Bonjour à tous !
Très heureuse de vous voir !
Je vous ai manqué ?
Bien.
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Réponses aux reviews que on peu pas répondre dessus le site :
(Je parle super bien la France, no comment)
Adenoide :
Merci ! J'ai bien galéré à trouver tout ça ! J'étais vidée après !
Merci encore de tes reviews régulières !
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Derra :
Coucou aussi, chère Derra. Merci de trouver cette histoire cool, ça me fait super plaisir et j'espère que tu n'es pas la seule !
Voilà la suite, j'espère que tu l'aimeras autant et que tu posteras une review ! C'est trèèèès important.
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Voilà ! Je voudrais remercier tout le monde du temps que vous accordez à lire ma fic, ça me fait vraiment plaisir !
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J'espère que ce chapitre vous plaira !
Désillusion d'un prof de potion
Colère d'un prof de potion
Rêve d'un prof de potion
Sadicité d'un prof de potion
Bref
Prof de potion
-Sirius ! Sale cabot ! Pas touche aux pâtes ! Hurla Severus en entrant dans ses appartements.
-Hein ? Dit Sirius en voyant le père de famille débouler comme un malade dans son salon, squatté par les deux maraudeurs.
-J'ai dis, pas touche aux pâtes. Répéta le professeur de potions avec colère et jalousie.
-Mais je n'ai pas fait de pâtes. Dit Remus étonné. Mais c'est pas une mauvaise idée, tiens... ajouta t-il.
Severus le regarda avec l'air qu'a une vache en voyant passer un train. L'air passablement con. Et soudain, la lumière se fit dans son esprit.
-SALES MIOCHES ! Hurla t-il.
Il sortit en courant de chez lui et courut dans les couloirs. Tous ceux qui le croisèrent furent traumatisés à vie en voyant l'air de pure colère qu'arborait le sombre personnage. Un flot impressionnant de jurons tous plus imagés les uns que les autres sortait de sa bouche, tant et si bien qu'en bloquant au détour d'un couloir le trio maudit, il ne sut plus quoi dire et avait mal à la gorge. Pour éviter d'avoir l'air encore plus ridicule qu'il ne l'était déjà, fait accentué par la rougeur qui possédait ses joues suite à sa couse effrénée, Severus se contenta de leur jeter un regard noir qui voulait dire : « Suivez moi ou je vous tue. Même s'il y a de fortes chances pour que je vous tue quand même. »
Sans même avoir besoin de se concerter, les trois jeunes premières années eurent la même réaction. Ils s'enfuirent dans le sens opposé à celui où se trouvait Severus.
-ACCIO LES TROIS MORVEUX ! Cria le redouté professeur.
Et les trois morveux sus-nommés atterrirent aux pieds du sorcier.
-Merde... Lâcha Alice.
-Tu l'as dit bouffi... compléta Edmond.
-On est pas dans le caca... crut bon d'ajouter Nathanaël.
-Vous ne croyez pas si bien dire. Dit Severus avec un sourire en coin qui n'augurait rien de bon du tout pour les trois, disons le, futurs cadavres.
Ils déglutirent difficilement et suivirent leur bourreau. Enfin suivre, c'est un bien grand mot. Disons plutôt qu'ils avançaient devant Severus qui avait une telle aura de colère qu'ils préféraient allez plus vite que lui. Juste pour être sûrs.
Ils arrivèrent dans les appartement des parents Snape (accessoirement de Remus, Sirius et Rodolphus également) et Severus s'assit dans son fauteuil tandis que les trois autres s'asseyaient (et se serraient) sur le canapé. Rodolphus, Sirius, Remus et Elizabeth avaient stoppé leurs occupations pour regarder la scène qui allait se dérouler.
-Bien. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ? Demanda doucereusement Severus.
Nathanaël se racla la gorge et commença à parler :
-Et bien, je dirais que nous pensions sincèrement que Remus avait fait des pâtes.
-Disons qu'on espérait vu qu'il en fait tout le temps. Ajouta sa sœur.
