Ahhhhhh *court partout* je suis en retard !
Désolé pour ça ^^'
Voilà le prochain chapitre, j'espère qu'il vous plaira


Les yeux totalement habitués à la pénombre, mes pupilles luisaient faiblement d'un éclat bleuté. Je n'arrivais pas a trouvé le sommeil… tout simplement à cause de mon esprit qui ne voulait pas se calmer… j'avais vraiment cette algue collé a moi… et le pire de tout… c'est que cela était loin de me posé un problème…sur le moment, j'étais trop fatigué pour réaliser que le laisser dormir à côté de moi…serait une mauvaise idée pour la qualité de mon repos…

Bon, je ne regrettais absolument rien… j'étais bien dans ses bras a l'heure actuelle… un peu de chaleur ne faisait jamais de mal. Même si on aurait dit que j'étais sa peluche… un léger sourire s'étira sur mes lèvres, en me collant un peu plus contre lui, je posais mon front sur sa poitrine. Et finalement, le son apaisant de ses battements de cœur me fit sombrer dans le monde des rêves.

Je frémis dans mon sommeil, pourquoi est-ce que mon oreiller était si inconfortable ? En ouvrant les yeux, je comprit vite pourquoi, au lieu d'un tissus blanc, je me retrouvais la tête posé contre la poitrine d'un homme… non, d'un vampire. Devant la situation improbable mon cerveau ne put que réagir de manière blasé. Je restais un instant à fixer ce torse agité par une respiration régulière, avec des yeux vides. Non mais qu'est ce que..?

soudain, je jetais un œil a ma tenu, un réflexe bien étrange, mais on ne savais jamais… avec cet idiot de manipulateur dans le même lit.

eeeet, non. J'étais encore en sous vêtement, et lui avait un bas. ouf…

Je rougis légèrement devant mon geste après coup. Quel genre de préoccupation avais-je eu là ?

Puis enfin, mon esprit décida de me rappeler les événements d'hier avec plus de lucidité… il était venu dans ma chambre…il n'avait vraiment pas l'air bien… déboussolé, les yeux luisants. Il avait pleuré ? non… ça m'étonnerais. Mais mon cœur s'était serré à sa vue. Lui qui était si impassible d'habitude, semblait complètement perdu… alors ma seule réaction a été de le réconforter…

Il semblait aller un peu mieux a présent, je remontais mes yeux jusqu'à sa tête d'algue. Les trait détendu par le sommeil… je pu l'admirer à loisir… c'est que quand il n'était pas insupportable il était désirable…

mon cœur loupa un battement et je refermais bien vite les paupières, je ne maîtrisais plus mes pensées… quelle idée d'avoir eu ce mot improbable associé au vampire…

Je me concentrais sur le cœur que j'entendais battre dans sa poitrine, sur sa respiration douce, sur la chaleur agréable qu'il diffusait… oui, vraiment, quelle idée…

En les rouvrant doucement, je regardais à nouveau son visage, au moment où il ouvrit les yeux.

sans trop le réaliser, je le dévisageais en même temps qu'il le faisait de son côté. Il sursauta légèrement. Semblant être aussi perdu que moi il y a quelque instant. Je lâchais d'un ton amusé, en tachant de ne pas paraître trop gêné de la situation

- Ma tête fait si peur que ça Marimo ?

Il se décolla légèrement, l'air perdu. on avait la même vitesse de réflexion au réveil à ce que je voyais. Il jeta aussi un œil rapide à ses habits. Et les mêmes réflexes en plus… je fit de mon mieux pour ne pas éclater de rire, c'était assez drôle à voir.

Il s'éloigna quelque peu de moi, je fit un air contrarié qu'il ignora en se cachant légèrement dans son oreiller. Quoi ? Monsieur était gêné par ce qui s'était passé hier soir ?

Je l'entendis soupirer avant qu'il ne se redresse, un air indéfinissable sur le visage, il sembla hésiter un instant avant de finalement lâché

- Merci pour… tu sais.

Je lui fit un léger sourire, j'aurais voulu qu'il paraisse sarcastique, mais je n'étais pas très sûr de mon effet

- de rien… hésite pas… si tu en a encore besoin…

qu'est ce que je venais de proposer ? Enfin bref, je pouvais le réconforter autant qu'il voulait… j'avais aimé qu'il se montre un peu vulnérable dans mes bras, pour une fois. J'avais l'impression que ce n'était plus à sens unique, et cela me rassurait. Mes paroles semblèrent achever de semer le trouble dans son esprit, il se releva rapidement en glissant hors du lit.

