Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est aux showrunners de la série.
Note d'auteur : Dixième texte de ce recueil, j'espère qu'il vous plaira. Comme le troisième, le défi auquel je devais répondre était un défi de tortures, donc âmes sensibles s'abstenir. N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé et bonne lecture !
Folie
Ils étaient allongés dans leur lit conjugal, tout deux nus. Leur mariage avait eu lieu l'année dernière et ils s'aimaient toujours autant que ce jour-là, ce qui était déjà mieux que plus de la moitié des couples de ce royaume.
- Quel a été ton premier meurtre ?
La princesse des épines réfléchit quelques instants. Son premier meurtre … c'était lorsqu'elle se trouvait encore à Port-Réal.
- Mon troisième mari, Tommen.
- Le roi des Sept Couronnes ? Alors là bravo, je t'applaudis.
- Merci, mon chéri.
- Comment tu t'y es prise ?
- Je l'ai poussé par la fenêtre du donjon rouge, tout simplement. Son crâne s'est écrasé sur le sol dans une jolie mare rouge sang.
Le bâtard posa sa main sur l'épaule dénudée de sa compagne. Il l'aimait beaucoup. Elle était comme lui : différente, très différente.
- Tu veux que l'on aille s'amuser avec elle ? lui demanda le nordien
- Elle est toujours en vie ?
- Oui, je ne l'aurais pas tuée sans toi.
Margaery avait dû rester alitée plusieurs semaines avant et après son accouchement, compromettant leurs petits jeux macabres et morbides. Ils se levèrent et s'habillèrent en silence avant de rejoindre les cachots de Fort-Terreur. C'était là que se trouvait leurs différents prisonniers, avant d'aller au cimetière. Son père, Roose Bolton, avait prit ces quartiers à Winterfell et avait fait de son second fils son héritier. Cela allait très bien au bâtard qui préférait de toute façon la demeure familiale à l'ancienne antre des loups.
Ils ouvrirent une porte et entrèrent dans la petite pièce où se trouvait leur souffre douleur du jour. Il s'agissait d'une princesse que les aspics des sables leur avait livré. Les dorniennes avaient détournées le bâteau qui la ramenait à Port-Réal, comme on dit : l'ennemi de mon ennemi est mon ami. La petite avait à peine plus de douze ans.
Elle avait déjà perdue plusieurs dents, une oreille et avait un œil arrachés ainsi que des cicatrices qui lui lézardaient la peau. Theon l'avait installée sur l'un des instruments préférés de Ramsay : le chevalet.
- Ton serviteur a fait du bon travail.
- Il est plutôt efficace oui. Qu'est-ce que tu veux que l'on fasse d'elle ma douce ?
- Regarde ces cheveux, lui dit la fleur en en prenant une mèche entre ces doigts, ils ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils étaient autrefois.
Elle les arracha violemment, faisant couler quelques larmes sur le visage détruit de la princesse.
- Offre-là moi Ramsay, tu as déjà Théon toi.
- Tu ne préfères pas la gamine Baratheon que j'ai kidnappée sous les yeux de ces protecteurs il y a deux mois de cela ?
- Elle est déjà une mochetée sans nom, c'est sans intérêt. Je veux une esclave dont j'ai pu détruire la beauté morceau par morceau.
- Bien. Dans ce cas elle est tout à toi.
La Tyrell s'approcha de la petite princesse et lui chuchota à l'oreille : "Tu te souviens de ton nom ?"
- Je suis la princesse Myrcella … Baratheon, murmura-t-elle
- C'est faux, tu t'appelles Mercy, parce que j'ai eu pitié de ta triste condition.
Margaery fit tourner le roue de l'appareil, tendant les bras et les jambes de sa pauvre victime qui pleurait une nouvelle fois.
- Cela prendra le temps qu'il te faudra Mercy, mais un jour tu m'obéiras au doigt et à l'œil.