-Sauf quand il bécote Sirius. Compléta Edmond.
-Ou quand Sirius fait des œufs.
-Très juste Nathanaël, très juste. Dit Alice.
-Ou quand il est aux toilettes.
-Bonne observation Edmond.
-Merci, très cher. Remercia le survivant.
-Ou quand-
-Ça ira Alice, merci. Soupira le père de famille.
Alice se sentit vexée en voyant qu'elle avait été coupée dans son élan. Alors, dans un nouvel élan de maturité extrême, elle tira la langue à son géniteur.
Son géniteur soupira encore et renvoya les enfants en cours en entendant la sonnerie qui annonçait la fin de celui de potions. Qui n'avait bien sûr pas eut lieu finalement.
En voyant les trois partir, Severus eut un mauvais pressentiment. N'avaient-ils pas dit quelque chose d'important ? Bah, il verrait plus tard. En attendant, il allait plutôt s'occuper du plat de pennes sauce béchamel qu'avait fait Remus après que Severus lui en ait donné l'idée.
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Et puis ce fut l'heure des adieux déchirants. Sur le quai de la gare de King's Cross, la Lumière avait fait toute une scène, arrachant au passage un sourire à Luka et un rire franc, pour la première fois depuis des années, à Oceano.
À partir de là, Ecum fut d'une humeur joyeuse et étonnamment contagieuse à voir le sourire de ses frères et sœurs.
C'est pour cela qu'en arrivant chez elle, la petite famille se sépara... et chacun alla dans sa chambre trop longtemps quittée. Seule exception, Rodolphus prit une chambre dans l'aile Ouest du manoir, toutes celles de l'aile Est étant occupées.
Cette nuit là, Severus fit un rêve. Un rêve très con, mais il l'aida à se souvenir de quelque chose :
Severus se trouvait dans une basse-cour et tout un tas de poulets venait vers lui en caquetant furieusement. Il s'enfuit alors, vantant par ailleurs la lâcheté jamais égalée et tout autant célèbre des Serpentard, du côté opposé aux poules.
Il se trouva alors dans un terrier de vers de terre qui décidèrent qu'il avait l'air très bon au lit. Severus s'enfuit alors hors de ce terrier de vers complètements tarés.
Il se retrouva ensuite en train de se noyer dans un verre d'eau.
Au bout de péripéties toutes aussi nombreuses que violemment débiles, le redouté maître des potions se retrouva dans une grotte. Là, un mineur ressemblant vaguement à Flitwick lui tendit une pierre rouge et lui dit :
-Bon, on rentre Grincheux ?
-Quoi ? Avait répondu l'éloquent professeur.
-Et bien ? Chante donc ! Avait répliqué le nain. Et il s'était mis à chanter avec entrain et beaucoup d'autres nains.
-On pioche tic tac, tic tac, dans la mine, le jour entier.
Piocher tic tac, tic tac, notre jeu préféré.
-Pas bien malin d'être riche enfin
-Si l'on pioche tic tac, dans la terre ou dans la roche
-Dans la miiine, dans la miiine
-Dans la miiiine, dans la miiiiine !
-Où un monde de diamant brille!
-On pioche tic tac, tic tac, tic tac, du matin jusqu'au soir.
-On pioche tic tac, tic tac, tout ce que l'on peut voir.
-On pioche les diamants par morceaux
Des sacs de rubis par quintaux
Pour nous sans valeur sont des trésors
On pioche tic tac, tic tac.
Heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho
Heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho
On rentre du boulot!
Heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho
Heigh-ho, heigh-ho
On rentre du boulot!
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Et l'éminent professeur se réveilla et un éclair illumina son brillant esprit.
-La pierre philosophale ! Cria t-il en se redressant.
Puis, il regarda à côté de lui et vit sa femme qui dormait. Il déglutit en pensant à la dernière fois que quelqu'un l'avait réveillée en plein milieu de la nuit. Jamais Ecum, et personne d'autre d'ailleurs, n'avait osé le refaire. De plus, la jeune fille ne voyait plus les salades et les ananas de la même manière et n'osait plus s'approcher de fraisiers sauvages. Et même des fraises tout court.