Hum, dommage…

C'est qu'il était réellement gêné ce Marimo en plus. Tient tient, cela pourrait être drôle de réessayé… sa tête était loin d'être désagréable quand il était comme ça.

- j'en prend note…

Il fuyait très rapidement, dites donc… il se remit debout et me jeta un dernier regard au passage, un air indéfinissable sur le visage, je lui renvoyais son contact visuel en suivant ces gestes jusqu'à qu'il franchisse la porte. Sans un mot de plus.

Je gardais mon air songeur un instant. Qu'est ce qui venait de se passer au juste ?

y'a pas a dire, un réveil à côté d'une algue verte… ce n'était pas rien…

Enfin, tout ce qui comptait, c'est qu'il n'avait plus cet air qui ne lui ressemblait pas.

A force de fixer l'endroit par lequel il était partit, je vit qu'il n'avait pas refermé totalement le battant. Mon regard resta fixé sur l'embrasure, non mais il était sérieux là…

un instant, je m'imaginais pouvoir la fermer rien que par le pouvoir de la pensé… mais non, elle resta inévitablement semi-ouverte. Ça avait le don de m'agacer, alors sans plus perdre de temps, je hurlais à qui voudrait bien l'entendre. Mais surtout à un cactus en particulier

- LA POOOOOOORTE !

J'attendis un instant, et voyant que rien ne bougeait, je poussais un soupire exagérément contrarié en daignant me lever pour aller la fermer moi même. En profitant pour la verrouiller à nouveau. Attendez… si le vampire n'avait pas besoin que les portes soient ouvertes pour rentrer… alors pourquoi celle-ci s'était débloquée ? Hum… étrange…

Je haussais les épaules en laissant ça de côté pour l'instant, j'allais prendre une bonne douche chaude avant de m'habiller. Pour ensuite descendre dans la cuisine.

En ouvrant le frigo, dans l'idée de faire le petit déjeuné, je tombais sur le néant le plus total…

zut… c'est vrai qu'avec tout ce qui s'était passé hier… je n'avais pas eu l'occasion de faire des courses… en plus, si je me souvenais bien, la dernière fois, l'algue était partie avant de me donner l'argent nécessaire… hum, ce n'était donc pas seulement de ma faute.

J'utilisais rapidement les vivres restantes de la dernière fois pour faire quelque plat en les organisant comme d'habitude sur la table du grand salon avant d'aller trouver la tête de mousse pour lui demander de quoi payer.

Je me dirigeais en premier vers sa chambre, songeant que c'était ici qu'il devrait logiquement se trouver après s'être réveillé. Je donnais quelque petit coup sur la porte et souriais quand une voix étouffée me parvint de l'autre côté. Gagné.

- entrez… oh c'est toi ?

J'avais poussé la porte et avait fait quelques pas à l'intérieur. Il était entrain de mettre son haut, ses cheveux légèrement humide laissais supposé qu'il venait de prendre une douche, dos a moi, il avait juste tourné légèrement la tête pour me regarder

- tu attendais quelqu'un d'autre peut être ?

- absolument pas

J'avais adopté un ton taquin, mais il ne releva pas le sous entendu.. triste… enfin bref, j'exposais rapidement le but de ma visite

- j'ai besoin d'argent pour faire des courses, j'en ai pas fait la dernière fois

- c'est vrai… porte de droite dans l'armoire derrière toi

Je me retournais sans attendre et ouvrit le compartiment, pour tomber sur un coffre fort assez grand, qui proposait un code à 5 chiffres. Je m'attendais à ce qu'il tape la combinaison une fois que je me serais éloigné, mais à la place, il ajouta

- a oui… entre: 90498

Tient tient, un nombre intéressant à retenir… je n'imaginais pas qu'il me donnerait la possibilité d'ouvrir ce coffre… un léger sourire s'étira sur mon visage et je tapai les chiffres dans le bon ordre. La boîte en fer s'ouvrit dans un clic satisfaisant. Dévoilant beaucoup trop d'argent pour moi… je grimaçais, j'oubliait parfois que cet idiot était riche. En prenant ce dont j'estimais avoir besoin pour faire mes achat, j'en profitais pour l'embêter un peu

- un code à 5 chiffres choisis au hasard… c'est pas trop compliqué à retenir pour toi ? Je m'attendais plutôt a un truc du genr o 5… t'es fort pour un végétal

Il grogna une réponse que je ne comprit pas. Devant mon regard interrogateur, il répéta plus fort en détournant le regard

- c'est pas au hasard...

