un de ces sabres et un grommellement difficilement compréhensible s'échappa de ses lèvres.

- hum… bon…

Je plissais les yeux, il ne protestait pas… il avait facilement adhéré à ma version des faits, et même si c'était la stricte vérité, je ne m'attendais pas à ce qu'il me croie sur parole, à moins que… il reconnaissait que c'était de sa faute… et s'il n'avait pas fait exprès disparaître… et qu'il me cherchait… une des solutions possibles apparut dans mon esprit un sourire m'étira le visage, si c'était ça…

- dit… tu n'aurais pas…

Il fit une moue désapprobatrice, que je saisis, même dans cette position. Je me calais un peu plus confortablement contre le mur fissuré de la ruelle. Cela n'avait fait que m'encourager à poursuivre la phrase amorcée, et malgré moi, je ne pus m'empêcher d'avoir un ton amusé,

- un mauvais sens de l'orientation ?


et voila !
Qu'en avez vous pensé ?
leurs relation va commencé a se construire XD je pense que le prochain chapitre sera plus détente XD
Rendez vous dans le prochain chapitre ;3