Severus se leva lentement, de manière à ne pas réveiller l'amour de sa vie, et alla s'asseoir dans sa cuisine. Il attendit alors patiemment que le jour se lève en réfléchissant au sujet de ses deux derniers enfants.
Vers les dix heures du matin, sa femme l'avait rejoint dans la cuisine et buvait son thé avec la tête de celle qui a mal dormi :
-Tu as mal dormi ma chérie ? Demanda Severus.
-Mmmmghn... Répondit celle-ci.
Son mari ne l'accapara pas plus avec des questions car Rodolphus entrait à son tour dans la cuisine. Ce dernier se fit une tisane pêche/abricot et lorsqu'il eut fini, il demanda à son hôte/futur-beau-père :
-Severus ?
-Oui ? Répondit le sus-nommé.
-Je voudrais voir les chambres des enfants. Tu crois que je peux ?
Un sourire totalement sadique orna le visage du maître de maison et il répondit sur un ton condescendant :
-Oui, bien sûr. Viens avec moi.
Sa phrase se termina avec un accent ô combien flippant mais Rodolphus le suivit tout de même.
Severus le mena devant la première porte à droite du couloir de l'aile Est du manoir.
-C'est la chambre de Ecum.
Dit il en fixant la porte en bois de cerisier. La porte avait l'air tout à fait normale et c'est pour ça que Rodolphus frappa en pensant que le sourire de tout à l'heure ne voulait rien dire.
-Oui ? Demanda une voix de l'autre côté de la porte. C'est qui ?
-C'est Rodolphus. Tu peux m'ouvrir ? Demanda ce dernier.
Aucune réponse ne lui parvint et il fut persuadé qu'un vent froid avait soudainement soufflé dans le couloir. Cependant, après trois minutes, la porte s'ouvrit et grinça horriblement. Rodolphus regarda la pièce où il se trouvait. Il fit quelques pas à l'intérieur et apprécia la décoration normale de la chambre. Un mur était bleu pâle, un deuxième était violet clair, un troisième était blanc cassé et le dernier était mauve pâle. Des étagères étaient attachées au mur du plafond jusqu'à trente centimètres plus bas. Un lit double était calé dans un coin et un joli lustre était accroché au plafond. Au pied d'un mur, une petite commode était remplie d'outils de maquillage et un ordinateur portable traînait au sol. Rodolphus s'apprêta à remercier la jeune fille de lui avoir permis de voir sa chambre mais quand il se retourna, il vit que la porte étai fermée et son souffle se coupa à la vue de la tonne de verrous présents tout du long de la longueur de la porte.
-Heu.. Et bien, merci beaucoup. Je... Je vais partir hein ? À plus !
Et il s'enfuit, arrachant un sourire à Ecum.
Severus ricana en voyant la réaction de son ami/futur-beau-fils et il le mena jusqu'à la deuxième porte à droite du couloir.
-La chambre de Luka.
Dit-il en montrant la porte en chêne de la jeune fille d'un signe de la main.
Rodolphus toqua à la porte :
-Mmmmh ? Lui répondit la seconde de la fratrie.
-C'est Rodolphus. Je peux venir voir ta chambre s'il-te-plaît ?
-Mmmmmhmgn. Lui répondit toujours la même personne.
La porte s'ouvrit sans bruit et Rodolphus entra dans la pièce. Il fut agréablement surpris en voyant que le sol était un sol mou, tout doux et chaud. Il observa la chambre et fut soufflé : C'était une bibliothèque immense (digne de « la belle et la bête »). Un lit double et défait trônait au milieu ainsi qu'un kotatsu.
Puis, voyant qu'elle était occupée à lire, il la remercia et sortit en ferma la porte qui ne fit toujours pas le moindre bruit.
Severus le mena alors à la troisième à la troisième porte du couloir et dit en se reculant légèrement de la porte en bois de chêne également :
-La chambre de Ano.