C'était censé vouloir dire quoi ça ? Je refermais le coffre et le placard pour me rapprocher de son dos, soufflant à son oreille alors qu'il tressaillait. Ce n'était pourtant pas dans ces habitudes de ne pas entendre les gens arrivé

- hum, et que veulent dire ces chiffres alors ?

- rien…de particulier

ouch, pour un manipulateur il mentait assez mal, il changea de sujet assez rapidement

- il ne reste plus de riz ?

- non, pourquoi ?

- achèt… hum, tu pourrais en acheter alors ?

je haussais un sourcil, renonçant à l'embêter davantage sur la signification de ces chiffres avant de répondre, m'immiscer dans sa vie privée ne lui avait pas vraiment réussi la dernière fois…

- pas de soucis… Pourquoi ?

- j'aime bien les onigiri…

- hum, je t'en ferais alors…

Il se retourne légèrement, et un sourire s'étira sur son visage, qui n'avait rien de suffisant comme à son habitude. Il semblait juste… content ?

Mon cœur loupa un battement devant la vision si inattendu et je me dépêchais de reculer, c'est vrai que je m'étais trop rapproché de lui avec cette histoire de code…

- bon… j'y vais…

Il hocha légèrement la tête avant de me regarder partir… ou fuir, tout dépendait du point de vue.

Je refermais la porte derrière moi. Ça n'allait pas recommencer tout de même…

{arrête de penser a cet idiot et concentre toi. Le voir vulnérable la nuit dernière t'as juste troublé… il ne faut pas te laisser aller…}

Je repartis en secouant la tête pour tâcher de penser a autre chose, si je continuais ainsi, je craignais de creuser ma propre tombe.

Alors je marchais un peu plus vite dans les couloirs, pressé d'aller me changer les idées.

Je croisais Gryyf au passage, et aussitôt, ce que Zoro avait dit sur lui la dernière fois me revint en tête, je n'y avait pas tellement prêté attention sur le moment… mais la pathologie dont il souffrait, si l'algue avait raison, était loin d'être commune…ou encore facile a vivre… Pourquoi n'était il pas dans un établissement spécialisé ?

En même temps… en le voyant comme ça… sursautant à cause d'un reflet dans une vitre… il n'avait pas l'air dangereux… ni pour lui ni pour les autres… je sourit doucement en le saluant

- Salut Gryyf !

- b..bonjours

Il me fit un très léger sourire puis voulut repartir rapidement, mais j'avais besoin de quelqu'un pour m'accompagner en bas… et comme l'algue ne s'était pas proposé et que Azura était introuvable depuis quelque temps…

- ça te dit de venir au village avec moi ? Nous n'avions pas acheté de provision la dernière fois, avec ce qu'il s'est passé…

Il jeta quelque coup d'oeil à droite et à gauche avant de répondre, je devinais son questionnement et le devança

- ce n'est pas lui qui l'a demandé, donc tu es parfaitement libre de refuser

- a..ah… hum, je veux bien… je n'ai rien à faire aujourd'hui…

Il fit un petit pas vers moi, toujours un peu timide, mais un sourire s'étira sur son visage, je lui répondit d'un ton enjoué, content d'avoir un peu de compagnie

- merci, en plus j'ai plein d'argent

Je rit légèrement en montrant le sac contenant pas mal de pièces d'or, puis repris ma marche dans le couloir accompagné par le domestique.