Rodolphus, qui avait très vite compris que Oceano avait pris son prénom en grippe aquiesca et toqua. Et un :
-Qui vient me faire chier ?! Lui répondit.
Rodolphus fut légèrement coupé mais se repris rapidement :
-C'est Rodolphus, tu pourrais me montrer ta chambre s'il-te-plaît ? Demanda t-il.
Un « putain » résonna mais il n'en eut cure. La porte s'ouvrit et le Lestrange pénétra dans le domaine du jeune garçon. Un matelas était placé misérablement dans un coin et la pièce était juchée de vêtements, de jeux, de consoles et d'ordinateurs qui tournaient sur des sites totalement inconnus du jeune homme.
-C'est bon ? Grogna le garçon.
Rodolphus aquiesca, le remercia, sortit de la pièce et souffla un bon coup. Puis il s'adressa au père de famille.
-C'est normal qu'il ait qu'un matelas ? Je veux dire, les autres ont des lits doubles alors...
Severus soupira de dépit et répondit :
-C'est son choix. Ils font leurs choix et je n'ai pas à interférer dans leurs domaines. Après tout, ils y vivent. Pas moi. C'est à eux de gérer. Je préférerais qu'il ait un véritable lit, mais c'est son choix. Donc...
Rodolphus comprit son point de vue et Severus le mena devant la porte suivante qui était la première qu'il voyait du côté gauche.
-C'est normal qu'il y ait quatre portes à droite et que deux à gauche et seulement à partit de maintenant ?
-Je dois t'expliquer quelque chose. L'aile Est appartient aux enfants. Ils se sont mis d'accord il y a très longtemps. Ecum prenait la première porte à droite, Luka celle d'après, Ano la suivante et Alice celle encore d'après. Seulement, après... un certain accident, Alice a décidé de passer dans une chambre du côté gauche qui était jusque là utilisé uniquement par Nathanaël. Donc il y a maintenant quatre portes à droite dont une inutilisée à droite et deux porte utilisées à gauche.
Rodolphus s'interrogea sur le mystérieux incident. Ce n'était pas la première qu'il ressortait mais jamais personne ne s'était attardé plus de trois secondes sur le sujet. Mais il observa finalement la porte en acier (une porte de prison quoi) qui lui faisait face. Il s'arma de courage et toqua à la porte.
-Gnnnouais ? Répondit une voix tant aimée du jeune homme.
-C'est Rodolphus. Je voudrais voir ta chambre. Je peux ? Demanda t-il en souriant niaisement au plus grand malheur du maîtres des potions.
La porte s'ouvrit lourdement et il entra. Il réceptionna une Alice souriante dans ses bras e position koala et lui embrassa le haut de la tête. Severus fit mine de vomir de l'autre côté et Alice ferma la porte d'un coup de pied.
Rodolphus regarda alors la pièce autour de lui : elle était d'un blanc immaculé et il n'y avait qu'un lit qui faisait presque totalement la taille de la chambre. Le seul endroit qui n'était pas rempli de lit était un petit mètre carré qui servait de seuil.
-C'est tout ce qu'il y dans ta chambre ? Demanda Rodolphus.
Alice secoua la tête et lui désigna le plafond. C'est vrai qu'il est étonnamment haut. Constata le jeune homme. Alice rit et l'emmena en le tirant par la main. Elle toucha un mur et lui murmura quelque chose en runique qu'il ne comprit pas. Un pan du mur s'ouvrit et dévoila un escalier en colimaçon. Ils l'empruntèrent et arrivèrent dans une pièce tout aussi immaculée mais qui ressemblait plus à un appartement qu'à une chambre. Il y avait un canapé blanc devant une télévision aux contours blancs sur un meuble télé blanc, le tout dans des murs blancs et avec des portes blanches qui menaient à des toilettes blanches avec du pq blanc, une salle de bain blanche et une cuisine inutilisée blanche avec un frigo blanc et...
Bref.
Rodolphus se demanda ce que pouvait être le frigo et la télé mais se ravisa de demander. Il vit alors que l'un des murs du petit salon était une vitre qui était en fait l'un des murs de la chambre. C'est pour ça qu'elle montrait le plafond. Elle montrait en fait le haut du mur. Mais comme il est débile, il avait pas remarqué.
-Et là c'est tout ?
Alice secoua de nouveau la tête et le fit redescendre. Elle éteint alors la lumière de sa chambre à l'aide d'un interrupteur tout ce qu'il y a de plus moldu et Rodolphus déglutit. Du genre de peur vous voyez ? Mais de la grosse flippe qui vous fait faire caca. Et que vous vous en rendez même pas compte. En effet, les murs étaient devenus noirs et un pentacle à la peinture rouge se détacha par sa couleur du mur ainsi que des phrases en elfique, en runique, en russe, en norvégien, en hongrois, en slovaque, en japonais et en anglais qui semblaient être des malédictions si il se référait aux phrases anglaises. Elles recouvraient tous les murs mais également le plafond. Il commençait à avoir très peur mais sa petite amie plaça une main sur un mur et prononça une autre chose incompréhensible. Un autre pan du mur disparu et elle fit un geste pour l'inviter à entrer dans la nouvelle pièce. Rodolphus aurait préféré ne jamais y avoir mis les pieds. C'était une salle de torture remplie d'instruments très étranges et plus flippants les uns que les autres. Le jeune homme se serait déjà enfuit en courant si Alice ne lui tenait pas la main. Elle ressortit en tenant le jeune homme tétanisé par la main et le fit sortir. Elle sortit avec lui et ils se plantèrent à trois devant la dernière porte qui était la deuxième à gauche mais pourtant loin dans le couloir. Comme Rodolphus était sortit de son choc, il toqua et un :
-Ouais ? Lui répondit.
-C'est Rodolphus, je voudrais voir ta chambre. C'est possible ?
-...
Rodolphus ne remarqua pas que Severus s'était éloigné de la porte et touchait maintenant le mur opposé à celle-ci du couloir.
-C'est à tes risques et périls, je te préviens. Dit Nathanaël après quelques instants de silence.
-Oui, oui. Répondit le jeune homme en fixant l'étrange porte noire, lisse et sans poignée.
-Il suffit de passer à travers la porte dès que j'aurais donné le mot de passe. D'accord ? Par contre, tu ne dois pas paniquer, tu mettrais encore plus de temps. Je viendrais te chercher mais je ne pourrais rien faire si tu n'as pas confiance. Tu devras repenser à des choses heureuses, malheureuses, tristes, dures mais surtout avoir confiance.
Le jeune Lestrange ne s'arrêta pas sur les dernières parties de la tirade de Nathanaël et donna son accord.
La porte se fit légèrement bleue foncée et Rodolphus se douta que le jeune garçon avait donné le mot de passe. Il passa donc à travers la porte. Et il paniqua : il se trouvait dans le vide. Sincèrement. Le vide. Il n'y avait rien. Tout était noir, il n'y avait pas de sol, il flottait dans le vide. Non. Il ne flottait pas. C'était comme s'il était debout sur du sol sauf qu'il n'y avait pas de sol consistant. Il n'y avait pas non plus d'envers. Aucun sens. Il était aveugle, sourd, il ne sentait rien, autant physiquement que par odeurs, et ne sentait même pas d'air entrer en lui. Il n'avait plus de sens, plus de monde, plus rien. Il savait qu'il avait un corps mais il ne le sentait pas. Il leva le bras. Il savait que son bras se levait, il le sentait comme une étrange impression mais il ne sentait rien physiquement, pas d'air, pas d'obstacles. Il essaya de marcher. Il savait qu'il avançait mais où ? Comment ? Où allait-il ? Y avait-il un bout à l'infini ? Il se mit à courir et il sut qu'il allait vite, le sang battait à ses tempes et son cœur battait plus vite, il le savait, il ne le sentait pas. Comment ? Il ne sentait pas de sol, pas d'air, rien. Et il s'arrêta. Il ferma le poing mais ne sentit rien. Il le savait. Comment était-ce possible ? Il se calma en repensant aux paroles de Nathanaël et il décida de lui faire confiance. Il fit ce qu'avait dit le jeune garçon et il pensa à la perte de Regulus, la baguette de Dumbledore, l'enfermement, la mort... Il pensa à la mort de son frère. Il pensa à son enfance avec lui et sa meilleure amie. Il repensa à son amie, Bellatrix. Il repensa à sa rencontre avec Alice, à son année qui fut la meilleure de toute sa vie.