En traversant les jardins, je le vit lever un instant les yeux vers les nuages, pensif, après quelque seconde il déclara d'un ton bas

- une tempête se prépare…

Intrigué par ce qu'il avait pu voir, je regardais dans la même direction que lui, mais rien ne me sembla suspect, le soleil brillait…

qu'est ce qui te fait dire ça ? Le ciel est clair pourtant

- le vent

Il eut un air absent avant de secouer la tête. De plus en plus étrange… il se reprit en semblant sortir de ces songes

- enfin… elle n'arrivera pas avant ce soir, donc on a le temps d'aller faire tes courses

- hum… d'accord

il prit les devants de la marche, un peu plus guilleret. Aimait il les tempêtes ? Ça m'étonnerait fortement au vu de sa peur d'absolument tout, immobile ou pas…
je le suit néanmoins, surveillant de temps en temps ces faits et gestes. Le soleil filtrait doucement à travers la ramure des arbres et colorait le chemin de taches brillantes irrégulières. L' odeur de la forêt m'envahit et je respirais un bon coup, c'était agréable…

Totalement détendu, je me focalisait uniquement sur le bruit de mes pas qui crissait sur les graviers et le chant des oiseaux, dissimulé dans le feuillage, manquant de justesse de rentrer dans le dos de Gryyf, qui s'était brusquement arrêté. Quoi encore ? Dos tourné, il ne semblait pas vouloir bouger…

Mon regard se porta sur la suite du chemin, mais je ne vit rien qui aurait pu provoquer cette réaction, un soupire s'échappa de ses lèvres, et je reportais mon attention sur lui

- qu'est ce qu'il se passe ?

Dans ces yeux, la lueur avait disparu… je devinais alors qu'il avait encore changé de caractère, un instant passa, la brise légère jouais avec ces mèches brunes qui dansaient devant son visage semblant mue d'une volonté propre. Cela ne dérangea pas Gryyf, dont le regard ne dévia même pas. Il finit par me répondre d'un ton monocorde,

- rien, tu te posais des questions non ? Il fallait bien que je revienne pour t'en donner un peu. L'autre ne sait rien du tout.

Je fut déstabilisé par ces paroles, puis, en me rappelant de sa «particularité» une hypothèse valable se forma dans ma tête, c'était donc ça que l'algue voulais dire par «trouble dissociatif de l'identité»… en réalisant que mes pupilles étaient rivé dans les sienne depuis une bonne minute maintenant, je secouait la tête pour me remettre les idée en place, le dévisagé de cette manière allais finir par être impoli.

- ah euh… merci… mais, comment es- tu au courant pour mes questions ?

- parce que c'est écrit sur ton visage

Il me fit un sourire moqueur, mais sans que cette émotion s'étende à ses yeux d'ambre terne, avant de reprendre la marche sans plus de préavis, me forçant à le suivre si je voulais rester à son niveau. Il poursuivit,

- tu as déjà rencontré l'autre, il est franchement faible et agaçant, mais j'y peut rien. En général j'évite de sortir sans raison, et surtout de me montrer aux autres, mais tu m'a aidé hier lors du combat. Donc je répondrai à tes questions en retour.

- hum…merci…

décidément, j'avais du mal à agir comme si tout était normal… c'était vraiment étrange…

Je restais sans rien dire un moment, et le domestique regardait droit devant lui, attendant le temps qu'il faudrait pour que je me reprenne, un air neutre sur le visage. Il dégageait une impression de calme implacable, mais aussi une sorte de pression latente, comme si un danger était enfoui sous cette eau endormie, et seul le vide le plus profond pouvait être discerné dans ces pupilles… je frémit malgré moi en apercevant ce néant, cet homme là… n'avait rien de comparable avec celui que je côtoyais jusqu'alors. Je finis par me lancé d'un ton prudent,

- pourquoi tu as l'air d'être conscient de l'autre identité que tu as, mais que le Gryyf que je connais, n'en a pas la moindre idée. Du moins, ces actions d'hier m'ont fait pensé que c'était le cas.

Il sourit d'un air sarcastique sans ralentir le pas, il prit son temps pour me répondre, se concentrant un instant sur la route, pour sauter par-dessus un tronc d'arbre couché en travers, avec une aisance remarquable. Je réalisais alors, que le corps de Gryyf, semblait plus résistant qu'il ne le paraissait. Puis il me répondit enfin, sur un ton toujours vide d'émotion… c'était un peu effrayant en fait…

- parce que c'est lui «l'original» si je peux parler comme ça, il ne sait même pas qu'il m'a créé quand il était enfant parce qu'il perd la mémoire quand il passe de moi a lui. C'est comme ça que ça fonctionne pour ce genre de chose. Mais moi, je me souviens très bien de tout. Nous sommes la même personne au final. C'est juste lui qui a décidé de faire comme si je n'existais pas.

Je plissais les yeux, je voyais un peu prêt ou il voulait en venir, mais cela n'expliquais pas réellement pourquoi. Zoro avait dit qu'il n'avait pas eu une enfance facile… cela corroborais ces dires quand a la date de..eu..création du Gryyf 2.0… mais je n'avais pas vraiment envi de lui posé la question pour savoir ce qu'il s'était passé. Je comprenais qu'il y avait des chose qu'on préférait taire, donc à la place, je poursuivis

- et, pourquoi tu sais te battre…même très bien si j'ai bien vu… et que lui non, vous avez le même corps, donc vos capacités physique devraient être les mêmes non ?

Il sourit encore une fois, et jeta un coup d'oeil à sa gauche pour me regardé un instant, je crus y distinguer une sorte d'amusement bien caché au fond de ces iris cuivré, comme si peu à peu, à l'image de la glace qui fond, il laissait apparaître certaine de ces émotions, ce qui me prouva par la même occasion, que cette version de lui n'en était pas dénué. En tout cas, son timbre resta immuable,

- encore faudrait t'il qu'il essaye de se battre. Il possède la même endurance que moi, et les mêmes capacités physiques. Sans qu'il n'ait rien à faire en plus… puisque c'est moi qui me suis entraîné. Mais tu as beau avoir ça, si tu ne sais pas quoi en faire alors ça devient totalement inutile. C'est pour ça qu'au moindre danger, je prend immédiatement sa place. Il faut bien que je le protège… si il meurt, je meurt aussi. Et j'en ai pas franchement envie.

Je pris un temps pour réfléchir, cela tenait la route. Même si je trouvais toujours étrange la conversation qui se tenait en ce moment… le chemin touchait bientôt à sa fin, et je me doutais qu'il allait «disparaître» à nouveau quand il y aura plus de monde autour de nous… Cela me laissait approximativement le temps pour une question… mais laquelle… mon esprit en était rempli… je prit plus de temps pour réfléchir à celle posée… mais je me souvint d'une chose vue lors de notre combat, et décidais finalement de poser celle-ci. Même si elle paraissait anodine

- tu t'es battu avec quoi ? Je n'ai pas eu le temps de voir…

La question sembla amusante pour lui, sans doute parce qu'il en attendait une différente. En tout cas, il me fit un léger sourire en me montrant l'une de ses mains.

- avec ça

La ou il n'y avait rien la seconde d'avant, des griffes en acier était apparut sur ces cinq doigts, leurs pointes aiguisées dépassaient des ongles de quelque centimètre, et une protection faite du même matériaux claire descendais sur toute la longueur du doigt, articulé de manière a ce que le plier ne pose aucun problème. Délicatement ciselé, la pièce était très jolie… un anneau en métal formait une sorte de bague sur la dernière phalange, la plus longue. Et maintenant le dispositif en place. Il fit jouer les reflets gris acier en bougeant légèrement la main. Je restais intrigué de cette arme plus qu'improbable… il dut le voir, car il ricana de plus belle en ajoutant

- des griffes en acier. Il fallait bien rentabiliser mon pseudo tu crois pas ?

Apparemment, me troublé était une activité passionnante à ses yeux… et ça marchait très bien. Qu'est ce que cela était censé vouloir dire ? Je prit un moment pour y penser silencieusement. Avant de s'exclamer

- attend, Gryyf n'est pas ton vrai nom ?

- pardon ?

j'entendis immédiatement le ton différent, et en tournant la tête vers le domestique, je vis que la lueur était apparue, il me regardait d'un air perdu. C'est à ce moment que je remarquais que nous étions arrivés au bout du chemin… je soupirais intérieurement, je n'aurais donc pas de réponse à cette question… je secouais négativement la tête pour lui dire de ne pas faire attention, supposant que comme le reste, il ne devait pas être au courant. Il n'insista pas et regarda autour de lui, avant de s'exclamer

- Ah ! Mais on est déjà arrivé ! Je me souviens pas avoir marché… pfiouu, j'ai besoin de sommeil moi…

Il ne s'arrêta pas plus sur cet étrange phénomène, c'est vrai que d'après ce que j'avais compris, il devait avoir l'habitude de ces perte de mémoire occasionnelle.

Alors je n'insisterais pas non plus.