Et tout aussi brusquement que ça avait commencé, tout se termina. Il était dans le couloir, debout, aux côtés de Severus, de Alice et de Nathanaël. Inconsciemment, il se recula du jeune garçon. Il ne se rendit compte de la portée de son geste que quand Nathanaël déglutit en souriant. Mais pour quelqu'un comme Rodolphus qui était entraîné à mentir, il n'eut aucun mal à se rendre compte que le sourire était faux. Et ce n'est que maintenant qu'il remarqua que tout ou presque était faux chez le jeune garçon. Nathanaël frotta machinalement la cicatrice qui dépassait sur le dos de sa main. Rodolphus se rendit aussi compte qu'il n'avait jamais vu Nathanaël avec autre chose qu'un vêtement à manches longues. Pourquoi autant de mystères ? Se demanda t-il.
Il fut détourné de ses pensées quand Alice fit une pichenette sur le front à son frère.
-Quoi ? Demanda ce dernier.
Elle désigna Rodolphus avant de montrer sa propre gorge et de tendre la main vers son jumeau. Le jumeau en question soupira et sortit dix gallions qu'il plaça dans la main de sa jumelle qui rayonnait de joie.
-Aaaaaaaaah ! Ça fait du bien ! Dit-elle d'une voix un peu rauque.
Elle regarda Rodolphus et il se rendit qu'elle n'avait pas prononcé de mots en sa présence depuis au moins trois jours.
-On avait parié que si je tenait une semaine sans parler en ta présence directe, j'avais dix gallions et le droit d'aller chez lui si il vient chez moi.
-C'est à dire ? Demanda Rodolphus qui n'avait pas compris la fin de la phrase de sa petite-amie.
Elle soupira et laissa son père expliquer :
-Les enfants n'ont pas le droit d'aller chez quelqu'un d'autre, dans leurs chambres, sans l'accord de l'autre et c'est devenu un jeu entre ces deux-là de faire des défis pour gagner ce droit. Mais comme Nathanaël n'aime pas trop que les gens aillent chez lui, il laisse sa sœur venir si le droit est partagé si elle gagne.
-Et si elle perd ?
-Elle ne va pas chez Nathanaël mais lui va chez elle si il le souhaite.
-Et elle veut volontairement aller chez lui ? Demanda Rodolphus, incrédule.
Il se rendit qu'il avait dit un truc pas bien parce que le jeune garçon avait disparu et que sa sœur fixait le Lestrange avec une légère colère au fond des yeux. De plus, Severus avait l'air désespéré :
Comment je fais pour réunir ces deux débiles moi maintenant, si il boude ? J'en parle quand de la pierre ? Je suis pas rendu moi...
Et il partit grommeler tranquille, laissant sa fille engueuler son petit-ami.
-Tu te rends compte que t'as fait une connerie ? Demanda trop calmement Alice.
-Oui... Répondit-il d'une toute toute toute petite voix.
-Et tu sais même pas pourquoi... Soupira t-elle.
Rodolphus se doutait que ça avait un rapport avec le mystérieux incident mais n'ajouta rien.
-Bon. Je le calmerais à midi. Toi, on s'expliquera. Mais que quand tu saura de quoi il retourne.
Elle le laissa en plan et retourna dans sa chambre.
J'espère que ça vous a plu !
L'incident, j'en parlerais plus tard.
Mais pour l'instant,
Reviews !
Z'êtes gentils
Bien.
Sur ce, au plaisir.
~Sh'Ak.