A la place je me lançais dans les allées du village, comme la dernière fois elles étaient pleines de passants qui cherchaient ce qu'ils souhaitaient. La fine poussière sur les pavés était balayé par leurs pas empressé, et pas le vent qui venait de se lever. En levant la tête vers le ciel, je fit les nuages se déplacer rapidement en même temps que mes mèches blondes s'agitaient avec la bourrasque inattendue. Peut être que le domestique avait raison et qu'une tempête arrivais… mais n'étant pas très doué en météorologie je ne pus tiré d'autre conclusion du phénomène, a la place, je reportais mon attention sur ce qui m'entourais, Gryyf était un peu plus loin, s'extasiant devant un petit étal dont je ne voyais pas le contenu, je n'avais jamais vu une telle expression sur son visage, on aurais dit un enfant. Poussé par la curiosité, je m'avançais pour découvrir une collection de pierre semi-précieuse. Poli et parfaitement aligné, elle renvoyaient l'éclat du faible soleil, il y en avait de toute les couleurs, et même si ce n'étais pas mon truc, je devais bien avoué qu'elles étaient magnifique. Je ne savais pas que le domestique appréciait ce genre de chose.

La personne propriétaire du stand était une dame qui avait un peu prêt une quarantaine d'année, aux long cheveux brun grisonnant, son regard bienveillant était porté sur le jeune homme a coté de moi, si concentré a admiré les produit, qu'il n'avais même pas remarqué que je l'avais rejoint. Soudain il redressa la tête semblant sortir de sa transe et regarda la vendeuse,

- excusez moi madame, je peux savoir combien il vaut ?

Il avait pointé du doigt une gemme transparente, qui n'avais pas été travaillé. Son éclat était plutôt terne, faisant pâle figure a coté des autres. Laissé au naturel sous la forme d'un cristal allongé et pointu, je ne voyais pas ce qui avait suscité l'intérêt du jeune homme.

Néanmoins, la femme se montra soudain plus joyeuse, et s'exclama dans un sourire

- eh bien, voila un client particulier… d'habitude les gens n'y font pas attention, c'est pourtant ma pièce la plus précieuse… mais tu le savait déjà non ?

il hocha doucement la tête, d'un air un peu timide alors que je ne comprenais plus rien a la conversation, mon allure complètement perdu fit rire la marchande qui cru bon d'ajouté, en récupérant le cristal pour faire jouer la lumière sur ces faces inégales

- et toi ? Tu veux quelque chose ou tu accompagnais juste ton amis ? A au fait, cet article vaux 50 pièce d'argent

Je fit une négation de la tête pour prévenir que je n'étais pas un acheteur potentiel. Gryyf me remarqua au même moment et sursauta de me voir si proche sans qu'il m'ai vu venir. Il allais dire quelque chose mais le prix le fit grimacé, c'est vrai que cela me paraissait un peu cher pour une pierre… il joint ces mains, soudain mal a l'aise, et fixa un instant un coté du sol en laissant échappé d'un ton abattu

- m..mais… je n'en ai que 30… c'est eu…possible de…me faire une réduction ?

Il avait jeté un petit coup d'oeil a la femme, ses pupilles d'ambre légèrement suppliante. Mais je devinais tout de suite qu'avec autant d'écart, ce n'étais pas envisageable. La vendeuse poussa un soupire, sincèrement embêté pour lui, elle posa une main sur sa hanche pendant qu'elle reposais la pierre, avant de répondre,

- pas avec une telle différence, désolé….

Un petit sourire de convenance venait orné ces lèvre tandis que gryyf détourna légèrement la tête. Son air triste me serra le coeur un instant, déjà qu'il n'étais pas souvent joyeux, il semblais vraiment tenir a ce cristal, même si il était hors de prix. Alors sans réfléchir d'avantage, je sortit une pièce d'or et la posa sur la table, en lançant

- moi je la prend

Elle sembla ravie et retrouva un vrai sourire, soulagé que je vienne en aide au domestique, et contente d'avoir fait une vente. Elle me rendis la monnaie dans quelque cliquetis métallique, que je rangeais aussitôt dans ma bourse, en songeant qu'il faudrais que j'en enlève celles faites en argent. Sans attendre elle me glissa la pierre dans les mains, même après l'avoir observé de plus prêt je trouvais toujours aussi ordinaire,

- merci pour votre achat cher client !
- merci a vous

j'échangeais les politesse de base, avant de reporté mon attention sur Gryyf, qui n'avais pas bougé, un air toujours triste sur le visage. Quoi ? Il n'avais pas comprit que je la lui avait acheté ?
Décidant d'être plus explicite, je lui prit la main pour placé l'objet au creux de celle çi, il sursauta en me regardant d'un air surprit, j'ajoutais

- tient, elle est pour toi
- p..pardon ? Tu me la donne ?
- bien sur tu pensais sérieusement que j'allais te la piqué comme ça ?

je lui fit un grand sourire, auquel il me répondit, plus timidement toutefois, il admira un instant la pierre au creux de sa main avant de la levé vers le ciel, pour observé les rayon du soleil rentré par transparence a travers elle. Ce qui la fit brillé de mille feux. Il sembla ravi un instant, avant qu'il ne se rappelle a qui appartenais l'argent qui m'avais servi a lui acheté le cristal, se mettant a tremblé légèrement

- m..mais eu… le maitre ne m'as pas autorisé a …acheté d..des choses… s..si il l'apprend…je suis m..mort.

En présentant la discussion qui allais venir, je l'attrapais par le poignet pour l'emmené dans un coin plus tranquille, je n'avais pas envi que la vendeuse assiste a ça, ni que cela fasse fuir ces éventuel client. Il me suivit sans rechigné, l'objet toujours serré dans sa main.
Une fois sur le coté, accolé contre un mur qui était un peu éloigné de la masse grouillante de gens, je lui répondit d'un ton calme

- il m'a donné cet argent, j'en fait ce que j'en veux. Et il ne te fera rien du tout je t'assure… d'ailleurs pourquoi tu voulais absolument cette gemme ?

Il était toujours terrifié, je savais très bien que rien de ce que je pourrais dire pourrais l'apaisé, mais je tentais subtilement de lui faire changé de sujet en parlant de quelque chose qui semblais le calmer, cela marcha quelque peu, car il souffla d'un air un peu mélancolique,

- par ce qu'elle attrape la foudre…

il sourit doucement, il l'avait dit comme s'il tenait un objet magique, avec une pointe d'admiration enfantine qui lui donna un air adorable le temps d'un instant. Tandis que j'haussais un sourcil devant cette réponse étrange, comment ça ? c'était au sens littéral ou figuré ? En tout cas cela me semblait impossible. Il du deviné mon trouble puisqu'un petit rire cristallin lui échappa, avant qu'il ne précise

- j'ai réagi comme ça la première fois aussi, je te montrerais…

Incertain devant la proposition, je répondit par un sourire peu assuré en hochant la tête, voulant quand même voir de quoi il retournait. Et, voyant qu'il ne poursuivait pas la conversation, je décidais de reprendre sérieusement l'objectif qui nous avais mené ici, a savoir, faire les course. Je lui demandais donc gentiment

- bon, je vais continué a faire les courses, tu veux faire autre chose en attendant ? Je comprend que ça ne doit pas être très drôle
- n…non ça ne me dérange pas

Un sourire timide lui étira les lèvres alors que ces yeux ambré se fixèrent dans les miens, ils n'y restèrent pas longtemps, toujours incapable de soutenir un regard, mais j'eu le temps d'être attendrie par la lueur que j'avait aperçu, alors sans trop le réalisé, je lui ébouriffais les cheveux d'une mains, comme je l'aurais fait pour un petit frère, et rit légèrement devant sa tête déconcerté, je reprit la marche sans plus d'explication en lui lançant par dessus mon épaule

- merci pour ton aide ! Suis moi dans ce cas

Deux seconde plus tard, Ces pas feutré firent écho aux miens alors qu'il m'avais rattrapé.

Les heures s'écoulèrent calmement, l'activité était apaisante dans un sens, en tout cas pour moi, même si Gryyf ne semblais pas s'en plaindre non plus. Le soleil était déjà bien haut dans le ciel, en le regardant pour tenté d'avoir une idée de l'heure, je me perdit légèrement dans mes pensées, Gryyf était a un étal non loin, entrain d'acheté des légumes, et je me demandais si j'allais revoir Ash… j'espérais qu'il ne lui était rien arrivé entre temps…

comment peut on traité si mal un esclave… c'est avant tout un être vivant…

cette phrase m'avais échappé sans trop que je le réalise, et elle n'aurais eu absolument aucune conséquence si des oreilles sensible n'en avait pas attrapé les échos. Une petite voix fluette me répondit sur un ton léger,

- oh, tu es un esclave ?